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pédagogie sociale

Lutter contre la triple pénalisation des pauvres et précaires

Contrairement à ce qui se passe dans le champ de la pensée du handicap, nous assistons de façon continue à l’identification de ceux ou celles qui subissent pauvreté et précarité, au fléau qu’ils subissent . L’idéal d’inclusion pour eux , se renverse: ce n’est plus à la société d’aller vers eux, de combler vides et fossés  de compenser empêchements , discriminations et désavantages ; c’est à eux de faire sans cesse la preuve de leurs efforts, de leur bonne foi, et de se justifier sans cesse.

Etonnant parallèle que celui de la pensée du handicap et de la précarité. Alors qu’il n’est en théorie plus possible de coller à la personne « en situation de handicap » une quelconque étiquette d’handicapé, le pauvre et le précaire connaissent le destin inverse: tout ce qu’ils sont , toute leur histoire, leur culture, leurs habiletés et différences se trouvent effacées et annulées par une seule étiquette qui justifiera toutes les mises à l’écart: jeune des cité, délinquant, fondamentaliste, rrom…  Les exclusions et inégalités n’ont plus besoin de se justifier: elles sont contenues et autojustifiées par l’étiquette elle même. Il est normal que le jeune des cité soit sans emploi et en échec scolaire,  car c’est un jeune des cités, que le rrom soit à la rue, parce qu’il est rrom, etc.

Bien  entendu, dans la réalité la réalité vécue par ceux qui les subissent ,le handicap et la précarité ne s’opposent pas;  au contraire, même, elles se confondent car les personnes handicapées sont bien plus en risque de précarité que les autres. Et vice-versa. Pour autant l’inversion des mots d’ordre des logiques politiques reste édifiant: seules la pauvreté et la précarité sont louches!

Nous assistons dans les faits à une triple pénalisation des pauvres et des précaires

La première pénalisation consiste dans les inégalités de vie elles mêmes qui se répandent dans tous les domaines de l’existence: santé, alimentation, éducation , conditions de vie, confort et sécurité.  Toutes les études indiquent d’ailleurs que , de ce point de vue,  les enfants ne sont pas plus préservés que les adultes, mais au contraire plus exposés encore.  Et le pire est encore que cette pauvreté des enfants se banalise sous les yeux de tous ceux qui regardent.

Mais un second niveau de pénalisation se répand: les pauvres et les précaires sont aujourd’hui une seconde fois visés par la « responsabilisation » qu’ils subissent. Dans le cadre d’une politique de déclin des sécurités sociales, les pauvres et précaires sont priés « de s’activer », de se responsbailiser, de développer leur autonomie.

Ils sont perpétuellement renvoyés à leurs propres ressources, démarches, savoir faire. On leur enjoint d’avoir du réseau, des ressources propres et de prendre progressivement en charge les injustices, les discriminations et les dénis qu’ils subissent.

Le pauvre et le précaire ne sont pas seulement pénalisés et humiliés parce qu’ils le sont. Ils sont continuellement pénalisés parce qu’ils le restent. Ce qui relevait autrefois d’un état, d’une condition, et qui de ce fait n’impactait pas la responsabilité individuelle, est aujourd’hui vu et représenté depuis les politiques publiques, mais aussi les référentiels des travailleurs sociaux, comme une suite continue de choix irrationnels, la persistance de déficiences. Le pauvre et le précaire deviennent individuellement responsables de leur état, dans le cadre de parcours individualisés, de contrats et de projets sans cesse renouvelés.

On pourrait croire que cette double pénalisation pourrait suffire; mais ce serait sans compter sur le défi permanent que représente l’augmentation continue de la pauvreté et de la précarité au sein des milieux populaires. Seule une pénalisation croissante peut faire oublier une pauvreté croissante.  Voilà alors que se déploie la troisième pénalisation et la pire.

Après avoir été présentés comme les principaux responsables de leur propre précarité, les pauvres sont aujourd’hui accusés d’appauvrir les autres et d’être responsables de la précarisation générale.

Et on nous explique que ce sont les pauvres qui font les quartiers pauvres, les enfants en difficulté qui font les établissements difficiles: que les pauvres appauvrissent les villes, et qu’ils menacent le pays de déclin.

Attention , la pauvreté et la précarité seraient devenues contagieuses; la présence de ceux qui en sont touchés, apporte « la misère » à tout le monde.  Il faudrait les parquer, les expulser de plus en plus loin des centres villes et même des quartiers pour en sortir. Très sérieusement  on lit des théories de politique de la Ville et des politiques publiques qui expliquent que c’est la faute des pauvres si il n’y a  pas de richesse; qu’ils nuisent aux affaires; qu’ils font fuir les « bons habitants ».

Zombie moderne, le pauvre et le précaire devraient être parqués, rejetés, et il conviendrait de protéger la population saine de leur contamination morale et économique.

Cette troisième pénalisation des pauvres et des précaires est ainsi d’un genre nouveau. Elle n’est plus sur le modèle moral: elle est sur le mode sanitaire.

La pauvreté n’est plus vue sur le versant politique et économique (première pénalisation), et plus seulement sur le plan moral (seconde pénalisation), mais sur le mode de la sécurité sanitaire (troisième pénalisation).

Le pauvre et le précaire ne sont plus seulement justiciables de leurs conditions d’existence, ils pourraient à présent être poursuivis pour l’appauvrissement qu’ils font subir aux autres , pour les désagréments qu’ils leur procurent . Cette nouvelle voie est provisoirement expérimentée essentiellement sur les familles dites rroms (et certaines familles de quartier populaire) en attendant la généralisation .

Ainsi, après la responsabilisation , la pénalisation, nous voici engagés dans un processus de criminalisation des populations concernées.

Ce qui est perdu chemin faisant dans cette voie de la pénalisation et de la discrimination généralisée, c’est de prendre conscience d’une autre réalité. Ce sont les pauvres et les précaires qui luttent contre la pauvreté et la précarité. Ce sont eux qui inventent le savoir faire et le savoir vivre qui nous font cruellement défaut.

c’est en travaillant auprès des enfants et des familles populaires , que notre association fait oeuvre sociale.Elle expérimente des modes d’intervention sociale, de faire société et de faire communauté, dont nous avons un besoin urgent.

C’est en étant sur le terrain que nous nous qualifions, que nous imaginons ensemble de nouveaux outils, et de nouvelles pratiques  sociales.

 

 

 

Casser l’ambiance

En cette période de Noël, combien il est difficile de parler « d’ambiance »! Alors, de la « casser », il vaut mieux pas…  Pourtant quel bel exemple d’ambiance, que ce temps qui remue les tripes de tant d’entre nous, qui attise frustrations, espoirs et craintes.

Ainsi est faite l’ambiance: c’est du calme, de la sérénité et de la joie au dessus; le chaos du coeur en dessous.

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Maria Montessori faisait de son « ambiance » un concept phare de sa pédagogie. Il fallait à ses groupes, à ses structures une sérénité à toute épreuve. La réussite de ses techniques se mesurait justement en cela qu’elles semblaient littéralement « pacifier  » et venir à bout de l’agitation enfantine.  Elise Freinet opposait, quant à elle, cette ambiance montessorienne « des beaux quartiers » à l’ambiance chaleureuse, mais fiévreuse des classes de coopérateurs populaires.

Dans les classes Freinet, ce n’était ni le calme , ni la tranquillité qui s’imposaient, envahissaient l’espace,  impressionnaient tout un chacun: c’était l’Energie à l’état pur, à l’état brut. Certes une énergie tranquille, paisible, sans doute, … mais nulle pacification!

Casse l’ambiance celui qui rappelle que l’apaisement est nécessaire mais que la Paix est impossible, tant que durent les injustices, le affronts à la dignité, les mises à la rue, les expulsions et les vies trop vite fripées.

Dans les groupes de travail pédagogiques, dans les équipes, dans les structures socio éducatives ou d’éducation populaire , se répand malheureusement le besoin d’une ambiance de consolation. Le but n’est plus d’agir, de construire , de bâtir, mais de se remonter le moral entre nous.  A chaque personne qui prend la parole pour exprimer un juste découragement devant les tâches à accomplir, qui exprime ses craintes ou ses difficultés on répond des paroles pseudo apaisantes et des conseils de « prendre soin de soi » et de prendre de la distance .

Une sourde morale du retrait , du repli , de réserve , règne dans tant de collectifs de travail. La solidarité n’y est plus exprimée pour prendre des risques ensemble, mais pour s’excuser mutuellement et par avance de tous les renoncements à venir.

Chacun semble partager la peur de l’autre, et y rajoute la sienne. De l’extérieur tout cela fleure bon la gentillesse et la convivialité. On échange des paroles douces, mais « automatiques », des encouragements stéréotypés, des compliments impersonnels et génériques.

L’ambiance de consolation n’ a pas d’autre objectif, pas d’autre but que de nous faire oublier l’ambiance de désolation qui nous entoure socialement.  Cet entre soi « doucereux » n’exprime rien d’autre que la peur du dehors et la douce tentation de l’impuissance.

On ne changera plus rien à l’Ecole? Pas grave on se replie sur sa classe; on se replie sur ses murs, son institution ou ‘la petite bulle » qu’on se préserve. Aux ambitions éducatives, sociales, politiques, on substitue quelques objectifs de conserver ici un détail, ailleurs , une exception.

On est responsables de ce qu’on regarde. « L »homme est responsable du sens qu’il donne aux signes », disait Sartre.  On devrait parler à l’inverse de la responsabilité de ce qu’on ne regarde pas et du sens que l’on refuse de donner ou d’admettre.

Plutôt que de s’en prendre à ceux ou à ce qui « brisent l’ambiance » , on ferait mieux de s’en prendre aux racines des choses, à leurs causes, à leurs processus , à leur globalité.

S’il est vrai que nous ne pouvons avoir d’impact que sur ce qui est local, ce qui nous entoure, ce à quoi nous sommes mêlés,  cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à comprendre ce qui agit et à démasquer derrière la circonstance la logique et les politiques à l’oeuvre.

Vouloir voir au plus près n’implique pas d’être myope.

Ce n’est pas d’ambiance dont nous avons besoin, ni de repos, ni de consolation. Nous ne sommes pas fatigués par ce que nous faisons , mais parce que, ce que nous faisons est systématiquement détruit. Nous sommes atteints par  la non reconnaissance, la destruction de nos efforts, le manque de soutiens nécessaires.

Si nous ne cassons pas l’ambiance, cette ambiance à laquelle se raccrochent ceux qui se bercent encore, … c’est  l’ambiance qui nous cassera.

A Robinson, en cette période de Noël, nos fêtes ont succédé à tous nos partages. Nous dansons, nous chantons, nous chauffons les salles , comme les espaces extérieurs. Face au froid qui a envahi nos ateliers, à nos incertitudes, à nos craintes non seulement pour nos lendemains, mais pour le lendemain de tous ceux qui sont avec nous,  nous ne cherchons aucune pacification. Nous rassemblons toutes les énergies ; nous célébrons l’instant présent, le groupe que nous formons. Nous rassemblons nos forces: nous changeons l’ambiance.

Danser sur les ruines, est une évidence pour tous ceux qui travaillent dans les interstices, les terrains invisibles et décriés de la réalité sociale. C’est une nécessité pour célébrer le désir et l’énergie de changer les choses, croire en la vie.

Mais nous ne dansons pas sur les ruines, pour nous réjouir que le mur sur lequel nous nous appuyons , tienne encore, ou pour espérer que nous pourrons acquérir un jour ces ruines à crédit!  Si nous dansons sur les ruines, c’est parce que s’ouvrent tous les chantiers de nouvelles constructions, sur de nouvelles bases et de nouvelles fondations.

Samedi 13 décembre 2014

 La VSM

Il pleut, il pleut et il pleut encore…. ça ne s’arrête pas mais il faut y aller quand même !!

On décide de ne monter qu’une seule tente…

On met les jeux de société et les instruments de musique et on attend… Pas longtemps !

Voila Djanké, Anna, Patricia et Raoul Maurice qui ont bravé le mauvais temps pour venir nous voir ! Ça c’est gentil !

Ils attaquent une partie de Croque-Carottes tandis que Marion (notre future stagiaire ?) essaye de coincer Laura au Ni Oui Ni Non. Eddy boit du thé avec Mariam et Leïla. Ah ! Voilà Jessica qui arrive en courant !

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On sort les instruments de musique. Laura nous chante des chansons de Noël roumaines, on apprend à dire Père Noël dans sa langue, nous on lui apprend Petit Papa Noël et Mon beau sapin.

