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Le rapport entre violence légitime et illégitime, ferment d’une conscience collective

Dans ce rapport entre violence légitime et illégitime se joue la possibilité de quatre composantes d’une mobilisation sociale de faire leur jonction ou non : la classe ouvrière, les quartiers populaires, les couches moyennes précarisées et la gauche radicale. Cette jonction est apparue jusqu’à maintenant improbable, car ne s’appuyant pas sur un rapport social commun, notamment le rapport au travail.

Le but de la violence légitime est de faire apparaître comme illégitime toute opposition à sa violence. Ceux qui sont dépositaires de cette violence légitime sont les corps constitués de l’État, en l’occurrence la police et l’armée.

Ce qui s’est passé ce 1er mai à Paris est un exemple de l’utilisation de la violence légitime de manière illégitime.
Le rapport était à peu près d’un policier pour cinq manifestants pour le défilé du 1er mai de Bastille à Nation. Même si on peut discuter de la proportion de ce rapport, il n’en demeure pas moins que le dispositif mis en place n’était pas celui d’un maintien de l’ordre discret d’une manifestation, mais d’une militarisation de l’espace public. Entendons par « militarisation » non seulement la disproportion entre la partie armée et la partie civile, mais par le fait que la société civile dans son ensemble est considérée d’emblée comme hostile.

À partir de ce principe, l’objectif n’est pas de garantir la paix, mais d’organiser la violence. Avant même le départ de la manifestation à la place de la Bastille les policiers suréquipés étaient directement en contact avec les manifestants et verrouiller déjà toutes les rues adjacentes. Certaines de ces rues étaient occupées par des groupes spécialisés comme la BAC facilement reconnaissable bien qu’habillée en civil et qui étaient déjà prête à l’action.

La question n’était donc plus de savoir si l’affrontement allait avoir lieu, mais de déterminer le lieu de l’affrontement. La tactique est un moment donné de détacher la tête du corps de la manifestation, ceci pour en extraire les éléments les plus violents. Pour créer cette émulsion, la gent casquée montre ces apparats de manière ostensible comme pour mieux agiter un chiffon rouge dans un champ de taureaux. Il ne suffit alors de pas grand-chose pour déclencher l’étincelle. Une fois les premiers heurts constatés, les forces de l’ordre par les rues adjacentes coupent la manifestation en deux. C’était ici au niveau du métro Reuilly – Diderot à 400 m de l’arrivée à la Place de la Nation.
Comme pour un filet de pêcheurs, une nasse se constitue. Il s’agit alors de « traiter » cette zone qui dans le langage fleuri militaire veut dire écraser, annihiler en utilisant à profusion gazage et matraquage. Cette hyper violence doit apparaître comme la résultante d’une première violence. Dans un enchaînement imparable, la contre-réaction à cette violence permet ensuite des interpellations sous différents libellés qu’il sera ensuite difficile de contester.

Cependant ici ce dispositif n’a pas vraiment fonctionné pour deux raisons. La première est que le 1er mai est aussi une fête familiale et comme en témoigne la photo, le profil de ces « casseurs » peut être très étendu, des enfants aux vieillards… D’autre part et surtout cette fois-ci les syndicats officiels, sans doute au regard du contexte politique, n’ont pas accepté de dérouter le corps de la manifestation pour laisser fonctionner la nasse. Après un statu quo très tendu d’une heure où les manifestants criaient « libérez nos camarades » indiquant également par là une solidarité avec tous les manifestants quel que soit le degré d’expression violente, finalement les forces de l’ordre ont cédé et ont laissé rejoindre les deux parties où ces retrouvailles ont donné lieu à une scène de liesse étonnante. La manifestation a pu ainsi se dérouler jusqu’au bout à la place de la Nation. Ce qui n’a pas empêché quelques projectiles de voler à droite et à gauche.

A été déployé le soir pour boucler la place de la République le même scénario programmé. Un des prétextes fut la dégradation de la vitrine d’un magasin de sport. Cette fois-ci malgré l’intervention des conciliateurs de Nuit Debout le rapport de force était défavorable. Le dispositif était encore plus vicieux d’une certaine manière puisque les personnes se sont laissées refouler dans le métro pour ensuite être gazées et matraquées jusqu’à l’intérieur des couloirs. Sans doute cette nuit va représenter un point de bascule d’une manière ou d’une autre dans la poursuite de l’occupation de la Place et des stratégies à déployer.

Cette dérive sécuritaire est directement cautionnée par l’état d’urgence qui se pare d’un dispositif technique et juridique. Le pouvoir en place comme les partis politiques d’opposition usent et abusent de cet argument. Mais sa légitimation initiale liée à l’effroi des attentats s’effrite de plus en plus. Dès les premiers jours de l’état d’urgence, nous soupçonnions ses dérives (« Quand le terrorisme devient le meilleur allié du capitalisme »).

Sans doute la délégitimation de la violence d’État n’aurait pas suffi à donner aux différentes formes de mobilisation leur caractère éruptif quasi insurrectionnel si elles ne rejoignaient pas l’opposition à une autre violence plus profonde et insupportable, celle socio-économique dont la « loi travail » a réussi à symboliser toute l’arrogance oligarchique.
La militarisation du territoire, les quartiers populaires n’ont pas attendu l’état d’urgence pour se confronter à cette violence. De même les classes laborieuses n’ont pas attendu la loi El Khomri pour subir l’oppression des rapports économiques de subordination. Ce n’est pas non plus d’hier que la gauche radicale dénonce les rapports de domination. Enfin, les étudiants, les travailleurs intellectuels, artistiques et autres indépendants savent au quotidien ce que la précarisation induit.

Cependant, chacune de ces composantes ne peut à elle seule changer le rapport de force, étant séparée dans leur manière de vivre et de répondre à leurs conditions de vie. Paradoxalement, la double conjonction d’une délégitimation de la violence d’État et d’une violence économique, notamment à travers ces points de focalisation dans l’espace public peut constituer le ferment d’une conscience collective. C’est en cela que les « casseurs » ne peuvent être séparés sociologiquement du reste du mouvement quoi qu’en disent les médias mainstream et des intellectuels qui préfèrent préserver leur position dominante que d’assumer leur fonction critique. La manière dont cette rage pourra être réorientée en stratégie aura une incidence déterminante sur la suite du mouvement (« Agir en primitif et prévoir en stratège ») en offrant un point de référence entre les différentes luttes qui n’ont pas réussi jusqu’à maintenant à trouver leur traduction politique.

Nous n’en sommes pas encore à former ces fameux « Communs » (définis par Edwy Plenel et d’autres) qui pourraient structurer une nouvelle organisation économique et politique. Effectivement, ces Communs ne pourront pas se penser à partir d’une seule catégorie au risque de reproduire un schéma ethnocentré qui réduirait une transformation de la société à une lutte de champs tels qu’ont pu se laisser enfermer les corps intermédiaires (syndicats, partis politiques, associations, universités, etc.). C’est ainsi qu’ont pu prospérer les « penseurs » néoconservateurs et réactionnaires sur le terreau de décomposition de la gauche dont ils sont issus (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Pascal Bruckner, Pierre-André Taguieff, Alexandre Adler, Max Gallo, Philippe Val, Élisabeth Badinter, etc.) érigeant en guise de pensée politique l’éthnicisation des rapports sociaux et ses dérives identitaires les plus inacceptables.

On ne peut s’opposer à cette contre-révolution intellectuelle que par une autre révolution. Elle ne s’obtiendra pas simplement en réunissant Nuit Debout avec les mouvements syndicaux ou les associations militantes de banlieue où les minorités actives basées sur la défense des droits : LGBT, genre, migrants, « sans ». Elle viendra dans la possibilité de chacune de ces composantes de se penser de l’extérieur dans sa capacité à être ou redevenir une forme instituante de la société. Bien qu’on puisse tout à fait la développer sans s’y référer, cette démarche d’auto-analyse n’est pas sans rappeler les courants de la sociologie radicale tels que l’analyse institutionnelle et certaines formes de recherche-action. C’est aussi une manière d’indiquer qu’un mouvement transversal se structure à travers une intelligence collective qui dépasse les disciplines et croise les savoirs.

Les situations éruptives permettent de déconstruire les formes constituées, mais les formes constituées permettent de structurer les situations transversales sans organisation. C’est bien dans la tension entre les deux processus, dans le mouvement des luttes que se forgera cette conscience collective.

Dans le jeu entre légitimation et délégitimations de la violence, la balance ne penche pas toujours du côté de ceux qui possèdent le bras armé comme en témoigne la révolution tunisienne. À la vitesse où se reconstitue une culture politique auprès de ceux qui étaient réputés n’en avoir aucune, le pouvoir en place aurait tort de miser sur une dégradation des relations sociales pour se maintenir, même s’il valide de fait aux prochaines échéances électorales le renforcement d’un pouvoir autoritaire.

Agir en primitif et prévoir en stratège

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« Agir en primitif et prévoir en stratège » (René Char, Feuillets d’Hypnos , 1946)

C’est une époque dominée par l’innommable, elle avale les mots comme un trou noir la lumière empêchant de nommer les luttes, renforçant le régime d’exception.

Un engagement ne se fait pas à l’abri du « Bien », mais au regard du Néant. De cet « inconcevable peuvent naître des repères éblouissants » nous dit René Char sous l’Occupation.

« Les résistants commencent à créer cet espace public entre eux où la liberté peut apparaître » confirme Hannah Arendt

Cela commence par « se tenir face à », « s’arrêter ».

Cela commence par des traces, car les traces indiquent le passage des routes braconnières.

Cela commence par le retournement des lieux pour en explorer méthodiquement toutes les échappées.

Cela commence par la déconstruction du politique et de l’historique pour que se dessine un nouveau récit collectif.

Cela commence par une autre écriture, à la fois dépouillée et complexe, radicale et rigoureuse, intimement liée à l’action et totalement poétique.

« L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant… Le poète se remarque à la quantité de pages insignifiantes qu’il n’écrit pas ».

Dénudés et délogés, sans héritage, sans tradition, sans équipement et sans préparation, primitifs et stratèges, revendiquons ce non-espace-temps comme culture de la brèche entre le passé et l’avenir.

Les 3 sources de l’identité collective

Si on envisage l’identité collective comme un fait, une réalité, une nature, on ne risque pas d’en trouver beaucoup de traces. Il n’est pas étonnant, qu’à ce compte là, on ne croit plus qu’en l’individu. Celui là, seul , paraitrait indiscutable.

Pourtant, nier l’identité collective, est en soi quelque chose d’aussi absurde que de nier toute identité tout court. D’où viendrait une quelconque identité si ce n’était toujours d’une certaine collectivité?  Quelle identité se produirait d’elle même?

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La difficulté pour comprendre ce que peut être une identité collective c’est qu’on la recherche toujours comme un « plein ». On s’attendrait à trouver des identités collectives, entières et en un seul morceau, alors qu’elles sont en général plurielles et mosaïques.

Plus profondément encore, l’identité collective est-elle quelque chose que l’on a ou quelque chose qui nous manque et vers lequel on tendrait?  Concevoir, comprendre l’identité collective comme étant autant un manque , un appel, qu’un « plein », est une nécessité fondamentale pour quiconque veut travailler avec des collectifs.

Pour l’intervenant social, l’acteur social qui choisit de travailler avec les groupes, l’identité collective n’est pas un déjà là qu’il doit apprendre à connaître, mais un manque, un besoin justement collectif qu’il doit apprendre à combler. En un mot, l’identité collective est par définition toujours à construire, à bâtir.

Mais pourquoi faire , pourrait on dire? pourquoi ne pas se contenter de l’identité individuelle qu’on nous tend, déjà produite en masse et disponible? C’est justement pour cela que l’identité collective est nécessaire: pour nous arracher aux identités sérielles, c’est à dire à l’identique qui se croit tout seul.

La Pédagogie sociale a justement la particularité de bâtir de l’identité collective à partir des malheurs individuels et des fragments et vestiges  des identités collectives passées, dont les uns et les autres, nous sommes porteurs.

Elle y parvient en développant la conscience de trois aspects de cette identité collective, qui sont en même temps les 3 ressorts de sa production.

1- L’identité collective est d’abord introspective.

Cette dimension correspond à la question: « Qui sommes nous? ». Il s’agit de se nommer collectivement, de l’intérieur d’un groupe , d’une communauté de destin ou de condition, plutôt que de se laisser définir de l’extérieur.  Tout groupe en lutte pour sa reconnaissance doit d’abord et avant tout apprendre à se nommer , c’est à dire à se choisir lui même un nom, pour se défaire de l’identité assignée portée sur lui.

En pédagogie sociale, cette identité collective, nous la développons par le langage , la création, la prise de parole et l’expression en  groupe et en collectif. Nous la développons par la vie quotidienne, par un vécu commun, une mémoire collective.

C’est la voie de Korczak, celle de la communauté.

2-  L’identité collective est submissive.

C’est à dire que nous apprenons à nous connaître en regardant comment nous sommes traités; c’est  en se découvrant des contraintes et des oppressions communes que l’on a une chance de découvrir qui on est collectivement. La conscience d’une condition collective précède toute compréhension de soi.

En Pédagogie sociale c’est la voie de Freire, celle de la capacitation, de « l’empowerment », c’est à dire celle du développement de la conscience. Cela passe par l’histoire, l’écoute de ce que vivent les pairs, et l’observation de nos entraves.

3- L’identité collective est projective.

C’est ce vers quoi on tend qui crée entre nous du lien , qui nous oblige à coopérer , à fonctionner ensemble pour aller plus loin et vaincre des obstacles qu’un individu seul ne peut lever.  Cette intentionnalité qui ne saurait jamais se réduire à un projet prédéfini et tout fait,  est ce qui nous fait « tendre » les uns , vers les autres. C’est ce qui nous met en mouvement,

Cet aspect de l’identité collective est ce qui nous pousse à sortir « de soi », à repousser ses portes et ses limites.

En Pédagogie sociale, cet aspect de l’identité collective est assurée par l’activité , par le travail, par le chantier, par l’envie et l’énergie de transformer notre environnement pour l’enrichir, le rendre plus vivant et plus habitable. C’est par le travail et la production qu’on y parvient.Tel est l’apport de Freinet.

De ces trois sources d’identité collective, nous faisons une communauté possible. C’est la source même du travail social c’est à dire du travail de la société que nous sommes sur elle même.

 

Samedi 30 Avril 2016: Hôtel F1

C’est lendemain de fête, aujourd’hui : hier, la soirée africaine d’Intermèdes-Robinson couplée à la soirée vacances-familles de la MJC-CS ont laissé les yeux fatigués, les muscles engourdis mais nous sommes présents sur le parking de l’hôtel comme chaque samedi après-midi.

L’air est frais et la pluie s’approche. L’installation du barnum est nécessaire pour abriter les activités.

Peu de monde sur le parking… des rendez-vous sur Paris ont retenu pas mal d’enfants et d’adultes.

Heureusement, Lenox et Michelle sont en forme ! « Puissance 4 » géant, atelier dessins, foot, et goûter sont partagés dans la bonne humeur même si les relations frère-sœur sont toujours un peu tendues…

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Fatimata tient le planning de l’atelier, Sana dessine d’une main et marque un but du pied gauche et je fais faire l’hélicoptère aux enfants (je vous épargne d’ailleurs la photo de mon presque tour de rein…).

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L’atelier se termine avec un rangement partagé dans le camion-caverne d’Ali Baba.

Les signes de main d’au revoir donnent l’impression que nous partons pour une traversée de l’Atlantique longue et périlleuse. Mais non, nous allons seulement traverser Chilly-Mazarin, terre de moindre remous. Et samedi prochain, les signes de bonjour et les sourires nous accueilleront avec la même énergie.

Samedi 30 Avril 2016: Répétition du spectacle Aven Savore

Avec Abdel, Floriane, Dominik, Genika et Isaline.

C’est parti pour l’une des dernières répétitions du projet Aven Savore. Nous avons accueillis une quinzaine d’enfants venant des quartiers, des camps Champlan, Ballainvilliers et Grigny.

IMG_8034Nous avons travaillé les détails de la chorégraphie cette fois ci afin d’être prêt pour le grand jour, le week end du 7 et 8 mai. C’était une répétition acharnée et nous avons utilisé nos dernières forces pour être au point. La fatigue se fait ressentir, nous décidons de commencer le goûter : pain au lait et sirop. Il est l’heure de rentrer.

Nous sommes contents de cette répétition et nous nous sentons motivée et fin prêt pour le jour J.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Samedi 30 Avril 2016: VSM

Par ce samedi pluvieux, l’équipe des Robinson composé de Iasmina, Zoé et Geoffroy s’est rendu à la villa saint martin pour proposer des activités de rue.

Nous sommes arrivés et avons installé la tente sans qu’il y est d’enfants. Nous avons été rejoint un quart d’heure plus tard par 3 enfants et nous avons fait une partie de gamelle. Ce jeu a attiré plusieurs autres enfants et nous avons pu faire de grandes parties durant lesquelles nous nous sommes beaucoup amusé.

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Il y a eu un espace petite enfance avec 4 enfants qui ont joué à la pâte à modelé, à la dinette et ont fais des parties de mémory.

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Nous avons ensuite fais le conseil de quartier sous la tente pour s’abriter de la pluie puis nous avons goûté des pains au lait avec de la confiture et bu du sirop pour se remettre de tout ce sport que l’on a fait.IMG_0417

La semaine prochaine, les enfants voudraient faire la même chose et peut être un jeu de policiers/voleurs et un béret.

A la semaine prochaine, tchoussss!

Vendredi 29 Avril 2016: Soirée Conviviale

Aujourd’hui c’est une soirée pas comme les autres qui s’est déroulé à la salle Bretten. En effet , c’est pour commencer une soirée mixte, Intermèdes-Robinson/MJC, Intermèdes faisant sa traditionnelle soirée conviviale, et la MJC qui organisait sa soirée de clôture des « Vacances Familles ». Ensuite par ce que c’est la dernière soirée de Fatimata, et que c’est, à sa demande, une soirée africaine ! Les mamans des hotels et de la Rocade ont cuisiné d’arrache pied toute la journée pour nous cuisiner du « fried rice » nigérian, des pastels, et des familles de la MJC ont également cuisiné, des lasagnes aux epinard, des croissants au légumes, des bouchées au thon. On démarre la soirée avec la musique de Sidiki Diabaté, puis sur la fin du repas, Sira, Mariam, et leur groupe, les « African Beauty » nous font un défilé de mode made in Mali, mettant le feu à l’assemblé. On poursuit la soirée avec une projection des images tournée par les enfants des Vacances Familles, puis place à la musique !

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Vendredi 29 Avril 2016: Bondoufle

Avec Zoé, Isaline, Dusko, Floriane, Abdel, Jenica

Par cette belle journée ensoleillée, l’équipe des Robinsons est de retour à Bondoufle pour la deuxième fois cette semaine.

On est accueilli par les enfants et par un invité surprise, la découpe d’un énorme cochon de lait ! Ils nous ont même invité à y goûter cru !

Nous installons les tapis et en cercle, on se présente en français. On propose aujourd’hui deux ateliers différents, l’un est un travail d’écriture et de calcul avec Abdel et Dusko, l’autre est un atelier manuel avec Isaline, Floriane et Zoé. Jenica s’occupe elle de la petite enfance sur les tapis et joue tranquillement à la dinette.

Les enfants étaient très doué pour les calculs, Abdel a dû augmenter la difficulté des exercices! Ils se débrouillent très bien.

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Du côté de l’activité manuelle les enfants prennent plaisir à créer leur marionnette avec les gobelets, le carton et la peinture. Chaque enfant est très motivé pour créer un joli personnage.

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Les parents viennent discuter avec nous et on entame le goûter avec eux et les enfants. Des tartines pour tout le monde et du sirop et hop c’est le moment de ranger. Les enfants emportent avec eux leurs créations et nous disent au revoir, à bientôt!

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Jeudi 28 Avril 2016: Skate Park

Avec Abdel, Floriane, Dusko, Dominik, Genika, Charlène, Mélanie, Sylvie et Isaline.

Nous sommes arrivés sur les coups 14h30 et nous avons déchargés le matériel. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait très peu d’enfants.

Nous avons ensuite commencé la fabrication du tipi, une idée proposée par Charlène, Mélanie et Sylvie (ancienne stagiaire). Dusko s’occupait du coin petite enfance (dinette etc). Un autre atelier était prévu, surnommé le « land art ». Les enfants ont dessiné des personnages à l’aide de craies et les ont décorés avec de la mousse, des fleurs et des feuilles.

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La fabrication du tipi a attiré beaucoup d’enfants, une dizaine d’enfants nous ont aidé afin de construire un beau tipi. Pendant ce temps-là, Dusko, Dominik et Isaline ont organisé un football en équipe avec 15 enfants environ.

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Il est l’heure du goûter. Les enfants ont voulu prendre le gouter sous le tipi. Au menu, chocolat chaud, sirop, pains au lait et pommes. Le temps nous a gâté et nous avons passés une très bonne journée.

Jeudi 28 Avril 2016: Jardin de Saulx

Aujourd’hui nous sommes de nouveau au jardin avec le groupe d’adultes qui sont impatients de se retrouver pour de nouvelles rencontres et des racontes.

Nous commençons d’abord par planter des betteraves sur une des parcelles et puis nous arrosons sous la serre et on cueille quelques petits radis.

 

Tout le monde met la main au travail et une bonne ambiance est au terrain des Robinsons et de la bonne humeur car Franck a assuré.

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Malheureusement la journée s’achève mais avant de rentrer nous dégustons notre délicieux  goûter et rangeons le matériel avant de partir.

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A plus !

Jeudi 28 Avril 2016: Massy

Iasmina, Laura, Geoffroy, Zoé, Louis

Quand nous sommes arrivés, déjà pas mal d’enfants nous attendaient, et nous ont aidé avec plaisir à installer notre matériel. Pour les activités nous avons décidé de faire à la simple vue du beau soleil qu’il y avait dans le ciel ! Jeux collectifs, petite enfance, jeux de société et atelier cuisine !

Zoé et Geoffroy ont organisé de grands jeux, gamelle, épervier, football… Jeux qui défoulent et amusent beaucoup les enfants (infatigables contrairement aux stagiaires !)

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Laura à la cuisine a  proposé de faire des crêpes, beaucoup d’enfants ont voulu l’aider, mais elle a regretté la recette trop simple, il était dur de faire participer tout le monde !

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Iasmina était très occupée avec le TicTac Boom, le loto, le Triomino, et Louis qui redécouvrait les joies de la pâte à modeler et des kaplas avec les plus petits !IMG_0348

Au total nous avons compté 52 enfants, toujours plus d’enfants, toujours plus de bonne humeur !

Nous avons pu passer au gouter, de bonnes crêpes préparées avec amour, du sirop pour récupérer après le sport et une bonne discussion au conseil de quartier !IMG_0367

Quelle belle journée !

Mercredi 27 Avril 2016: Jardin de Saulx

Un après-midi un peu pluvieux sous le ciel de Saulx-les-Chartreux, mais aujourd’hui c’est la séance de jardinage avec les enfants aux jardins et eux ils ne la manque jamais du coup nous répondons présents à l’appel des enfants.

Avec Iasmina, Nicolae, Andrea, Alex, Gabi nous allons vers le chemin qui mène au jardin pour arroser un peu sous la serre car les parcelles ont été arrosées par la pluie  mais aussi semez en pleine terre des salades et du persil.

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Iasmina et les enfants ont pu faire aussi des semis des tomates qu’on a abritées sous la serre.

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Malheureusement la pluie a recommencé et cette fois-ci avec la grêle et nous sommes resté sous la serre pour prendre notre goûter.

A bientôt !

Mercredi 27 Avril 2016: Bondoufle

Par cette journée au temps mitigé, l’équipe des Robinsons composé de Laura, Isaline, Zoé, Abdel, Dusko, Dominik, Mecles et Geoffroy est allée proposer des activités.

Nous sommes très bien accueillis par une quinzaine d’enfants, nous installons la sono et nous formons un cercle. Tout le monde se présente en français et nous répétons ensemble sous forme de jeu chorégraphié les éléments du corps.

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Ensuite nous jouons le spectacle de danse et de chant des Aven Savore orchestré par Dusko et Dominik. WP_20160427_15_11_32_Pro

Après s’être bien défoulé, nous avons continué avec la statue musicale puis nous avons installé les tapis pour prendre un goûter tous ensemble.

Nous avons mangé des pains au lait à la confiture et des bananes autour de sirops et de chocolats chauds.WP_20160427_16_18_35_Pro

Les enfants nous ont aidé à tout ranger et nous nous retrouverons à Vendredi!

 

Mercredi midi: un atelier cuisine partagé comme on en fait

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Seul ce qui dure est utile ; seul ce qui est utile peut durer.

Faire et fonder, en Pédagogie sociale

En Pédagogie sociale, on ne se contente pas de faire, on se risque aussi à la possibilité de « fonder ».

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Cela mérite quelques explications. Faire, dans le sens d’agir, n’est jamais aisé. Nous savons que cela coûte au minimum de l’énergie.

Dans le domaine de l’intervention sociale, « Faire » est encore moins simple. C’est un risque, au sens que cela nous engage, nous expose, nous place sous le regard des autres et leur éventuelle critique.

 

Celui qui « agit » dans le domaine social est toujours en danger de ne pas être suivi, et de susciter des critiques qui peuvent être plus ou moins conséquentes.

Dans le domaine social, nous avons plutôt tendance à « réagir », plutôt qu’à agir. Cela nous engage beaucoup moins.

Quand on prend une initiative sociale, qu’on se risque dans l’espace public malgré tout ; quand, en un mot, on « agit » , on devient alors ce qu’on peut appeler un « acteur social ».

Ce stade qui correspond à celui de l’initiative est essentiel, mais il ne saurait suffire. En effet, une fois que nous avons agi, que faisons nous ? Est ce qu’on va juste remballer notre matériel et rentrer chez nous ?