On tape sur les tambours et sur le gong encore un moment, puis je (Lucie) propose de faire le jeu de Dans ma Cabane Sous Terre. On se met tous en rond, et on chante la chanson en se tapant dans les mains ! Attention « One, two… Three ! » C’est Mariam qui gagne finalement !

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Kelliane et Mélissa nous on rejoints. La tente affiche complet, on se tient chaud. Les filles nous apprennent le jeu de la noix de coco. C’est difficile, mais c’est joli à regarder ! On fait un Lucky Luck pour terminer et voici Laura avec les baguettes du goûter !

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On a fini le thé il y a longtemps, heureusement il reste le chocolat chaud et les sirops pour accompagner les tartines !

Heureusement que l’atelier touche à sa fin, la tente se transforme en véritable piscine et les chaussures sont toutes mouillées !

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J’espère que la semaine prochaine il fera beau….

Samedi 13 décembre 2014

Champlan

Aujourd’hui le temps pluvieux et le sol boueux du camp de Champlan ne nous tendaient pas les mains, mais au contraire emplissait nos pieds de boue. Cela ne nous a pas empêchés de poursuivre notre activité… à la Ruche !!!

SAM_6691 Dans une salle chauffée et nos pieds nettoyés les enfants ont pu se mettre au travail. Au programme : jeux d’écriture, coloriages, calculs mathématiques pour les plus grands. Les Robinsons se sont métamorphosés en de véritables et authentiques professeurs. Les maths et autres, ça creuse.

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On est donc descendus à la cuisine se restaurer d’un chocolat chaud maison préparé par les enfants à la Rocade, de tartines à la pâte de Speculoos, de sirop de grenadine et de fruits, ne les oublions pas. Chez les Robinsons, on fait de bonnes tables !

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Bonne journée à tous nos lecteurs !

Signée une Robinsonne!!!

vendredi 12 décembre

La Rocade

Aline, Mariam et Johanna se sont occupées de la permanence. On leur dit un grand BRAVO !!! Parce que ce n’était pas simple… Il pleuvait et il y avait beaucoup de vent, les tentes s’envolaient et il n y avait pas d’enfants… Elles ont réussi à monter le barnum pour le groupe Tchekchouka qui venait pour sa dernière répétition avant la représentation !

Mariam et Johanna se sont ensuite attelées à la cuisine. Au menu : chocolat chaud maison (avec plein d’épices, miam), crème chantilly et cookies !

Premier problème : il n y a qu’une seule bouteille de gaz et le temps presse. Il faut choisir entre le chocolat chaud et les cookies…. Chocolat ce sera !SAM_6662

Leila est arrivée avec les jeunes de Champlan pour danser. Iasmina et moi (Lucie) rejoignons le groupe quelques instants plus tard. Corinne discute avec Rachida qui n’a plus de voix, les garçons font un foot, Leïla installe la slackline… Mais qu’est-ce qu’il ne fait pas beau….SAM_6647

La tente petite enfance est déserte, il n’y a pas plus de monde à celle des jeux de société… Allons faire un tour à la cuisine puisque c’est ainsi ! Hafsatou et ses copines tiennent compagnie à Mariam qui remue le chocolat dans la marmite. Il fait bien chaud près du feu. Johanna fait monter la crème et le sucre pour la chantilly avec Fatima et Inès. Ça commence à ressembler à quelque chose…

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Allez hop c’est prêt ! On propose nos supers chocolats (dans un verre, mettre le chocolat, recouvrir de chantilly, puis parsemer de petites billes de toutes les couleurs), aux musiciens et aux danseurs qui les acceptent avec plaisirs !

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On a un peu de mal avec le rangement, mais une fois que le camion est rempli, on peut, à notre tour, savourer ce bon goûter !

Au revoir ! A la semaine prochaine !

Disneyland

Les Robinsons chez Mickey ?! Ca sonne faux ?! C ‘est ce qu’on pourrait croire. Mais en fait, nous avons bénéficiez d’une journée au parc, via la Voix de l’enfant (organisateur de la Fraternity Cup) et nous nous sommes dit que ca ferait un beau cadeau pour les enfants du bidonville de Champlan. Nous avons trouvé du sens à offrir la possibilité à ces enfants privés de tout, et qui seront bientôt expulsés, de rêver un peu.

Nous sommes parties, Maria, Iasmina et moi avec 6 loulous : Lorena, Roberta, Denisa, Susano, Ricardo et Ionut, un cocktail explosif, qui nous en a fait voir de toutes les couleurs !
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C’est vrai que ce fut une journée, un peu compliquée mais je ne regrette pas. Et puis, tout n’était pas de leur fait.

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Sous la pluie battante, nous avons eu un soucis avec les essuie-glaces de la camionnette qui nous a obligés à sortir de l’autoroute en urgence pour les faire réparer.

Nous sommes arrivés au parc avec plus d’1h30 de retard, avec des enfants ne tenant plus en place, et toujours accompagnés de la pluie, bien que plus légère.

Nous nous sommes dépêchés de trouver un endroit pour manger, après avoir récupéré les billets, les bracelets pour la soirée, et Iasmina, venue en transport et qui nous attendait depuis 10h !

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Nous avons mangé des sortes de kebab dans le snack « Hakuna Matata ». Après quoi, nous avons grimpé dans « l’arbre des Robinsons », pour la plus grande joie des enfants, ravis de découvrir un arbre à notre nom. Je leur ai expliqué l’histoire et ils posaient plein de questions : » qui dormait dans ces hamacs, pourquoi il était tout seul sur cette île, pourquoi il s’appelait Robinson comme nous…. »

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Nous avons ensuite déambulé dans les différents univers du parc, ce qui constituait déjà une attraction pour les enfants, les décors d’Aladin, les ponts suspendus, le train de la mine au loin, le château de la Belle au bois dormant…Nous nous sommes arrêtés pour faire un tour de manège et monter sur le dos de plein de Dumbos, l’éléphant volant. Je suis montée sur un rose avec Ricardo et Ionut et les enfants le faisaient monter et descendre, tout contents de se retrouver la-haut. En descendant, tout aussi ravis, Susano et Ricardo qui n’en n’étaient pas à leur première bêtise, se sont mis en tête de secouer notre éléphant…
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Il était grand temps de quitter les lieux et de retourner au Disney Hôtel, où j’avais récupéré les places et où nous étions attendus par l’équipe du magazine « Au Féminin », organisateur de ce Noël pour les enfants. Nous avons récupéré des cadeaux pour les enfants mais c’était une erreur de leur part : ce n’était pas pour nous mais pour le secours catholique. Heureusement qu’on ne les avait pas distribués car ils nous les ont repris au moment du dîner. Martine, présidente de la Voix de l’enfant viendra nous en déposer d’autres, directement au local.

Bref, nous sommes retournés au parc et sommes tombés sur la fin de la parade de Noël, et ce, sous la neige ! Nous visitons ensuite le château de la Belle au Bois Dormant, moment très attendus par les filles. Nous sommes même descendus voir le dragon, qui a fasciné tout le monde. » C’est un vrai dragon ? » me demande Susano. » Oui, sinon il ne serait pas attaché. Alors, tiens toi tranquille, on ne sait jamais ! »

Après quoi, nous avons juste le temps d’aller au manoir hanté pour se faire encore un peu plus peur.

On se dépêche de retraverser le parc car nous avons rendez-vous au restaurant le Blue Lagoon avec son ambiance du film « Pirate des Caraïbes ». Nous sommes en retard mais nous arrivons dans une ambiance festive et décontractée. Pour nous, les adultes, ce sera enfin plus décontracté aussi : nous sommes accueillis par des danseurs tahitiens et leurs colliers de fleurs ! En chemin, vers notre table, on nous sert des cocktails de jus de fruits et de petites bouchées délicieuses ! Tout le monde est enfin au chaud et au sec, nous ne risquons plus de perdre les enfants et nos ventres vont se remplir de mets délicieux ! Le dîner est animé : danse, musique et chant de Tahiti, maquillage, et tours de mentaliste. Seul regret, nous avons raté le coche pour se faire photographier. Qu’à cela ne tienne, nous prenons nous même de jolies photos !

C’est maintenant l’heure du spectacle « Dreams », au pied du château de la Belle au Bois Dormant. Le temps est enfin en notre faveur, la pluie a cessé. Place aux feux d’artifice, jets d’eau, lumières et projections de dessins animés sur le château; c’était magique, et inoubliable pour tout le monde.

Sur le chemin du parking, nous prenons les derniers clichés près des illuminations et du grand sapin. Les enfant sont plus calmes, pourtant Susano et Ricardo trouveront le moyen de se bagarrer une dernière fois pour arriver le premier au camion. GATAAAAAAA !!!!!!!!
Une fois tout le monde installé, il ne faudra que 5 minutes à toute cette marmaille pour s’endormir, après nous en avoir fait baver toute la journée. Le silence s’est installé à l’arrière, et nous nous retrouvons entre nous et je me rends compte que malgré tout c’était chouette de vivre ça tous ensemble. Nous ne savons malheureusement pas jusqu’à quand nos relations pourront se maintenir, maintenant que l’expulsion est imminente. Le retour, contrairement à aller se fera sans encombres et tout le monde sera bientôt chez soi.

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Vendredi 12 décembre

Spectacle de danse des Balkans avec Tchekchouka.

Voilà maintenant 4 vendredis que nous répétons sur l’atelier de la Rocade pour être fin prêts pour notre représentation et ce soir c’est le grand soir.

Au local, nous avons poussé les murs pour que le spectacle ait lieu dans la pièce de vie.

Les garçons se sont fait beaux et se mettent doucement dans l’ambiance, tandis que les filles sont encore dans la salle de bain… Laura nous prête des robes, j’ai apporté du maquillage et des fleurs pour nos cheveux, et nous avons aussi des foulards à nouer sur nos hanches.

Il y a Rebecca, Andrea et Hafsatou du côté des filles, et Andreï, Iosif et Ronaldo chez les garçons. Dommage, il nous manque Denis et N’daye

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J’encourage spécialement Hafsatou, qui n’est pas la plus à l’aise car au final, elle est la seule du quartier. Tous les autres sont des jeunes de Champlan, pour qui ce folklore n’est pas inconnu.

Nous proposons pas moins de 3 chorégraphies en cercle, et en ligne, et nous invitons notre public à nous rejoindre. Nouria, la danseuse du groupe d’artistes fait aussi des solos et chante pendant que nous nous préparons pour la suite. Francesca, venue voir son petit frère Iosif, dansera avec nous. Lili, la mère de Rebecca est venue aussi, accompagnée de son conjoint. Il y a aussi Madalin, qui, en plus d’être notre ancien collègue, est le grand frère d’Andrea et Andreï. Nous avons également invité une de nos nouvelles adhérentes, Marie-Lourdes et sa famille, mais aussi Marie-Hélène et Pascal de l’ASEFRR. Nous sommes en petit comité car la Ruche ne nous permet guère mieux.

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Nous finissons par un petit apéritif autour d’un verre et de chips et disons au revoir aux artistes, qui ont l’air contents malgré leur 4 répétitions sous la pluie ! ;)

Vendredi 12 décembre

la ruche : maths et musique 

Aujourd’hui, nous avions Fatima avec nous, seule, parce que les enfants de Champlan étaient tous à l’école, ce qui est une bonne nouvelle.

Nous avons commencé par des exercices de mathématiques où il fallait reconnaître le long et le court puis nous avons abordé les additions. Fatima a très bien compris.

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On a joué de la musique on soufflant et en tapant sur des bouteilles en verre. Fatima a exercé sa bouche pour la positionner de la bonne façon et a manié l’intensité de son souffle.

Son oreille a remarqué que les mêmes bouteilles donné des sons différents si elles étaient remplies de différentes quantités d’eau.

Fatima saisit assez facilement les pulsations des rythmes que je (Quentin) joue. Nous avons ensuite exercé sa mémoire en lui faisant répéter un rythme plusieurs fois et en l’allongeant progressivement. Puis, pendant qu’elle frappait les bouteilles, je soufflais dedans, nous étions à l’unisson. Fatima a pris plaisir à me manipuler lorsque je devais la suivre dans ses délires musicaux.

Nous avons ensuite sorti le petit clavier rouge, et surprise j’ai joué les mêmes notes que les bouteilles, elle les a reproduites très vite.SAM_1010

 

Seule avec deux adultes, Fatima a été très sollicitée. Nous nous sommes un peu détendu en écoutant Michael Jackson, nous avons tapé dans nos mains, Fatima semble décidément avoir le rythme dans la peau, comme on dit. Nous avons goûté de gogosh et d’un chocolat chaud. Fatima trempe ses beignets dans son chocolat, c’est donc vraiment quelqu’un de bien.

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Jardin de Saulx :

Vendredi :

Cette  après-midi nous la commençons avec beaucoup d’envie de travail car tous, on était impatients de se retrouver pour parler plus de notre sortie d’hier où nous avons pu profiter d’une belle journée malgré le froid, mais pour aujourd’hui on va tous mettre la main à la patte pour cueillir les navets et ensuite les partager entre nous pour une bonne soupe fait-maison.

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Un bon travail en équipe qui nous a permis de valoriser les compétences de chacun d’entre nous et de les apprécier. Cueillette des navets, préparation des parcelles, étalage de fumier pour l’engraissement, tout ça ensemble malgré le froid qui nous gelé les doigts, nous avons réussi une belle séance de jardinage.

 

Mais le temps passe trop vite et nous avons bien avancé dans les tâches de la journée et on profite enfin du départ du jardin avec un verre bien chaud de chocolat pour nous réchauffer.

A la prochaine!

Jeudi 11 décembre 2014

Projection au local

En ce jeudi soir, nous nous sommes retrouvés pour regarder le travail fait ensemble.

Le 27 mai dernier et le 7 juin dernier, nous avons tourné un procès dans le camp de l’usine Galant (expulsé le juin) puis au camp de Champlan. Dans ce film, nous faisons le procès de l’Etat, largement mené par Maître Laurent Ott, avocat de l’accusation, qui reproche à l’Etat de violer le droit à l’éducation, le droit à un logement décent, le principe d’égalité.

A l’heure du rendez-vous, il n’y avait presque personne, nous avons pris peur. Mais ça s’est rempli, surtout quand Leïla est finalement arrivé du camp de Champlan avec un camion rempli de public.

Nous avons regardé avec plusieurs habitants de Champlan qui apparaissent dans le film, ce procès qui dure maintenant cinquante minutes.

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Certains ont été intéressés par ce sujet trop méconnu qu’est le droit global (non) appliqué aux familles rroms. D’autres ont bien rigolé en regardant leurs bouffonneries à l’écran, comme Susanu. On en a parlé, on s’en est amusé, nous sommes plutôt contents de ce travail, en tout cas, beaucoup veulent le revoir, une session gravure de DBVD est en route pour toutes les demandes. Ce n’est pas la dernière fois que l’on montre ce film !

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Pour une première projection dans la grande salle du local, c’était plutôt agréable. Le matériel, la qualité et la chaleur humaine ont travaillé de concert pour cette jolie soirée.

A la ruche : Expression corporelle

Johanna et moi sommes allés chercher des enfants sur le camp de Wissous pour notre séance hebdomadaire d’acrosport ! Nous connaissons ces familles depuis deux mois mais nos relations sont encore fragiles et aujourd’hui les parents refusent de nous laisser leurs enfants. C’est la deuxième fois que nous essayons de les emmener à la ruche et la semaine dernière, ça avait bien marché mais là, nous nous heurtons à un mur.

Pour ne pas repartir sans rien avoir partagé avec les enfants, qui, eux, ont envie, nous décidons de faire un cache-cache et un jeu musical où il faut courir en rythme et faire la statue lorsque le tempo s’arrête.

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Pendant ce temps, on ne sait pourquoi, ni comment, les parents changent d’avis et nous laissent finalement partir avec les enfants !

A la Ruche, tout le monde attend notre petit groupe ; on monte vite à l’étage pour s’échauffer et commencer enfin !!

La prochaine fois, ce sera aux enfants d’orchestrer l’échauffement alors il faut qu’ils soient attentifs !

Mais c’est dur d’écouter, plutôt que de crier, de faire chacun son tour, plutôt que tous à la fois, oh oui que c’est dur. Mais on fait de chouettes figures et surtout on s’amuse, on tisse nos relations en faisant ensemble.

Je propose aux enfants quelques étirements et un petit moment calme où il faut s’allonger et fermer les yeux ; ça aussi c’est dur quand on est tout feu tout flamme. On y arrive tout de même…. 10 secondes !

On descend pour le goûter et là, surprise : la table est mise , le chocolat et le crumble nous attendent ! Merci les collègues !! Il nous faut rentrer car les parents nous attendent !

Croix-Breton :

Nous avons passé un atelier bien frisquet et bien pluvieux…mais, comme toujours, dans la bonne humeur, avec notre petit groupe de la Croix-Breton !

Au programme aujourd’hui : coin petite enfance avec des jeux de manipulation d’objets, atelier musique avec des triangles, mini-tambours, xylophones, maracasses et tutti quanti, corde à sauter géante et jeux collectifs pour se réchauffer tous ensemble (chat foulards et gamelle).

Et surtout, nous avons improvisé une balançoire suspendue à une branche d’arbre avec la corde à sauter géante sur une proposition de Chloé ! Cette balançoire de fortune a eu beaucoup de succès !

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En plein jeu collectif, nous avons été attaqués par une vilaine pluie et avons dû ranger nos jeux qui prenaient l’eau…nous avons alors trouvé refuge sous un arbre qui a fait office de parapluie géant pour nous tous et avons dégusté un bon chocolat chaud pour nous réchauffer et nous réconforter de tous ces tourments pluvieux !

Cependant notre petite équipe de motivés a relancé une partie de gamelle lorsque nous sommes partis, on n’arrête pas la Croix-Breton comme ça !

Skate park

Aujourd’hui nous avons installé l’atelier avec Tito et Gaïa qui sont venus avec nous pour voir comment et où nous travaillons, après avoir eu une petite formation avec Laurent.

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Comme il y a beaucoup de vent, nous inventons des stratégies pour ne pas que le matériel s’envole ! Nous jouons à « loup couleur » avec Iasmina et Awa pour se réchauffer. A la sortie de l’école, les enfants commencent à arriver, certains vont jouer au Memory avec Gaïa et Awa, d’autres au blokus, Iasmina discute avec des mamans et leur propose un petit thé pour se réchauffer.

Elle rencontre Siti, la maman d’Alia qui habite aussi dans le quartier et aimerait adhérer à l’association. Alia nous rejoint pour écouter des histoires. Il y a Sara, Maïssa, Alia, et deux autres petites filles qui choisissent chacune leur tour un livre et qui sont super attentives !

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Elles posent aussi des questions sur l’histoire, certaines connaissent déjà l’histoire alors c’est une d’entre elles qui continue à raconter, aujourd’hui elles choisissent surtout des histoires qui font rire !  Certains enfants font aussi des dessins mais c’est tout un challenge car les feuilles ne restent pas en place avec le vent ! Mariam commence son atelier de danse hip-hop avec deux ou trois filles, puis nous nous installons pour le goûter…sous la pluie ! Nous buvons un bon chocolat chaud et dégustons un super crumble aux pommes, puis nous nous disons à la semaine prochaine !

Sortie Aquarium de Porte Dorée

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Nous débutons la journée par un petit rappel de notre sortie à l’Aquarium où nous devions aller avec un petit groupe de 5 pour visiter mais surtout pour changer un peu de l’air confiné, de Longjumeau. C’était une belle sortie avec nos adhérents et amis et on en a profité aussi pour prendre l’air ainsi que rappeler les petites responsabilités de chacun d’entre nous au jardin. Après quelques instants d’hésitation, et avec les doigts gelés on arrive enfin à prendre le train en direction de Paris , notre destination après deux tentatives ratées de prendre le bus.

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Heureusement nous arrivons après quelques minutes de retard à l’Aquarium où nous commençons à visiter et être émerveillés par la multitude d’espèces de poissons de toutes sortes et toutes tailles et formes.

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« Super ! », s’exclament les autres, accaparés par l’ambiance et la tranquillité qui régnait autour de nous. « Un jour, on veut bien y retourner parce que c’est trop bien », dit Jean Jacques, et bien sûr que oui on va y retourner pour une nouvelle visite et des nouvelles découvertes.

Mais tout ça étant dit, on reprend le chemin vers la maison et nous découvrons ce que chacun a pensé de cette sortie.

A une prochaine fois !

Mercredi 10 décembre 2014

Bel-Air

Nous sommes trois à nous rendre sur Bel-Air cet après-midi, Iasmina, Johanna, et moi (Lucie). Il n’y a pas beaucoup d’enfants au début, même si nous arrivons avec 10 minutes d’avance.

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Il y a Cheik, Anis et Nordine qui veulent absolument faire un foot ! Comme il y a encore beaucoup de gadoue sur le terrain de jeux à cause de travaux, on leur propose une gamelle à la place. On rigole bien durant trois parties. Johanna n’arrête pas de perdre, elle râle… Mais c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de cachettes…

L’arrivée de Timothée, de ses copains, et d’un deuxième ballon de foot met fin à notre petit jeu. Ah, et voilà mon copain Kaïs, accompagné de Timéo et de son grand frère ! Ça veut dire qu’on va pouvoir sortir les kaplas… Comme d’habitude Kaïs ne tient pas en place. En l’espace de dix minutes il m’a sorti tous les kaplas, le Croque-Carotte, et voudrait jouer aux Incollables. Ok, ok, on va jouer si tu veux ! Avec ta grande sœur et sa copine, tiens ! Alors question : Combien y a-t-il de nombres sur une horloge ? « 10 ! » répond Nesrine qui est venu nous rejoindre. « Mais nan, 12 ! » crie Timéo, qui a l’air concentré sur ses constructions mais qui ne perd pas une miette du jeu.

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La partie continue, Kaïs préfère lancer le dé pour les autres joueurs maintenant. Iasmina apprend à Johanna à jouer aux échecs. Les grands font des trucs de grands.

Avec Nesrine on tourne un peu en rond… Aller, on va faire un p’tit tour ! On est partis vers les magasins des Arcades, pour leur demander si on pouvait coller les nouvelles affiches de l’association faites par Quentin. Ils ont bien voulu. En revenant on a trouvé un caddie, Nesrine a voulu l’adopter. Avec tout ça on a loupé le début du goûter !

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Awa, Emna et les autres sont là, tiens ! On les sent déçus d’être venus pour le crumble par contre… Tout le monde se rattrape sur le chocolat chaud et les fruits secs !

Voilà le camion bleu qui est venu nous chercher ! Au revoir tout le monde !

Mercredi 10 décembre

La Ruche : biologie

Un chouette atelier aujourd’hui avec quatre enfants. Nous avons commencé par confectionner chacun un gobelet en plastique. Chacun a décoré son étiquette pour personnaliser son gobelet. Ensuite nous avons roulé du sopalin et insérer des graines de haricot entre le papier et le gobelet. Puis nous avons placé une boule ou deux de papier essuie-tout imbibée d’eau. Nous avons rajouté de l’eau pour être sûrs que les graines soient bien humidifiées.

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Nous avons placé les gobelets au fond de la salle. La semaine prochaine nous devrions voir au moins les premières racines de haricot sortir des graines.SAM_6667

Ensuite nous avons fait quelques expériences. Nous avons dessiner des fleurs puis les avons découpées, et nous avons replié les pétales vers l’intérieur. Il y avait deux saladiers, l’un avec de l’eau, l’autre avec de l’eau et du liquide vaisselle. Après quelques essais ratés, nous avons vu l’expérience réussir : posée délicatement sur l’eau, la fleur s’ouvre lentement jusqu’à s’épanouir entièrement et rester sur la surface de l’eau, tel un nénuphar. Les enfants sont restés longtemps regarder la fleur s’épanouir, fascinés. Sur l’eau mélangée au liquide, la fleur s’ouvre vite, mais coule en même temps. Même si l’explication n’a pas été intégrée, on a vu la différence de propagation de l’eau dans le papier. Je leur ai dit que la fleur étouffait parce qu’elle avait trop d’eau alors qu’avec de l’eau normale, elle allait bien et que les arbres se nourrissaient d’eau de la même manière.

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Ensuite, nous avons gonflé des ballons de baudruche, les avons frottés contre nos cheveux et nous sommes délectés de nos cheveux se hérissant à l’approche du ballon électrisé. Il dévie aussi un filet d’eau coulant du robinet, et peut même coller au plafond. « C’est magique », a-t-on entendu. Ils sont restés perplexes quand j’ai parlé d’électricité.

Nous avons goûté en faisant fondre des glaçons colorés dans de l’eau. Dans un gobelet d’eau douce, le liquide coloré coule, alors dans de l’eau salée, l’eau colorée du glaçon fondant reste en surface. L’eau salée est plus lourde que l’eau douce, je dis. « Aaaah », me répond-on, largement rassérénés par cette explication.

Au jardin :

De l’autre coté de Longjumeau avec Nicolae et Cosmin, prennent le départ Susanu, Ionut, Cosmin (le frère de Madalin) et Eric.