Est ce que, trop contents d’avoir échappé au critiques, et aux risque auxquels on s’exposait, on se dépêche de rentrer dans la foule, la masse, la grisaille ?

En Pédagogie sociale, on essaie d’aller encore un peu plus loin. On ne cherche pas seulement à venir, à intervenir, mais à « revenir ». Au sens propre du mot, on ne souhaite pas seulement « agir » dans l’espace public, organiser des ateliers ponctuels , avec un début et une fin : on souhaite « FONDER » quelque chose qui durera dans le temps, qui s’éprouvera à l’environnement et à la relation avec les personnes concernées.

Ce n’est pas de « faire » , mais de « fonder » dont il s’agit. Cela veut dire qu’on cherche à creuser des « fondations » autour de nos actions.

Cette perspective de durée, de « retour » de « fondation », ne concerne pas seulement le fait qu’on l’annonce aux gens concernés. Non, la perspective de « durer » modifie l’ensemble des relations que nous établissons avec tout le monde. On n’habite pas de la même manière des relations destinées à un avenir et celles qui n’en ont pas forcément.

En Pédagogie sociale, on ne « passe » pas, on « voisine » , on « cohabite » , on s’installe. On ne fait pas qu’être simplement des acteurs sociaux c’est à dire des gens qui agissent , même en faisant très attention à ce qu’ils font . On est plutôt « auteurs », c’est à dire « fondateurs » .

Nous n’occupons pas seulement le terrain, nous nous préoccupons aussi du « sous-terrain », du « dessous de ce terrain là. Nous nous intéressons aux contextes, aux histoires. Nous prenons la peine de retenir les noms, les prénoms, les détails de la vie des gens.

C’est pour cela que ce travail est si difficile pour les acteurs sociaux. Ce n’est pas la même chose de se prêter un temps, un moment à une tâche, une besogne et même à une relation ; c’est autre chose de l’incorporer dans son environnement et contexte propre.

Cette ambition de « fonder » , de durer n’est pas qu’une bizarrerie, une fantaisie, une passion ou un excès. C’est aussi une nécessité : seul ce qui dire est utile ; seul ce qui est utile peut durer.

Par la volonté de « fonder », l’auteur social se donne les moyens nécessaires de mettre faire une œuvre utile, c’est à dire sur laquelle on compte.

C’est pour cette raison que nous rencontrons de plus en plus d’institutions, d’établissements, de complexes qui chavirent ou qui tanguent dans notre contexte social de crise ; alors que nos petits ateliers, contre toute attente, « durent ». Ils ont en effet cette qualité un peu « hors de prix » de s’enraciner et de porter des fruits.

Il y a de très nombreuses implications de cette démarche qu’il faudrait explorer. L’une d’entre elles concerne la question du matériel, de sa gestion, de la manière de le renouveler , de le faire durer, c’est à dire de lui donner littéralement « une vie ».

DIMANCHE

Jardin

Avec Sophie, Abdel et Isaline.

Nous sommes arrivés sur les coups de 11h30 avec Rachida et ses deux enfants, Sofiane et Sara.

C’est parti pour la préparation du barbecue avec  l’aide des enfants. Nous nous sommes installés tous ensemble pour manger avant de commencer la plantation. Au menu, merguez et brochettes de poulet qui font bien plaisir.

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Puis nous avons planté des graines d’hibiscus dans la serre. Malheureusement, le temps n’a pas été à notre avantage et nous avons du ranger le matériel. Cependant, nous avons apprécié ce repas collectif et espérons que nous pourrons continuer les plantations dimanche prochain.

A bientôt.

 

SAMEDI

VILLA SAIN MARTIN

Iasmina, Zoé, Sandra, Agathe, Nicolae , Andrei

Nous sommes arrivés sur les coups de 14h, il n’y avait aucun enfant mais nous avons tout de mémé installé nos ateliers.

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Dans la tente, Zoé et Agathe proposaient une activité de collage avec du papier crépon, au bout d’une dizaine de minute une enfant les a rejoint, suivie plus tard de trois autres filles. Elles ont toutes bien accrochées à ce qui était proposé.

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Sandra était aux jeux de société, elle a passé l’après midi avec des mamans.

Et Iasmina a proposé des jeux de plein air aux garçons, gamelle etc…

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Il y a avait assez peu d’enfants donc nous sommes assez rapidement passé au gouter, chocolat chaud et gâteau  gogo !

A bientôt !

 

Répétition Avec Savore

Avec Abdel, Floriane, Genika, Dusko et Isaline.

C’est parti pour une nouvelle répétition de danse et chant pour le projet Aven Savore. Le spectacle du 7 et 8 mai approche à grand pas alors nous avons rassemblés tous les enfants motivés.

Il y avait des enfants du camp Champlain, du camp Ballainvilliers et des enfants des quartiers.

Comme d’habitude, la répétition s’est très bien passée et les enfants qui ne connaissaient pas du tout la chorégraphie ont vite assimilé les pas de danse.

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Puis, nous avons chanté tous ensemble la chanson symbolique du projet : Aven Savore. Nous avons repris couplet après couplet pour que les paroles soient comprises par tout le monde. Cela nous a permis de se reposer un petit peu.

Nous avons repris la répétions.

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La fatigue se fait ressentir alors nous avons décidé de commencer le goûter. Nous avons profité pour parler de la journée avec les enfants et faire un petit bilan pour être au point le jour J.

Il est déjà l’heure de rentrer, nous raccompagnons les enfants dans leurs habitations.

A bientôt.

 

VENDREDI

La Rocade

Nous sommes arrivés à la Rocade avec Floriane, Héléne, Abdel, Sanna, Tito et Sandra

Au programme nous avons prévu de la cuisine avec les enfants (du pain perdu), de la petite enfance, des jeux collectifs et des jeux de cartes.

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Pendant que les mamans discutaient avec Sanna, Héléne jouaient avec les plus petits à la dinette tandis que Abdel et Sandra s’occupaient de la réalisation du goûter avec des petits bouts motivés ^^

il y a eu tellement de volontaires pour la cuisine que nous avons du séparer le groupe en deux, afin que tous ceux qui veulent faire de la cuisine puisse en faire.

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Cependant la deuxième partie du groupe qui avait déjà fait pas mal de pains perdus n’était pas en restes car ils ont joués aux cartes pendant que d’autres enfants ont pris la relève.

Pendant ce temps Floriane jouait à des petits collectifs au ballon. Les garçons se sont bien défoulés!

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L’heure du goûter est arrivée donc rangement du matériel, et des ingrédients avec les bouts de chou et rassemblement autour des tapis. L’assemblée des présents ce passe bien, les enfants nous font part de leurs envies pour le lendemain à la vsm (foot, bracelet, peinture et Gamelle) et pour la semaine suivante ( peintureIMG_20160422_152929 et cuisine).

On désigne les deux enfants responsables du goûter et la distribution ce fait dans la bonne humeur. C’est tous ensemble (l’équipe, les parents et les enfants) que nous rangeons le matériel restant dans un esprit de solidarité reflétant de l’esprit Intermèdes Robinson.

Jardin :

Une après-midi un peu pluvieuse au terrain de Saulx, mais nous sommes présents tous avec le groupe d’adultes malgré ce temps.

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Un arrosage sous la serre des radis et salades avec Jessica et Franck et en renfort  Nicolae et Éric qui emmène de l’eau du puits.

SAM_1467 Heureusement nous n’avons pas à arroser sur les parcelles car il pleut mais nous avons quand même fait le nécessaire pour aujourd’hui.*

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Avant de partir on prend le goûter et on range les outils pour le départ.

A bientôt !

 

CHAMPLAIN

Les personnes présentes à Champlain:Iasmina,Sebastian,Jenica,Laura,Dusko.

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Aujourd’hui les Robinson et les kesay on n’e allé pour continent a répété pour le spectacle.Noua a avons cherché les enfants,une fois trouve les enfant ont su unir pour commence danse.

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Jenica apprendre les pas pour les danses au fiille ils apprendre et aussi mouvements.

Le monde entier commence chantent ont fière des nous.

IMG_0304 Le temps ils passe très vite on fer les conseils des cartier et les goûter:le chocolat chaud, et des coquin.A très vite.?￰゚リノ

 

JEUDI

SKATE PARK

Au Skate Parc nous sommes partis à six, nous avons préparer pour aujourd’hui, la peinture, petite enfance, atelier bijoux et des jeux collectifs.

A notre arrivée quelques enfants nous attendaient et nous ont aidés à installer le matériel de l’atelier.

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A l’atelier, nous avons eu beaucoup d’enfants et des mamans motivés pour les bijoux.

La peinture à également plu au enfants notamment avec les coloriage de grande tailles et les paillettes.

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Sans oublier la petite enfance qui n’était pas en reste avec ses ballons de baudruches, ses jeux de formes et sa dinette. Avant le goûter les enfants ont participes au rangement du matériel ce qui nous a permis de ranger rapidement pour s’installer sur les tapis afin de manger.

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Lors du goûter les enfants nous ont fait part de leur envie de faire une fête la semaine prochaine au nom des vacances scolaire avec des déguisements, de la musique, du maquillage et à manger.

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Trouvant que c’est une bonne idée nous avons conclus tous ensemble qu’il y aurait une fête jeudi prochain, n’hésitez pas à venir !!!

MASSY

Grosse chaleur aujourd’hui à l’atelier de Massy. Les enfants sont là en nombre, aujourd’hui nous avons prévu plusieurs activité et nous leur laissons le choix entre faire de la slake line et de la peinture.

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Malgré quelques hésitations, la peinture l’emporte à l’unanimité ! On installe donc le matériel et on commence à peindre. Beaucoup d’enfant nous raconte qu’il n’ont pas fait de peinture depuis longtemps, alors que étonnamment, ils ont presque tous du matériel de peinture chez eux.

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Certains enchainent jusqu’à trois tableaux dans l’après midi. Un peu plus loin, la petite enfance est installé sur les tapis avec les jeux de société, quelques enfants y profitent de l’ombre et des jeux.

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Plusieurs mamans viennent s’installer avec nous et regarder leurs enfants peindre. Au centre de la prairie, Sebi organise un tournoi de foot avec les futur star du ballon rond. Le temps file et nous rassemblons tout le monde pour le conseil de quartier.

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Les enfants sont tous très contents de l’atelier et quelques uns nous demande ramener des cages de foot, de faire plus de jeux collectifs, et de refaire de la peinture. On finit par le gouter, et les enfants nous aident à ranger ce qui traine.

 

 

Aux ruches des Robinsons

Arrivée au terrain, Nicolae, Louis, Dusko, Andréi, Katalan, Jessica, Eric, Eddy et Franck avons pris possession de l’espace des abeilles pour leur apporter encore plus de vie.

SAM_1436Nous nous sommes habillés en combinaison afin de nous protéger des éventuelles piqûres des milliers d’abeilles.

SAM_1422 Nicolae, Louis, Andéi et Katalan ont commencé à nourrir les abeilles. Eric, Franck et Jessica ont désinfectés puis ont nettoyé leur  espace de vie et les nouvelles ruches, hausses et les toits.

SAM_1405 Nous avons enlevés tous les couvre cadres afin de nourrir les abeilles. Puis nous avons changés certains cadres à l’intérieur des ruches qui étaient abîmés.

Une des ruches était plus faibles, mais nous  avons dépisté le problème de cette ruche et avons remplacé  par de nouveaux cadres.

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La journée prend fin dans la bonne humeur et la convivialité autour d’un goûter bien mérité.

A bientôt

MERCREDI

Atelier Bondouffle :

Avec Laura, Floriane, Dusko et Domino

La journée commence bien avec un accueil très chaleureux par les enfants ! Très nombreux aujourd’hui, une quarantaine d’enfants nous rejoignent dans une grande ronde pour faire des jeux d’échauffements. Ils réclament un jack-à-dit alors on commence à jouer avec Laura.

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Ainsi bien motivés, on se met en ligne pour danser avec Domino, Floriane et Dusko. Les enfants se donnent à fond pour bien faire les pas de danses. On répète plusieurs fois avant de mettre la musique et après c’est parti en musique avec la guitare de Dusko ! Laura motive les enfants et aide à donner de l’ordre, car avec autant d’enfants ils courent dans tous les sens. Les enfants chantent fort «  Mamonadara, no problem ! » même quand la musique s’arrête.

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C’est le moment de faire l’écriture, avec les plus grands assis sur les tables et les plus petits sur les tapis. On sort les feuilles d’écriture, de coloriage, les enfants ont envie de tout faire.

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Malgré qu’ils fussent très excités, on a réussi à finir cette après-midi en prenant un délicieux goûter. Au menu, les super coockies fait par Laura avec du sirop pour s’hydrater et des petites pommes. Les mamans et des jeunes ont pu admirer la répétition et discuter avec nous pendant le goûter.

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Une journée forte en émotion avec beaucoup de monde ! A la semaine prochaine Bondouflle.

ATELIER ST ELOI

Présents : Sana, Sandra, Hélène, Loreleï, Iasmina et Kenzy

Nous sommes allés à st Eloi rejoindre les enfants avec au programme diverses activités (catch, kappla, puissance 4, jeux de société, peinture, ultimate).

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La peinture, en profitant du grand soleil, a beaucoup plu à la majorité des jeunes enfants, malgré le vent. Le catch, qui nous avait souvent été demandé, a eu un franc succès aussi, nous avons pu travailler avec les enfants la dimension chorégraphie, les chutes, les coups non portés et l’apprentissage de la défaite avec panache.

IMG_0260 Le puissance 4 à été également très apprécié et quelques petits ont participé à deux petites parties de jeux de l’oie. Enfin, le sac de frappe a quant à lui peu intéressé, les gens potentiellement intéressés étant déjà mobilisés sur le catch, et l’ultimate a été une source de rigolade mais nous avons dû l’arrêté à cause des bourrasques de vent qui rendaient le lancé de frisbee beaucoup trop aléatoire.

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Puis vient l’heure de ranger le matériel, et de cesser toute activité afin de rassembler les enfants autour du tapis pour l’assemblée des présents / conseil de quartier et pour finir le goûter.

IMG_0253Pour notre plus grand bonheur les enfants ont activement participes en partageant leurs impressions et leurs idées comme l’idée de construire une voiture, de faire des perles, plus de catch, du puissance 4 et encore plus de peintures !

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Le goûter s’est très bien déroulé, et nous avons eu la participation active d’un papa, et c’est toujours un plaisir de recevoir les parents.

Jardin de Saulx-les-Charetreux :

Très belle après-midi s’annonce à l’horizon de Saulx, avec les enfants qui sont très impatients d’arriver au jardin pour pouvoir faire les plantations des Potirons et Courgettes.

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Quand nous arrivons au jardin on fait deux équipes de travail car certains enfants voudraient arroser sous la serre et le mûr des palettes car les fleurs et les aromates commence à sortir leur tête pour voir la lumière du jour.

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Nous avons eu de la visite d’un dame très gentille  de l’un de nos financeurs qu’elle est venue voir comment nous travaillons avec les enfants et que-est-que nous les apprenions à faire. Elle aété agréablement surprise par l’enthousiaste des enfants, de leurs envies, et leur énergie.

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Plus tard dans la journée nous a quittée mais heureusement elle est partie avec un beau souvenir.

Pendant ce temps-là Eric avec Gabriela, Denisa et Mondi ont pu arroser sous la serre les radis et salades. Sebi avec Andrea, Alex, et Raphael ont eu la chance de planter les graines de potirons et courgettes  et puis les arroser.

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La journée est presque finie et nous allons tous prendre le goûter avant de rentrer.

Ciaw !

MARDI

La cuisine

Aujourd’hui je faite des gâteau avec de beurre et sucre, nous avons prépares la pâte.Et après on a faite des petit croissant et des coquin avec de chocolaté,ils a avé plain monde pour me aide.

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La journée se très bien passe avec notre adhérent ,on utilise trois kilo de beurre, six de farine et deux kilo des sucre, toute monde a bien travée.100_5251

Parque on a faite pour toute la semaine de gâteau, pour cet semaine on e très content que il la eux de monde qui vient pour nous aide. J’espère que la semaine  prochaine on va être nombre comme cet semaine.

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Nous oublie pas nôtres petit rdv pour les gâteau le mardi prochain!!!!! A très bien tout!!!

La résilience politique

« Ce sont nos politiques d’hostilité qui, contraignant le développement du bidonville, le font demeurer comme situation indigne. Si nous considérions le bidonville autrement, si nous osions enfin accompagner ce qui s’y construit d’espaces comme de relations, alors nous apparaîtrait-il comme supplément de notre ville, non comme son envers (…) »

 Pérou – Pôle d’Exploration des Ressources urbaines

Toute initiative sociale , portée de nos jours par des habitants et des citoyens ,confine par nature à une véritable « Résilience politique; comment en effet faire face à la complexité des exigences administratives et institutionnelles, à la culture du soupçon , de la justification,  qui caractérise le climat en direction des associations, groupes et collectifs?

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Mais, à l’inverse, toutes nos actions également s’adressent, il faut bien en convenir à d’autres véritables « résiliants » politiques: rescapés des politiques d’expulsion, du maintien dans une précarité inextricable; confrontés à la difficulté de faire aboutir la moindre demande de droit, à se maintenir eux mêmes vivants et combatifs dans un climat social et politique contraires.

La résilience est rarement envisagée du côté de la Politique. Pourtant elle c’est son origine; elle confine à la logique même du concept.

La résilience politique pourrait ainsi être définie comme la qualité paradoxale de celui et de ceux, qui, confrontés aux pires violences administratives et sociales, trouvent non seulement la capacité de « rebondir » , de se reconstruire, mais qui apportent aussi dans un environnement exsangue , une énergie sociale introuvable ailleurs.

« Nous les Rroms, disait Maria (une des premières services civiques Rroms de notre association, nous sommes capables de reconstruire notre maison chaque jour ». Et elle ajoutait: « Et vous, en seriez vous capable? »

Et en effet, trouverions nous la force , en pareille circonstance , de seulement nous relever nous mêmes?

Celui qui sait bâtir à partir de sa propre destruction, celui qui sait créer à partir de sa relégation, celui qui sait inventer à l’occasion de sa propre exclusion scolaire, alors celui là est résilient sociale et politique.

En Pédagogie sociale , nous inventons une école de la résilience. Elle n’est pas destinée à ceux qui y sont à ceux qui y oeuvrent , en tout cas pas seulement; elle est destinée à tous qui les côtoient et et les rencontrent.

C’est une école où on chante, et où on danse même et quand il faut danser sur les ruines de notre ancienne société. C’est une école où on construit , on jardine , une école où on cuisine.

La résilience politique est don et abandon ; elle est création gratuite de vie sociale. Elle réconcilie chacun et surtout les plus précaires avec tous les espaces et territoires qui ont été abandonnés: vie sociale, politique, économique, culturelle.

A Robinson, nous luttons contre la précarité et ses effets délétère, avec de la résilience politique; nous apprenons à sortir à ceux qui s’enferment; à parler , à ceux qui la bouclent;  à se montrer à ceux qui se cachent; à s’afficher à ceux qui ont honte.

Nous nous appuyons sur ceux qui n’ont plus peur de rien (car le pire leur est déjà arrivé depuis très longtemps) pour soigner ceux qui ont toujours peur de tout: de déplaire, d’exister , d’inventer, de rencontrer, de sortir.

NA DARA !

Dimanche : Jardin

 

Un dimanche au jardin bien mouvementé avec  beaucoup d’adultes . C’est la saison des plantations et nous avons semé nos graines

 

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Nous avons déjà semé courges et pommes de terre, mais nous allons continuer .

Nous n’oublions pas nos objectifs de production.

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Qu’on se le dise: la convivialité n’en souffre pas. Ce sont de beaux dimanches , entre tous les âges et nos cultures.

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Nous trouvons que nous réussissons quand nous arrivons à former « nos lignes » et travailler de concert .

Linéa! Linéa!, comme dit toujours Laura (« en ligne »)

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Samedi: Atelier de la Villa Saint Martin

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Les enfants sont nombreux à être au rendez vous ce samedi à la Villa Saint-Martin. Au programme: Petite enfance, coloriage, puissance 4, jeux collectifs, et slake line. Snapchat-4719470233904206115Les enfants vont et viennent d’un ateliers à l’autre, s’essayant au différentes activités. La pluie qui nous guettait durant l’aprés midi, finit par nous surprendre en fin d’atelier, nous nous mettons à l’abri sous la tente pour faire le conseil de quartier, et le gouter. Nous nous quittons après le gouter, en nous disant à la semaine prochaine.

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Samedi : Atelier de l’Hôtel

Aujourd’hui, les enfants nous rejoignent nombreux dès notre arrivée. Le temps d’installer le matériel et les jeux peuvent commencer.

Des jeux collectifs tels que le jeu de la tomate, le Molky et pleins d’autres encore sont proposés, ce qui marche toujours à tous les coups avec les enfants qui sont toujours dans le besoin de se dépenser.

Grande première, un atelier musique !!!! Atelier qui a également beaucoup de succès et où les enfants font fonctionner leurs oreilles pour créer des mélodies.

Les enfants travaillent aussi leurs mathématiques en s’amusant avec de petits exercices ludiques.

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Pendant ce temps, les mamans et quelques enfants cuisinent des beignets pour le goûter.

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Le temps passe vite et il est déjà l’heure de faire le conseil de quartier, les enfants nous disent qu’ils ont tous aimer mais nous communiquent aussi qu’ils aimeraient que l’on fasse quelle chose tous ensemble la prochaine fois.

Une fois le tour de parole terminé, c’est le temps du goûter, miam miam !!!les beignets préparés par les mamans. Tout le monde à apprécier.

L’heure de se dire au revoir est arrivée.

A la semaine prochaine !

Samedi : Atelier de Ballainvillier

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Avant de partir dans le camp de Ballainvilliers, nous avons rendu visite aux habitants de chilly gare afin de demander aux enfants de venir avec nous pour la répétition du projet Aven Savore. Ainsi, nous avons récupéré 3 enfants et nous sommes allés à Ballainvilliers.

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Une fois arrivés, nous avons commencé un « jacques a dit » afin d’échauffer un peu les enfants et de laisser le temps aux musiciens d’installer le matériel (micro, enceinte, piano).

Une fois le matériel prêt à l’emploi, nous avons commencé la répétition du projet, il y avait beaucoup d’enfants de tout âge. Celle ci s’est très bien déroulée et les enfants étaient très motivés. Afin de faire participer tout le monde, nous avons proposé aux adultes de chanter. Pendant qu’un adulte chantait, nous avons distribué le gouter aux enfants: pains au chocolat, sirop et pommes. Tout cela avec une musique de fond.

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Malheureusement, il a commencé a pleuvoir et nous avons du arrêter l’atelier et ranger le matériel. Malgré tout, ce fut une très bonne répétition pour tout le monde.

Vendredi : Atelier de la Rocade

Un bel atelier de vacances à La Rocade , grand rendez vous hebdomadaire des Robinsons.

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Qui s’en souvient? La Rocade , le vendredi c’est une longue après midi, et à la fois une permanence, une ludothèque, un Conseil…

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Un lieu de paroles entre familles, un lieu de fabrication de goûters et … un lieu où on goûte

 

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Vendredi : Jardin

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Nous sommes arrivés en début d’apres midi et il y a avait un grand soleil ! Tout le monde a d’abord fait une visite détaillée du jardin à Zoé qui n’y avait jamais mis les pieds, la serre, la cabane,  les différentes parcelles, etc…

Nous avons ensuite enlever les bouts de bois et les mauvaises herbes qui encombraient un endroit du terrain, tandis que d’autres sont allés arroser les plantations de la serre.

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Puis, c’est pas parti pour la plantation d’une trentaine de potimarrons, chacun met la main a la patte et nous rigolons bien !

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Pour finir on prend un gouter bien mérité, vite écourté par l’arrivée de l’orage !

Jeudi : Atelier du Skate Park

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Aujourd’hui nous formions une équipe de quatre composée de Abdel, Précilia, Marina et Sandra, dans le but de faire l ‘atelier de rue au skate parc.

Au programme nous avons effectué:

  • un atelier de petite enfance animé par Marina,
  • un atelier de lecture avec des jeux les incollables géré par Abdel
  • des jeux collectifs organisés par Précilia et Sandra

Les ateliers de rue se sont bien passés, malgré la pluie. Nous avons lancé un jeux avec tout le monde, pour ensuite profiter du gouter. Par la suite, nous avons pris connaissance de l’opinion des enfants et des parents.

pour résumer malgré qu il ai beaucoup plu nous avons eu quelques enfants enthousiastes pour les ateliers et cela prouve que les conditions météorologiques ne comptent pour les ROBINSONS.  

Jeudi : Atelier Ballainvillier

Arrivés sous les coups de 16h, nous avons décharges le matériel du camion avec l’aide de tous les enfants. Ils étaient très contents de notre arrivée.

Au programme, un atelier d’écriture et de coloriage dont s’occupait Laura, Floriane et Isaline ainsi que l’installation d’un coin petite enfance avec dinette animé par Louis et Alison.

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Tous les enfants ont participé à l’atelier d’écriture, ils ont beaucoup aimé écrire les lettres de l’alphabet à l’aide de modèles. Laura a eu l’idée d’amener des cahiers afin que les enfants y collent leurs dessins, ainsi chaque enfant à son propre cahier qu’ils pourront continuer lors des prochains ateliers.

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Puis chaque enfant, cahier en main, a décoré ce dernier avec des gomettes histoire d’y mettre un peu de couleur.

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Place au goûter. Au menu, chocolat chaud, pains au chocolat, gâteau au chocolat et pommes. Miaaaam !!

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C’est l’heure de rentrer et de dire au revoir, les enfants nous aident à ranger le matériel dans le camion.

C’est tout pour aujourd’hui.

Jeudi : Atelier de Massy

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Aujourd’hui l’équipe des Robinson, tous contents, partent pour l’atelier de massy. Donc on prévoit parmi les ateliers : la cuisine pour faire des crêpe au goûter, des jeux collectifs, la petite enfance, et des jeux sociétés.