Dès notre arrivée on commence a partager les tâches de la journée entre nous. Et tout ça étant dit nous commençons comme des abeilles dans le coins du jardin pour préparer le terrain et retourner la terre avec les enfants, compléter la table à manger et la fortifier avec Madalin, et enfin Nicolae et Eric étalent le fumier sur les parcelles après le passage de Cosmin avec le motoculteur. Mais le travail est plus agréable quand tout le monde rigole et tous travaillons pour « rendre au jardin ce qui appartient au jardin » une belle image qu’il mérite car elle aussi nous donne des légumes et des fruits pour nous régaler.

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A plus tard au jardin !

Mercredi 10 décembre

Wissous

Cet après-midi, nous arrivons à Wissous sous un ciel un peu couvert. Nous décidons d’installer une tente au cas où la pluie se montrerait ! Les enfants commencent à faire un jeu avec la corde pendant que nous installons le matériel. Aline propose un atelier créatif où chacun peut construire une « petite bête » avec différents matériel, ça a beaucoup de succès, même les jeunes filles plus âgées viennent participer. Puis les enfants racontent une histoire à partir de la p’tite bête qu’ils ont créée, certains écrivent en roumains directement, d’autres se font aider pour écrire en français, et Mariam prend le temps d’écrire l’histoire qu’une petite fille lui dicte.

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Sous la tente, je (Flora) propose des dessins libres avec des craies pour les plus jeunes, certains me demandent des crayons gris pour « écrire », ils sont super fiers ! La dinette a toujours beaucoup de succès, les jeux de constructions aussi, plusieurs enfants construisent des châteaux.SAM_0064

Ahmed et Alfred sont très curieux de découvrir les livres, nomment ce qu’ils voient , répètent des mots en français, puis Alina et Loren nous rejoignent, c’est un super moment d’échange. Sur la fin de l’atelier il y a pas mal d’excitation, les plus grands se défoulent encore un peu en sautant avec la corde, puis nous prenons le goûter où l’atmosphère redevient plus calme !

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Cette semaine, nous avons eu la visite des Robinsons de Saint Etienne, « Terrain d’Entente », et comme toujours, nous avons également la KroniK de GRENOBLE

Les Robinsons de GRENOBLE: MME RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 13 Décembre 2014

 

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Aujourd’hui, l’atelier de rue fut placé sous le signe de la rigolade. Petits et grands, enfants et permanents ont pu s’adonner aux joies du divertissement. Cette sensation d’ivresse et de zénitude qui flottait dans l’air était-elle due à ce vent chaud inhabituel ou bien à la célébration du dernier jour de Wendy en stage à l’association ? Toujours est-il que la plupart des enfants arborait gaiement un sourire aux lèvres.

L’activité dinette a remporté un franc succès auprès des enfants, même les plus grands (d’environ 11-12 ans) y ont participé activement. Quelques minutes plus tard, les permanents se sont également pris au jeu et ont préparé de succulents plats.

Un peu plus loin, sur une grande bâche déployée, Alice a su inviter les parents à participer à la création de petits livres avec leurs enfants faits à base de matériel de récupération. Un véritable moment de créativité était palpable…

 

Nos deux cuistots du jour (Rafik et Bjondina) ont parfaitement assuré la préparation de crêpes au chocolat sous l’œil attentif d’Elisé (stagiaire de Zoltan). Parfois, à l’abri des regards, Rafik « dérobait » un carré de chocolat qu’il engloutissait de suite sous l’air à la fois étonné et amusé de Bjondina. Une certaine complicité se faisait ressentir entre ces deux enfants le temps d’une activité commune.

L’heure du goûter approchant, les enfants arrivèrent petit à petit sur les nattes disposées à cet effet et de manière fortuite, un petit jeu s’initia entre quelques enfants et les permanents. Chahinez, âgée de 9 ans, qui d’ordinaire est assez discrète, commença à donner des surnoms saugrenus aux permanents. Une partie de fous rires s’engagea vivement à ne plus en finir…

 

L’atelier pris fin avec deux surprises étonnantes. D’un côté, Kadidja qui a pris un malin plaisir à se recouvrir entièrement le visage de charbon de bois ressemblant ainsi à une « femme des mines ». De l’autre, Mélissa qui nous a fait part de ses talents de dessinatrice en nous en présentant un à un ses derniers dessins.

 

 

 

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

en stage à l’association Mme Ruetabaga

Notre mode de gouvernance (IV et fin): Transmission versus Communication

(Pour l’introduction de cette série de textes, se référer au (I): Appropriation versus Participation).

Communiquer c’est mettre en commun quelque chose qui vient de nous. C’est entreprendre de « rendre commun » ce qui nous préoccupe, ce qui nous motive, ou nos propres intérêts. C’est pour cela que toute communication est toujours peu ou prou une sorte d’invasion.

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Communiquer c’est envahir la pensée d’autrui, ou en tout cas l’occuper ou l’orienter.  Il est étrange que l’on nous présente toujours cette communication comme une chance, un droit, une richesse , ou un don: tout ce qu’elle n’est pas . L’information est nécessaire, la communication sert, quant à elle,  bien d’autres objectifs.

Tout a été fait pour que la communication devienne une injonction de tous les moments et pour tous, autant que nous sommes. Si nous ne réussissons, pas, nous dit-on, ce serait parce que nous communiquerions mal ou que nous ne saurions pas communiquer.

D’une certaine manière , nous avons été petit à petit conditionnés à apporter plus de valeur à la communication, plutôt qu’aux faits réels. « Que peut la réalité , s’interrogeait Alain Badiou, face à sa représentation? »; on pourrait dire à sa communication.

Aujourd’hui, les actes et la réalité importent moins que l’image qu’on en donne; que  le contrôle des moyens de leur communication.

A Robinson, nous nous heurtons tous les jours aux ravages du contrôle de l’actualité locale, par ceux qui en font profession et en exercent le pouvoir; comment peuvent-ils à créer l’illusion  qu’une action aussi développée , renouvelée, ancienne et constante que celle que nous menons, semaine après semaine, depuis tant d’années, existerait à peine , serait secondaire ou sans intérêt? C’est simple, ils y parviennent (très localement, heureusement), en  bâtissant soigneusement un mur de silence, et en usant leur monopole de tous les moyens de communication locaux,   tout et n’importe quoi pour faire rideau de fumée.

Car telle est la fonction de la communication: elle sert couramment bien davantage à occulter, qu’à révéler. Comme le prestidigitateur qui exhibe sa main droite, tandis que sa main gauche réalise le trucage, la lumière de l’information sert essentiellement à produire de l’ombre. Pour une chose, mise à jour, communiquée, toutes les autres sont cachées.

Transmettre, c’est bien autre chose. Si communiquer, c’est s’approprier une part de la pensée des autres, transmettre , au contraire relève de l’inconditionnalité du don.

Transmettre, c’est lâcher , donner de soi plutôt que conquérir autrui; transmettre c’est renoncer à contrôler ce qui sera fait de ce qui a été transmis.

La Pédagogie sociale est une pédagogie de la transmission dans une société qui peine de plus en plus en plus à transmettre. Quel monde, quelle économie transmettons nous à nos enfants?  Comment comprendre qu’il n’est plus possible de leur transmettre un avenir alors que c’était la norme jusqu’à la fin du siècle dernier? Pourquoi les biens des classes moyennes et des pauvres, s’épuisent dorénavant pour financer la vieillesse des anciens, et ne se transmettent plus aux jeunes?

Comment comprendre cette non-transmission des cultures , des histoires, des expériences?

Par ses pratiques inconditionnelles (gratuité, libre initiative, inconditionnalité de l’accueil) la Pédagogie Sociale se prête naturellement à toutes les transmissions horizontales, comme verticales.

Il n’est donc pas étonnant que nous en fassions également un mode de gouvernance; entre nous , en interne et dans nos réseaux, nous organisons le plus de transmissions possibles. Nous mettons en place des chantiers pour transmettre nos expériences, des KroniKs pour transmettre notre vécu, des articles, des écrits , pour transmettre nos théories, des stages et des formations, pour transmettre nos pratiques.

Nous ne nous contentons pas d’informer , il s’agit de cultiver, de porter des fruits.  De même que le travail qui, s’opère dans nos jardins, notre verger, notre rucher n’est pas là pour être communiqué, mais pour produire des fruits, du miel et des légumes; de même le travail qui s’opère dans nos ateliers, nos soirées, conviviales, nos chantiers, nos locaux , nos réseaux sont là pour essaimer et donner le jour à bien d’autres expériences.

 

 

« Nos Etats semblent devoir se complaire dans un mode de gouvernement resserré où la participation des populations à la chose publique est cantonnée à l’élection de ceux qui vont se comporter comme leurs maîtres pendant leur mandat.

Le pouvoir des citoyens se limitant à la possibilité de changer périodiquement de maître. Mais comme ils ne contrôlent pas la métamorphose de ces derniers, qui ont choisi de se reproduire par scissiparité, il leur faut bien faire avec des copies conformes se succédant aux mêmes postes de responsabilité, appliquant le même « logiciel », comme ils disent avec fierté. » M Barthélémy

 

Samedi et Dimanche:  Formation et entraînement en Pédagogie Sociale

Ce samedi et ce dimanche, un groupe de 12 stagiaires  , venus de Nantes  Genève et Marseille ont animé et vécu! une formation sur les bases théoriques et pratiques en Pédagogie Sociale et Ateliers de Rue

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Avec eux , on a initié une formule comprenant une alternance par demie journée, entre séance de théorisation/ discussion et participation aux ateliers des Robinson

On remercie particulièrement « nos » stagiaires, car ils ont aussi été très productifs et créatifs !!!

Qu’on se le dise, les formations, c’est bien parti à Intermèdes Robinson et pour notre Institut !

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Jardin 7 décembre 2014
Aujourd’hui c’est un jardin un peu particulier ! En effet, les stagiaires en formation avec Laurent sont venus voir le terrain et observer nos activités. On a donc de la main d’œuvre en plus mais aussi plus de bouches à nourrir ! Car, avec nous, il y a aussi Erwan et sa maman, Hafsatou et Nabintou, Eddy, Jessica et Jean-Jacques. Hélène et Laurent sont en renfort et Rachka fait soutien moral.
45 merguez, rien que ça sur le barbecue, une marmite de soupe, une énorme salade, et en dessert des bananes au chocolat… Waaaaaa !!! Trop bon !
On mange pour oublier qu’on a froid, la pluie commence à tomber. Hem, le moral est un peu en berne… Allez zou ! Au boulot, messieurs, dames !

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En 10 minutes, une splendide nouvelle table et deux bancs voient le jour. Y en a qui ont fait les scouts par ici et ça se voit !
Et le puits ! Il a enfin un chapeau digne de ce nom ! Plus personne ne pourra tomber dedans ça c’est sûr !
On s’était dit qu’on ne toucherait pas au four parce que ce serait un peu compliqué, mais c’était sans compter sur la détermination de Iasmina et de Quentin (Non pas celui de l’asso, un des stagiaires fort sympathique !). Ils démontent tout et le remonte brique par brique grâce à un colmatage dont seul Iasmina a le secret.

Erwan, Sandra, Hafsatou et Nabintou ont élu domicile sous la serre. Ça papote tout en nouant de la laine de couleur vive autour des piquets en bois. C’est pour égayer un peu le jardin, il est un peu triste en hiver tout de même…

Grâce à des regroupements fréquents autour du feu, on évite de perdre nos orteils un à un. C’est agréable…

Mais ne tardons pas trop quand même ! Allez on rentre ! On est bien fatigué… !

 

Réunion recherche-action :

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Nous étions réunis ce samedi 6 décembre 2014 à notre nouveau local pour une deuxième réunion recherche-action ouverte aux adhérents de notre association afin de faire évoluer tous ensemble notre travail.
Nous étions environ 30 entre l’équipe des Robinsons, les adhérents et le groupe de nantais venus se former à la pédagogie sociale et Hugues Bazin, qui fait partie du réseau de recherche-action dans le cadre duquel nous avons entamé ce travail.
La présence de l’association de travail de rue nantaise a permis de rendre nos échanges très riches car nous avons pu comparer nos expériences respectives : situations, difficultés, nouvelles initiatives, pistes d’actions et de réflexions…

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Et nous sommes ravis que 7 Robinsons soient venus participer activement à cette réunion car il est très important pour nous que les participants soient partie prenante de l’évolution de l’association et soient initiateurs de nos projets communs.
Plusieurs projets ont été discutés : mise en place d’une permanence pour les ados 2 h par semaine au local et temps pour les adultes qui souhaitent avoir un lieu où se retrouver pour coudre, bricoler, discuter, échanger…nous souhaitons en effet que chacun puisse s’approprier ce lieu comme un lieu de mise en commun, de partage, de travail et un point de départ pour la mise en place de projets de toutes sortes…alors, réfléchissez et venez partager vos idées pour continuer de faire évoluer ce lieu !