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MASSY , MASSY , On est arrivés à Massy et on installe les ateliers et on commence avec la cuisine mais c’est dommage car il pleut beaucoup mais ce n’est pas grave une vingtaine des enfants attendent les Robinson pour faire plein de choses ensemble.

On commence avec des jeux collectifs avec beaucoup d’enfants. La petit enfance on a eu des maman et beaucoup d’enfants qui jouaient avec la dînette aussi, sous la tente, à l’abri.

L’atelier funamblule sur la slackline s’est bien passé, beaucoup d’enfants (et d’animatrices) s’y sont essayés, sous le regard souriant des parents.

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Une fois cela terminé,  c’est l’heure du Conseil de Quartier et le gouter. ils s’approchent, on fait un grand cercle pour parler, les enfants partagent leurs ressentis et donnent des idées: penture, la grande corde (Slackline), gamèle et foot.

Goûter puis pain au chocolat, la vie est belle même sous le ciel gris.

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À très bien tot.

Jeudi: Jardin

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On part de nouveau avec nos bien aimée amis et amies au jardin car il fait beau et nous sommes quasiment sûr que nous allons passer une très belle après-midi ensemble.

Dès notre arrivée nous n’attendons pas beaucoup pour prendre notre souffle et on commence une exploration dans le jardin pour ramasser les déchets et d’autres poubelles qui trainée.

Cependant Franck et Eric ont pu arroser sous la serre les radis, les salades, les poivrons, les aubergines etc.

Tandis que Nicolae et Jessica avec l’aide de Dominique se sont occupé d’arrosée les plants dans les palettes.

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Puis pour faire le grand tour nous avons aussi arrosé les courgettes et les pastèques, avant de prendre le gouter et de dire  à demain à notre beau jardin !

A + !

Mercredi : Atelier de Saint-Eloi

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Aujourd’hui à l’atelier St Eloi étaient présents Iasmina, Claire, Sebastian, Sandra, Audrey, Alison.

Nous avons proposé des activités diverses comme peinture, jeux de société, jeux extérieur, coin éveil et football.

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Les enfants sont arrivés au fur et à mesure, certains ont continué à jouer au foot, d’autres se sont dirigés vers la peinture. Ils étaient plutôt nombreux. La pluie nous a surpris, nous avons vite installé une tente pour nous abriter et nous avons pu réaliser des jeux à l’intérieur : inventer des histoires, le chef d’orchestre, le téléphone arabe. La pluie s’est arrêtée et nous avons pu reprendre la suite des jeux que nous avions commencé à l’intérieur ainsi que les activités proposées notamment le puissance quatre.

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Nous nous sommes ensuite installés pour l’assemblée des présents, les enfants semblaient contents, puis nous avons partagé un goûter. Les enfants nous ont aidé à ranger et nous sommes partis.

Mercredi : Atelier de Bondoufle

C’est reparti pour une séance de danse et de chants avec AVEN SAVORE,  à Bondouffle! Très bien accueillis, les enfants étaient contents de nous revoir sous cette belle journée ensoleillé.

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On a commencé par se mettre en cercle pour faire les présentations entre ceux déjà venus et les nouveaux. Laura a lancé des petits jeux pour se chauffer avant de danser.

C’est donc par un « Jacques-a-dit » a dit qu’on a entamé les jeux, et les enfants essayaient de ne pas perdre. Par la suite on a fait un cache-cache géant dans tout le camp! C’était difficile de trouver tout le monde ils arrivaient à bien se cacher et on a fait plusieurs parties, les enfants se sont bien amusés.

Pour finir les jeux, on a fait un chat glacé dans la bonne ambiance les enfants couraient partout pour ne pas être toucher.

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Enfin on a pu danser! On avait beaucoup d’enfants au moins une vingtaine et au fur et à mesure que l’on dansait, les parents se sont mis autour de nous pour regarder et nous encourager. Çà allait dans tous les sens, les enfants se sont bien donnés à fond dans la danse même s’ils ne connaissaient pas bien les mouvements. A bout de souffle, on a finis par faire de la musique et danser librement avec même deux parents qui nous ont rejoint.

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Après cette belle après-midi, on a pris un goûter bien mérité sur les tapis, avec quelques parents. On a rangé et puis on s’est dit au revoir et à la semaine prochaine.

Mercredi : Jardin

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Nous nous sommes rendus au jardin en compagnie de Simon, un service civique de Skolar rom qui était aujourd’hui  en formation de Pédagogie Sociale, ainsi que quelques enfants du quartier et de Ballainvilliers, sans oublier 2 bénévoles et une stagiaire.

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La pluie s’est jointe à nous lorsque nous avons  semés  tous ensemble des pastèques, des Capucines géantes, de l’Aneth, des Mélilots, de la Bourrache et des Tomates. La pousse en sera d’autant plus rapide !

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Nous avons conclus par un goûter gourmand et ensoleillé autour de pains au chocolat et de sirops !

Mardi : Atelier de Cuisine

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Un bon atelier des cousine on commence avec un bon soleil.

Aujourd’hui on cuisine des gâteaux pour les ateliers des rue avec: Erik, Franque,Corine, Sandra, Iasmina,Zoé Jessica,Allison et Prescilia.

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D’abord,  vrai faux saucisson au chocolat, de sablés à la vanille ; c’est très délicieux.

 

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Et une maman a fait un nouveau gâteau  qui s’appelle  Croco. Tout le monde est content, , car en cuisine, on rit toujours. Le temps passe si  vite que nous sommes étonnés nous mêmes par le nombre des gâteaux que nous avons produits.

Les 3 intuitions indispensables de la Pédagogie Sociale

La pédagogie sociale repose sur des principes qui sont émancipateurs et « autorisateurs ». Ce sont des principes dynamiques qui tranchent complètement avec l’ambiance générale qui prévaut dans le secteur social et éducatif.

Alors que toutes les tendances règlementaires, législatives, administratives poussent à toujours plus d’empêchements, de limitations et de restrictions, la pédagogie sociale propose d’envisager l’action éducative et sociale à partir de 3 intuitions qui « donnent de l’énergie », la légitiment et la soutiennent.

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Première intuition indispensable: « Ca ne va pas s’arranger »

La première intuition pourrait paraître curieuse; elle repose sur l’idée que les problématiques sociales que prend en compte la pédagogie sociale ne sont ni fortuites, ni irrationnelles, ni temporaires ou accidentelles.

L’action sociale traditionnelle a hérité de ceci qu’elle perçoit et définit les problématiques auxquelles elle prétend répondre (exclusion, handicap, insertion), sur le mode des l’anomalie. Le retour à l’équilibre, à la normale et à l’intégration s’imposent comme des objectifs d’autant plus obligatoires qu’ils sont implicitement compris dans le diagnostic lui même. C’est AU-TO-MA-TI-QUE .

Malheureusement nous assistons depuis la fin du XXème siècle à des désaffiliations de masse et des phénomènes de déliaison et de sécession sociales qui ont beaucoup plus à voir avec la chronicité, le systémique et le structurel qu’avec une forme d’accident réparable.

La Pédagogie sociale ne propose aucun retour à l’ordre ou à la normale. Elle ne se donne pas pour objectif de renvoyer les personnes en difficulté dans des institutions où elles ne trouvent plus de place . Elle ne trouve son sens que dans la durée, dans la création de nouveaux systèmes et de nouveaux paradigmes. Il ne s’agit plus de « faire entrer des carrés dans des ronds », d’adapter les personnes à des modalités et pratiques inadaptées, mais d’en créer de nouvelles.

Or, rien de cela ne peut être tenté si on n’a pas fait le deuil « d’un retour naturel à la norme ».

On travaille beaucoup plus efficacement quand on admet la réalité telle qu’elle est , pour la transformer, quand on comprend enfin que la Crise ne va pas s’arranger car la crise est devenue le mode de fonctionnement de la société elle même. Et ainsi de la précarité, de la relation au travail, de la famille qui se délite, etc…

Nous sommes dès lors tous convoqués par ce « Ca ne va pas s’arranger »… à un grand chantier.

Seconde intuition indispensable : « Je suis la bonne personne ».

Ce que la Pédagogie sociale nous apprend également c’est qu’il ne sert à rien de rechercher les bons interlocuteurs et les spécialistes qui seraient bien mieux qualifiés que nous pour résoudre les problèmes auxquels nous nous confrontons.

Cette recherche un peu idéale du « réparateur » et du « spécialiste » que nous ne serions pas et qui, forcément aurait LA solution qui nous fait défaut , est bien entendu un mythe.

Si un tel être providentiel existait, le problème, lui, aurait disparu depuis longtemps. Non, à notre grand dam, quelque fois, nous nous devons d’affronter cette évidence: nous sommes la bonne personne puisque c’est  à nous que l’on ou que ça s’adresse.

Ne pas pouvoir « refiler le bébé » est toujours forcément dérangeant. Il n’est pas étonnant que les pratiques classiques du travail éducatif et social fassent l’éloge du contraire: du pseudo réseau qui porterait les situations et les responsabilités avec nous, du relai vers les collègues, ou vers l’équipe ou l’institution idéale.

Nous avons conservé depuis des 30 glorieuses cette croyance dans l’existence (et donc aussi sa recherche) de l’institution idéale. De façon coutumière il a été et il est encore fréquent que des professionnels et des équipes , affirment que l’institution ne serait pas adaptée à l’accueil de tel ou tel cas difficile et on se rabat sur la croyance que peut être « ailleurs » ce serait mieux pour tout le monde et même « pour elle »…

Une telle tendance peut être compréhensible et parait bien humaine, mais on doit aussi dénoncer que cette attitude vient conforter encore et toujours le pratiques d’exclusion les plus banales.

En pédagogie sociale, les choses sont plus simples: c’est à nous que ça s’adresse et pour un temps, au moins, nous aurons à composer avec qui nous convoque, qui nous active et qui nous sollicite.

Cela pourrait paraître trop difficile ou exigeant mais c’est également paradoxalement quelque chose de rassurant et qui, au fond, nous légitime.

Troisième intuition indispensable: « Nous sommes à la bonne place, au bon endroit ».

Le Travail social est souvent traversé par cette affirmation omniprésente « que ce n’est pas l’endroit », « que ce n’est pas la bonne place », « pas le bon lieu » , pour tout ou n’importe quoi. Renvoyer les usagers vers d’autres lieux, d’autres espaces est perçu comme une attitude professionnelle et structurante; mais c’est aussi une posture commode pour se déclarer incompétent.

Mais il y a  aussi de la crainte sincère dans une telle affirmation. On est réellement et authentiquement inquiets de travailler avec les gens dans le lieu où ils sont . On a  tendance à rêver d’espaces et de structures mieux équipés. On s’imagine volontiers qu’ailleurs ce serait forcément mieux.

On est ainsi souvent à notre insu ,impliqués dans la dévalorisation de nos propres espaces, de nos propres terrains et de nos propres locaux. Ils ne ressemblent pas à ce qu’il nous semble qu’ils devraient être.

Mais ce faisant, nous oublions une vérité fondamentale; nous sommes forcément adaptés à notre terrain comme des graines qui auraient poussé là.

En pédagogie sociale, il y a  une expérience très répandue , que ressentent les pédagogues sociaux, mais aussi les volontaires, les bénévoles et les stagiaires. Il s’agit d’un sentiment qui nous gagne rapidement sur nos ateliers, nos bidonville set nos terrains.

Petit à petit une certitude s’impose à nous , tout naturellement, tout simplement: nous sommes exactement là où il faut être.

Mercredi, Jeudi et vendredi:  Atelier de cuisine sociale parents/enfants 

Depuis trois semaines, nos ateliers cuisine parents/enfants sont lancés trois jours par semaine et réunissent de très nombreux participants.

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Tandis que les enfants sont accueillis sur le coin petite enfance, se préparent les pâtisseries, les plats délicieux.

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Attention : cuisine de masse, ce qui n’empêche pas,  la qualité et le délice (:-))

Dimanche 10 Avril 2016: Jardin

Avec Nicolae, Floriane, Domino, Hélène, Zohra, Jessica, Rachida, Sophie, Corinne, Sadio.

On a eu la chance de faire toute la journée sous le soleil et avec beaucoup de monde !

On a eu un petit problème technique car un camion ne démarrait pas mais c’est pas grave, on a réussi à emmener tout le monde. On s’est répartit les tâches, avec les mamans Floriane a fait la cuisine, et Nicolae a commencé la plantation de courgettes avec des enfants. Domino s’amusait avec des enfants pendant ce temps.DSCN3144

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Timothé et Sofiane ont bien participé à la cuisine en découpant les légumes et les radis. Car ce midi, c’est salade et barbecue. Des mamans ont pu s’occuper du poulet et des merguez pendant qu’à plusieurs petites mains on faisait la salade et la salade de riz.

Les enfants ont bien profité du soleil, de s’amuser dans le jardin et à aider Nicolae.

Au moment du repas, on avait très faim, on a beaucoup à manger et on a tout fini comme c’était bien bon ! Zohra nous a fait un délicieux thé à la menthe avant de repartir jardiner.DSCN3154

On a beaucoup planté aujourd’hui, on a fini les courgettes, on a planté aussi les radis et on a commencé à faire les rangées pour les potirons pendant qu’Hélène et d’autres mamans et les enfants plantaient les patates.

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Les aromates commencent à pousser et on voit apparaître les feuilles des premiers radis dans la serre ! On espère avoir pleins de radis et beaucoup de fleurs à manger pour la prochaine fois.

Enfin on a pris le goûter et on a tous bu car creuser ça donne soif et ça met en appétit ! On a fini la journée tranquillement en rangeant le matériel.

Samedi 9 Avril 2016: Hôtel F1

Ce samedi l’équipe MJC-Robinson s’est rendu aux hôtels de Chilly-Mazarin pour animer le terrain avec des ateliers de rue.

Fatimata et les mamans ont cuisiné de délicieux beignets pour le goûter.

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Héloïse et Audrey ont proposé un atelier petit enfance avec des legos, une dinette et divers jeux d’éveil. Beaucoup de succès pour cet atelier avec une lecture de livres pour enfants.

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Kenzy, Iasmina et Geoffroy ont proposé des jeux collectifs, ils ont fait un épervier, un béret, un chat glacé et une partie de Molky. Les enfants ont adoré !

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Au programme de la semaine prochaine, les enfants souhaitent que l’on fasse ces mêmes activités plus un foot et coloriage de mandalas si le soleil nous le permet ! Ils ont également proposé de faire des jeux utilisant les mathématiques.

16h passé, c’est l’heure du conseil de quartier pour avoir l’avis de tous les participants concernant l’après-midi puis de prendre le goûter ! Sous la pluie, le chocolat chaud, ça fait du bien.

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures, Ciao !

Samedi 9 Avril 2016: Villa St Martin

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Aujourd’hui, la pluie a décidé de nous épargner à la villa Saint Martin, nous décidons donc de sortir la Slake-Line, et de faire des jeux collectifs. Le temps étant néanmoins changeant on installe une tente qui accueil la petite enfance ainsi qu’un atelier de dessin-coloriage. Les enfants vont et viennent entre les différentes activités, Momo, Chek et Malik deviennent des pros de la Slake Line tandis qu’ avec Eddy, on tourne un clip de rap avec les immeubles du quartier comme toile de fond. Viens l’heure du conseil de quartier et du gouter. On discute des activités que l’on a aimées, de celles que l’on voudrais faire. Certains veulent faire un atelier de réparation de vélo, d’autres veulent faire un atelier cerf volant. On se quitte dans la bonne humeur, en se donnant rendez vous la semaine prochaine.

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Samedi 9 Avril 2016: Chilly Gare

Avec Laura, Floriane, Domino, Dusko, Elisabella et Sana.

Arrivés sous quelques gouttes de pluie on a quand même eut une dizaine d’enfants, très contents de nous revoir. On a commencé par faire un petit jeu tous en ronde avec quelqu’un au milieu qui fait :  » Jacques-a-dit a dit ». On s’est amusé à ce jeu et ceux qui perdaient étaient éliminés.100_5186

Puis on a fait la danse des Kesaj Tchavé avec Domino et Dusko, les enfants suivaient bien le rythme avec nous!100_5192

A la fin de la répétition on a fait de l’écriture sur les tables à l’abri de la pluie sous les arbres. Les enfants apprenaient à faire les lettres de l’alphabet et reconnaître les mots.100_5198

Avant le goûter on s’est un peu défoulé avec un super cache-cache dans le camp! Puis on a installé les tapis et les enfants ont adoré mangé le goûter et chocolat chaud.

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Vendredi 8 Avril 2016: Jardin

De nouveau on se retrouve avec le groupe d’adultes et pour cette fois-ci on va continuer de mettre en place la grande enseigne d’Intermèdes Robinson.

Il ne nous reste pas beaucoup de choses à faire et nous allons finir aujourd’hui l’emplacement de l’enseigne  au jardin et on est tous contents car un vrai travail d’équipe est mis en place pour finir le travail.

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Avec Eric et Nicolae le travail paraît plus simple car ils ont  l’habitude et Sebastien et Franck avec Jessica sont là pour toujours donner un bon coup de main quand on demande et dans un clin d’œil l’installation de l’enseigne est finie. Avec beaucoup d’envie et plaisir nous regardons tous et toutes fièrement  le bon travail abouti!

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A la fin de la journée on s’assoit tous autour de la table pour un bon verre de sirop ou de l’eau car on le mérite tous.

A bientôt !

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Vendredi 8 Avril 2016: La Rocade

Il faisait assez humide aujourd’hui il y avait de la pluie,  mais malgré ça on a pu réaliser des bonnes activités et passer un très bon moment avec les enfants et les mamans.

La permanence a commencé à 14H30 avec toute l’équipe. Il n’y avait pas beaucoup d’enfants quand nous sommes arrivés à cause de la petite averse mais il y avait des enfants quand même avec nous, on a commencé à préparer la cuisine avec ces enfants-là et on a commencé la cuisson à partir de 16h30 quand il n’y avait plus d’enfants dû à la sortie de l’école qui finit à 16h00. Il y avait divers jeux comme la petite enfance, jeux de société, jeux collectifs.IMG_0161IMG_0170

Pendant ce temps on a fait pleins de pancakes avec les enfants on en a fait 50 avec un seul saladier ! Les enfants ont tout mangé en s’abritant de la pluie sous  la tente.IMG_0164

Au conseil du quartier, les enfants ont adoré les jeux de sociétés et faire la cuisine. Ils souhaitent pour la prochaine fois faire du rugby, du trampoline, des jeux de sociétés, etc.

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Jeudi 7 Avril 2016: Massy

Aujourd’hui les équipes de Robinson nous sommes allés faire les ateliers
à Massy. Une fois arrivés, nous avons installé les tentes pour les ateliers:petite enfance, jeux société, jeux collectifs.2016-04-07 16.07.492016-04-07 15.38.06
Claire et Anna lancent les activités cuisine , et les jeux  de construction.
De l’autre côté, Sandra apprend aux enfants les règles de jeux société.
Floriane nous apprend un jeu rigolo, les gendarmes et les voleurs. Les
enfants comprennent très vite les règles du jeu et se lancent
immédiatement à la poursuite des voleurs.2016-04-07 15.54.13

Le temps passe vite. C’est l’heure de faire le conseil de quartier.
Durant ce conseil , les enfants nous donnent plein d’idées pour jeudi
prochain. On jouera à Poules Renards Vipères et aux gendarmes et aux voleurs
On termine en prenant un chocolat chaud et un bon goûter.

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Jeudi 7 Avril 2016: Jardin

Cet après-midi nous voulons installer l’enseigne d’Intermèdes Robinson avec l’aide du groupe d’adultes et des grands piquets que nous avons acheté à Castorama.

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Le travail commence et nous sommes tous à fond pour pouvoir finir plutôt le travail car nous sommes tous enthousiastes de  finir le travail et rendre visible l’emplacement de notre terrain potager.

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Eric et Franck, coupet des petits piquets pour renforcer les grands, tandis que Jessica et Ana nettoyaient  le camion et les outils car cependant Nicolae et Sébastien ont fait les trous et avait enterrée  les piquets.

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Mais le temps passe vite , la pluie commence à tomber et nous commençons à ranger et puis prendre le goûter !

A demain !

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Jeudi 7 Avril 2016: Ballainvilliers

A notre arrivée, les enfants nous ont rejoint tambour battant afin de débuter par l’atelier musique animé par les Kesaj Tchavé ! Tous les enfants, les stagiaires, les permanents et les bénévoles se sont mis joyeusement en mouvement, notamment sur les rythmiques d’  « Aven Savore » et « ma mou nadora » !IMG_20160407_165115

Ensuite, nous avons mis en place un atelier écriture, qui a permis à tous les enfants de plus de 3 ans de s’exercer à la formation, à la nomination et à la retrouvaille de lettres, de chiffres et de formes.

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La pluie a sonné l’heure du goûter ! Nous nous sommes donc réunis à l’abri autour de chocolat chaud, de cookies « maison » et de gâteaux « maison » !

A la semaine prochaine !

Jeudi 7 Avril 2016: Skate Park

Aujourd’hui en prévention de pluie nous avons apporté les cerceaux en bois qui ont beaucoup plus aux garçons et aux filles ainsi que la corde à sauter, une des petites a même essayé de faire de la corde à sauter croisé, au bout de quelques essais elle y est arrivée YOUPI !!!! Les enfants ont aussi joué avec l’élastique et une maman a joué avec eux.

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Une partie de 1,2,3 soleil! soutenue a été faite.

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Ce midi, Sophie nous a appris une belle histoire à raconter aux enfants après la confection des bateaux en origami qui attire l’attention des enfants et amène forcément à un sourire.  L’histoire du petit bateau est que le petit bateau se cogne aux rochers et s’abime puis il finit par coulé et le bateau échoue sur une île, la seule chose que l’on retrouve est la chemise du capitaine. La chemise est fabriquée à partir du bateau en papier en déchirant les pointes MAGIQUE !!! Pour la première fois nous avons donc apporté de quoi faire des bateaux en origami qui pouvait flotter. Le pliage c’est tout de même avéré être compliquer pour les plus petits.WP_20160407_16_46_06_Pro

La pluie à commencer à faire son apparition alors nous avons pris le goûter avec environ sept enfants et quelques mamans. Puis est venue l’heure de rentrer alors quelques enfants nous ont aidé à ramener le matériel jusqu’au camion et nous nous sommes dit à bientôt.

Mercredi 6 Avril 2016: Bondoufle

Sous ce beau soleil de printemps l’équipe des Robinson s’est rendue à son atelier hebdomadaire.

Sur place Laura, Claire, Jenika, Cassandra, Duchko, Louis, Domino et Geoffroy avons été accueillis par une quinzaine d’enfants et de parents.

Nous avons commencé par une répétition des Kesaj Tchavé dirigé par Jenika, Duchko et Domino. Quel entrain et quelle motivation nous avons tous dansé, petits et grands, âgés de 2 à pouf…WP_20160406_15_10_28_Pro

Une fois la chorégraphie terminée, nous mettons en place les ateliers petite enfance et mobil’school, très très appréciés des enfants et des parents. Beau moment de partage dans une ambiance studieuse, concentrée et investit. Le tout dans la bonne humeur!!

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Ça y est, c’est l’heure du goûter, nous nous regroupons pour faire le conseil d’enfants dans lequel chacun a pu donner son avis sur le déroulement des ateliers et ce qu’il souhaite faire la semaine prochaine.WP_20160406_15_05_22_Pro

A la suite, nous partageons le goûter distribué par les enfants. Au menu, les cookies fait maison, pommes, fraises et chocolat chaud. Miam Miam Miam quel délice!WP_20160406_16_18_47_Pro

Hop on range tout on se dit à la semaine prochaine! Des bisous kiss kiss <3 (Claire)

Mercredi 6 Avril 2016: Jardin, terrain de l’équerre

Une nouvelle semaine débute et de nouveau on se retrouve avec une vingtaine d’enfants qui nous attendaient très impatients pour nous accompagner au jardin !

Malheureusement nous avons dû choisir juste 6 heureux enfants qui allés nous accompagner au jardin.

Arrivés au jardin nous commençons à partager les tâches et les enfants ont choisi une d’activité proposée. Sebi  et Andrei avec Rey, de nouveau ont démarré le motoculteur pour retourner la dernière parcelle mais aussi pour apprendre aux enfants à l’utiliser.100_5100

Pendant ce temps-là Nicolae avec Denisa,  Andreea, Mondi et Alex ont pu planter le mûrier que Hélène avais acheté un jour avant.100_5091

Les enfants sont très contents et on sent que ils ont pris beaucoup de plaisir de se retrouver avec nous en ce belle après-midi.

La bonne humeur, de la rigolade et beaucoup d’énergie et énormément d’envie de la part des enfants qui adore être au jardin et à nos côtés !

A la fin de la journée on se retrouve tous autour de la table pour un bon goûter partagé ensemble !100_5104

Ciaw !

Mercredi 6 Avril 2016: St Eloi

Présents : Iasmina, Hélène, Sana, Héloïse, Florianne, Sandra et Kenzy

L’atelier a commencé sous de bons auspices, le soleil accompagnant notre arrivée ^_^

Plusieurs enfants étaient déjà au rendez vous, comme toujours. Le dieu « Foot » a une nouvelle fois été détrôné par les activités de l’atelier, et nous en sommes très content. Tout le monde s’est mêlé aujourd’hui pour prendre part à l’épervier (jeu collectif), à l’atelier bricolage des voiturettes, à la peinture (des voiturettes aussi), aux jeux de société, aux « grands jeux » (mikado et puissance 4 géants) ainsi qu’aux activités physiques en groupes plus restreints comme les défis cordes à sauter et le frisbee.032

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Tout s’est bien déroulé, tout le monde a été satisfait, y compris l’équipe d’animation. Le fait que le jeu collectif se soit passé sans heurts entre enfants, sans trop de négociation sur les règles était plaisant, les enfants étaient vraiment dynamiques et impliqués, dans l’installation de l’atelier, la régulation entre les ateliers, la gestion de matériel, l’organisation du goûter et sa distribution et enfin le rangement du matériel avant notre départ.027

Le fait de travailler sur un gros projet comme la construction des voiturettes leur a beaucoup plus plu cette fois-ci, sans doute grâce à la température et les rayons solaires, bien que de plus en plus discrets au fur et à mesure de l’après midi. Percer, visser et peindre les pièces de bois qui sont utilisées dans la construction leur a semblé très stimulant et a eu l’effet escompté, 16 enfants ont travaillé sur ces fameuses voiturettes, ce qui nous a fait plaisir, même si nous regrettons que l’enthousiasme n’est pas démarré il y a 4 ou 5 semaines, car nous aurions été fin prêts pour le carnaval de ce dimanche 10 avril, mais c’est un apprentissage, pour les enfants et pour nous.

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Le conseil d’atelier a été le plus nombreux depuis le lancement de l’atelier fin octobre 2015, 34 enfants étaient présents ! Nous avons été tellement pris au dépourvus par cette augmentation, alors que nous avions envisagé un atelier plus commun, autour de 25 enfants, nous avons manqué de verres, c’était une première. Notre lien avec les enfants et celui qui s’étend doucement avec leurs parents nous a permis de rebondir sur place, y compris en nous invitant chez les gens au dernier moment.

Nous comptons renforcer ce lien avec les parents durant les deux mois qui viennent, avril et mai, et une animatrice a proposé un panneau géant qui explique nos propositions aux parents sur le temps des ateliers, et de quelle manière ils peuvent venir participer aux ateliers. Nous envisageons des petits flyers pour l’ensemble de la résidence, mais cela sera fonction de l’accord du gardien de la résidence.038

Nous remercions vraiment tous les enfants, car nous avons passé un excellent moment, et espérons perfectionner les quelques soucis logistiques et parvenir à lisser définitivement les dernières tensions qui trainent entre les enfants.

Mardi 5 Avril 2016: Cuisine

On a fait l’atelier cuisine avec Sandra celle qui l’a animé. On était plusieurs à faire la cuisine: Héloïse, Floriane, Franck, Eric, Zorha. On a fais tout plein de cookies dans un grand saladier et après on a fait des petits tas de pâtes pour faire beaucoup de cookies. C’était difficile à faire cuire dans les deux fours mais ils étaient quand même très bons!20160405_145321

On a aussi fait des gâteaux au yaourt avec des pépites de pralines au chocolat dedans. Mmmh, c’était délicieux avec le goût de la praline.

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Les tribus de la récup

Ce film documentaire sera diffusé lundi 11 avril à 23h30 sur France 3 Rhône-Alpes.Pour les habitant-es d’Ile-de-France, il y aura une projection le vendredi 22 avril à 20h15 au cinéma le Méliès à Montreuil, contacter Josette Martin

Si pour beaucoup d’entre nous, la vie des déchets s’arrête dans la poubelle, pour d’autres, tout commence là. Les plus démunis récupèrent dans les poubelles de quoi survivre : de nombreux déchets y échouent, sans pour autant être hors d’usage.Ces exclus se regroupent aujourd’hui sous l’influence de nouvelles énergies, celles d’une jeunesse écolo et humaniste, qui souhaite mettre en œuvre d’autres modes de fonctionnements sociétaux.Ces tribus s’organisent sous forme de microcosmes.

Une coproduction : France ThM Productions – France 3 Rhône-Alpes
Réalisation : Emmanuelle Zelez & Laurence Doumic

 

Quelques liens utiles

  • Les gars pilleurs récupèrent ce qui est jeté par les grandes surfaces. Tout est redistribué. Ils appellent au boycott des grandes surfaces telles qu’elles existent aujourd’hui.
  • Gérard Bertolini, sociologue spécialisé dans les déchets, directeur de recherche au CNRS, auteur de « Montre moi tes déchets aux éditions de L’Harmattan
  • Marché des Biffins de Montreuil a lieu une fois par mois

Réunion d’ouverture programme recherche-action « La biffe comme écodéveloppement en milieu urbain »

Invitation à la mise en place du programme de recherche-action

« La biffe comme écodéveloppement en milieu urbain »

Le 7 avril 2016 de 14h à 17h – salle 414

MSH Paris Nord – 20 avenue George Sand – 93210 La Plaine Saint-Denis – M° 12 Front populaire

Ce séminaire atelier ouvre le programme de recherche-action en partenariat avec la Maison des 2016-635936624963200459-320Sciences de l’Homme Paris-Nord. Il a pour but principal de confirmer les modalités de structuration et de développement sur 2016-2017. Si l’atelier est ouvert à tous acteurs – chercheurs motivés par la démarche et les problématiques[1], il nous faudra trouver la forme collaborative la plus adéquate pour la constitution d’un collectif où chacun puisse trouver une place et un mode d’implication.

Nous essaierons notamment d’articuler trois points d’organisation du programme en précisant une définition, une organisation, une production :

  • La gouvernance : mise en place à différentes échelles d’une démarche sur un territoire : recherche collaborative, problématique de travail, implication de tous les acteurs concernés de manière égalitaire selon une maîtrise d’usage
  • La formation-action : condition d’une intelligence collective et validation de compétences collectives (dans l’articulation avec des enquêtes de terrain et des ateliers transdisciplinaires)
  • L’expérimentation : accompagnement, production de connaissance et modélisation d’un espace marchand sur le territoire francilien

Nous nous projetterons donc sur deux ans pour envisager comment peut s’articuler ce processus. Le but est de partir de la réunion avec un outil opératoire et une répartition des tâches.

 

[1] Il est fortement conseillé avant de venir à la rencontre de se documenter sur la démarche à l’origine de la mise en place de ce programme, le collectif Rues Marchandes (http://recherche-action.fr/ruesmarchandes/) et la démarche de recherche-action portée par le Laboratoire Social (www.recherche-action.fr).

Des fêtes contre les défaites

Que faire contre la violence sociale, les discriminations? Que faire contre les difficultés qui s’accumulent? Comment agir , trouver les moyens de bouger et de se mobiliser quand tout indique que l’avenir est bouché?  Ce questionnement est bien entendu celui du précaire, des personnes et des groupes en difficulté.

Il est devenu aussi logiquement, mais plus récemment encore celui de acteurs sociaux, des éducateurs, des enseignants.

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Il y a  comme une défaite permanente qui s’abat sur les choses et les gens. En tant que professionnels , nous avons à nous inspirer de ceux qui vivent ces situations depuis toujours.

Et c’est là que nous rencontrons une véritable pédagogie de la fête; la fête est immédiate , elle guérit ainsi des lendemains qui manquent. Elle n’a pas besoin de projet et ainsi elle  n’est pas en danger de ne pas se réaliser. Elle est inconditionnelle et ainsi elle échappe aux restrictions, aux sélections et aux limitations.

La fête est aussi un temps suspendu où on échappe à tout jugement. Celui qui fait la fête, qu’on le supporte ou qu’on ne le supporte pas est forcément légitime. Il inverse provisoirement tous les rapports de domination. La fête suspend pour un temps, une seconde, une minute nos asservissements.

Le temps de la fête est un temps libéré, un temps de possibles; c’est aussi un temps partagé, un temps de collectif, dans un monde qui s’enferme dans des individus-prisons.

La fête estompe les barrières, les différences, les faux clivages; pour un temps , elle ouvre la possibilité dans son environnement même, de faire communauté. En soi, la fête est une invitation à se répandre, à s’étendre, à se regrouper.

Tout groupe opprimé, toute minorité, en tout temps, a trouvé ses revanches, ses compensations, mais aussi sa culture et ses références dans le type de fêtes auxquelles elle s’emploie.

La pédagogie des Kesaj, celle que nous mettons en oeuvre, l’esprit tzigane qui nous anime est de cette nature. Une fête immédiate, permanente , renouvelée qui donne le rythme aux journées.

Les défaites sociales impliquent des fêtes sociales. C’est ce type de fêtes que la pédagogie sociale s’emploie à créer et à répandre commun outil pédagogique et émancipateur.

 Il ne s’agit pas de fêtes culturelles, familiales, rituelles ou obligatoires. Il ne s’agit pas de fêtes de consolation, d’initiation et de promotion des personnes. Il s’agit au contraire de mettre en oeuvre des fêtes qui ne sont pas évidentes, qui ne sont pas entre nous et qui ne se déroulent pas chez nous.

Dans nos ateliers, le jardinage est une fête ; cela ne veut pas dire qu’il est un jeu. Cela signifie qu’il est aussi et surtout un temps de convivialité autour de la notion de travail et de production. Il en est de même pour nos ateliers permanents de cuisine, qui se déroulent dans cette même ambiance. Il en est ainsi lors de la préparation et l’entretien de notre matériel. Tout est occasion de fête.

La fête est probablement une forme de civilisation de la guerre. La fête met en scène des mêmes composants: agitation, bruit, parade, fureur et énergie; mais elle transforme immédiatement cet état de guerre en son opposé : en permettant contacts, rencontres et construction d’un expérience et peut être d’une identité commune.

La plupart des projets et intentions de développement de la participation des usagers, des groupes, des individus, comme ceux qui visent aussi le développement de la citoyenneté ou de l’implication, font souvent l’impasse sur la question la plus essentielle: celle de l’énergie.

Nous le savons en Pédagogie sociale: ce n’est pas le pouvoir d’agir qui manque le plus souvent et encore moins les compétences. ce qui manque c’est l’énergie pour le faire et le vouloir.

La pédagogie de la fête que nous mettons en oeuvre, et que nous développons de façon répétitive et permanente assure essentiellement cette fonction de production d’énergie sociale, là où elle manque, dans les lieux où elle est le plus rare.

Bien entendu nous parlons ici de véritables fêtes , pas de simulacres à visée « conviviale », bien pensante, avec des libellés et intentions de bon aloi : citoyenneté,  diversité culturelle, etc. Ces fausses fêtes dissimulent en général assez mal l’ordre auquel elles s’emploient : favoriser le clientélisme de certains , affirmer le pouvoir et la préséance d’autres, occuper le vide social et culturel.

Les vraies fêtes sont d’une autre nature: plus volontiers désordonnées, anarchiques, en un mot, tziganes; elles laissent libre cours à l’imprévu et même au meilleur.  Elles sont perméables à la vie.

  Dimanche: sacre du printemps

La journée était ensoleillée , pleine de fleurs  et bien agréable.

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C’était le grand dimanche; celui où on plante les premiers champs: ceux des patates. Et on était nombreux sur ce coup ci: 27 personnes sur le terrain de tous âges.

Et tout le monde a mis la main: désherbage, agrandissement de parcelles, creuser des sillons, planter , mais aussi s’occuper du repas commun, du feu, de la cuisson, de la table, du rangement…

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Jusqu’au puits , bien rempli , que Timothée et Gwendal ont vidé des objets flottants qui l’encombraient.

Samedi 2 Avril 2016: Hôtel F1

Présents : Fatimata, Camille, Audrey, Sana, Anick et Kenzy.

Un atelier sous un ciel gris, mais un atelier quand même ! Arrivés sur place, nous avons vite été rejoints par les premiers enfants, et après un tour dans l’hôtel, les parents nous rejoignaient 30 minutes plus tard. La Pâte à modeler a rencontré un franc succès, tout comme les jeux de constructions premier âge. Nous avons eu plus de parents qu’à l’accoutumé, 7 mères et 1 père nous était là pendant la majeur partie de l’atelier.

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Le thé nous a aidé à nous réchauffer (et sans doute à garder les parents), les enfants quant à eux ont pu bénéficier de chocolat chaud en avance, ce qui est rare, et les autres se réchauffaient en préparant les crêpes pour le goûter. La fresque de peinture a continué, mais avec moins d’entrain que les précédentes fois, nous proposerons un atelier de sport collectif la prochaine séance, après en avoir parlé avec les enfants.

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L’atelier est passé très vite, les 2 heures sur place se sont finis par le traditionnel goûter, des crêpes garnies à la demande, confitures, sucre, nature. Très contents de nous qu’au fur et à mesure nous ayons pu faire découvrir d’autres saveurs aux enfants, personne n’a réclamé la fameuse pâte à tartiner aux noisettes !

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Cette fois encore, nous voulions prendre en photos les avions qui survolent à basse altitude pour atterrir à Orly, mais pris dans les ateliers, le puissance 4 géant, et le jeu de paume, cela nous a échappé. La semaine prochaine, nous déléguerons une vigie spécialement pour ça.

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Avec les arrivées et les départs des familles, notre atelier se renouvelle insuffisamment, aussi nous referons une campagne de communication auprès des résidents des hôtels avec des flyers et nous sensibiliserons de nouveau les directeurs de ces établissements à notre présence et notre action.

Samedi 2 Avril 2016: Villa Saint Martin

Présent: Sandra, Iasmina, Carolina, Laura, Héloïse, Alison, Ana

L’équipe des Robinson est partie pour démarrer l’atelier à la Villa Saint Martin. Une fois arrivés nous avons installé les ateliers petite enfance, jeux de sociétés, chaises musicales et jeux collectifs.WP_20160402_15_17_39_ProWP_20160402_15_00_09_ProWP_20160402_15_22_43_Pro

Pour bien commencer nous avons fait des jeux musicaux pendant que d’autres jouaient avec de la pâte à modeler.

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Nous avons apprit des nouveaux jeux comme « le serpent à échelle », « Dora » ainsi que le « Alli Galli ». Les jeux collectifs ont bien marché, un deux trois soleil, mais aussi tous les chats possible et inimaginable. Au conseil de quartier beaucoup d’idées ont été proposé; coloriage, bijoux, HIP HOP, faire des poésies. Beaucoup de monde était présent pour le goûter, deux responsables pour distribuer chocolat chaud et pains au chocolat hummm.

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A bientôt.

Samedi 2 Avril : Représentation « Aven Savore » à la salle Anne Franck

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Aujourd’hui est un grand jour pour le projet Aven Savore, puisqu’il est temps de faire notre première représentation en public. Celle-ci à lieu à la salle Anne Franck dans le cadre d’un projet de la classe de Terminale Gestion et Administration du lycée Jean Perrin de Longjumeau, ayant pour thèmes « Diversité culturelle et réalité ». C’est une troupe de plus de 10 danseurs de tout âges, nationalités et cultures qui monte alors sur scène pour une représentation endiablé ! L’accueil du public est chaleureux et nombreuses sont les personnes à venir nous féliciter à la fin de la représentation. On repart de là en chantant et en dansant avec le sentiment d’avoir réussi quelque chose d’unique et d’inédit. Toute la troupe est gonflée à bloque pour les prochaines représentations !

 

Vendredi 1er Avril 2016: Champlan

Les enfants sont là en nombre aujourd’hui à Champlan pour cette ultime répétition avant notre premier spectacle « Aven Savore » de demain. Nous répétons 2 fois le spectacle avec un bon groupe motivé, et on négocie qui viendra demain. Certains enfants connaissent maintenant les chorégraphies sur le bout des ongles, et cette répétition a vraiment des airs de spectacle. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui viennent en spectateurs nous observer.100_5071100_5068

Entre les deux séances, Cosmin et Andreï nous ont dégoté 2 percussions qui sont du plus bel effet pendant le spectacle. A la fin, nous nous installons sur les tapis, et deux enfants nous distribuent les pains au chocolat et le sirop qui nous fait office de goûter.100_5080

On se dit au revoir en musique, et on repart au local !

Vendredi 1er Avril: Jardin

 

Une nouvelle fois on se retrouve avec le groupe des adultes au jardin de Saulx, pour cette fois-ci nous allons nous occuper de nettoyer le jardin, les poubelles, faire des tas de branches et bois pour le barbecue et puis devant l’entrée du jardin couper toutes les branches d’arbres qui dépassaient sur la route.

Deux tâches pour cette après-midi, Jessica et Ana ont déjà commencé à s’ occuper de nettoyer le camion et de bien ranger les outils et puis le motoculteur où il a fallu enlever toute la boue qui était sur les roues.

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Pendant ce temps là, Eric, Franck et Nicolae se sont équipés avec des sécateurs,une machette et la débroussailleuse pour couper le lierre qui a grimpé sur les piliers, mais aussi dégager le grillage des mauvaises herbes et des branches d’arbres déjà coupés.

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Une belle après-midi avec du soleil, de la bonne humeur et de la rigolade mais surtout du bon travail bien fait qui prend fin comme d’habitude avec un bon goûter à la fin!

Ciaw!

Vendredi 1er Avril: La Rocade

Tito, Pierre, Zoé, Laura, Heloise, Helene, Floriane, Marilou, Michael, Agnes, Yvan, Camille

Nous sommes arrivés, Tito, Pierre et moi, sur les coups de 14h30, nous avons installé notre coin cuisine et petite enfance, et sorti les ballons et freesby pour les 3-4 enfants qui étaient déjà la!

Certain s’affairaient à créer toutes sortes de choses avec de la pâte à modeler, d’autres ont commencé un foot, etc…WP_20160401_16_35_31_Pro

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Les mamans ainsi que Zoé ont commencé la préparation de la pâte à crêpe pour le goûter.WP_20160401_16_49_26_Pro

Vers 16H30, le reste de l’équipe est enfin arrivé, avec Hélène et Héloïse qui ont proposé aux enfants de colorier des poissons d’avril à coller sur tout le monde! Ahaha! Floriane était à la petite enfance, kapla et poupées qui ont fait le bonheur des petits!WP_20160401_16_36_13_Pro

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Enfin, il est l’heure de déguster ces fameuses crêpes au chocolat (petite préparation concoctée avec amour par Camille)!

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A bientôt !

Jeudi 31 Mars 2016: Massy

Présent: Louis, Camille, Sana, Audrey, Iasmina, Héloïse

Malgré la pluie nous sommes allé sur l’atelier de Massy. Une fois arrivés nous avons installé les tentes et l’atelier. Ensuite, trois d’entre nous sont allés distribuer les plaquettes d’Intermèdes Robinson pour ramener des enfants sur l’atelier, on a discuté avec pleins de monde. On a joué avec les enfants à Alli galli et aux dames.SAM_1316 - CopieSAM_1313 - Copie (2)SAM_1317 - Copie

C’était rigolo une des mamans a participé avec nous. Le temps est passé vite, nous avons fini par un goûter.

Jeudi 31 Mars 2016: Ballainvilliers

Avec Laura, Sebi, Dusko, Dominik, Ana, Floriane, Tito et Isaline.

Nous sommes arrivés sur les coups de 16h30 et nous avons rassemblé les enfants afin de faire une grande ronde. C’est parti pour un « tête, épaule, genou, pied » en guise d’échauffement, ainsi qu’un « Jacques a dit  » en français et en roumain histoire de mettre les enfants dans l’ambiance.

Place à la répétition du spectacle « Aven Savore » avec une quinzaine d’enfants. Dusko était derrière le piano, Dominik et Tito s’occupaient de guider les garçons pour les pas, Floriane et Isaline faisaient de même avec les filles. Les enfants étaient très réceptifs et ont vite assimilé la chorégraphie.

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Ensuite, nous avons pris le goûter tous ensembles  et en musique: rainbow cake et chocolat chaud pour se réchauffer.WP_20160331_17_28_27_Pro

Pour finir la journée, nous avons invité les enfants à danser. Un habitant est arrivé et nous a chanté des chansons roms et espagnols, nous étions tous impressionnés.

Pour conclure, un très bon atelier malgré le temps pluvieux.

Jeudi 31 Mars: Skate Park

Ce n’est ni le vent, ni la pluie qui empêchera les Robinsons de faire leur atelier, qu’on se le dise ! Ils sont quelques courageux à avoir entendu notre appel, et c’est en compagnie de Rachida, Sophian, Sarah, Agili, et Eddy que nous affrontons les intempéries, dans une ambiance conviviale! Nous jouons au foot, au basket, à « 123 Soleil », à « Grand mère aimes-tu? ». Ensuite on se réchauffe autour d’un chocolat chaud ou d’un thé agrémenté de gâteaux. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, il se passe toujours quelque chose le jeudi après-midi au skate-park !

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Jeudi 31 mars: Jardin

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Malgré notre envie et notre motivation à rendre visite aux ruchers de l’association, la pluie et le froid, néfastes pour nos petites abeilles, nous avons été au jardin potager.

Après une visite du jardin pour nos invités parisiens et suisses où nous avons refait le tour des essences présentes dans le jardin associatif, nous avons évacué une partie de l’eau qui s’était accumulée dans la serre à cause de quelques trous (qu’il nous faudra réparer par temps sec) dus entre autres aux racines des plantes poussant le long de la face extérieure de la bâche. Nous espérons que la rigole permettra d’évacuer l’eau, car nous y avons perdu une fourche, dont le bois du manche détrempé était fragilisé.

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Nous avons appris à utiliser le motoculteur à herses, pour retourner (bêcher) une parcelle de terre en vue des prochains semis. L’expérience était très surprenante et drôle, mais nous nous sommes rendus compte qu’il fallait une vraie maîtrise du geste et l’engin, car il lourd et puissant, nous avons beaucoup rit des différentes tentatives de chacun, après une démonstration de Nicolae où la chose semblait très naturelle. La terre trop meuble et imbibée avait rendu l’exercice plus compliqué mais fut un temps privilégié.

Ce climat n’a pas facilité le travail, mais le goûter bien mérité a permis de nous réchauffer, avec les cookies et le rainbow cake, confectionnés par durant les ateliers cuisine de la veille, pour accompagner le thé et le chocolat chaud.

La pluie se mettant à tomber encore plus drue, nous avons rangé le matériel et notre envie de vert pour rentrer au local. Vivement les beaux jours pour y revenir avec les groupes d’enfants et profiter de cet espace d’échange et d’apprentissage productif et tellement agréable pour tous !

 

Mercredi 30 Mars: Répétitions du spectacle Aven Savore

Avec Abdel, Douchko, Dominik, Jasmina, Isabella et Isaline.

Nous avons organisé une petite répétition du spectacle Aven Savore afin d’être au point pour le samedi  02 avril. Plusieurs enfants de Champlan et de Ballainvilliers sont arrivés et nous avons commencé la répétition.2016-03-30 16.20.31

Au fur et à mesure des chansons, quelques enfants ont rejoint le groupe. Il y avait une très bonne ambiance et tout le monde est resté jusqu’à la fin. Pour le bouquet final, nous avons chanté « Aven Savore » qui représente très bien le projet. Nous sommes prêts pour samedi.

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Il est l’heure du gouter. Au menu, gâteaux « arc-en-ciel » préparé la veille et sirop fraise, citron et abricot. Il est déjà l’heure de raccompagner les jeunes.

Voilà voilà

Mercredi 30 Mars 2016: Bondouffle

Avec : Agnès, Michaël, Marielou, Laura, Floriane

Nous sommes allés à Bondouffle et nous avons fait différentes activités avec tous les enfants !

On a d’abord fait des petits jeux tous ensemble avec le ballon, cache-cache, la sardine, un deux trois soleil, etc.SAM_1287

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On a mis les tapis par terre et tous les petits pouvaient jouer à la dinette ou avec des petites voitures avec Laura, Marielou et Agnès.

Michaël et Floriane ont fait un footsal (un match de foot dans une salle) avec des plus grands. Les deux équipes étaient très motivés pour gagner et après avoir marqué un but chacune, une équipe à mis un deuxième but ! C’était bientôt le moment du goûter et à la dernière minute la deuxième équipe a égalisé les scores ! Bravo aux deux équipes !

C’est l’heure du goûter ! Au programme, chocolat chaud, gâteaux arc-en-ciel, pommes et cookies, tout ça en musique.SAM_1307SAM_1301

Pour finir cette belle après-midi, on a dansé et pris pleins de photos avec les enfants. Ils s’amusaient beaucoup à prendre avec le gros appareil photo d’Agnès et prendre des selfies avec Floriane.SAM_1283

Mercredi 30 Mars 2016: St Eloi

Aujourd’hui nous (Sana, Hélène, Yann, Louis et Camille) sommes allés à St éloi pour  l’ateliers de rue.

Pour commencer, nous nous sommes installés sous la tonnelle pour faire des perles et jouer avec le tunnel.

Ensuite, Nous avons lancé une chasse au trésor ( prémédité depuis longtemps par Camille).

Des énigmes ont été dispersées dans des boites. Au fur et à mesure qu’ils trouvaient les réponses aux énigmes ils trouvaient des lettres qui formaient un mot. Ce mot était l’endroit où était caché le trésor.

Malgré le temps pluvieux, les enfants se sont amusés et se sont bien investis dans la chasse au trésor. Pour certains, ils ont également pu découvrir ce qu’était une chasse au trésor.

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Tous les enfants ont pu déguster le goûter préparé : chocolat chaud, thé, pommes et  gâteaux arc-en-ciel.

Au final les enfants sont repartis le sourire aux lèvres, un livre dans la poche et l’esprit rempli d’énigmes !

Mercredi 30 mars: Jardin

Nous commençons la semaine avec un nouvel atelier de jardinage avec le groupe d’enfants de Balainvilliers qui de nouveau sont très demandeurs  de participer à nos séances d’apprentissages dans le jardinage, les plantations etc….

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Avec un camion blindé d’enfants, nous arrivions au terrain et on se présent tout d’abord chacun car nous avons parmi nous Ivan (un Educateur Spécialisé qui viens de Suisse), et qui vient de nouveau nous rencontrer et voir comment nous travaillons, avec les enfants dans un milieu ouvert, naturel, sécure.

Pour cet après-midi nous allons apprendre aux enfants, à utiliser le » Motoculteur », qui nous permet de travailler et retourner la terre pour les plantations à venir.

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Chacun a son tour apprend à utiliser le motoculteur sous la surveillance  et les indications strictes de Nicolae. Parmi tous ces enfants il y en a un gamin qui se fait remarqué par la vitesse de son apprentissage et ses habilités dans la maniabilité et l’utilisation du motoculteur. Son nom c’est Andrei, il n’a que 11 ans et il est très intéressé par le jardinage et du coup il participera à nos ateliers de maraîchage et jardinage au terrain.