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Samedi Champlan :

Nous avons eu un grand et beau ciel bleu d’hiver cet après-midi à Champlan !
Nous étions nombreux aujourd’hui car 8 stagiaires nantais venus se former à la pédagogie sociale nous ont accompagnés. Les enfants ont été ravis de voir arriver tout ce beau monde rien que pour eux ! Et Susano le premier !

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Pour nous réchauffer, nous avons commencé l’atelier avec plusieurs jeux de corde à sauter géante : seul, à 2, à trois, en tournant, et puis tous ensemble…nous avons vraiment bien rigolé…on est aussi tombé plein de fois les fesses dans la gadoue en sautant à plusieurs en se tenant les épaules…mais on n’hésitait pas à s’y risquer de nouveau !

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Ensuite est venu le temps de s’attabler pour des travaux écrits : pour les petits, lettres au Père Noël illustrées et pour les plus grands, s’imaginer, se dessiner et se décrire à l’âge adulte…une partie de l’équipe nantaise s’y est mise avec notre petite équipe constituée de Susano, Ricardo, Ronaldo et Ionut. Là aussi, on a bien rigolé en s’imaginant papy, papa avec une grosse moustache…

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Puis on a écrit un peu autour de ces dessins mais rapidement un camion rempli de bois est arrivé et tous les grands sont partis aider les adultes à le décharger…eh oui, en cette période d’hiver le bois pour chauffer les baraques est d’une nécessité primordiale…nous constatons souvent que les enfants de Champlan ont beaucoup de mal à se concentrer mais cela n’est pas étonnant dans une telle atmosphère d’insécurité quotidienne et d’incertitude de l’avenir…

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Puis le jeu du « ninja », lancé par Quentin, un des stagiaires nantais, a remobilisé les grands qui étaient éparpillés après le déchargement du bois. Ce fut un très chouette moment !
Enfin, nous avons partagé un bon goûter !

Samedi 06 décembre 2014

La Villa Saint Martin

A la Villa Saint Martin, communément nommée la VSM, il y avait beaucoup de monde en cet après-midi givré: vous enfants et parents , nous , mais aussi des petits nouveaux qui venaient découvrir les actions et les principes de l’association dans le but de partager leurs pratiques et d’enrichir ces dernières. Ils nous on permis par leurs visions nouvelles, leurs observations, leurs pratiques personnelles, d’enrichir aussi les nôtres.

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Le partage en tout point était donc à l’honneur en ce jour!

Le partage autour d’une activité ludique qui restera dans les mémoires.

Le partage rimant avec création illustré par l’atelier «Boule de graisse» et l’atelier créatif où l’on fabriqua des bestioles. Eh oui on fait cela à Intermèdes-Robinson !!!

Le partage d’idée lors du conseil des enfants où les propositions d’actions fusèrent: sortie dans un château, atelier Hip-hop,la préparation de gâteaux aux chocolat et à la vanille et même l’achat d’un nouveau four plus performant ! Plein d’idée .

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Le partage au cœur de la cuisine où naquît de délicieuses tartes tomates-chèvres.

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Le partage, une valeur chère aux Robinson !!! Venez la partager avec nous !

Bonne journée à tous nos chers lecteurs !

Signé une Robinsonne,

 

Vendredi 5 Décembre

Récolte de kiwis à Chilly-Mazarin :
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J’ai donné rendez-vous à Sadio et son petit Sidi, Asma, qui vient avec 2 de ses filles, mais aussi Jean Jacques et Téo pour aller récolter des kiwis ! Personne dans le groupe n’a jamais fait ça et nous sommes curieux de découvrir à quoi ressemble un arbre à kiwis.
C’est Noëlle, la femme de Pascal de la MJC de Chilly qui nous a fait cette proposition : en échange d’un peu de labeur dans le jardin de sa mère (qui se révélera en fait être un moment très sympa), nous repartirons avec des cagettes pleines de ce petit fruit duveteux !SAM_0932
La nuit a commencé à tomber mais c’est pas grave. Nous nous armons de lampes torches et pendant que certains éclairent, les autres se dirigent vers l’arbre, dont le feuillage se répand parallèle au sol, de part et d’autre d’un petit tronc sinueux. Malgré la pénombre, nous pouvons voir les kiwis; il y en a beaucoup, à la hauteur des enfants et d’autres bien plus haut, mais il y en a pour tout le monde.
Je porte le petit Sidi dans mes bras, et comme s’il avait toujours fait ça, il tire sur les fruits et les jette par terre comme le préconisait Noëlle. Iasmine et Rania, les deux filles d’Asma sont ravies. On dirait une chasse au trésor, c’est à celui qui en cueillera le plus et nous remplirons 5 cagettes de ces fruits exotiques velus !SAM_0929
A tour de rôle, les adultes et Teo montent sur l’escabeau pour atteindre les plus hauts. La nuit a maintenant enveloppé le jardin et la mère de Noëlle vient nous rejoindre et découvre notre butin. Nos doigts sont gelés mais un verre de thé bien chaud et quelques petits sablés à la fleur d’oranger viendront nous réchauffer.
Nous repartons contents de notre escapade et nous partageons une des cagettes avant de nous quitter. Le reste de la récolte sera déposé dans la cave du 28 rue des marguerites, pour être au frais et servir pour des confitures à venir…

Vendredi 5 décembre 2014

La Rocade

En cette fin de semaine froide,de la première semaine du mois magique des fêtes de fin d’année ,vous étiez présent et nombreux à La Rocade .

De nombreux enfants ce sont affairés autour de la préparation d’un crumble aux pommes. En outre les parents, en l’occurrence les mères, ont put se réchauffer dans une atmosphère chaleureuse, d’un café ou d’un thé.

Petite parenthèse. Où sont les papas ? Je lance un appel à tout les pères des communes de Champlan, Longjumeau et d’ailleurs: REJOIGNEZ-NOUS! Parenthèse fermée.

Juste à côté du «Café des Mamans» (bientôt aussi «Café des Papas» ) où régnaient calme, courtoisie et tranquillité, les enfants s’agitaient autour d’un ballon …. DE FOOT ! Deux équipes avaient été créées à l’occasion de ce match de foot urbain exceptionnel : Les CF Longjumeau vs Les JBL battus 3 à 1. Quel beau match ! L’heure du rangement et du goûter n’en sonna pourtant pas la fin, mais celui du départ de l’équipe d’ Intermèdes-Robinson.

Mais qu’est devenu le crumble aux pommes façonné par les petites mains affairées des enfants?

Pas assez cuit il n’a pu être mis à l’honneur lors du goûter. Néanmoins, au local, une fois bien cuit il a fait le bonheur de nos papilles, celle d’une équipe gourmande et méritante ! Qu’en pensez-vous, c’est bien mérité, non?!

Bonne Journée à tous nos fidèles lecteurs!

Signé une Robinsonne.

 

Vendredi

La Ruche : Maths et musique

Aujourd’hui nous avons décidé de nous mettre en mode intime. Fatima et Ricardo étaient avec nous (Iasmina et Quentin). Nous avons fait principalement de la musique.

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Pour commencer, j’ai dessiné un clavier au tableau, puis sorti le petit clavier rouge (pas toujours très gracieux) pour faire le lien. J’ai joué des combinaisons de deux notes en demandant à chaque fois s’ils trouvaient ça joli ou non. Le do et le mi sont donc jolis ensemble, l’accord entre le fa et le la également. Par contre le fa avec le si, habituellement un peu agressif à l’oreille a été voté « joli ». Etonnant de s’apercevoir de ça car cet intervalle a été longuement interdit dans la composition musicale élitiste jusqu’à l’arrivée du jazz qui a su utiliser ses dissonances. Pour une oreille vierge, c’est donc « joli ». On a eu quelques « bizarres » et des « moches ».

Une fois dotés de trois ou quatre « jolis », je leur ai donné les baguettes pour qu’ils composent avec ses trois ou quatre combinaisons. C’est là que la notion de rythme montre son importance. Des notes jolies enchaînées deviennent musicale si elles sont rythmées, la lueur dans les yeux en écoutant une version rythmées de leurs combinaisons nous confirme que c’est compris.

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Le rythme, comme d’habitude est difficile à mettre en pratique, notamment la notion de pulsation, de régularité. Si Ricardo fait des vrais rythmes, il les faits en revanche sur une pulsation chaotique. A l’heure du goûter, il a demandé à rester, peut-être par sentiment de concurrence saine que j’ai cru ressentir envers Fatima qui, elle, maintenait des rythmes beaucoup plus simples mais à pulsation stable. Ils ont tous deux saisi l’intérêt du « jouer ensemble ». Nous avons continuer à taper en rythme, chacun a pu proposer le sien, et ce faisant, réaliser qu’ils inventaient des rythmes, ce qu’ils pensaient réservé aux initiés. Nous avons fini par un bon vieux « poum poum tchak » en rôles répartis. Très entraînant.

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Jeudi 4 Décembre 2014

Croix breton

Aujourd’hui quand les premiers enfants sont arrivés Nicolae, Cosmin et moi (Charlène) avons joué au croque carotte, au jeu de 7 familles et au jeu de construction avec eux.

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Puis très vite les enfants sont devenus trop nombreux pour que l’on reste sur le tapis, alors avec un groupe de 6 enfants nous nous sommes détachés pour jouer à colin maillard. Nicolae à continué un petit moment a jouer aux jeux de société puis il nous a rejoints pour une partie de gamelle. Cosmin est resté sur le tapis avec 4 à 5 enfants pour faire des jeux de constructions.

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Avec Nicolaé et 9 enfants nous avons fait des partis de balle aux prisonniers.
Les enfants et nous avons ensuite rangé et nous nous sommes installé pour prendre le gouté, les personnes désignées se sont occupé de distribuer le chocolats chaud et les sablés.

Jeudi

Skate Park

Nous partons Iasmina Mariam Flora et moi (Virginia) pour Skate Park à 16H10 et arrivons à 16H30.
Dans le cadre de mon projet, je dois aller à la rencontre des pères de famille pour savoir à quel point ils s’impliquent dans la vie du quartier et dans celle de l’association. Malheureusement, nous arrivons un peu tard car, même s’ils acceptent avec plaisir de discuter avec moi, ils n’ont que peu de temps car leurs enfants arrivent. La prochaine fois j’essaierai d’arriver plus tôt.

Nous commençons donc l’atelier avec très peu d’enfants car le froid se fait de plus en plus dur à supporter.SAM_6550
Flora raconte des histoire, Iasmina fait des jeux de société et des jeux collectif (situation ironique puisqu’il y a que deux enfants..) Mariam est sur la petite enfance et moi je fais des coloriage.

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17H25, il fait nuit, il fait froid et le peu de personnes présentes rentre. Il n’y a plus que Sofiane Sarah et leur maman pour nous accompagner sur le goûter.

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Nous terminons donc l’atelier plus tôt que prévu en se demandant si ce ne serait pas plus judicieux de commencer l’atelier à 16H et de faire le goûter à 16h30 pour éviter d’être seul à ce moment.

A rediscuter.

Jeudi 4 décembre 2014

La ruche: Expression corporelle

Aujourd’hui, Leïla et Laura sont allées chercher les enfants sur le camp de Wissous pour faire l’atelier au local. Il trop froid dehors pour faire l’éveil corporel…

Elles reviennent avec Salvador, Gaby, Amalia, Alexandra, Alina, Rebecca et Lauren. Ça en fait du monde autour des tapis !

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Allez ! On commence par un petit jeu ! Tout le monde court dans la salle et lorsque Leïla le dit, tout le monde doit s’arrêter pour se mettre pied contre pied, ou joue contre joue avec un copain ! Fesse contre fesse ? Mais bien sûr, on peut faire ça aussi ! On rigole et on s’applaudit lorsqu’on a réussi !SAM_6525

On continue avec les roulades avant ! On met les mains sur le tapis, on lève les fesses, on rentre bien la tête et c’est parti ! Même les petites y arrivent, qu’est-ce qu’on est fort !

Leïla propose d’essayer les roulades à 2 ! Oulà, ça se complique ! Amalia et Alexandra ont un peu de mal mais les deux garçons s’en sortent très bien !

On fait quelques pyramides à deux pour finir, avec Laura. Nous sommes une vraie bande d’acrobates ! Enfin presque… On est bien réchauffé en tout cas ! Il y a même de la buée sur les vitres de la salle tellement on s’active !