Après avoir fini le travail nous prenons notre goûter habituel pour fêter une nouvelle séance bien réussi.

A bientôt !

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Mardi 29 Mars 2016: Cuisine

Avec Zoé, Laura, Corinne,  Floriane, Franck, Laura, Laura, mickael, Marie-Lou, Ivan, Agnès, Ana

Nous avons passé l’après-midi à cuisiner des gâteaux, des cookies et des cakes pour les goûters de la semaine.DSCN1268

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Notre créativité nous a mené à imaginer un Rainbow Cake (de toutes les couleurs). Hélas, ça n’a pas vraiment donné ce que l’on imaginait mais nous sommes quand même satisfait.

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Nous avons passé un agréable moment avec l’aide de tout le monde.

Bonne journée à tous.

 

 

L’invitation à déliaisons

Nous vivons à la fois personnellement et collectivement, une invitation permanente à la déliaison. Toute approche nous paraît risquée; tout engagement nous paraît périlleux.

Celui qui s’absorbe quelque temps dans une tâche ou un quelconque engagement est vite submergé par des angoisses. Curieusement, au lieu de percevoir ce qu’il y gagne, le voici observé par la peur de se perdre lui-même: n’est il pas en train de perdre son temps? En train de se laisser exploiter? Et surtout est il au bon endroit?   Les relations qu’il crée dans son nouvel environnement de travail ne risquent elle spas d’être secondaires et médiocres, voire de le disqualifier?

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Chacun vit en parallèle, selon sa position sociale une assignation au nomadisme de vie privée comme de travail: le cadre sup ne doit pas perdre son temps sur un poste; ne pas s’appesantir, ne pas s’installer. Sinon il est fichu , il est « cramé ». Imaginez donc: on risquerait de croire « qu’il est bon à ce qu’il fait ». Autrement dit, qu’il ne serait bon à rien d’autre.

Le précaire , de son côté subit lui aussi la même assignation; elle l’empêche simplement d’exister. Peut il prendre le temps d’être là où il est ? Peut il accepter et revendiquer la place qui est la sienne. Non, lui aussi la perçoit comme vite dégradante et insupportable. Le voici qu’il s’excuse d’habiter et d’être là. C’est sûr, il va partir. C’est sûr , ça ne va pas durer. Il empêche consciencieusement son présent de trouver des racines , par peur d’y rester attaché.

L’invitation à déliaison que nous subissons nous fait percevoir le moindre lien, la moindre attache fût-ce avec la réalité, et la matière du travail et de la vie, comme une entrave.

Effet d’aubaine

Il y a  même toujours un « effet d’aubaine » pour celui qui lâche; il trouve des compensations, parfois des allocations, certes toujours misérables, mais qui permettent au moins de retrouver sa solitude en amortissant le choc. Il y a même des bénéfices espérés à quitter un poste, ou un emploi, grâce aux ruptures « conventionnelles » qui, au moment où on quitte, lui donnent l’impression d’un petit bonus. Il y a une convention à la rupture, une prime au départ. Partir, rapporte.

Divisions et déliaisons dangereuses

Et peu importe que nous nous sommes abîmés dans toutes ces rencontres qui ne sont pas faites, dans toutes ces relations qui n’ont pas abouti. Peu importe que nous ayons perdu à ne jamais voir l’effet à long terme de ce que l’on fait. Peu importe qu’on ne puisse découvrir ce qui se passe après et qu’on en reste à la surface des choses et la résistance des sols. Celui qui plante aujourd’hui ne voit plus la moindre pousse et quand il récolte de mauvais fruits , il ne sait plus à quoi, ni à qui les attribuer.

La déliaison empêche la compréhension profonde du monde et des choses; la porte ets dès lors grande ouverte à la reproduction perpétuelle de nos mouvements et de nos errances.

Nous partons avant que ça se gâte, et nous ne savons rien, de la suite de l’histoire et de notre éventuelle pouvoir d’aller au delà.

Les lésions qui en découlent

Ainsi nous avons appris à tirer bénéfice de ce qui nous tue, à avoir des actiosn sur nos faillites et à rêver de vendre à  lé découpe les derniers droits que nous possédions. Renonçons donc à un peu de liberté et voyons si nous pouvons en tirer profit.

N’aurai je pas un peu de bénéfice à voir mes voisins jetés sur les routes, parqués ou expulsés? Puis je être intéressé au retrait de leurs droits élémentaires? Si on leur retire tout, aurais je quelque chose?

Cette incapacité à bâtir par moi même, à ne pas même espérer que nous pourrions produire ensemble de nouveau pouvoirs et de nouvelles valeurs, ne me font percevoir le progrès de ma situation que conditionnée, par le recul de tous les autres. Me voilà qui gagne à faire perdre.

Les lésions sociales qui en découlent sont infinies. Celui qui est le plus près de moi, qui me ressemble devient mon pire concurrent; Il va falloir faire le tri entre les bons et les mauvais.  Et même si cela commence par ceux qui me paraissent éloignés, tôt ou tard cela gagne mon intimité. C’est au plus près de moi que je ferai le tri. Un de trop toujours et même moi, en dernier.

Je renoncerai , je retrancherai les dimensions de ma vie qui peuvent faire obstacle à ma bonne image.

Des liaisons contre déliaison

En Pédagogie sociale, nous avons des remèdes contre la déliaison et le délitement. Nous instaurons à l’inverse des liaisons , des liens , des attaches. Nous nous faisons les avocats de ce qui dure un peu. Nous nous permettons la durée, alors que tout indique que l’avenir nous manque.

Nous affirmons des choses inouïes: il faudrait des années pour comprendre et maîtriser le travail que nous faisons. Il faudra attendre longtemps avant d’en entendre de la part des bénéficiaires eux mêmes, le récit de comment ça a compté pour eux.

Contre cette tempête qui agite et déracine tout le monde, nous ne pouvons que mettre en oeuvre des bases, des témoins, des permanences. Au moins c’est un excellent poste d’observation et de compréhension de la réalité sociale et des tendances de fond.

Aussi petit soit il, ce travail est celui auquel on retourne. Il est le seul à porter des fruits.

Samedi 26 Mars : Villa Saint Martin

Aujourd’hui, pour fêter Pâques, nous avons organisé une grande chasse aux œufs qui a ravi petits et grands ! Cet événement gourmand a réuni beaucoup d’enfants et de mamans, ainsi que les enfants du camp de Chilly-gare que nous sommes allés chercher.

Pour trouver les cachettes des œufs, les enfants et les mamans devaient trouver les réponses aux différentes énigmes les menant aux sacs d’œufs éparpillés ! Dans ces sacs se trouvaient également les différents morceaux de l’affiche représentant l’événement musical « Késaj Tchavé et Aven Savore» du 7 et 8 mai prochain. L’équipe ayant trouvé le plus de sac a remporté un grand lapin en chocolat ! Les enfants et les mamans ont beaucoup transpiré lors de cette aventure, ils se sont beaucoup amusé !WP_20160326_15_12_39_Pro

Nous avons poursuivi tous ensemble par le jeu du Lucky Luke, où tout le monde a bien ri !

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Ensuite, nous nous sommes réunis pour l’assemblée des présents (Conseil de quartier) où les enfants ont pu exprimer leurs souhaits d’activités pour la semaine prochaine, ainsi que ce qu’ils ont aimé de l’après-midi. 100_5057

Enfin, les enfants se sont régalés autour des œufs trouvé et du chocolat chaud !

A la semaine prochaine !

Samedi 26 Mars: Hôtel F1

Participants : Claire, Kenzy, Iasmina, Fatimata et Audrey

En arrivant sur place les enfants nous attendaient, ils sont donc très vite venus nous rejoindre.

On a sorti le matériel et on a commencé les activités. Aujourd’hui, il y a de la peinture, le puissance 4, la petite enfance et un ballon pour jouer au foot. Nous apprenons que le McDonald’s qui se trouve juste à côté organise une chasse aux œufs. Les enfants ont envie d’y aller alors let’s go to McDonald’s.

A notre arrivée, les enfants commencent la chasse aux œufs dans les jeux extérieurs mais très vite, on nous expliquent que cela commence à l’intérieur. Un atelier peinture sur œufs et des coloriages leurs sont alors proposés.

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Les enfants ont apprécié et ont même eu des cadeaux à la fin. DSCN1241

Après cette journée un peu hors du commun pour les enfants nous sommes rentrés à l’hôtel pour prendre un bon chocolat chaud avec du gâteau.DSCN1242

Vendredi 25 Mars: Champlan

Aujourd’hui Intermèdes et les Kessaj,  sont allés ensemble à Champlan pour répéter le spectacle AVEN SAVORE. Étaient présents: Sébastian, Dusko, Dominique, Jenyka et Iasmina. Dès notre arrivée, les enfants nous ont rejoints. Nous avons commencé rapidement à danser et chanter. Nous avons eu beaucoup de chance car la pluie a cessé et le soleil était parmi nous. 100_5030

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Après avoir bien dansé et chanté nous nous sommes rassemblés sur le tapis pour partager le goûter. Les enfants ont pu distribuer les verres et les pains au lait avec du chocolat pendant qu’un autre enfant a servi le chocolat chaud. Une fois le goûter fini, les enfants nous ont aidé à ranger les couverts et nous sommes partis en chantant et se donnant rendez- vous la semaine prochaine.

Vendredi 25 Mars: Jardin

Pour aujourd’hui avec le groupe d’adultes nous nous retrouvons de nouveau mais cette fois-ci on va prendre plus de temps pour parler et réfléchir à notre organisation au jardin, l’emploi du temps et les nouvelles plantations à venir.

Avant de partir et de prendre notre goûter tous ensemble nous commençons un nettoyage du jardin en ramassant les papiers jetés et aussi les autres déchets avec Franck et Jessica.

Pendant ce temps là Nicolae et Eric ont arrosé sous la serre et puis dans les palettes.

A plus!

Vendredi 25 Mars: La Rocade

Pierre, Abdel  , Sana, Geoffroy, Heloise, Tito.

L’atelier s’est déroulé sous un  magnifique soleil , avec beaucoup de monde présent et la présence des mamans.

L’atelier cuisine c’est bien passé il y avait beaucoup de participants avec Sana et les enfants et même des parents étaient présents pour faire des pancakes au nutella pour le goûter .

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Nous avions emmené des coloriages de pâques sur l’atelier qui a beaucoup plus aux garçons. Et ensuite un grand épervier  .

Hélène était aux jeux de sociétés( les petits chevaux, le loto) avec les plus calmes.

Pierre a participé aux enregistrements d’Eddy où il nous a montré ses talents de chanteur et où même quelques enfants ont participé.DSCN1211

Jeudi 24 Mars: Massy

Hello tout le monde!

Pour ce second après-midi à Massy, l’équipe des Robinsons était accueillie par 3 enfants pour commencer.

Nous avons installé les tables, les chaises et le terrain pour faire un foot qui a pu attirer une dizaine d’enfants en plus!

Nous avons ensuite commencé une partie de balle au prisonnier avec une vingtaine d’enfants sous le regard bienveillant des mamans qui buvaient un thé et se renseignaient sur l’association.

Évidemment le père de Pâques est passé et avait caché des œufs en chocolat tout autour du terrain. Les enfants et les mamans ont prit un plaisir énorme à chercher les œufs!

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Une fois qu’on était sûrs de les avoir tous trouvés nous avons partagé les œufs entre chaque enfant et nous avons pris le goûter tous ensemble!

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La semaine prochaine nous nous sommes mis d’accord, lors du conseil de quartier, pour faire un épervier et d’autres jeux collectifs tous ensemble!

Quatre familles ont adhéré à l’association et certaines d’entre elles viendront à la soirée conviviale de ce vendredi. Ce fut un très bel après-midi et nous avons hâte de nous retrouver la semaine prochaine!

A bientôt pour de nouvelles aventures…

Jeudi 24 Mars: Skate Parc

Aujourd’hui, nous allons au skate parc avec Sana, Audrey, Laura et Claire. Sana et Audrey ont installé un atelier coloriage, scoubidou et perles. Laura joue avec plusieurs enfants à des jeux de sociétés puis au mikado. SAM_0003

Et Claire s’installe sur le tapis petite enfance pour jouer au mémo avec 5 enfants alors que plusieurs autres enfants jouent avec les tableaux magiques, aux jeux d’encastrement etc. SAM_0004

Après avoir rangé les jeux ensemble, nous nous regroupons pour prendre le goûter. Avant de faire distribuer les verres, et les pains au lait par les enfants, Laura nous apprend à dire « bonjour », « comment ça va ? » en Roumain. Ça a beaucoup plu aux enfants. Mais nous profitons vite du chocolat chaud qui nous a bien réchauffé car les enfants commençaient à avoir froid.

Une fois le goûter consommé nous avons tout rangé et sommes rentrées en promettant aux enfants de les retrouver la semaine prochaine avec le mémo et de la peinture.

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Jeudi 24 Mars: Ballainvilliers

Aujourd’hui avec le groupe des Robinson nous allons sur le camp de Ballainvilliers où de nouveau nous retrouvons les enfants qui nous attendaient avec impatience pour la séance de danse et de la musique avec le groupe des « AVEN SAVORE ».

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Les filles étaient très impatientes de répéter avec Geni et nous et puis des petits et des grands garçons ont répété avec Nicolae et Dominique.WP_20160324_17_07_31_Pro

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Une très belle ambiance, de la bonne humeur et de la rigolade.

L’atelier prends fin sur une note musicale et nous prenons le goûter tous ensemble.

Au revoir!

Mercredi 23 Mars: Jardin, Fête du Printemps

Nous avons organisé une fête au jardin afin de se réjouir de l’arrivée du printemps !

Les Késaj Tchavé et les Robinson ont permis un accueil chaleureux, dansant et chantant !

Et nous étions nombreux à répondre à l’appel ! Des familles venant des Hôtels avec leurs enfants étaient présents grâce à l’accompagnement de personnes de la paroisse, mais aussi des enfants des camps de Ballainvilliers, et bien sûr des bénévoles et des permanents de l’association.

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A cette occasion, plusieurs activités ont été organisées.

Tout d’abord, une « chasse aux plantes », où les enfants se sont amusés à recueillir diverses feuilles et fleurs, à les coller ensuite sur une grande feuille de papier, inscrire ensuite le nom de chacune d’elles à côté, et enfin finir par décorer la feuille avec des dessins d’oiseaux, de soleils, et de personnages.

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Pas loin, un groupe de joyeux constructeurs a donné forme à un épouvantail, à l’aide de palettes, afin d’effrayer les volatiles grignoteurs de fruits et légumes !

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Pendant ce temps, les mamans des Hôtels et leurs enfants ont labouré avec entrain la terre et ont semé à l’intérieur et à l’extérieur de la serre, des salades, des radis, des aubergines, du persil et du basilic.DSCN3041

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D’autres enfants encore, ont planté sur la clôture faite de palettes, toute sorte de fleurs et de plantes aromatiques, comme la Menthe, du Thym, de la Sauge, du Coriandre, des Mauves, des Capucines géantes.

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Après les activités, nous avons récompensé nos efforts par la dégustation d’un repas fait de merguez, de taboulé, de carottes râpées, de jus de fruits et de soda.DSCN3069

Cette journée a encore été l’occasion de partager des moments tous ensemble, sous le signe de la bonne humeur, de la joie et de la rigolade !

Sur les tiers espaces

La revue Filigrane consacre un dossiers aux tiers espaces. Filigrane souhaite accueillir et favoriser les débats au sein de la communauté universitaire et artistique, renforcer les échanges entre les diverses approches de la musique et élargir la notion même de musicologie.

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n°19 | janvier 2016, Edifier le Commun, I

Tiers-Espaces

 

La personne inconnue des enfants du désir

« On devrait laisser croître dans les enfants, ce pour quoi ils sont faits, quelle que soit la direction prise par leur désir : l’espoir du futur, pour chacun d’entre eux, c’est leur « personne inconnue ». Korczak

Janusz Korczak , était un pédagogue qui développait ses projets éducatifs innovants, au cours d’une période particulièrement troublée.

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Le contexte dans lequel il créait et gérait des structures innovantes pour les enfants en situation de rue, les enfants pauvres et précaires, victimes des violences sociales et politiques de leur temps, avait ceci de commun avec le nôtre, qu’il était clair que les lendemains  allaient être plus difficiles que l’aujourd’hui; que les moyens des acteurs sociaux et éducatifs, leur condition de vie , même allaient se dégrader comme leurs possibilités apparentes de travail et de projet.

Cet avenir menaçant, qui pseait hier et qui pèse aujourd’hui sur toute entreprise éducative,  ne se limite pas aux éventuels fléaux et catastrophes qu’on ne peut jamais vraiment comparer d’une époque à l’autre. Non ce qui est commun au delà de proportions et réalités différentes , c’est l’effet qu’un « avenir menace » produit sur le climat éducatif que dès lors on subit, et ses effets. Cet effet est destructeur: inhibitions de projets et d’initiatives, dévalorisation de ceux qui existent

L’effet sur les pratiques éducatives et sociales, dissuasif et limitatif s’impose partout: obsessions de solutions immédiates , voire finales, à court terme. Frénésie à vouloir ranger chacun dans des cases.

La Pédagogie sociale, dans le même contexte difficile,  développe une toute autre logique; sur la voie de Korczak, elle insiste sur l’insignifiance des objectifs à court terme , des projets utilitaires, et volontaristes. Gaspillage et temps perdu, aurait considéré Korczak qui était particulièrement sceptique vis à vis des objectifs vertueux, et des possibilités de changement des personnes et des situations.

A l’inverse , il préconisait une pédagogie qui visait non pas l’enfant présent ici et maintenant mais la personne inconnue qui’ll allait lui même découvrir en lui, au cours de sa propre vie.

Nous assistons aujourd’hui au grand retour du révélationnisme. On nous invite à dépister et repérer de plus en plus tôt les signes de tous les maux de notre époque: hyperactivité, radicalité, délinquance , illettrisme…  Même; les acteurs sociaux et éducatifs se retrouvent ainsi petit à petit pris par une triste pensée du « déjà là « .

Les gens seraient déjà programmés depuis l’enfance  et ce qui compterait,  ce serait de repérer leurs problèmes initiaux,  au plus tôt.  C’est une croyance dans une vision de la vie au cours de laquelle, ce qui serait virtuel, trouverait toujours à s’actualiser. C’est aussi une absence de foi totale ou de confiance suffisante dans la réalité et la qualité de nos actions, de notre éducation et de tout travail social et éducatif possible. A quoi bon en effet si, au final, tout était écrit?

Korczak opérait par un renversement total. Nul ne connaît quiconque par avance et ne se connaît soi même , tant qu’il ne connait pas la fin de son histoire. Loin d’un idéalisme ou d’un romantisme porté sur l’enfant, il considérait au contraire que l’enfant était et allait être comme nous tous, la somme de ce que nous faisons, agissons et vivons, à partir d’aujourd’hui. Et donc nous avons tous,  société et institutions, mais aussi acteurs éducatifs en tête, un rôle essentiel à jouer.

Il écrivait ainsi que le destinataire de notre éducation ne pouvait être que « la personne inconnue des enfants du désir ». Plutôt que de se préoccuper que de l’observation et de l’examen de leurs failles et potentiels, ce dont on devrait assurer la croissance chez eux, ce serait davantage leur capacité à se construire et connaître eux mêmes.

Plus que jamais les institutions d’aujourd’hui broient les désirs et les espoirs des enfants; elles le font avec d’autant plus d’application et d’importance qu’elles le réalisent au nom de  leur bien, et en s’appuyant sur l’absences de perspectives de notre époque . « Tu voulais faire de la cuisine? Tu iras en coiffure. Tu voulais faire du social, tu iras en service à la personne. Tu as des compétences de niveau professionnel déjà là en toi, que nous pouvons tous voir? On te bloquera sur des disciplines scolaires qui n’auront rien à voir ».

Freinet avait observé il y a si longtemps cette capacité des enfants à développer des capacités étonnantes et à s’adapter à des changements qui ne sont même pas arrivés, si on leur laissait seulement les rennes de leur propre éducation.

En Pédagogie sociale, dans le travail de rue, en dehors de tout programme et de toute assurance, nous voyons peu l’effet de notre travail mais nous en ressentons l’impact par notre proximité avec les enfants eux mêmes. Celui à qui on s’adresse à travers eux , collectivement et individuellement, est justement cette personne inconnue avec des qualités uniques et étonnantes.

C’est cette personne en eux qui répond aux situations, qui noue des relations , qui s’ouvre et s’épanouit avec la confiance. C’est cette personne en eux qui leur donne rendez vous avec leur propre histoire, qui revient , qui s’entête et qui trouvera toujours une voie pour s’imposer.

Il n’y a pas besoin d’institution, il n’y a pas besoin de murs pour travailler ainsi.  Il n’y a besoin que de l’accès à tous les langages culturels et humains, à la possibilité de créer, de travailler et de produire ici et maintenant .

Ce nécessaire travail de construction de la personne est en friche et ne peut plus se réaliser qu’en dehors des institutions, des services et des structures , dans un temps et un espace qui sont ceux de la rencontre et de la durée.

Interrogeons nous sur une société qui se prive des personnes remarquables de ses propres membres et qui les remplace par des individus standard et impuissants ; interrogeons sur l’avenir d’une société qui n’ a plus la ressource de ses enfants perdus.  Interrogeons nous sur une société qui inhibe et détruit tous les destins remarquables qui ne demandent qu’à s’épanouir et les transforme en énergie destructrice, en sacrifice insensé,  qu’elle aura grand peine à contenir.

Les personnes inconnues que nous n’avons pu découvrir ou laisser se faire connaître sont autant d’enfants que nous avons perdus ou que nous nous condamnons à ne plus être. Ils sont les inconnus, les revenants et les fantômes de notre société. En se privant d’eux, elle se mutile.

Samedi 19 Mars: Villa St Martin

Par cette froide journée, l’équipe des Robinson s’est rendu à la Villa Saint Martin  afin de proposer diverses activités.

Nous avons commencé par un atelier cuisine avec la préparation d’une salade de fruits. Peu d’enfants en ce début d’après-midi pour faire les petites mains.

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Une fois terminée nous avons lancé des jeux collectifs !  Sur le terrain de foot nous avons pu faire un épervier et un béret. Quelques glissades sur l’herbe verte mais pas de bobo !

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Une initiation au jardinage était également proposée aux enfants.

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Ça y est, il est 16h c’est l’heure du conseil de quartier et de manger notre délicieuse salade de fruit ! Miam miam…! DSCN2994

 Samedi 19 Mars: Ballainvilliers

Avec Abdel, Laura, Dominik, Zoé, Hugues (père de Zoé), Claire, Aurélie et Paul (association Friends), Isaline, tchilla et une dizaine de collégiens.

Nous sommes arrivés à 14h30 et il y avait déjà quelques enfants de Champlan et les collégiens. Nous avons rassemblé tout le monde pour faire une grande ronde (40 personnes environ) afin de démarrer un petit jeu collectif pour apprendre à se connaitre.  C’est parti, chacun se présente. On enchaîne avec un « Jacques a dit » en français et en roumain. Tout le monde a participé avec motivation. Après cela, nous avons chanté des chants que les enfants connaissaient déjà.WP_20160319_14_53_55_Pro

Place aux grands jeux collectifs : 1, 2, 3 soleil et l’épervier.  Il y avait une très bonne ambiance, les enfants étaient très motivés et tout le monde a jouer ensemble. De plus, ces jeux nous ont réchauffé.WP_20160319_15_27_24_Pro

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Il est l’heure du goûter, nous nous asseyons tous ensemble. Les collégiens ont ramené pleins de boissons et de délicieux gâteux que les enfants du camp ont dévoré, ainsi que les adultes d’ailleurs.

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Afin de bien finir cette journée, nous avons demandé à Dominik (membre des Kessaj) de faire une démonstration de danse avec quelques enfants de Champlan. Cela a permis de montrer une partie du projet Aven Savore.

Il est l’heure de partir, les enfants nous aident à ramener le matériel en chanson.

C’est tout pour aujourd’hui.

Vendredi 18 Mars: Champlan

Avec Kenzi, Abdel, Dominik, Zoé, Claire, Dusko, Jasmina, Isaline

Nous sommes arrivés vers 16h20 et nous avons fait une ronde avec les enfants déjà présents en attendant les autres qui rentraient de l’école. C’est parti pour un petit échauffement avec quelques pas de danse sur un fond de musique.

Quelques enfants de plus sont arrivés et nous avons commencé la répétition pour le projet Aven Savore qui a duré environ une demie heure. Les enfants étaient motivés et ont vite assimilés les pas. La fatigue commence à se ressentir, nous avons donc décidé de finir par une petite chanson : Aven Savore que les enfants et adolescents connaissent à peu près.

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C’est l’heure du goûter, nous nous asseyons tous ensemble. Deux ou trois enfants distribuent des pains au lait avec du chocolat ainsi que des boissons au sirop, très appréciés par les jeunes.100_4988

 

Vendredi 18 Mars : Jardin de Saulx

Aujourd’hui nous sommes allés au jardin avec le groupe d’adultes, Jessica, Franck, Eric, Sebastien et Nicolae pour une séance de bricolage.

Sans trop attendre nous mettons tous la main à la pâte et on va renouveler la couverture de la table à feu. Nous avons mis à la place du nouveau bois pour mieux tenir et nous l’avons cloué pour la consolider et faire comme un petit abri pour le barbecue

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Tout le monde est content et ont travaillent tous pour avancer plus vite dans une bonne ambiance et la rigolade. Un qui coupe le bois, un autre qui vient avec les clous, d’autres font les trous et finalement le travail prend fin et nous sommes tous très fiers.

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On ne part pas sans avoir goûter et ranger les outils !

A plus !

Vendredi 18 Mars: La Rocade

Lors de notre arrivée à 14.30, début de l’atelier cuisine pour faire des beignets pour le goûter.

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Nous proposons un atelier bracelets et perles d’un côté et petite enfance de l’autre où il y avait des enfants de tout âges.WP_20160318_15_14_23_Pro

Nous avions emmené la dinette, les jeux de constructions,d’encastrements ainsi que des poupées et enfin le tunnel qui a été très apprécié par les petits et les grands.

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Il y avait aussi le foot où il y avait beaucoup de participants et ont a aussi bien profité des structures motrices déjà sur le terrain.

C’est le goûter qui a rassemblé le plus d’enfants autour du chocolat chaud, du sirop et des beignets.WP_20160318_17_22_52_Pro

Beaucoup d’aide pour le rangement. La suite la semaine prochaine.

Jeudi 17 Mars: Ballainvilliers

Aujourd’hui c’est sous un soleil radieux que la troupe des Aven Savore débarque au camps de Champlan. Après les salutations de rigueur, nous formons un cercle et répétons les pas de bases du spectacle.IMG_20160317_163557

Une fois fait, nous montons crescendo en entonnant  » Ma mou Na dara » avec la chorégraphie qui va avec. S’en suit plusieurs chansons, et les danses qui vont avec.

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Les enfants au début discrets commencent à se lâcher, et de plus en plus de parents nous rejoignent pour voir leurs enfants danser et chanter.

Nous terminons sur un tonitruant  » Aven Savore » avant d’entamer le goûter pendant que Inuts, le mari de Laura, nous accompagne en musique.IMG_20160317_172000

C’est déjà l’heure de se dire au revoir!

Jeudi 17 Mars: Jardin de Saulx

Aujourd’hui dans le programme des Robinsons, nous avons une nouvelle séance avec les adultes au jardin et pour cette fois-ci, nous allons consolider les clôtures des palettes et ensuite commencer à découper des petits bouts de bâche pour remplir les trous dans les hauts des palettes et semer.

Jessica et Franck avec Nicolae ne s’arrête pas sans avoir fini de découper la bâche et sèment déjà la menthe et du basilic.

Pendant ce temps-là, Tito et Éric ont put consolider et clouer le reste des palettes avec beaucoup d’efforts et d’énergie car ce n’est pas facile du tout.

Une petite et courte balade dans la forêt à coté pour couper des branches et faire des piquets mais aussi pour la fabrication d’un épouvantail.

La journée prend fin et un bon goûter bien frais clos la séance de cette après-midi.

A plus !

Jeudi 17 Mars: Massy

Aujourd’hui, quand  Iasmina, Louis, Héloïse et Claire arrivent à Massy, il y a déjà beaucoup d’enfants présents. Nous nous dépêchons d’installer le matériel et commençons à cuisiner une salade de fruits avec les enfants. 100_4964

Héloïse s’installe avec les enfants et les mamans pour faire de la pâte à modeler, Louis entame un foot, Iasmina épluche les fruits pendant que les enfants les coupent et Claire s’installe sur le tapis petite enfance avec les bébés et les mamans.

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Une fois la salade de fruits terminée, les enfants nous aident à ranger tout le matériel et nous nous regroupons sur les tapis pour un conseil de quartier. Puis deux enfants distribuent le goûter constitué de madeleines et sirop et la fameuse salade de fruits.100_4972

Nous repartons heureux en se donnant rendez vous la semaine prochaine pour une chasse aux œufs, en espérant que le soleil soit avec nous.

Jeudi 17 Mars: Skate Parc 

Aujourd’hui, nous (Sana, Audrey, Ana, Laura et Camille) sommes allés au skate parc pour les ateliers de rue.

Nous avons préparé quatre tapis : un avec la petite enfance, deux avec les jeux de société,et un avec la peinture.Les enfants sortant de l’école étaient très nombreux et le beau temps a fait que les mamans sont également restées.SAM_1214

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Les ateliers sont passés super vite, nous n’avons pas vu le temps passé.

A la semaine prochaine !

Mercredi 16 Mars: Jardin de Saulx

Un après-midi frais avec 4 enfants. Renforcement de la clôture prévu aujourd’hui, les enfants ont scié des planchettes à partir de palettes pour renforcer la clôture.2015-01-01 00.00.00-1032015-01-01 00.00.00-1252015-01-01 00.00.00-114

L’après-midi a été marqué par la présence de visiteurs de l’association, ils ont joué avec les enfants sur des temps de jeux avant de prendre un goûter tous ensemble.2015-01-01 00.00.00-143

Bonne humeur, sourires, rencontres, échanges, un bon moment vécu par tous.

 

 

 

 

La fabrique du rebut

Cela fait déjà longtemps que nous avons pointé et compris comment ceux qui travaillent au plus près de la précarité assignée aux groupes sociaux et familiaux dérangeants , sont eux aussi condamnés à la précarité de leurs moyens, et de possibilités de communiquer et faire valoir leur action.

C’est une série de peines dont on s’étonne toujours des nombreuses déclinaisons:

  • on donne toujours moins à celui qui fait le plus; le travail contre la précarité est un travail deux fois précaire: par les moyens qu’on y attribue et par le fait qu’on précarise ceux qui s’y emploient.
  • On baigne d’un même déni et parfois même mépris l’acteur, le travail social réalisé et le public qui en est destinataire.

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A chaque fois, la péjoration est dédoublée.

Elle agit toujours deux fois: par le statut et le processus.

Un statut minoré dévalorisé et un processus d’aggravation et de refus de perspectives qui achève de dissuader les éventuelles vocations.

Bien entendu ce traitement commun et même confusionnel entre le travail et la réalité, l’acteur social et le destinataire dévalorisé, sont l’occasion de prendre conscience d’une vérité.  On apprend  ce que c’est que d’éprouver un sentiment de plus en plus répandu: un sentiment de rebut.

Le sentiment de rebut est comme un vêtement, une marque, un stigmate,  dont on ne pourrait se défaire. Il est un signe de valeur seconde, une trace d’infamie. Il reste attaché solidement à la rencontre avec la matière.

Comme la matière à laquelle il se confronte, le véritable travail social est sale. On oublie ce que ça veut dire. On oublie qu’il salit ceux qui s’y emploient, qu’il salit l’image du travail qui s’y réalise, qu’il salit les rêves et les espoirs.

On oublie les conséquences les plus élémentaires du vrai travail social; la difficulté pour celui qui travaille avec cette matière sociale de se faire comprendre et entendre de ceux qui s’en sont exemptés.

Ce sentiment de rebut attrapé comme un virus, un mauvais rhume décale complètement le contaminé:

  • dans son statut social qui se trouvera dorénavant en bas de l’échelle
  • Il n’est plus dans la course: par définition le travail sur la matière sociale n’a pas d’avenir et celui qui s’y livre, paraît toujours à contretemps, un vestige du passé, une anomalie sans futur,
  • Il n’ a plus la grâce des naïfs, la chance des débutants; le fait d’avoir connu la viscosité et la résistance de la matière font qu’il vit dorénavant dans un monde où plus rien ne lui est facile, aisé ou naturel. Il n’ a plus « le chic »: chaque mouvement devient emprunté, chaque parole est hors de propos, chaque réaction dérange.
  • Il a un sentiment de périphérie, de « banlieue »; les lieux où il s’emploie sont des lieux « mis au ban ». Ce n’est jamais là où ça se passe; jamais là où ça se décide . Jamais là où il faut être.

Il n’est pas étonnant dès lors, face  à un tel traitement, une telle condition qu’il y ait tant d’abandons , de désertions, et de sauve qui peut hors du navire social. Les nouveaux professionnels n’accrochent plus à leur métier. Ils passent de congés maladie, en périodes sabbatiques . Ils font du nomadisme de « travail alimentaire », dans des institutions. Ils ne sont plus qu’intérimaires de leur métier, touristes de leur propre identité sociale.

Celui qui a travaillé avec les corps handicapés et démembrés, celui qui a connu les métiers de la souillure, celui qui a mis les mains dans les fluides humains, celui qui s’est immergé dans le biologique, celui là connaît un curieux paradoxe: confronté à une réalité puissante et occultée qu’il accepte de voir en face et dont il connaît mieux que personne la complexité et la vie, le voilà décalé d’une réalité artificielle, d’une actualité composée, d’une mode et d’un monde d’apparences; ce qui permet de rejeter son expérience.

Les éléments que je décris ici ne sont pas nouveaux. On y retrouve quelques vérités à la base de la théorie « du Care » sur l’inversion de la valeur des tâches humaines.  On y retrouve quelques considérations sur l’exclusion et la marginalité qu’on pouvait déjà nommer dans les années 60.

Ce qui est nouveau par contre et chaque jour plus encore urgent, c’est l’emballement de l’évolution politique, économique et sociale, qui n’a jamais tant détourné notre société de sa matière, de sa réalité. La tension devient intolérable , injustifiable et d’ailleurs on ne prend même plus la peine de justifier les dérives d’aujourd’hui: exclusion de masse, dénis de soin, parcage humain, dénis d’enfance … à une échelle jamais vue si on considère que ce sont les institutions elles même de la société et du social qui s’y emploient aujourd’hui.

L’acteur social égaré dans un travail véritable devient le baromètre d’une société qui perd la boule. Il expérimente cette folie dans ce qui devient son quotidien le plus banal, son actualité la plus triste.

Cette folie peut se résumer en ceci: le véritable travail qui transforme et répare est infamant et disqualifiant; la sale besogne qui consiste à le rendre impossible est promue et valorisée.

Le sentiment de rebut que l’acteur social l supporte comme une chaîne, un fardeau devenant chaque jour plus pesant devient le signe de la pression des digues et des barrages, prêts à céder.

Au final, personne dès lors ne sera plus à l’abri de se mouiller et de se salir…

Dimanche: Jardin

Aujourd’hui un grand soleil nous accueille pour démarrer la journée au jardin. Claire et Fatimata retrouvent les mamans et les enfants en fin de matinée pour faire les courses, puis tout le monde embarque dans le camion pour aller au jardin.

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Arrivés sur place les mamans se mettent au travail pour préparer le barbecue, avec, au menu : du poulet mariné, des merguez et une belle salade de crudité; le tout accompagné de thé à la menthe. Pendant ce temps, les enfants commencent à travailler dans la serre pour retourner la terre et faire le tri. Dominique fait son entrée et aide beaucoup les enfants.

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Arrive l’heure du repas, et tout le monde se met à table avec plaisir. Puis de nouveaux enfants avec leurs parents nous rejoignent.

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Deux cavalières font une pause pendant leur promenade pour présenter leurs chevaux aux enfants. Puis Laurent et Hélène arrivent. Hélène met en place des jardinières le long d’une parcelle pendant que Laurent construit une cabane avec les enfants. Fatimata et moi-même préparons le chocolat chaud. Les mamans ont apporté des gâteaux qui ont été très appréciés. Tout le monde se réunit pour le goûter.

La journée prend fin toujours sous le soleil, nous aurons partagé de beaux moments de rire et de convivialité.

Samedi: Atelier Chilly Gare

Laura, Sandra, Zoé, Cassandra

Laura savait qu’il y avait peu d’enfants actuellement sur le camps, du coup on s’est dit que nous allions aller chercher les quelques enfants pour faire les ateliers au local.
Quand ils sont arrivés nous les avons réunis et nous avons dansé , et préparé un peu le spectacle Aven Savore avec eux, les enfants ont adoré et se sont défoulés !

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Ensuite nous sommes passé à l’atelier cuisine, nous avons préparé des muffins, Sandra et Zoé ont pu laisser toute la préparation entre les mains des enfants qui se débrouillaient très bien !

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Nous avons enfin pu déguster avec plaisir nos gâteaux en buvant du chocolat chaud maison !

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Samedi: Villa St Martin

A notre arrivée il y avait deux enfants qui nous attendaient pour nous aider à décharger le matériel du Daev.

Nous avons descendu aussi la cuisine pour la préparation des crêpes pour le goûter, et ensuite nous avons installé le tapis et la dinette, les legos et d’autres petits jeux.
Marina et Anna on pu tourner entre le coin petite enfance et les jeux collectifs: chats glacés, gymnastique, foot, un, deux,trois soleil et on a voulu jouer au béret mais le temps qu’on s’accorde sur les règles la moitié des enfants sont allés au foot.

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Pendant ce temps Nicolae et Sebastien ont pu retourner une partie de la parcelle au quartier avec le motoculteur et aussi avec des encouragements de la part de Zohra et de Marie et son mari qui se sont occupés du jardin la saison dernière et veulent reprendre cette année de nouveau.

Des enfants ont aidé à la préparation des crêpes tandis que d’autres ont été plus malins et ont gouté les crêpes avant l’heure!

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La fin de l’activité s’achève avec le conseil de quartier habituel où tout le monde est invité à faire un retour sur les activités de l’après-midi et leurs souhaits d’activités pour la semaine prochaine.

Le goûter met fin à l’activité et nous sommes tous prêts à partir à la maison.

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A la prochaine!

Samedi: Hôtel F1

Aujourd’hui, nous (Kenzy, Fatimata, Audrey, Camille, Dusco, et Dominik) sommes allés aux hôtels F1 pour faire les ateliers de rue.
En voyant que nous installions le matériel, les enfants sont venus à toute vitesse !
Nous avons fait une grande fresque de peinture, nous avons joué au « puissance 4 »,et à la dinette avec les plus jeunes. 20160312_154512

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Nous avons ensuite pris le gouter. Il y avait 4 thermos de café pour une quinzaine de personnes, on en a alors profité et on s’est resservit 2 ou 3 fois ! En plus des gâteaux et des fruits ! Ça fait du bien d’avoir le ventre plein!!
A la semaine prochaine !

Vendredi: Atelier Champlan

Présents : Juler, Jenika, Dùshko, Dominik, Sandra, Marina, Iasmina et Kenzy

Nous sommes arrivés avant le retour des enfants de l’école, nous avons pu nous installer et prendre des nouvelles auprès des parents sur la situation du camp et l’état d’esprit des enfants. Nous avons pu avoir des discussion avec des hommes, qui habituellement reste un peu en retrait lors de l’atelier, il était agréable de voir qu’ils étaient aussi content de nous voir arriver que l’ont été les enfants 30 minutes plus tard.

Nos artistes des Kesaj Chavé ont commencé par la musique, moment détente et plaisir, où nous avons été rejoint par des artistes (théâtre) du collectif Animakt qui étaient sur place depuis plusieurs jours pour composer un conte sur des récits de vie et des légendes traditionnelles. Les hommes et les les grands adolescents ont participé jusqu’à l’arrivé des enfants.DSCN2852

Une fois les cartables posés et le jeu choisi, nous avons fait une activité ludique et pédagogique, alliant la course au repérage des fruits, des couleurs et des chiffres (tracés au sol), nous avons joué à la marelle, puis un atelier plus construit de musique et percussion corporelle s’est lancé. Puis une fois qu’une partie des enfants est revenue (partis pour jouer aux dés et en ont profité pour nous apprendre à compter en romanes, riant aux éclats de notre prononciation, un partage plaisant) nous avons proposé un atelier d’une fresque commune, avec coupage et collage, coloriage et même utilisation de bombes à craies en poudre.DSCN2861

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9 enfants ont pris part à l’atelier et 6 adolescents, le goûter s’est vraiment très bien déroulé, dans le calme, fluide, tous les enfants ayant joué le jeu pour que les choses se passent vite et que nous partions à l’heure alors que nous avions pris de la marge pour terminer la fresque.

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Nous nous sommes donnés rendez-vous vendredi prochain !

Vendredi: Jardin

Sous cette après-midi ensoleillé, Nicolae, Sébastien, Franck, Eric, Jessica et Geoffroy se sont rendus au jardin pour diverses tâches.
Nicolae, Seby et Geoffroy se sont relayés au motoculteur pour agrandir la grande parcelle. Ouh c’est dur !

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Franck, Eric et Jessica ont participé au nettoyage des parcelles en retirant tous les éléments étrangers au jardin et ont aidé à bécher les parcelles de terre.

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Un peu avant l’heure du goûter nous avons été rejoints par Eddy qui arrivait en courant et criait : « Je t’adore Nicolae !»
Après ces éprouvantes épreuves nous avons pris notre goûter bien mérité avec, au menu, le chocolat chaud accompagné de madeleines au chocolat… Quel délice !
Une fois le goûter finis et les outils rangés, nous sommes rentrés en camion au local pour tout débarrasser.
Tchao à la prochaine !

Vendredi: La Rocade

Aujourd’hui Laura, Anna et Tito arrivent à la Rocade pour la permanence. Tito part pour faire des travaux, Anna s’installe rapidement sur le tapis petite enfance où arrivent vite beaucoup d’enfants pendant que Laura fait des panneaux d’affichage avec les enfants pour la chasse aux œufs.

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Nous arrivons ensuite, Sana, Hélène et Claire. Sana et Hélène font une fresque de peinture avec les enfants, alors que je m’installe sur le tapis petite enfance avec des masques, tableaux magiques etc.

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Arrive l’heure du goûter ou nous servons du chocolat chaud et des madeleines au chocolat à tous les enfants assis ensemble sur les tapis.
Tout le monde a beaucoup apprécié l’atelier qui a remporté un grand succès.WP_20160311_17_30_38_Pro

Jeudi: Ballainvilliers

Aujourd’hui, nous (Jenica, Dusco, Domino, Ivan, Laura, Geoffroy, Camille, Yann et Yoann) sommes allés à Ballainvilliers faire les ateliers de rue.

Nous commençons par installer les tables pour faire la bonne soupe maison de Laura. Toutes les petites mains se sont mobilisé pour couper, éplucher les légumes de saison.

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Pour accompagner les travailleurs, les Kesaj nous chantent des morceaux Tziganes.
Nous nous motivons à travailler vite et bien pour aller danser sur les rythmes endiablés sous la direction du chorégraphe Ivan !

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La soupe terminé, cuite, et prête à déguster, nous profitons d’un temps calme pour goûter : chocolat chaud, pommes et biscuits au chocolat. MMMMMMMHHHHH !
On a passé un super après midi ! A la semaine prochaine !!

Jeudi: Jardin de Saulx

La séance de jardinage et maraîchage au terrain des Robinson avec le groupe d’adultes reprend aujourd’hui et nous sommes très enthousiastes car on se revoit de nouveau pour un atelier plein d’énergie et des nouvelles envies.
Une journée calme et belle sous le ciel de Saulx-les-Chartreux, et on commence en emmenant le reste du BRF pour mettre sur les parcelles et une autre partie aux pieds des palettes pour éviter de désherber. Éric et Franck avec Jessica en train de charger des brouettes après brouettés et en ce temps Anna et Tito, aidés par Louis, ont réussi en temps record d’emmener assez de brf pour mettre aux pieds des palettes et éviter le désherbage.2015-01-01 00.00.00-106

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Cependant Nicolae et Sebastian ont réussi à consolider et renforcer la serre en enterrant les extrémités avec de la terre. Ils ne tardent pas à aboutir et puis donne un coup de main aux autres.

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Après une petite pause à l’ombre humide du prunier nous avons reconstitué une parcelle et l’avons entourée , avec des piquets et ensuite avec un beau bandeau pour faire plus joli.
La journée s’achève bien avec un bon goûter au chocolat et au cake !
A demain !

Jeudi: Atelier Skate Parc

Aujourd’hui nous sommes allés au skate parc avec Iasmina, Sanna, Audrey, Marina, Juler et Claire. Après avoir installé les trois tapis, les enfants commencent à arriver et à s’installer pour faire des écritures graphiques avec Sana et Audrey, des jeux de société avec Iasmina comme le blocus, le triomino etc.100_4852

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Les plus jeunes enfants ont bien joué avec les legos puis une partie endiablée de domino a débuté.

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A la suite, nous nous sommes rassemblés pour un conseil de quartier qu cours duquel les enfants nous ont fait part de leurs envie pour les prochains ateliers tel que de la pâte à modeler, du sport, de la peinture, des jeux collectif… 100_4904

Puis, arrive le chocolat chaud et les cakes aux fruits tant attendus !!!

Mercredi: Athis (quai de Seine)- Camp de Juvisy

Aujourd’hui, le groupe des Kesaj vient avec les Robinson sur le camps.
Étant donné que les familles de Wissous se sont fait expulsé, nous pensons en revoir quelques unes à Juvisy.
Mais, quand nous arrivons, nous ne trouvons que 4 tout petits et 3 ados.
Nous commençons par une ronde des prénoms pour faire connaissance, puis nous jouons au « Facteur n’est pas passé ».

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Les plus petits décident ensuite de jouer à la dînette et aux jeux de construction. Laura fait une grande grande tour, et tout le monde s’amuse à la faire tomber ! C’était très amusant !

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Un goûter à base de cakes aux fruits et de chocolat chaud plus tard, nous sommes déjà repartis.

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Nous n’avons pas vu le temps passé ! Nous espérons les revoir la semaine prochaine !

Mercredi: Atelier Saint Eloi

Kenzi, Yasmina, Abdoul, Sana, Geoffroy, Hélène
Aujourd’hui, sous ce temps mitigé, l’équipe des Robinsons-MJC s’est rendu à Saint Eloi afin de partager un moment convivial, autour de diverses activités.
Au programme, un atelier petite enfance avec des poupées, des coloriages et des scoubidous animé par Hélène et Sana qui a fait fureur auprès des filles principalement.

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Atelier jeux de société pour les grands et les petits en présence d’Hélène, Abdoul et Geoffroy. Atelier dans la joie et la bonne humeur sous l’éclat des rires enfantins.

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Découpe de planche à l’aide d’une scie pour le projet « caisse à savon ». Concentration et rigueur demandés sous le regard expert de Kenzi !

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Cette après-midi frisquet s ‘est clôturée par le traditionnel conseil de quartier suivi d’un bon goûté composé de chocolat chaud, de bananes et de cakes.
Les enfants nous ont fait un retour très positif de cet après midi et nous ont fait la demande d’amener un ballon de foot et de quoi faire du ping-pong pour la semaine prochaine !

Mardi: Cuisine

Aujourd’hui c’est le retour de Yasmina. Pour l’occasion, Zorha veut préparer un couscous et Yasmina a très envie d’un gâteau au chocolat.

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Nous partons donc faire les courses avec Laura, Dominique, Abdoul, Eric, Jules et moi, Claire, en oubliant la moitié des choses: qui a déjà manger un couscous sans viande, tomate ni pois chiche ??? Bizarrement, tous les ingrédients nécessaire au gâteau au chocolat étaient dans le sac…
Une fois les courses terminées, nous nous mettons aux fourneaux sous les commandes de Zohra. Corinne, Sadiou, Eric, Franck et Héloïse mettent tous la main à la patte pour préparer de bons plats et aménager le nouvel espace au mieux. Les bonnes odeurs sont vite là.

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Comment t’offrir mon cœur, s’il n’est pas à moi?

Telle est la chute du dernier poème déclamé par F Garcia Lorca avant d’être fusillé par les fasciste espagnols  en 1936.

Ceux qui sont familiarisés avec l’anthropologie du don, la théorie du don, mise à jour par Marcel Mauss, savent que le don crée du lien; et pas n’importe lequel: du lien qui attache , du lien qui tient, du lien qui en appelle d’autres.  Le don crée la dette; la dette crée le lien.

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Ainsi dans nos pratiques en Pédagogie sociale, nous instaurons le don comme mode de relations. Nous choisissons le don plutôt que le contrat; le don, plutôt que le projet: le don plutôt que la condition; le don plutôt que l’évaluation.

Dans une société où le lien est faible et où il pose problème; par le don, nous tissons des relations qui, sans cela, n’existeraient pas, ne tiendraient pas, ne s’inventeraient pas. Ceux qui passent à Robinson, connaissent de ces rencontres improbables.

Mais il est un autre aspect des choses que Mauss n’avait pas forcément exploré. Il avait envisagé le don comme un mode de relations sociales, alternatif et préférable à d’autres comme la violence ou la guerre. Il avait moins exploré cette notion du côté de la  communauté ou de l’appartenance collective. Il ne l’avait évidemment pas exploré, non plus, du côté de la résilience.

Souvent, nous rencontrons sur nos ateliers, au cours de notre travail, mais aussi dans notre propre groupe des personnes qui se mettent en situation de devoir donner ce qu’elles n’ont jamais reçu pour elles mêmes.

Certains de nos pédagogues, qui mettent en place les atelier éducatifs les plus vivants et les plus riches, ne sont pas ou peu allés à l’école. D’autres mettent en place, pour les enfants,  autant de situations d’éveil et « secures » dont ils n’ont jamais bénéficié, pour eux mêmes.

Quelques uns le vivent sans un  mot, comme une évidence; d’autres ressentent le besoin d’en parler et de l’exprimer fort: on peut aussi donner par besoin vital, donner pour se construire, donner pour faire communauté avec ceux à qui on donne.

Ils font alors l’expérience d’une vérité rarement dite sur le don: le don ne crée pas que de la dette; la dépendance n’est pas d’un seul côté; on appartient toujours un peu à qui on donne.

Ainsi  le don recouvre à la fois une  dimension sociétale, la construction nécessaire d’une possible vivre ensemble , d’une possible communauté  et la possibilité de se construire et de se développer soi même,  en tant que personne, en tant que sujet, en tant qu’auteur.

Par le Don, l’empowerment rencontre le Care: car il ne peut pas y avoir d’activation des relations sociales, sans soin et sans la production des sécurités essentielles et  affectives, pour les personnes concernées.

SAMEDI

CHILLY-GARE

Laura, Sebastian, Dusko et Dominique sont allés à Chilly-Gare pour rencontrer les jeunes enfants et faire de la musique, quand on est arrivé sur le camps, on s’est installé à l’entrée, après on est allé chercher les enfants pour commencer l’activité. DSCN1016

On a eu une petite surprise, il n’y avait pas beaucoup d’enfants sur le camp. On est un peu au creux de la vague . D’autres enfants vont bientôt revenir.