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Puis on passe dans la salle de classe pour écrire sur les cahiers tout ce qu’on a fait. Les plus grands écrivent la date et quelques phrases pour résumer l’activité. Avec les plus petites, on dessine. Laura amène les peluches et les poupées pour Rebecca qui est un peu de mauvaise humeur depuis le début de l’atelier. Avec Lauren, on apprend le mot « bouchon », c’est important pour refermer les feutres !

C’est l’heure de goûter, tout le monde descend ! Gâteaux, clémentines, et sirops pour commencer, chocolat chaud pour terminer. Lauren voudrait boire son chocolat à la petite cuillère… Bon, bon… Essaye avec une paille Lauren ça sera plus simple ! Finalement, tout le monde termine son chocolat à la paille, c’est plus rigolo !

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Et voila ! On remet les manteaux, c’est l’heure de se dire au revoir ! A la prochaine fois les enfants !

 Mercredi 3 décembre

Biologie à la Ruche

Mon premier atelier ruche biologie ! Je m’en souviendrai. Quentin et moi sommes allés chercher 5 enfants à Champlan pour leur proposer de faire un atelier au local. Il y a Cosmin, Narcissa, Laurena, Lorenzo et Susano. Mais voilà, aujourd’hui, nous arrivons en même temps qu’une équipe de la PMI qui vient faire les vaccins aux enfants.

Tout ça nous fait partir en retard mais c’est sûrement une bonne chose de faite. Nous écrivons d’abord des fruits d’automne par le biais d’un exercice avec l’écureuil Touroux qui a tout mélangé et a appelé une noix, pomme de pin et un gland, une mûre et ainsi de suite.

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Mais c’est le bazar, les enfants ne tiennent pas en place, se battent, se roulent par terre. Il faudrait être un adulte pour un enfant et je me demande comment Quentin a fait tout ce temps, tout seul avec le groupe.

Il leur expliquera tant bien que mal pourquoi il fait jour, pourquoi il fait nuit, pourquoi il fait chaud, pourquoi il fait froid.

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Ils colorieront aussi un écureuil et des feuilles mortes, mais je ne pourrai pas leur raconter l’histoire que j’avais prévu, ils sont trop excités et il est grand temps de les ramener chez eux. Nous leur parlons 3 minutes de leur comportement et décidons finalement de prendre la route sans prendre le goûter, ils n’écoutent rien et nous décidons de marquer le coup, même si ça ne nous fait pas plaisir du tout.

 

Mercredi 3 décembre 2014

Bel Air

Aujourd’hui quand Iasmina, Johanna, Mariam, et Charlène sont arrivées à Bel Air il n’y avait personne. Elles ont commencé par jouer au berret pour avoir plus chaud et motiver tout le monde.SAM_6532

Trés vite 8 enfants sont arrivés, tout le monde s’est alors mit à jouer à la balle au prisonnier, d’autres enfants sont arrivés et certains se sont détachés pour jouer au blokus sur les tapis. Johanna et Mariam ont joué aux kaplas aux mikados et d’autres jeux de société, pendant que Iasmina et Charléne ont joué au colin maillard avec 5 à 6 enfants puis à l’epervier.

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Johanna et Mariam ont lancé une petite activité corporelle pour se réchauffer avec 2 jeunes filles puis ensemble elles ont joué à la marelle.

Dans un même temps ils ont terminé les jeux collectifs par une tomate et un facteur n’est pas passé, avant de s’installer pour le goûter.

Une fois les enfants installés sur les tapis, elles se sont concertés toutes les 4 pour savoir qui ferait le goûter. Les petits sablés au chocolat faits maison, ont rencontré des bouches qui ont su les apprécier.

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A la prochaine

 

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KroniKs des Robinsons de Grenoble: MME RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 06 Décembre 2014

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Aujourd’hui, la fine pluie et le temps humide nous ont « invités » à nous réfugier sous les coursives pour y accueillir une vingtaine d’enfants téméraires et tout souriants malgré ce froid intense qui nous glaçait les os. Au programme, de nombreuses activités diverses et variées ont fait la satisfaction de tous les enfants (des plus jeunes aux plus âgés tels les pré-ados).

Marco et Mélody ont fait équipe pour animer l’atelier cuisine : confection de pizza. Ce qui est plutôt original pour un goûter !! Toujours est-il que les enfants ont pris un malin plaisir à cuisiner. Il faut dire que l’atelier cuisine remporte toujours autant de succès auprès des enfants dont Rayen et Rafik, deux pré-ados, qui ont de vrais talents « d’apprentis-cuisiniers » !

La préparation du feu, chapeautée par Wendy, a réuni de nombreux enfants qui, au-delà de l’admiration que cela peut susciter, en ont profité pour se réchauffer un peu.

Stéphane a pu proposer à un petit groupe d’enfants de vernir les sculptures de glaise réalisées par d’autres dont certaines avaient été exposées dans la galerie de la Tête Bleue lors d’une exposition organisée au centre-ville et ouverte au public durant tout le mois de Novembre.

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Des jeux de société ont pu s’organiser en autonomie. Les enfants ont ainsi pu investir plus amplement la natte petite enfance inoccupée pour le moment.

Dans le cadre de mon projet d’interculturalité, les enfants ont pu, dans un premier temps, découvrir de nombreux ouvrages relatant la vie quotidienne d’enfants issus du monde entier. Ainsi, en nous appuyant sur les illustrations et photos tirés des livres apportés, nous avons pu échanger ensemble sur les différentes pratiques familiales variant d’une culture à l’autre telle la préparation des repas, l’habillage, la toilette et les soins aux jeunes enfants, les rituels de sommeil, les activités journalières, etc. Puis, dans un deuxième temps, les enfants ont pu illustrer, à l’aide de dessins et de textes, soit leurs meilleurs souvenirs dans leur pays d’origine et ce qu’ils aiment y faire au quotidien, soit imaginer un monde différent du leur et expliquer en quoi cela les interpellent.

Au moment du conseil démocratique, les enfants ont eu du mal à se poser ; certains restaient debout, d’autres voulaient rester entre amis à discuter entre eux : un brouhaha sonore était présent et ne permettait pas à chacun de s’écouter convenablement. Est-ce à cause des petits ventres affamés ou du froid tenace qui a provoqué cette agitation ?

Alignés en rang d’oignon sur les nattes lors du conseil démocratique, les enfants tentaient de se serrer les uns aux autres, recroquevillés sur eux-mêmes, grelotant de froid et pourtant présents malgré tout durant tout l’atelier. Nous pouvons même apercevoir Genifer se faire réchauffer les mains par Wendy. Cette scène m’a permis de me rendre compte que certains enfants étaient très peu vêtus par une telle saison !! D’où la nécessité d’emmener des couvertures, des bonnets et des gants pour les enfants qui en auraient le plus besoin.

 

Atelier de rue très réussi malgré ce froid glacial dont les températures devaient avoisiner les 5-6 °C !!

 

 

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

Notre mode de gouvernance (III): Directivité versus Dirigisme

(Pour lire l’introduction à cette série de textes, se référer au (I) : Appropriation versus Participation)

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L’éducation nouvelle (source de la plupart des théories et pratiques qui ont inspiré et inspirent l’Education Spécialisée et l’Education Populaire) apparaît souvent comme une grande boîte de Pandore , d’où émergent sans ordre , ni distinction toute une série de grands principes: l’activité, la créativité., et… la NON DIRECTIVITE

Définie par Carl Rogers comme modèle thérapeutique , le principe de non directivité dans les années 60 du siècle dernier, a fait grand bruit. Encensé par les uns, représentant la source de tous les troubles sociaux pour les autres, le concept a sans arrêt été retiré de son contexte théorique, pour servir de cible ou d’étendard.

Mais au delà de sa période de gloire et de polémique (qui n’a pas dépassé les années 70), le concept , rendu mythique par l’oeuvre du psychanalyste  A.S. Neill et de son exemple de Summerhill, est devenu comme une sorte de fondement indiscutable pour toute organisation, tout collectif, tout processus un peu « alternatif ». Les choses seraient claires : c’est mal d’être directif.

Le monde s’opposerait en deux tendances simples pour les organisations:

– Un modèle descendant directif, hiérarchique et autoritaire .

Et d’un seul contre modèle qui découlerait tout simplement du négatif du premier:

– Un modèle horizontal, égalitaire et « non directif ».

C’est toujours un problème de ne pouvoir nommer un concept qu’on prône que par une appellation négative : « anti ceci », ou « non quelque chose ». Il est toujours plus intéressant de pouvoir nommer ce que l’on cherche, positivement.

Il en est ainsi de la »non directivité ». Comme acteurs sociaux, enseignants , animateurs, éducateurs, parents, nous faisons tous le constat que les moments créatifs naissent rarement de situations non directives. Les contraintes , les résistances, le hasard, les nécessités, tout ce qu’on n’a pas voulu, pas décidé , pas anticipé , sont ce qui nous oblige à faire du neuf, à rompre les routines.

En Pédagogie , il n’y a pas d’opposition, comme on se l’imagine entre ce qui est contraint et ce qui est libre, mais entre ce qui dépend de l’arbitraire et ce qui dépend de la réalité.

La Pédagogie Freinet pour ceux qui la pratiquent et qui la regardent en face, n’est jamais par exemple une pédagogie de la non directivité. Au contraire, tout dans l’organisation du conseil ou du travail des enfants découle de réalités, de nécessités et d’exigences.  La liberté vécue par les personnes et les groupes ne provient pas de l’absence des directions nées de ces contraintes, mais par la prise de conscience qu’on en a et  l’appropriation du processus de travail, qui en découlent.

Il n’y a  certes pas de « dirigisme » dans la Pédagogie Freinet, au sens de monopole ou d’incarnation des pouvoir de décision; mais pour autant , il y a bel et bien, de la directivité.

Ainsi nos activités en Pédagogie Sociale sont à la fois libres (libre adhésion, libre initiative) ET directives ( affirmation d’une organisation nécessaire orienté vers « l’assemblée » et les pratiques langagières d’expression). Liberté et directivité se nourrissent l’une de l’autre.

Nous mêmes en tant qu’acteurs, pédagogues, ne sommes jamais « neutres » , jamais en retrait. Nous ne nous voyons pas comme des observateurs désincarnés, des spécialistes distants mais au contraire comme des acteurs /auteurs engagés dans les mêmes situations et militant pour une organisation à construire.

Nous avons notre direction, nous avons nos références et nos préférences et tout cela caractérise aussi notre mode de gouvernance : celui ci est directif. Il y a un cap, et autant de capitaines qu’il en faudra.

Comme le remarquait Makarenko , ce qui compte avec les capitaines, c’est que chacun puisse le devenir à son tour. Là encore, la directivité assumée, rompt avec le dirigisme: ce qui compte pour le premier modèle c’est que chacun puisse tour à tour , exercer autorité , responsabilité et pouvoir de décider et d’agir.

Il s’agit de mettre en oeuvre d’une façon inconditionnelle, durable et régulière  nos « basiques » (les ateliers de rue, les Conseils, les moyens d’expression) . C’est de ce « directif là  » , que peuvent découler mille initiatives , et bien plus d’expression.

Un fois le cap assuré, la barre change de mains, le navire sert à tous , mais ce qui rassure chacun à son bord et rend efficace son action, c’est qu’il va quelque part.

Dimanche : le GRRRRAND CHANTIER

Nous étions nombreux pour ce chantier et de tous les horizons de l’action éducative, artistique, sociale. Nous nous sommes retrouvés à l’Institut, sans aucun dépaysement, quasiment dans notre élément. Nous nous sommes réjouis des projets de création de nouvelles initiatives et ateliers de rue, parmi les nouveaux membres.

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Nous avons même été efficaces et su travailler en sous groupe et nous donner des perspectives de travail pour les mois à venir.

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Celles ci répondent à des urgences ressenties: écrire une charte qui décrit les principes de nos actions  mais aussi un « manuel du pédagogue social » que tout un chacun, enfant adulte, indépendamment de tout parcours scolaire , saurait lire et qui serait efficace.

Mais un chantier en Pédagogie Sociale, c’est aussi de la convivialité produite en masse! Du coup on avait du mal à repartir le soir venu.

Il n’est donc pas étonnant que nous en fassions également un mode de gouvernance; entre nous , en interne et dans nos réseaux, nous organisons le plus de transmissions possibles. Nous mettons en place des chantiers pour transmettre nos expériences, des KroniKs pour transmettre notre vécu, des articles, des écrits , pour transmettre nos théories, des stages et des formations, pour transmettre nos pratiques.

Nous ne nous contentons pas d’informer , il s’agit de cultiver, de porter des fruits.  De même que le travail qui, s’opère dans nos jardins, notre verger, notre rucher n’est pas là pour être communiqué, mais pour produire des fruits, du miel et des légumes; de même le travail qui s’opère dans nos ateliers, nos soirées, conviviales, nos chantiers, nos locaux , nos réseaux sont là pour essaimer et donner le jour à bien d’autres expériences.

Samedi 

Champlan 

Aujourd’hui c’est emmitouflés dans nos manteaux et écharpes que nous partons Nicolae et moi (Virginia) pour Champlan. Nous commençons donc par nous réchauffer (et nous réveiller un peu) avec le jeu du chasseur quelques minutes ! Je me positionne en tant que photographe et cela m’arrange assez vu la force avec laquelle ils jettent le ballon, je n’aurai pas aimé me faire toucher:)..

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Puis nous nous installons sur les tables pour commencer à travailler, c’est à ce moment que Ramona arrive pour nous donner un coup de main. Aujourd’hui nous avons emmené des coloriages de Noël. Une fois coloriés, les dessins sont découpés puis nous y accrochons une corde rouge au bout pouvoir l’accrocher sur un sapin par la suite. Les enfants ont même décidé d’écrire une lettre au père noël derrière le dessin. Bon bien sûr il y a eu un peu d’agitation, certains dessins déchirés, mais dans l’ensemble, l’atelier est plus que réussi !

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Nous prenons un petit goûter tous ensemble, chocolat chaud pour nous réchauffer, gâteaux pour faire taire nos estomacs et nous partons .

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Voila le moment qui crée le plus d’agitation, la distribution de vêtements. Un des enfants est même venu me dire « moi j’ai été très sage cette année » comme si j’étais le père noël ! C’est Nicolae qui s’en charge et comme ils parlent tous en roumain je ne comprends pas tout, à part que cela avait l’air compliqué de distribuer les sacs.

A la semaine prochaine

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VSM

Cet après-midi, nous avons commencé en petit comité dans un de nos premiers vrais froids d’hiver, de ceux qui gèlent les bouts d’orteils et de doigts !

Mais petit à petit beaucoup d’enfants et de familles nous ont rejoint, munis de gants, doudounes, bonnets, moumoutes à oreilles et autres inventions colorées et farfelues pour tenir chaud.

Au menu de notre atelier de rue à la Villa cet après-midi : jeux de société avec Aline, cuisine avec Laura, coin douillet petite enfance avec  Lucie et Johanna, radio avec Quentin et Iasmina et réparation de vélos avec Cosmin et Leïla.

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Au jeux de société, les parties de taboo se sont enchaînées et le croque carotte a rencontré autant de succès qu’à son habitude avec les plus petits.

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De leur côté, les cuisiniers ont confectionné des beignets fourrés à la confiture et au chocolat.

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Sous la tente petite enfance, on a appris à manier les feutres et les couleurs et à construire de drôles de tours en kaplas.

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A la radio les ados se sont fait journalistes pour poser des questions à Awa sur son pays la Côte d’Ivoire.

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Enfin, du côté de la réparation de vélos, une foule de petits de moyens et de grands vélos se sont rué pour se faire regonfler, « rustiner », rafistoler…

Puis est venu le moment du conseil de quartier, qui a été l’occasion de parler de capoeira, de gâteaux à la vanille et au chocolat, de bric et de brac, de projets d’ateliers manuels animés par des enfants, des suites de l’atelier vélo…de plein de choses à venir et de toutes sortes !

Et bien sûr, nous nous sommes réchauffés avec de bons beignets et un vrai chocolat chaud avec du chocolat pâtissier fondu dans le lait cuisinés par nos apprentis cuistos…mmm un vrai bon goûter d’hiver !

Vendredi 

Soirée Conviviale 

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Voilà, le moment tant attendu depuis le début du mois arrive enfin ! Je (Virginia) suis assez contente car je suis parti en cours juste après la soirée conviviale d’octobre et je reviens pile poil pour celle de novembre ! Mon planning est bien fait quand même !

Bon trêve de bla-bla ; la soirée conviviale !

Nous étions 80 personnes, cela montre à quel point cette soirée était attendue ! Iasmina et les mamans ont passé l’après midi à cuisiner des pastels ainsi qu’un thiep ; quel travail de titan ! Le repas était excellent. Quant à moi, j’ai passé le plus clair de ma soirée à cuisiner des crèpes pour le dessert, les familles ayant aussi ramené des desserts, nous n’étions pas à court de nourriture comme nous pouvions le penser.

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Une fois le repas passé, Aline et le groupe d’enfant de la fraternity cup, ont présenté leur projet illustré de photos très parlantes ! Et le silence fut !

Ensuite, avec l’aide de certaines mamans et collègues, nous avons distribuer les desserts, quelle agitation pour des crêpes et des gâteaux !

Oh j’allais oublié un atelier EXTRÊMEMENT intéressant : la petite fabrique à voix. J’explique le principe : Caroline et Marie demande de choisir un mot qui nous est très important , nous expliquons pourquoi il l’est, et elles enregistrent nos voix. Ensuite, nous écrivons ce mot sur un petit badge que nous accrochons sur notre vêtement. Elles prennent alors une très jolie photo. Plus tard, elles feront une exposition avec tous ces enregistrements et tous ces portraits. Des choses très émouvantes ont été dites..

21h, l’heure de la soirée dansante arrive, ce qui réveille petits et grands, tandis que certains commencent le rangement , bin oui il ne faudrait pas partir trop tard non plus..

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Une heure de danse plus tard et quelques enfants endormi , la musique s’arrête et nous commençons doucement à regagner nos foyers ! Exceptionnelle cette soirée !!

La Rocade

Le ciel est bien bas lorsqu’on arrive sur la Rocade… Pleuvra, pleuvra pas ? Aller, faisons confiance à M.Soleil !

Virginia sort la cuisine, aujourd’hui elle va faire des crêpes. Je (Lucie) m’occupe de la petite enfance. On a acheté des nouvelles couvertures toutes douces, les petits vont être top conforts !

Leïla cherche la slackline et la grande corde à  sauter, tandis qu’ Aline installe les jeux de société.

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Awa arrive dans sa plus belle robe rose, et Timothée et ses copains sont déjà là. On peut commencer !

Corinne fait soutien cuisine. Heureusement parce que la 1ère crêpe a l’air de tout sauf d’une crêpe… Elle ne prend pas dans la poêle et termine sa vie dans l’herbe ! Aller, on ne baisse pas les bras, on continue ! Parce que les enfants continuent d’arriver et ils promettent d’être nombreux pour le goûter…

Tchetchouka, le groupe de musiciens des Balkans qui interviennent bientôt depuis 1 mois sur l’atelier font leur entrée.

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Mais le temps se couvre… On finit par leur installer le barnum, et on sort une tente pour la petite enfance, à cause du vent…

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Elle se remplie rapidement cette tente dis donc ! On sort la dinette, voilà Laurence qui arrive avec ses deux petits, Idriss est là aussi avec sa cousine ! Pffuiou ! Les petites voitures sont prises d’assaut ! On joue aux dominos avec Marwa et ses copines, j’ai perdu à chaque fois, c’est pas drôle…

La musique met de l’ambiance, c’est assez survolté à l’atelier !

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La nuit tombe, le tas de crêpes grandit, l’heure du goûter approche… Aller tout le monde ! Venez manger ! Le succès fut tel que nous on en a même pas eu… Snif…

Peut-être la prochaine fois ! Au revoir tout le monde !

Jardin

Belle après-midi malgré les nuages qui couvraient le ciel bleu et nous a permis une belle séance de jardinage. Après quelques minutes de discussions sur notre point du jardin et la prochaine réunion pour créer un calendrier des plantations pour l’an 2015, on partage les tâches du jour et chacun commence à mettre la main à la patte et nous avançons bien car il y a une bonne ambiance et une bonne humeur .

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Avec  Jean Jacques en première ligne, en train de retourner la terre et de mettre du fumier sur les parcelles, suivi par Erik et Jessica ! Dans le terrain adverse Nicolae et Cosmin  essayent désespérément de mettre le feu au bois qui encombrait. La séance prend fin avec un bon score entre les deux équipes qui sont toutes les deux à égalité.

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Mais tout ça étant dit nous finirons bien contents et on prend place à côté du feu où on prend le goûter bien mérité par chacun d’entre nous !

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A la prochaine au jardin.

La Ruche : Maths et musique 

Un atelier un peu chaotique aujourd’hui en l’absence de Iasmina. Deux adultes semblent indispensables pour le bon déroulement de cet atelier. Aujourd’hui j’ai sorti les ordinateurs, trois pour six enfants, et je suis allé sur le très bon site « le matou matheux » qui propose des exercices interactifs de maths pour tous les niveaux, y compris pour SEGPA. Cela permet d’avoir des exercices adaptés pour chacun car Raul a un niveau de début de maternel alors que Bianca et Anda maîtrisent déjà les additions et quelques multiplications.

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Malheureusement, Internet permet beaucoup trop de se disperser, et dès que j’avais le dos ailleurs, ils sont allés sur Youtube ou sur n’importe quel lien cliquable

Nous sommes alors passés à la musique en reprenant le tableau des rythmes mis en place la semaine dernière. Ils se sont presque battus pour représenter ce tableau par eux-même au tableau blanc. L’exercice est encore compris mais pas dans une optique rythmique. Le nombre de coups à donner par case est bon, mais la notion de vitesse variable est difficile à saisir. J’ai alors fait un exercice, un enfant à la fois de simple mimétisme.

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Chez certains c’est facile, pour d’autres, on ne comprend pas pourquoi je dis que ce n’est pas bon, et ce n’est pas en fonction de l’âge. Pendant ces exercices, les autres faisaient des dessins. Des maisons principalement.

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Le goûter a eu lieu en milieu d’atelier, cette fois-ci, ce qui a permis de calmer les ardeurs. La deuxième partie musique et mimétisme a pu se dérouler dans un calme relatif. Anda a fait une bonne professeure en proposant des multiplications à trous que malheureusement elle était la seule à pouvoir résoudre. Je lui en ai proposé des plus ardues qu’elle a résolues après réflexion avec mon aide.

 Jeudi

On arrive avec Iasmina et Cosmin sur la Croix-Breton.

On attend… On attend…. Iasmina a le temps de gagner une partie de jeu de 7 familles quand ça Y EST ! Les enfants arrivent !

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Les trois filles, Lyna, Inès et leur sœur se précipitent en courant sur les tapis. Si on construisait un parcours pour faire passer les billes ? On leur fait faire du toboggan, on leur fait passer des hélices… On construit des œuvres d’art ! comme dirait une petite fille

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Sammy et ses copains font un foot ! Iasmina et Cosmin y participent aussi. A leurs cris, je crois comprendre que c’est l’équipe de Iasmina qui gagne.

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D’autres s’affrontent au jeu de 7 familles encore ! Plusieurs tricheurs sont dans la place… ça râle fort…

Le tapis est parsemé de billes, il y en partout et le soir tombe ! Oula… Le rangement s’annonce compliqué …

Aller on goûte ! Inès a la figure COUVERTE de nutella ! Heureusement, dans la pénombre ça ne se voit pas trop !

Il est l’heure de rentrer, la dizaine d’enfants s’éparpillent sur la pelouse, nous on attend le camion pour rentrer.

Au revoir !

Skate Parc 

Pour cette après –midi  on part à l’encontre des enfants qui sortent de l’école. En nous voyant, ils s’empressent de venir avec nous sur le tapis. Flora est en train de lire avec un groupe d’enfants très content d’être avec elle. Nicolae est avec un autre groupe des filles et garçons sur le tapis de jeu de société, et enfin Aline et les mamans sont entourées par les tout petits qui se poussent les uns contre les autres tout en s’amusant. Notre atelier ne pouvait pas mieux commencer et dès le début jusqu’à la fin une super ambiance régnait sur le skate park et les cœurs chaleureux de nos petits nous réchauffaient.

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Mais tout ça étant dit , c’est le moment de ranger le matos et de préparer le goûter bien mérité et après tout ça de dire « au revoir aux petits et aux grands » !

Pupikkk.

La Ruche ; expression corporelle 

Aujourd’hui, toujours sous un ciel gris et un temps humide, nous partons Leila et moi sur le camp de Wissous.

Comme d’habitude, les enfants nous attendent et à peine arrivées, ils nous sautent dessus et regardent dans le sacs pour voir ce que nous allons faire aujourd’hui.

Pendant ce temps, Leila et moi partons voir les adultes pour prévenir que demain, nous allons venir les chercher pour la soirée conviviale comme il était convenu la semaine dernière. La barrière de la langue fût un grand handicap, nous ne savions pas si ils comprenaient ce qu’on leur disait et si les traductions faites par une dame du camp étaient correctes. Finalement, aucune famille ne veut venir demain..Quel dommage, la prochaine fois peut être.