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Dusko et Dominique ont fait un atelier de musique, quelques chanson en slovaque, les enfants ont chanté avec nous et après on a prit le goûter, des chocolats chauds et du cake aux fruits, puis on s’est dit au revoir. DSCN1012

HÔTEL FORMULE 1

Kenzi, Sana, Fatimata, Isaline sont arrivés à l’hôtel Formule 1 vers 14h40. Nous avons commencés à installer les ateliers : Kapla, puissance 4 géant, petite enfance.20160305_145722

Puis une dizaine d’enfants sont arrivés avec quelques parents. Les plus petits ont joué à la dinette et les plus grands ont construit une grande tour de Kapla qu’ils ont eu plaisir à détruire par la suite. Nous avons aussi joué au puissance 4 en équipe.20160305_151350

Dans les alentours de 15h20, nous avons commencé la cuisson des popcorns sucrés et salés. Les enfants ont adoré, ainsi que les mamans qui se sont resservis. Dans le même temps, nous avons servis du chocolat chaud et du thé pour se réchauffer un peu.20160305_145855

Ensuite, nous nous sommes tous assis pour gouter. La fatigue commence à se faire ressentir, certains enfants se sont allongés pour se reposer. L’atelier se termine et les enfants nous aident à ranger avec motivation.20160305_153914

 

 

Villa Saint Martin :

Une après-midi bien ensoleillé à l’horizon de Longjumeau et là, les Robinsons débarquent ! Les enfants ne tardent pas à nous accueillir bien chaleureux comme d’habitude et nous aident a descendre le matériel et l’emmener aux tapis.

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A peine arrivés, nous débutons avec un match de football infernal entre les enfants et nous, et puis les enfants commencent à s’éparpillé et profiter des activités que nous proposons aujourd’hui.

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Une partie de jeux de société commence avec Nicolae et Aurélie (nouvelle stagiaire EJE), et un groupe d’enfants bien contents et impatients, Abdel, Amin, Sara, Bresil, car tout le monde voulais jouer a Halli Galli. Après plusieurs parties gagnées en unanimité et sans droit d’appel par Nicolae, il a été exclu de participer  groupe qui voulait tenter sa chance en jouant au Loto !

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Ana prend en charge les tout petits et une restauration rapide imaginaire voit la lumière du jour tout en rigolant et en apprenant aux enfants les bonnes habitudes pour se nourrir.
Nous avons eu la visite de Laura et Dominik, Dusko et Sebi qui ont amené la musique les chants, la joie, le rire sur notre atelier.

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*L’atelier prend fin dans une note musicale et avec un conseil de quartier où nous avons décidé que on va partir à la chasse aux œufs pour Pâques !
Ciaw

VENDREDI

La Rocade :
Nous débutons de nouveau avec une nouvelle activité sur l’atelier de la Rocade en demandant aux enfants de se mobiliser pour une activité « chasse aux Trésor » pour faire construire un coffre et des cadeaux pour les gagnants de cette aventure.

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Ca fait quelques semaines que je ne suis plus allé à la Rocade et la avec beaucoup de plaisir et envie je reviens vers les enfants en leurs proposants de faire une « grande puissance 4 »et puis un grand jeu collectif avec le ballon pour pouvoir se réchauffer les batteries.

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A côté, Sana et Anna proposent de la cuisine aux enfants tout petits en faisant des popcorn Et Ana enchaine avec une construction de la Tour Eiffel avec les Kaplas.
Bon atelier, belle après- midi qui se fini dans une bonne ambiance et la rigolade !
Ciaw !

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CHAMPLAN

Laura, Zoé, Tito et Sandra

Nous sommes arrivés sur le camp, les enfants nous ont accueilli tout de suite.

100_4748 Nous avons fait un cercle et avons joué à plusieurs jeux, d’abord en équipe, celles qui saura nommer le plus de légume, puis un deuxième jeu de rapidité qui consistait à se taper chacun dans la main sur les jours de la semaine.

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Ensuite nous avons installé sur les tapis l’atelier, décoration de bougeoirs avec de la peinture et des paillettes. L’activité était calme et les enfants participaient bien et étaient contents à l’idée de pouvoir garder les objets pour eux !

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Nous avons aussi distribué des petites bougies à mettre dedans.
Puis nous avons pris le gouter, mikado et chocolat chaud, c’était très bon.

Vendredi: répétition Aven Savore avec Ivan Akimov

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Après la répétition d’il y a deux semaines , à Buno, Ivan a préparé la trame de notre futur spectacle: Aven Savore ! Il nous faut à présent pouvoir le montrer et y initier un maximum d’enfants.

 

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Alors, ce vendredi, Ivan a réuni, les « leaders » du projet (merci à Abdel, Douchko, Domino, Isaline, Sebastian), qui auront à charge d’initier les enfants pour une répétition effrénée et pédagogique: les bases, ce qui compte, les essentiels.
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Comme toujours en Pédagogie sociale et spécialement en « Pédagogie sociale Kesaj », on apprend en le faisant, « et en bâtissant en premier le collectif dansant et chantant »,  qui portera chaque individualité.

JEUDI

SKATE PARK

Ana, Fatimata, Dusko, Dominique, Tito

Quelle belle journée ensoleillée, nous somme arrivées à 14h30 l’heure où l’atelier commence durant les vacances scolaires, il y avait Rachida devant l’école qui nous attendait avec sa fille Sarah.

Nous avons proposé divers jeux pour amuser les enfants: il y avait la dinette ( la petite enfance), kapla, perles et créations, le jeu géant puissance 4, coloriage, de la pâte à sel que l’on avait réalisée la semaine dernière, atelier musique et danse avec les chanteurs slovaques.

Le déroulement de l’atelier s’est très bien passé; les parents se sont épanouis à faire le jeu géant de puissance 4 avec leurs enfants car on a eu beaucoup des parents aujourd’hui. Ensuite on a proposé l’atelier pâte à sel, suivi d’une chorégraphie de danse. Pour finir on a mis en place l’atelier gonflage de ballons, où nous avons attaché des ficelles aux ballons pour faire comme si c’était des cerf-volants.

Enfin, nous avons terminé cette agréable journée par un bon goûter avec du chocolat chaud, et du thé pour les parents, cake aux fruits et pain au lait.

BALLAINVILLERS

Zoé, Isaline, Laura, Sebi, Juliette, Sandra, équipe Convivance.

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Nous sommes arrivés sur les coups de 14h30, nous avons installé nos affaires puis rassemblé les enfants afin de faire une ronde de présentation. Puis nous avons joué au jeu du facteur ce qui était très amusant.IMG_20160303_150324

Nous sommes ensuite passés aux ateliers, Laura a proposé aux enfants de faire des bracelets de perles et brésiliens, Isaline s’occupait de la petite enfance avec les kapla et la dinette, tandis que Zoé et Juliette ont mis en place un atelier peinture (construction de petits bonhommes décorés de peinture, laine et paillettes). L’atelier était calme et tous les enfants ont participé avec plaisir et motivation.IMG_20160303_151249

Ensuite, Laura a tracé un parcours au sol afin de faire un jeu d’équipe et défouler les enfants, nous avons eu un peu de mal à mettre les règles en place mais nous avons fini par réussir et tout les enfants sans exception y ont pris part.IMG_20160303_151213

Enfin, pour les calmer nous leur avons demandé de s’asseoir en rond, ils ont pu dire ce qu’ils avaient aimé ou pas ce jour. Puis nous avons chanté tous ensemble avant de passer au gouter ! Chocolat chaud et viennoises à gogo, tout le monde était content !IMG_20160303_151209

A bientôt pour de nouvelles aventures!

MERCREDI

JARDIN

Avec Madalin, Dominique, Eric, et moi Sebastien, lorsque nous sommes arrivés, nous avons directement fini de construire la parcelle de jardinage à l’aide de palettes.DSCN2808

Nous avons beaucoup avancé, il faisait un temps agréable, cependant nous avons tous eu très froids mais le travail nous a bien réchauffé. A l’heure du goûter il s’est mis à neiger.

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Voila pour cette semaine, j’espère que la semaine prochaine nous serons nombreux !

Trajectoires politiques du XXIe siècle, Démocratie, Citoyenneté, Participation (Dunkerque-59)

A une époque où la politique n’a plus bonne presse, où la défiance a pris le pas sur la confiance et où le divorce entre la société et la classe politique est consommé, il est urgent de dégager des pistes de Capturerenouvellement des expériences démocratiques au sein de nos territoires.
Démocratie, citoyenneté, participation… ces termes ne sont plus que les étendards malheureux d’un monde en bout de course. Pour s’en convaincre : le nombre de personnes à déserter les bureaux de vote, à partager le sentiment de ne plus être écoutés et à estimer ne plus rien avoir à attendre de la politique.
Cependant, ce défaut de démocratie masque mal les alternatives, les mobilisations et les résistances citoyennes qui foisonnent un peu partout dans les territoires (zones à défendre, habitats coopératifs, comités des indignés, etc.). Ces quelques conférences seront l’occasion de dessiner ensemble les conditions et les contours d’une révolution à venir dont il faudra bien un jour se décider à prendre la mesure…

1.     De quoi la démocratie est-elle le nom ? (20 février 2016 – 14h 30)

Alors que certains ont tendance à se replier sur eux-mêmes, d’autres explorent les chemins d’une démocratie plus directe où le peuple (au sens fort du terme) serait au cœur de l’exercice du pouvoir. Eléments d’éclaircissements à l’occasion de cette première conférence.
Avec Ali KEBIR, philosophe, doctorant à l’université de Rennes 1, auteur de « Sortir de la démocratie » (l’Harmattan, 2015).

2.    Vous avez dit éducation populaire ? (19 mars 2016 – 14h 30)

Qu’on se le dise, la révolution démocratique ne tombera pas du ciel … Et sans doute est-il utile pour cela de renouer avec une éducation populaire digne de ce nom visant à la transformation sociale et à l’émancipation collective. Tour et détour de l’histoire de l’éducation populaire en France et ailleurs.
Avec Hugues BAZIN, chercheur indépendant en sciences sociales, coordinateur du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action et Joackim REBECCA, sociologue et ancien membre de la SCOP d’Education populaire Le Pavé.

3.    Pourquoi faire participer les habitants ? (23 avril 2016 – 14h 30)

Les démarches de « mise en mouvement » des citoyens se sont hissées depuis quelques années au centre de toutes les actions publiques territoriales (débats publics, conseils citoyens, budgets participatifs). Aussi utiles qu’elles puissent apparaître, elles permettent aussi souvent de contourner la question du partage de pouvoir de délibération et de décision entre les décideurs et la société civile.
Avec Patrick NORYNBERG, cadre territorial, enseignant formateur et essayiste.et Guillaume FABUREL, géographe, professeur à l’Université Lumière Lyon II.

4.    Changer la ville pour changer la vie ? (21 mai 2016 – 14h 30)

Dix ans après les émeutes urbaines, la banlieue reste un sujet à risque pour les politiques. Les fractures raciales, sociales et territoriales ne cessent de se creuser sans que les rénovations urbaines successives ne parviennent à les résorber. La forme de la ville change, certes, mais la pauvreté des populations demeure tout comme le sentiment d’abandon et de stigmatisation dont elles font l’objet.
Avec Hacène BELMESSOUS, chercheur indépendant et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur les questions urbaines dont récemment « Le Grand Paris du séparatisme social » (Post Editions, 2015).

5.    Trajectoires révolutionnaires (18 juin 2016 – 14h 30)

Squatteurs, zadistes, grévistes, hackeurs… expérimentent aujourd’hui à la marge des institutions de nouvelles constructions sociales plus humaines, solidaires et collectives. Comment interpréter le foisonnement de ces révolutions sinon comme le signe d’imaginaires politiques nouveaux en ces temps de crises où nous en aurions grandement besoin. Rencontre avec celles et ceux qui ont fait de l’engagement politique un principe de vie.
Avec le Collectif Mauvaise Troupe, auteurs de « Constellations : trajectoires révolutionnaires du jeune XXIe siècle » (L’Eclat, 2014).

Organisation

Learning center de la Halle aux sucres est un équipement de la Communauté Urbaine de Dunkerque et qui s’inscrit dans le réseau régional des Learning Centers du Nord-Pas de Calais. Il est le point central du projet de création d’un pôle de ressources et d’expertises entièrement dédié à l’écologie des villes et des territoires urbanisés. Organisé autour d’espaces de muséographie, d’un centre de ressources et d’une programmation scientifique et culturelle,

Coordination scientifique
Richard Pereira de Moura
03.28.29.40.97
richard.pereira@cud.fr

Lieu

Halle aux sucreshallesauxsucres
9003, Route du quai Freycinet 3
59140 Dunkerque
Entrée et activités gratuites (dans la limite des places disponibles)
Renseignements au 03.28.64.60.49
http://halleauxsucres.fr/

Compte-rendu de l’atelier public « Écologie urbaine, économie informelle et espaces publics »

Cette rencontre « Écologie urbaine, économie informelle et espaces publics » s’est déroulée le 16 octobre 2015 à la Maison des Acteurs du Paris Durable (Paris 4e), animé par le laboratoire d’innovation sociale par la recherche-action avec des biffins. Elle a été introduite par la projection du film « Raconte-moi ta rue marchande »

Le principe d’un atelier de recherche-action est de proposer à chacun d’amener ses matériaux d’expérience et de réflexion, de les mettre en échangers, en discussion en commençant par les biffins eux-mêmes qui sont les mieux placés pour produire une connaissance à partir de leur vécu.

Notre invitation a réuni des personnes très différentes plus ou moins directement concernées par les problématiques soulevées par l’économie informelle et l’espace public, le rôle des minorités et leurs formes d’organisation. L’histoire de la lutte des biffins en région parisienne remonte à plus d’une dizaine d’années. L’histoire de la récupération-vente remonte elle-même au fond de l’humanité puisque cette dimension de l’économie informelle a toujours existé dans nos sociétés. Elle représente aujourd’hui dans certains pays 60 à 80 % de l’économie. Les pays riches redécouvrent cette dimension à l’occasion de la crise des années 2000 et l’installation de la précarité pose cette question dans l’espace public à travers la présence de marchés biffins.

Participants

Chantal biffine depuis 25 ans vendeuse à la sauvette

Martine, biffine depuis l’âge de 17 ans : « cela fait une quarantaine d’années. J’arpente Paris de jour comme de nuit, de poubelle en poubelle et je vends à la sauvette ou parfois dans des lieux autorisés et je fais des bijoux avec les matériaux que je récupère ».

Pascal, économiste, investit le collectif rues marchandes pour y développer des expérimentations et participer un groupe de recherche

Jean Claude, animateur d’une cigale qui est un club d’investisseurs dans le cadre de l’économie sociale et solidaire et s’intéresse comment cette économie informelle de la récupération vente peut entrer dans le secteur marchand traditionnel en restant dans une dimension solidaire : « j’habite dans le 12e il y a des projets d’aménagement de places publiques gagnées sur l’espace pris par les voitures. Pourquoi pas créer des activités nouvelles au regard de l’espace disponible ? »

Mélanie qui a terminé une thèse d’anthropologie sur les biffins en Île-de-France. « Je m’attache particulièrement aux modes de résistance des personnes, les stratégies qu’elles mettent en place pour faire face au quotidien ».

Claire, artiste plasticienne et scénographe, animent « Wos agence des hypothèses » qui a réalisé le film documentaire de cette soirée et aussi développé des projets d’étals mobiles à Dakar avec les marchands ambulants,

Malika , anthropologue, a participé à une consultation de citoyens autour des biffins initiés par la Ville de Paris et qui a formulé des propositions : « on demandait qu’il y ait des espaces organisés pour la biffe. Les préconisations allaient donc vers une reconnaissance de la biffe et d’un aménagement dans l’espace, reconnaître les porte-parole des différentes communautés de biffins.

Evelyne chercheur en sociologie des sciences, a travaillé sur les tiers lieux et s’intéresse tout particulièrement à tout ce qui touche aux nouvelles pratiques collaboratives. « Je connais la réalité des biffins surtout avant tout en tant que cliente des brocantes. Les tiers lieux se placent entre la sphère publique la sphère professionnelle »

Zoé, architecte « je m’intéresse aux différentes pratiques dans l’espace public

Hugues,chercheur en sciences sociales au LISRA, cofondateur de « rues marchandes »

Damien, éducateur, ENS anthropologue je m’intéresse au bricolage du quotidien, aux savoirs ordinaires que produisent les gens pour vivre.

Autre participante qui s’intéresse beaucoup au tri anti gaspillage dans une société de surconsommation, des activités comme les répair’café. Je m’intéresse aux ressourceries.

Autre participant « je ne suis pas dans un parti, dans une organisation ici je suis venu grâce à lien avec le support Internet est à la fois on fabrique quelque chose , on construit en faisant.

(NB: D’autres participants se sont présentés, mais, l’enregistrement n’est pas audible, la mauvaise qualité acoustique de la salle n’a pas permis de retranscrire l’intégralité des échanges)

Débat

« Un des enjeux de cette rencontre est de créer un nouvel imaginaire autour de la récupération-vente renvoyée aux déchets, aux rebuts, aux salissures. Les autorités s’appuient sur ces représentations pour justifier une chosification des biffins. À partir du moment où les personnes sont considérées comme des choses, il est plus facile de les exclure de l’espace public, car ils perdent leurs conditions de citoyens ou sont considérés comme des sous-citoyens. Le principe de ce collectif Rues Marchandes est de favoriser une intelligence collective par le croisement de personnes d’horizons différents, mais qui pense que la créativité ou l’innovation sociale peut apporter des réponses à des conditions précaires. Ce basculement nous disant que les marchés biffins ne sont pas le problème, mais la solution, amène à nous interroger sur le rapport à la ville, à l’économie, sur les circuits courts, sur l’habitat, etc. L’imaginaire instituant n’est pas une rêverie, il peut correspondre à l’élaboration de nouveaux dispositifs, mais il y a un blocage au niveau politique et institutionnel dès qu’il s’agit d’ouvrir des espaces marchands dans l’espace public. Il n’y a que trois marchés temporaires qui sont autorisés ou tolérés en région parisienne, leur poursuite reste précaire (porte Montmartre dans le 18e, Croix de Chavaux à Montreuil, Porte de Vanves, dans le 14e).

« On est dans la rue depuis le début des années 2000. Au début on était une cinquantaine, moi j’ai commencé à Montreuil, on n’était pas beaucoup à biffer. À l’époque personne ne parle de biffins on ne s’occupait pas de nous. On se cachait, on avait honte de fouiller dans les poubelles et de les revendre. Puis le phénomène s’est élargi. On a été de mairie en mairie, de réunion en réunion. Jusqu’à maintenant peu de choses ont été faites pour les biffins, le problème demeure. Le Carré des biffins à la porte Montmartre gérée par Aurore n’est pas suffisant et ne répondait pas aux besoins. Il n’y a que 100 places, mais que faire des « sans places » ? J’ai vécu un moment dans la rue et il faut toujours se justifier de tout. Mon espoir est que la biffe soit mieux reconnue avec plus de marchés, qui ne soient plus réprimés par la police et que l’on ne confisque plus leurs biens. Tout cela coûte à la collectivité alors que nous sommes utiles en récupérant dans les poubelles. Moi je récupère plein de belles choses, j’en fais des créations que je revends. Oui il y a effectivement de l’or dans nos poubelles. Au niveau politique il faudrait que les biffins s’investissent plus pour que la cause des biffins soit reconnue déjà par les biffins. Cela commence par organiser des lieux où les biffins peuvent se retrouver en sécurité et impliquer les politiques, les convaincre sur ce qui peut être fait. Il y a trois marcher sur Paris et ce n’est pas suffisant. C’est difficile de créer un mouvement fédérateur, beaucoup de biffins ont baissé les bras. Chacun continu dans son coin à la sauvette. On a toujours des solutions nous biffins, ils ont beau enlever nos sacs et nos caddies, prendre nos objets, de toute façon on repasse dans les poubelles et on recommence. C’est le cycle, on nous chasse, on sera toujours là quoi qu’ils pensent, on fouille les poubelles, on trouve les objets, on les ramène on les vend, même s’ils viennent nous chasser, ce n’est pas grave, on recommence parce que c’est une question de survie. Rien ne peut nous empêcher de faire les marchés biffins, on sera toujours là. Mais c’est difficile de fédérer les biffins, il faut arriver à le sensibiliser à la question des rues marchandes.

« Le mot biffins avant de revenir dans l’espace public en était sorti, on parlait alors de vendeurs à la sauvette. L’appropriation du mot « Biffin » a été une manière de dire qu’on participe à l’histoire, qu’on est acteur historique. Il y a déjà eu une mouvance associative et des comités de soutien où il y a un discours alternatif qui a été en partie repris par les autorités municipales pour ce qui concerne le Carré des biffins la Porte Montmartre.

« Le paradoxe, c’est que nous sommes en pleine discussion sur l’écologique, les biffins ont été précurseurs. Comment arriver à amener les institutions, les élus sur le terrain. L’enjeu est donc de dire si cette économie informelle est une véritable économie au même titre que les brocanteurs mêmes s’ils n’ont pas de statut. Il s’agit donc de faire basculer dans le champ de la réflexion de l’action cette dimension d’écodéveloppement sinon les mobilisations comme celles qui ont existé dans les années 2000 risquent de rester vaines.

« On cherche à stériliser les pratiques non instituées qui sont déjà en elle-même des réponses. On n’entre pas dans la biffe par hasard, il y a des parcours de carrière de biffins, ce sont des ressources qui sont mobilisées. Alors, comment faire comprendre aux pouvoirs publics d’avoir un autre regard sur des processus qu’ils ne contrôlent pas.

« Nous, on a commencé la lutte, il n’y avait pas le Carré des biffins, ce n’était pas notre problème. On voulait un marché autogéré. Mais tout de suite c’est devenu un marché encadré avec une convention politique et sociale. Alors qu’on n’avait pas besoin pour la majorité d’entre nous d’insertion sociale.

« Est-ce que cela ne passe pas par la reconnaissance d’une liberté individuelle. On peut faire le parallèle avec la manière dont la RATP gère les espaces marchands dans le métro parisien.

« Il est nécessaire d’avoir un permis spécial, de payer une redevance, il y a une sélection avec des obligations.

« La recherche-action doit aider à ce qu’il y ait un minimum d’organisation. Cela passe par une charte.

« Les biffins ont besoin d’indépendance, de liberté et de l’autre côté les pouvoirs politiques ont besoin d’une structure, d’un cadre. Les uns ont besoin de mettre dans des cases et les autres n’ont pas envie d’entrer dans des cases.

« On peut imaginer comme pour la brocante des placiers. Avec un brassard pour être reconnu. Avoir l’installation de conteneurs pour mettre les déchets, s’organiser pour que la place reste propre. On avait déjà pensé à tout ça au début pour qu’il y ait vraiment une valorisation de la vie des biffins.

« Il s’agit de faire comprendre aux politiques faces à la rationalité technicienne que peut s’opposer une autre rationalité qu’on pourrait appeler situationnel, qui part de l’expérience collective en situation. Le technicien réfléchit par segmentation sous forme de catégories, de commissions techniques, car il pense que c’est plus efficient alors que les biffins ne rentrent pas dans cette culture technique. Et c’est pareil d’ailleurs pour toutes les formes de gouvernance, comment faire venir le politique sur cette autre rationalité ?

« On a des stratégies en tant que biffin, on joue sur l’apparence d’une brocante, on met des banderoles sur une place comme pour les vide-greniers comme ça les gens pensent qu’il y a un cadre formel comme pour une vraie brocante.

« Ce sont des stratégies de détournement, de retournement, on pourrait imaginer des formes d’intervention de ce type dans l’espace public qui reprendrait ce principe pour mettre les décideurs devant leurs responsabilités.

« Le vide-greniers sauvage, c’est comme des « flashs mobilité », mais est-ce que ça peut berner longtemps les commerçants, ce sont les premières protester, c’est avec toute la population qu’il faut travailler par rapport à l’image qu’ont les biffins. Les biffins ne sont pas connus et reconnus il faudrait un festival pour qu’ils entrent un peu en visibilité, invitant les formes économiques alternatives, valoriser la dimension créative pour que les biffins aient des interlocuteurs.

« Il n’y a pas la visibilité quand il n’y a pas la grille pour voir. Les biffins ne sont pas repérés parce qu’on ne les voit pas en tant que récupérateurs vendeurs, mais en tant que pauvres occupant la rue. À travers la place marchande c’est donc tout le circuit de l’écosystème qu’il s’agit de faire reconnaître et dont font partie les acheteurs.

« La différence entre le vide-grenier et les biffins, tout cela semble se ressembler ?

« Avant, il n’avait pas de différences, il y a cependant une différence entre brocante et vide-greniers, maintenant le vide-greniers ressemble à des brocantes avec de belles tables de présentation si bien que les biffins se font remarquer dès qu’ils veulent s’installer. On n’arrive pas à négocier des places sur les vide-greniers.

« Il y aussi un lien avec la nature des objets, le brocanteur cherche plutôt des antiquités, ils sont déclarés, ils payent une place, ils ont des dépôts de marchandise. Les emplacements des brocantes professionnelles en province coûtent très cher, ces 300 € la place.

« Les brocanteurs sont là à la première heure pour récupérer des objets sur les marchés biffins.

« L’espace public est un espace du commun qu’il faut négocier, la question se pose alors qui a le pouvoir et la légitimité pour négocier. Pourquoi par exemple exiger une appartenance territoriale rapport à l’emplacement des marchés alors que la biffe s’inscrit dans une mobilité. Les réponses en termes de circuits de récupération sont toujours parcellaires en ce qui concerne les biffins, même si de temps en temps on peut négocier une place dans un vide-greniers, temps en temps c’est le cas d’une ressourcerie, de même Emmaüs qui a des entreprises d’insertion sociale avec des lieux de dépôt-vente.

« Les œuvres caritatives développent leur propre économie dans la transformation des objets.

« On a trop tendance à confondre certaines formes de mobilité, de parcours chaotique ou qui se renouvelle comme un signe de précarité. On peut ne pas avoir nécessairement un statut tout en revendiquant une protection.

« Nous sommes bien entre « précarité l’innovation et l’innovation de la précarité ». Ceux qui sont amenés à répondre à leurs besoins par l’innovation, ce sont les précaires qui innovent, mais ce n’est pas parce qu’on innove qu’on doit être maintenu dans la précarité. On peut donc imaginer des « tiers lieux » mobiles qui jouent le rôle d’interface entre des processus instituant et institué. On peut créer des espaces de croisement même dans les lieux institués ou dans les espaces réglementés. Le propre de ce tiers espace, c’est que les gens peuvent redéfinir leur position et ainsi mettre leur imagination au service d’une créativité. Les pauvres ne sont pas uniquement considérés comme des pauvres et les institutionnels pas uniquement comme des institutionnels. Le principe de Rues Marchandes est de pouvoir créer ce type d’interface.

« Il faut trouver des formes d’autogestion vivante tout en respectant le mode de vie de populations qui ont choisi un certain degré de liberté.

« Une stratégie serait de faire reconnaître des compétences collectives qui ne se confondent pas avec un statut rigide. On retrouve ces compétences dans la capacité à organiser un marché, à développer des réseaux, à négocier des places. Les porteurs de ces compétences deviennent naturellement des leaders de communautés et on peut imaginer une reconnaissance d’animateur de communautés qui permettraient également de résoudre les difficultés qu’ont les interlocuteurs, les institutions, des collectivités territoriales à traiter avec des collectifs. La plupart du temps on ne sait pas travailler avec des communautés constituées, cela fait peur. Alors, les réponses ne sont pas rationnelles. Si on réfléchit un instant en termes déjà économiques, ça revient beaucoup plus cher d’envoyer des forces de répression que s’appuyer sur les forces écosystémiques propres au marché et de favoriser une économie informelle des espaces marchands. Mais on donne toujours le pouvoir toujours aux corps intermédiaires parce qu’ils sont reconnus à travers des corps de métiers, qui sont une autre manière de valider des compétences. La biffe n’est pas en tant que tel un corps de métier, c’est une culture du geste, de l’incertitude, de la résistance. On peut réfléchir à des formes de validation à travers productions concrètes comme l’édition d’un guide des droits et de la culture biffine, des supports qui permettraient à la fois de se défendre et négocier dans des espaces publics.

 

J’ai gravi mille fois le Pré du Mollard

Guy Loyrion dort, randonne à pied et à ski, cuisine, lit, écrit et vole en parapente dans guy_loyrionBelledonne, tentant de partager tout cela avec quelques amis. En gros : il y vit ; du moins en partie. Dans le temps qui reste, il s’occupe de l’organisme de formation dont il est responsable à Grenoble. Et s’il reste encore quelques semaines, il découvre d’autres montagnes plus lointaines avant de revenir… dans Belledonne.

 

Mon vallon est le deuxième en partant celui des Adrets, c’est le plus beau. Les Adrets c’est un balcon sur le Grésivaudan, alors qu’ici on se sent immergé en plein Belledonne, dans la rugosité. On est vraiment dans l’enfilade de cette vallée, le versant de Saint Agnès, plein sud, délimité par le torrent du Vorz, et en face le versant boisé et plein nord, côté de Saint Mury. Fin décembre le soleil ne passe pas au-dessus des crêtes avant 11 heures et se couche à 14 heures. Après mi-janvier la trajectoire change et les montagnes ne nous gênent plus autant. Tout au fond du vallon, il y a plusieurs chemins avec des cascades, alimentées par le lac Blanc, et le petit glacier qui le domine. C’est l’un des glaciers le plus à l’ouest des Alpes. On est à 800 m environ pour le village et les sommets sont entre 2500 et 2800. Il y a un chemin de randonnée qui traverse la vallée, là-haut, aux alentours de 1800-2000.

IMMERGÉ AU CŒUR DES MONTAGNES

Mes décollages en parapente se font juste au-dessus du village : tu longes la crête et là où il y a un petit replat, sans arbre. Je ne compte plus, mais pendant longtemps j’ai compté : je pense que je suis monté pas loin de mille fois au Pré du Mollard. Mon truc c’est de marcher avant de décoller, que j’aille dans un endroit que je connais et que j’aime bien ou que je change. Je ne fais plus de ski parce que ça m’ennuie d’être en montagne avec l’impression de prendre le métro, le télécabine comme un transport en commun, sauf qu’il n’y a pas le même cadre. En parapente c’est pareil : voler au milieu de la foule ne m’intéresse pas. Pour moi c’est une une activité de montagne où je suis immergé dans un lieu qui me plaît, que j’ai rejoins à pied. En l’air on peut commencer une autre balade, aller jusqu’à Chamrousse et revenir. Ce n’est pas tellement la durée c’est plutôt le bonheur de se balader, ça m’est arrivé à monter à presque 3000 m. C’est un grand plaisir : comprendre la montagne, les vallées, les versants d’en haut. Plus à l’est, il y a les Sept Laux, les sommets encore beaucoup plus alpins, les aiguilles de l’Argentière, c’est un petit îlot de granite, cela ressemble à la haute montagne comme s’il y avait 1000 m de dénivelé en plus.

L’ALBATROS

J’appris à voler en Haute-Savoie avec la première école de parapente. C’était la première année où il faisait des stages il y a 30 ans. C’était des parachutes de saut, j’ai progressé en même temps qu’a évolué le matériel et les formes de pratiques. Aujourd’hui je suis un peu en dehors des courants à la mode. Ma pratique s’est affinée, mais je suis loin des pratiques « fun » : je marche et je vole. Le matériel est plus léger, ce qui permet de plus facilement le porter plusieurs heures sur le dos. On choisit le parapente en fonction de sa surface et de son poids. Dans les écoles sont des parapentes faciles à conduire, des 2 CV qui ne changent pas de cap quand ils ferment et se rouvrent tout seuls. À l’opposé il y a les formules 1, moi je suis au milieu. À la bonne saison je vole une à deux fois par semaine avec parfois des vols de distance.

SANS BALISAGE

Je fais de l’escalade, de la rando à ski, du trekking, un peu d’alpinisme. On a besoin de changer de terrain pour éviter la monotonie. C’est différent avec le parapente : on ne fait jamais le même vol, même en décollant toujours du même lieu. Cela dépend des conditions, parfois c’est seulement un vol balistique : on va directement sur le terrain de l’atterrissage. Mais dès que je peux, je vais ailleurs. Le plaisir c’est le temps de vol lui-même, là où tu vas, les difficultés techniques, les conditions que tu rencontres à se maintenir en l’air ou à monter, le fait d’oser traverser une vallée sans savoir si on peut revenir à son point de départ avec le risque de se poser loin et de revenir en stop ou de se retrouver dans une zone où l’atterrissage n’est pas possible. Il y a toujours des choix à faire. Tous les paramètres changent, il n’y a pas de balisage. C’est une manière de connaître intimement un lieu, dans une autre dimension. On arrive avoir une connaissance intime d’un massif, dans la manière dont les vallées sont agencées, dans l’organisation des sommets. Aujourd’hui je ne prends plus de cartes dans Belledonne, je sais où je suis.

LE MOUVEMENT PENDULAIRE

Il y a eu une époque dans les villages du balcon où il y avait beaucoup de personnes qui avaient deux activités, qui élevaient des bêtes, ils avaient un peu d’élevage, et d’un autre côté travaillaient dans la vallée, à la papeterie ou aux aciéries, ou ici, à la mine de charbon. C’était des ouvriers paysans parce que les parents avaient une ferme, il n’y a pas beaucoup de terres agricoles pour le pâturage, il n’y a pas beaucoup la possibilité de faire du foin. Il y a la forêt, mais le coût du bois ne couvre pas l’exploitation. Moi je suis un habitant « pendulaire ». Je fais mes allers-retours quotidiens : Belledonne Grenoble et retour. C’est une part de l’identité de Belledonne, du rapport des villages du balcon à la vallée, ici comme dans toutes les vallées perpendiculaires au Grésivaudan.

CHANGER D’HERBAGES RÉJOUIT LE VEAU.

En France la montagne n’est pas souvent une pratique familiale, à la différence des vallées alpines de l’Autriche et de l’Italie, où il peut avoir trois générations qui fréquentent ensemble le même refuge, la même course en montagne. Ici ce n’est pas tellement les natifs de Belledonne qui pratiquent la montagne. Il y a des cercles relationnels, des groupes d’affinité, qui font que les pratiquants se retrouvent pour partager leur passion. Pour le ski et le parapente, je me rends compte que je pratique principalement dans Belledonne. Et ce n’est pas qu’une question de proximité, car même quand j’ai envie de changer d’horizon (comme disait ma grand-mère, « changer d’herbages réjouit le veau »), je vais souvent sur l’autre versant (Belledonne côté Savoie), 1h30 de voiture, alors qu’il serait facile d’aller dans le Vercors, la Chartreuse ou les Bauges.

LA VALLÉE D’À CÔTÉ

L’identité de Belledonne c’est avant tout le massif. Avec les trois stations, Chamrousse, le Collet d’Allevard, les 7 Laux. Aux 7 laux, il n’y a pas vraiment de vie en dehors du tourisme et du ski en particulier, c’est plutôt les Grenoblois qui viennent skier la journée. C’est une différence avec le Collet d’Allevard et Chamrousse où l’activité se combine avec la vieille activité touristique thermale qui fait le pont.
Mais en dehors des activités qui font venir les gens de l’extérieur, j’ai le sentiment que les habitants de Belledonne voyagent peu dans le massif. Les chasseurs ont une connaissance intrinsèque du milieu, mais eux aussi ont des pratiques de proximité. C’est lié à l’ancienneté des racines de chacun. Les habitants du village sont moins curieux de la vallée d’à côté, ont plus de liens et fréquentent plus le « bas » que la petite vallée voisine. Parfois les nouvelles pratiques peuvent amener les habitants historiques à avoir un autre rapport au territoire : comme ce vieux paysan qui a voulu me voir atterrir. Il s’est rendu sur le pré, distant de chez lui d’à peine un kilomètre. Son commentaire : « il y a au moins 20 ans que je ne suis pas venu ici ! »

CEUX QUI BOIVENT LE CHAMPAGNE ET CEUX QUI BOIVENT LE PASTIS

Cela fait 30 ans que j’habite là, les relations ont beaucoup bougé au sein du village ou entre les deux villages. C’était des relations assez conflictuelles avec des histoires entre les familles. Il y a de plus en plus d’habitants venus d’ailleurs, ce qui change la constitution des conseils municipaux. Il y a aussi des rencontres entre les parents à travers les enfants et les écoles, des croisements culturels avec les bibliothèques. C’est le partage des pratiques qui fait que les choses se tissent autrement. Il existe toujours les barrières sociales entre « ceux qui boivent le champagne et ceux qui boivent le pastis ». Mais c’est beaucoup moins cloisonné qu’il y a 25 ans.

COMMUNAUTÉ VIRTUELLE ET RÉSEAU RÉEL

Je suis en lien avec Benoit qui a mis en place une communauté virtuelle autour des pratiques de montagne, du parapente de la randonnée, du VTT. J’ai connu Sophie de l’espace Belledonne il y a 20 ans on a fait des formations d’animateurs de colos ensemble. Je suis le parrain du fils de Jean-Marc. Je participe à une association culturelle. Je suis inclus dans un réseau de liens avec une multiplicité d’appartenances, ponctuelles, restreintes chacune à un domaine mais dont l’ensemble contribue à définir ce qui fait mon identité d’habitant de Belledonne.

ÉCONOMIE PRODUCTIVISTE ET ÉCONOMIE PARTAGÉE

À Chamrousse, ceux qui pratiquent le ski de rando risquent de se voir amputés d’une partie de leur terrain de jeu pour des raisons économiques difficiles à justifier en termes de rentabilité (extension de la station de ski). C’est quelque chose qui peut faire du lien, mais aussi révéler des intérêts divergents : les conflits font partie du territoire, les oppositions. Comment au nom d’une forme d’activité je m’empare du territoire, j’impose un rapport différent sans avoir le sentiment de marcher sur les terres des autres ?
D’un autre côté, s’est constitué dans mon village et avec le village voisin une AMAP qui a été initiée par l’équipe municipale, dont les gens du cru. C’est un lieu de brassage social : cela rassemble des gens de toutes origines, certains que je connaissais depuis longtemps, d’autres que je ne connaissais pas. Est-ce qu’on peut favoriser une économie locale qui favorise l’activité sur le territoire ? Cela brasse une cinquantaine de familles sur le village. Il y a des producteurs du coin, du maraîchage du Grésivaudan, des gens des vallées proches : les produits laitiers, la viande, qui viennent du balcon de Belledonne.

 

Guy Loyrion, entretien avec Hugues Bazin, Belledonne, novembre 2015jeanmarc_carte

Les Chronique Obliques sont basées sur des rencontres déambulatoires avec des acteurs/habitants du territoire. Chaque visite s’ouvre sur un paysage intérieur et extérieur. Chaque déambulation donne lieu à un article publié sur le blog. Cette chronique constitue la trame d’un récit collectif qui enrichit une cartographie et un outillage conceptuel et méthodologique entre forme écrite et physique, matérielle et immatérielle pour les Rencontres Obliques de Belledonne.

Chaîne d’habitants

Agnès Daburon intervient à titre professionnel sur de multiples territoires. D’étudiante Agnes_GdPicBelledonneamoureuse de paysages grandioses, je suis devenue accompagnatrice de projets de développement et de valorisation des patrimoines. Je ne vis pas dans Belledonne, mais j’y travaille parfois… et je vois la chaîne de chez moi…

Belledonne, c’est la première image que j’aie eue en arrivant à Grenoble : par une fenêtre de l’Institut de Géographie Alpine (situé alors sur les pentes de la Bastille), un bel après-midi de septembre… J’ai savouré mon bonheur d’être là, d’avoir toute cette montagne à découvrir à portée de main !

On a une vision très faussée de ce qu’étaient les circulations inter alpines il y a un siècle. De fait, maintenant, il n’y a plus que le goudron qui compte. Alors que les gens marchaient beaucoup et bougeaient beaucoup, avec une autre échelle du temps qui était le temps à pied, le rapport aux distances était différent.

J’aime beaucoup le terme de « chaîne ». Il reflète totalement l’idée de ce qui fait l’identité, c’est cette chaîne d’habitants et ce sont eux qui vont faire la cohérence du projet. C’est par eux que le Parc naturel régional se fera ou ne se fera pas.

CHARTE COMMUNE

Ce territoire est remarquable par la façon qu’ont ses acteurs de travailler ensemble. Ce qui fait la singularité de ce projet de Parc, de sa force, c’est les gens qui le composent. Ce travail transversal existe. La notion de massif se construit avec un projet de territoire. Ce qui est important, c’est que les gens aient le sentiment d’appartenir à ce projet.
Le Parc régional est un label. La charte indique un engagement qualitatif sur 10 ou 15 ans, selon des règles de jeu communes. Selon les parcs, les formes de gouvernance peuvent changer, les priorités ne sont pas les mêmes. À la différence des parcs nationaux qui sont une émanation de l’État sur des zones très peu d’habitées, il n’y a pas de Parc régional sans volonté locale.
On peut appartenir à un territoire de projet sans obligatoirement se définir par une identité. Derrière la question de l’identité il y a l’affirmation souvent d’un sentiment d’être incompris, pas entendu. Chacun a tendance à défendre son petit coin de paradis. Comment peut-on encourager les habitants d’un territoire à s’approprier un projet ?

ATELIERS D’ACTEURS

J’anime régulièrement des ateliers d’acteurs pour la construction de leur projet de territoire. Il est important que les gens puissent construire eux-mêmes leur analyse. Il s’agit de mettre les personnes en position d’être acteur de leur territoire, à travers des jeux de rôle et d’autres outils d’animations. Réaliser par eux même l’analyse de leur territoire, comme une sorte de « cueillette », est une étape importante pour construire ensuite un plan d’actions. Quand je prépare un atelier d’acteurs, je prends un temps fou pour trouver le bon mot, le bon outil, qui va permettre « d’accrocher » les personnes : par ex. une séquence de film, un petit jeu, des photos anciennes, une promenade sur le terrain, etc… pour que la trentaine de participants décrochent de leur monde, changent leur regard sur des paysages qu’ils côtoient en permanence, et se mettent dans une dynamique constructive. J’accorde une grande importance à ce que ces ateliers participatifs ne soient pas uniquement une balade sur un site et qu’après chacun rentre chez soi. Il s’agit de susciter une prise de conscience, de déclencher des idées et donner envie aux acteurs d’être porteurs de projets.

 

Agnès Daburon, entretien avec Hugues Bazin, Belledonne, novembre 2015agnès-carte

Les Chronique Obliques sont basées sur des rencontres déambulatoires avec des acteurs/habitants du territoire. Chaque visite s’ouvre sur un paysage intérieur et extérieur. Chaque déambulation donne lieu à un article publié sur le blog. Cette chronique constitue la trame d’un récit collectif qui enrichit une cartographie et un outillage conceptuel et méthodologique entre forme écrite et physique, matérielle et immatérielle pour les Rencontres Obliques de Belledonne.

Les chiffonniers du Caire

Au Caire, les chiffonniers habitent des « espaces‑poubelles » qui se situent à la marge de la marge d’autant plus qu’ils élèvent des porcs en terre musulmane. Les chiffonniers du Caire, appelés aussi « zabbaline », sont en majorité des coptes originaires de Haute-Egypte. Ils sont installés dans la capitale egyptienne depuis les années 1940. Issus de mileux défavorisés, les Coptes ont su trouver, dans la collecte et le recyclage de déchets, un moyen de subsistance. Pourtant, leur contribution à la propeté de la ville, n’est pas reconnu par l’Etat.

Les effets de deux réformes de gestion des déchets, celle de 2002 attribue leur collecte à des multinationales européennes, en excluant les chiffonniers, puis celle de 2010 qui valide leur activité de collecte, par la sous‑traitance au profit d’entreprises privées. Les chiffonniers sont entrés en lutte contre le transfert de modèles de gestion du nord au sud et leurs efforts pour être reconnus avant tout non comme les « éboueurs » de la ville, mais comme des recycleurs et des commerçants.

Entretien avec Bénédicte Florin :

 

C’est un jardin secret que tu fais partager

Jean-Marc Vengeon est guide de haute montagne, voyageur impénitent et docteur-Jean-Marc-Vengeoningénieur en mécanique des roches (éboulements, mouvements de versants comme à Séchilienne…), la montagne est le fil conducteur de tous ses choix de vie.

 

À la naissance de notre premier fils Antoine en 1998, ma femme Véronique et moi avons jeté l’ancre à Saint Mury Monteymond, un village des balcons de Belledonne. Nos trois fils ont fréquenté avec bonheur l’école communale, et nous ont aidés à commencer à nous intégrer dans une vie locale dynamique (association de parents d’élèves, MJC St Mury – Ste Agnès, conseil municipal, Au Fil de Belledonne et Espace Belledonne…).

Enfant, je passais mes vacances en Chartreuse, avec beaucoup de randonnées en famille et Belledonne pour nous c’était la haute montagne. C’est raide, c’est un peu austère. La montagne est plus sombre ici à cause de la roche. Il reste des névés l’été… Effectivement, Belledonne c’est la « petite haute montagne » sans les gros glaciers, mais à portée de la ville, c’est un échantillon en modèle réduit des Alpes.

LE LOINTAIN PROCHE

C’est moi qui incite les clients à venir faire des courses d’alpinisme sur Belledonne. En insistant sur sa proximité, qu’il y a peu de monde, que c’est une bonne préparation, etc. C’est un jardin secret que tu fais partager même s’il est à une demi-heure de Grenoble et du TGV. En tant que guide ma pratique n’a pour l’instant pas du tout été axée sur Belledonne, plutôt sur les voyages et les incontournables massifs alpins majeurs. Je commence maintenant à développer cet ancrage local. Les gens viennent avant tout pour des pratiques de ski ou autour des stations, des équipements. Il s’agit de leur faire découvrir autre chose. Il y a déjà quelques sites d’escalade en Belledonne, mais je projette de développer maintenant une offre de sites écoles et d’itinéraires à partir du refuge Jean Collet pour que les gens se fixent un peu. On peut jouer la carte du lointain proche, aménager une sorte de sas, monter en refuge et faire une course.

LA MONTAGNE AU BALCON

Le balcon de Saint-Hilaire n’est pas vraiment plus bourgeois qu’ici, mais ce sont deux ambiances différentes il est beaucoup plus ensoleillé. Il y avait plus d’emplois à l’époque des sanatoriums. Sur Belledonne à partir du XXe siècle les gens sont pluri actif avec une économie paysanne combinée avec des emplois en en vallée dans le commerce et l’industrie (quincaillerie et papeterie). C’est une activité pendulaire en complément de la ferme. Nous ne sommes pas dans des endroits où il y a des immenses alpages débonnaires, on est très vite confronté la montagne.

UNE IDENTITÉ À TROUVER, LA PASSION EN HÉRITAGE

Sans grande identité publique, Belledonne est obligé d’inventer autre chose. Ça peut être considéré comme une contrainte, mais ça peut être une opportunité aussi, on n’est pas attaché à un héritage. Il y a des gens qui sont nostalgiques de Belledonne sauvage sans trop d’équipements. Il y a une nouvelle génération d’alpinistes, grimpeurs et randonneurs qui veulent partager leurs pratiques, qui font des topos qui partagent sur Internet. Petit à petit c’est en train de devenir un massif de pratiques normales, mais pas à travers les institutions, à travers les pratiquants.

LIBRE OU AMÉNAGÉ, NATUREL OU ARTIFICIEL, SAUVAGE OU DOMESTIQUE, ROOTS OU MAINSTREAM

Il y a un débat sur jusqu’où il faut équiper les voies d’ascension. Soit ce sont les grandes voies soutenues assez difficiles et donc équipées ou alors tu fais un itinéraire et tu équipes là où ce n’est pas possible de se protéger facilement. On est donc dans un entre-deux. Si tu fais une ascension et que tu ne l’équipes pas, tu dis simplement ce que tu as utilisé et les gens font leurs choix. Si tu commences à laisser du matériel en place, tu veux faciliter le parcours de ta voie. C’est à la fois garder un plaisir pour soi et rendre accessibles une pratique. On peut faire des choses un peu austères et élitistes. Il y a de la place cela n’empêche pas de flécher en parallèle des parcours plus faciles.

MANIFESTATIONS ÉVÉNEMENTIELLES ET NOUVELLE ÉCONOMIE

Le trial de Belledonne (Échappée Belle) est en chemin hors-piste. Ce genre de performance athlétique a des limites physiques. Ces pratiques de masse posent quelques problèmes de partage de territoire avec les bergers. Mais en termes d’image, c’est un dynamisme qui apparaît porteur. La proximité des métropoles facilite aussi l’accès. Ce sont les stations de ski qui font encore l’économie de montagne alors que le tourisme vert diffus est difficile à chiffrer. Dans les stations il y a aussi les emplois secondaires puisqu’il faut nourrir et loger les saisonniers. C’est la partie visible. Mais ce qui se développe aujourd’hui, ce sont des zones touristiques hors stations. C’est difficile de construire une unité territoriale alors que certaines communes ont leur agenda propre et pas forcément très lisible (comme Chamrousse). Quelle place peut prendre le parc régional par rapport à l’importance économique de la vallée ? Il peut avoir un rôle de pivot.

MODÈLE DE GOUVERNANCE

L’espace Belledonne a proposé un siège pour les accompagnateurs et guides en tant que groupe socio-économique professionnel sur le territoire. Cela a permis de créer une sous-section des guides et accompagnateurs de montagne au sein de l’association « Au Fil de Belledonne », qui regroupe les petits acteurs du tourisme et de l’accueil de Belledonne. Ça permet de commencer à structurer ces professions sur Belledonne. Le territoire a besoin d’interlocuteurs dans les professions de montagne.
Il faut accepter le principe qu’il existe des tensions entre communautés sur le territoire et ne pas s’interdire certains sujets pour chercher ensemble un terrain d’entente, surtout si on veut favoriser une dimension d’accueil.
Par exemple, les conflits d’usage avec les chasseurs sont récurrents et parfois dramatiques. Dans le partage du territoire, il y a une façon de dire aux autres qu’on les a pris en compte, dans les règles qu’on se donne et qu’on respecte effectivement. Ce degré de vivre ensemble est à construire. Je ne me sens pas toujours en sécurité dans la forêt quand je croise des chasseurs qui ne prennent pas la peine de casser leur fusil pendant leurs déplacements, même sur des itinéraires de randonnée fréquentés. La chasse fait partie de la tradition des territoires de montagne, mais elle doit s’adapter au territoire d’aujourd’hui avec les diverses pratiques. Une place n’est jamais due, cela se mérite. Il serait de l’intérêt de tous et des chasseurs en premier de chercher des solutions ensemble sur le territoire plutôt que d’attendre qu’elles soient imposées de Paris après un fait divers sanglant de trop. Il peut y avoir des cartographies informatives sur les zones de pratiques comme les zones de chasse ou de balade en fonction des saisons ? Ou des jours sans chasse le week-end ? Il manque une base partagée. Chacun doit apprendre à se respecter et à connaître l’autre et faire de l’application de ces règles une fierté, une sorte d’identité revendiquée comme un label de qualité.

 

Jean-Marc Vengeon, entretien avec Hugues Bazin, Belledonne, novembre 2015jeanmarc_carte

Les Chronique Obliques sont basées sur des rencontres déambulatoires avec des acteurs/habitants du territoire. Chaque visite s’ouvre sur un paysage intérieur et extérieur. Chaque déambulation donne lieu à un article publié sur le blog. Cette chronique constitue la trame d’un récit collectif qui enrichit une cartographie et un outillage conceptuel et méthodologique entre forme écrite et physique, matérielle et immatérielle pour les Rencontres Obliques de Belledonne.