Nous commençons donc par installer les grand tapis, ce qui a l’air de constituer un jeu pour eux ; puzzle géant ! Avant de faire des figures, il faut s’échauffer, une étape qui n’a pas l’air de leur plaire puisqu’ils s’échauffent trente secondes et n’arrivent plus à tenir en place. Nous remarquons qu’ils sont particulièrement agités aujourd’hui.

Échauffement terminé ! « Madame on fait cette figure ? Non celle la ? Ah et puis celle la aussi ». Difficile de les faire se concentrer sur une en particulier d’autant que certains grands veulent faire des figures qui nécessitent d’être petit et léger, et ce n’est pas facile à leur faire comprendre. Malgré tout, nous arrivons à en faire pas mal, et mêmes des compliquées ! Nous sommes tous assez fières de nous et finalement , l’agitation dont ils ont fait preuve a parfois été  bénéfique.

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Fini la gym, nous distribuons maintenant les cahiers et demandons aux enfants de dessiner ce que nous avons fait aujourd’hui. Certains dessinent des figures tandis que d’autre font travailler leur imagination et dessinent des choses totalement différentes. Puis nous leur demandons de décrire ce qu’ils ont dessiné et avec eux, nous écrivons ce qu’ils disent. La concentration est à son maximum, ils ont l’air très intéressés !

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Enfin vient le moment du goûter. Nous décidons Leila et moi de le distribuer car les garçons continuent de se battre. Tout le monde s’assoit et déguste son goûter.

Au moment de partir, les enfants nous réclament le jeu du béret. Trop tard, ce sera pour la prochaine fois !

Mercredi

Bel Air

Aujourd’hui nous avons de la chance car nous partons à 5 pour Bel Air. Sous un temps très sombre et pluvieux, Aline, Iasmina, Laura, Lucie et moi (Virginia) arrivons avec une ludothèque rétrécie et plein d’idée de jeux collectif. C’est un minimum vu le froid qu’il fait !!

Je commence pour ma part avec des constructions de Kapla, mais cette fois ci, nous nous concentrons pour réussir à imiter les constructions que Lucie nous a imprimé ; et nous y arrivons après plusieurs minutes de concentration et d’apné !

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Laura joue aux échecs avec quelques enfants ; qu’est ce qu’ils sont sérieux et concentrés !

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Aline a tenté de réunir les enfants de la fraternity cup pour continuer le projet ; peu sont au rendez vous mais rien n’est perdu , elle explique tout de même à quelques enfants la suite du projet .

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Lucie alterne entre les différents jeux de société proposés ainsi que les jeux de groupe. Elle passe aussi beaucoup de temps avec les plus petits.

Enfin Iasmina joue au foot avec les autres.

Peu de temps après, tandis que je continue les kaplas, je me rend compte qu’un chat couleur est lancé. Les enfants se prennent tous au jeu. Certaines couleurs comme le vert ou le marron sont simples à trouver mais d’autre tel le violet ou le jaune sont plus compliquées. Les enfants se jettent alors les uns sur les autres pour toucher ces couleurs. Le jeu a très bien fonctionné !

Enfin nous faisons tous ensemble un tomate ketchup qui est une variante du facteur n’est pas passé. Pareil, là encore le jeu fait fureur et malgré un sol glissant et un froid palpable, tous les enfants et les adultes sont motivés et contents de se réchauffer.

Il est déjà l’heure du goûter ; nous avons choisi les enfants qui avaient été les plus calmes lors de l’atelier, ainsi peut être que les autres comprendront l’enjeu d’être respectueux envers les autres tout au long de l’atelier.
Nous partons toujours sous la pluie mais heureux de notre après midi !

A la prochaine !

La Ruche : Biologie 

Comme promis, séance spéciale champignons avec support de reconnaissance. Aujourd’hui, Iusiv était parmi nous. Il a insisté pour venir occuper une place libre malgré ses treize ans. Il s’est avéré un très bon moteur. Son grand enthousiasme pour la recherche de champignons, classeur en main pour reconnaître les espèces principales, a fait mouche. Il a entraîné tout le monde dans cette activité. En apportant un esprit de compétition, « à celui qui ramassera le plus de champignons différents », nous avons eu des enfants très participatifs, voire un peu zélés.

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Nous avons donc cueilli essentiellement des plutées, très différents selon leur stade de développement, qui sont donc les maîtres des lieux. En sortant du jardin pour se promener dans les bosquets alentours, nous avons trouvé des langues de bœuf sur les arbres, et en allant plus loin, nous avons découvert un arbre mort, arborant des amadouviers colossaux, qui ont donné lieu à un combat pour le détacher.

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On prend alors la mesure des « racines » des champignons qui s’éparpillent à l’intérieur du tronc. S’en suit une séance photo avec notre butin.

Nous avons également trouvé un unique entolome livide (d’après notre document mais nous ne sommes pas sûrs),  ainsi qu’une espèce que je n’ai pas réussi à trouver sur le document malgré ma persévérance. Une espèce fragile, presque transparente au début qui semble se solidifier et virer du gris au marron. J’en ai appris autant que les enfants aujourd’hui.

Nous sommes rentrés au jardin où certains ont voulu faire du coloriage, j’avais amené des arbres en hiver, des arbres en été. Ils ont été coloriés sans souci de réalisme.

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D’autres ont rejoint Nicolae et Cosmin pour le débroussaillage, le retournage de la terre. Très bonne participation également à la tartinerie pour le goûter. Aujourd’hui : pâte à tartiner et pâte de speculoos. On en a tous redemandé.

Sur la fin, la fatigue se fait sentir, et on commence à se battre pour un jouet. Puis le calme revient mais c’est la loi de Murphy qui fait son effet : le camion s’embourbe et nous ne partons pas. Les péripéties de cet événement sont encore en cours…

 

Wissous :

Aujourd’hui, l’imagination était au rendez-vous ; on l’a creusé et trituré ensemble pour un atelier de création d’histoires et confection de petits livres. Les plus petits ont pu se faire raconter des histoires, faire des jeux de construction et de la dînette.

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Après nous être réchauffés tous ensemble à la corde à sauter géante, nous nous sommes attablés, comme d’habitude ! Les enfants ont commencé par imaginer, chacun pour soi une histoire qu’ils avaient envie de raconter à partir de choses simples (ce qu’on aime faire, etc.), puis chacun l’a écrite au brouillon avec l’aide d’un adulte, ensuite venait la phase d’illustration. Là, on s’en est mis plein les doigts. Les enfants ont pris beaucoup de plaisir à utiliser la peinture pour la première fois. De belles histoires ont vu le jour : Amalia nous a raconté celle d’un petit avion rose qui allait en Roumanie pour voir Bucarest et les danses comme elle sait et adore elel-même les faire, Gabi nous a écrit ce qu’il aime faire : jouer de la guitare, prendre des photos et Florin Salam…on attend avec impatience ses illustrations !

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Nous prendrons le temps de finaliser les livres à la prochaine séance. Les enfants étaient très fiers de leur production !

 

Notre mode de gouvernance (II): Clarté versus Transparence

(Pour l’introduction et la première partie, voir les KroniKs précédentes)

SAM_9665        Vendredi 21 Novembre: notre serre est enfin complètement restaurée 

La Transparence, comme notion, a longtemps été le nom de l’utopie scientiste et positiviste dans la société.  Cette notion exprimait l’idéal d’un monde transparent dans lequel l’ensemble des causes et des effets serait connu; dans lequel la Science connaîtrait et déciderait pour toutes choses,  ferait les meilleurs choix, imposerait la  meilleure méthode, le meilleur processus.

Cet « idéal » a ,petit à petit, imprégné nos mentalités pour nous inviter à rêver d’un monde simple: sans conflits, sans hasard et incertitude; un « Meilleur des mondes », dans lequel on n’aurait qu’à se laisser porter comme purs individus sériels sans personnalité.

Mais la « Transparence » qualifie aussi  tout ce que notre époque réclame et le sort de tous ceux qu’on veut contrôler. Les pauvres , les précaires se doivent d’être transparents en tout: dans leurs revenus, leurs choix de vie, l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants, leur collaboration avec les institutions. En lieu et place de cette « Transparence »,  les privilégiés et les plus fortunés déploient au contraire toute leur activité pour produire de l’opacité,  de l’invisibilité. « Pour vivre heureux, pensent-ils, vivons cachés ».

La transparence est également requise par toutes les autorités de contrôle ou de domination comme mode de traitement pour tous les collectifs, tous les groupes humains: ici la transparence vise à s’assurer de la pleine dépendance de la dite organisation.  Plus une organisation est transparente, plus elle est liée, et plus en quelque sorte sa raison d’être, sa finalité , ce qui lui donne du sens ou lui impose des objectifs… vient de l’extérieur.

La logique le LOLF par exemple qui imprègne toujours les politiques publiques en est une des illustrations: les acteurs sont ignorés, les actions doivent être transparentes. Pire encore , l’action doit épuiser l’acteur. Elle est pensée comme « exhaustive », totale, transparente.

L’idéal de transparence mène au vide. Est  transparent ce qui est sans corps et sans obstacle: pas de résistance à la lumière, à l’analyse , au management, au contrôle.

A la transparence ne s’oppose pas l’opacité. Au contraire ces deux notions sont complémentaires et ont besoin l’une de l’autre pour exister.  La transparence recherchée chez tel ou tel groupe ou famille, sert toujours l’opacité de quelques autres.

Nous nous devons même d’adopter une vision dynamique de la chose:

La transparence des uns sert à nourrir l’opacité des autres. Celui qui observe, contrôle , surveille doit pouvoir tout voir sans jamais être vu. Plus la classe supérieure exigera et obtiendra de l’opacité, plus, à l’inverse la transparence deviendra la norme et l’injonction en direction des classes populaires.

Au fond, ce qui s’oppose à la transparence, c’est LA CLARTE . La clarté n’est pas vide, elle produit de l’énergie qui éclaire. Elle n’est pas vue; elle permet de voir. Elle n’est pas transparente , elle est lumineuse.

Ainsi les actions en Pédagogie Sociale se veulent elles claires. Au sens propre, elles permettent de mieux voir et comprendre ce qui était près de nous et qui était dissimulé par transparence ou opacité .

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La clarté baigne dans la même lumière l’observateur et l’observé, l’agent, l’auteur et l’acteur.

Du point de vue de la gouvernance de nos actions , nous avons ainsi fait le choix de la clarté. Nous développons  une véritable autonomie dans nos actions, nos choix, nos décisions; mais nous rendons clairs tout ce qui nous anime, tous nos moyens, tous nos efforts, toutes nos difficultés, toutes nos observations , toutes nos réflexions.

Chez les Robinsons, tout est clair tout s’exprime et chacun peut voir sans jamais être transparent . On peut venir découvrir, entreprendre , rencontrer . Nos actions sont contées dans nos chroniques; nos comptes mêmes que tant d’organisations gardent le plus obscur possible, sont chez nous,  largement communiqués, partagés, discutés.

Ce choix de la clarté fait de nous , des acteurs , des auteurs sur lesquels on peut compter; plutôt que de développer une forme d’absence sociale (ce qu’est la Transparence), nous instituons … la confiance.

La semaine prochaine; « Notre mode de gouvernance » (III): Directivité contre dirigisme

Samedi

VSM :

Une belle après-midi d’automne, c’est quoi ?

Un atelier avec des aprentis « magiciens des labo »,qui gonflent des ballons sans la bouche et les percent sans les éclater. Il faut aussi s’armer de patience pour essayer de se démeler quand on a les 2 poignets accrochés par une cordelette, et que celle-ci est croisée avec celle de son camarade qui a le même soucis ! C’est un peu de la magie et un peu de la physique !

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Il y a aussi l’équipe de la Fraternity Cup qui se réuni pour discuter de la présentation de leur séjour pour la soirée conviviale de vendredi prochain

Des cuisiniers qui nous confectionnent des roses des sables et un gâteau au chocolat

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Des livres en pagaille pour se raconter des histoires, mais aussi quelque boîte de jeux pour les grands et les petits.

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Soutien Scolaire 

Soazic et Joelle sont allées chercher Maria et Cosmin pour les aider dans leurs devoirs. Maria a travaillé avec Maria sur son prénom et la lettre i. Quelle détermination et quel sérieux Maria ! Soazic et Cosmin ont travaillé sur les exercices de géométrie sur les droites parallèles et perpendiculaires. Cosmin a cherché dans la salle des droites parallèles et perpendiculaires pour mieux comprendre ses exercices.

Après un bon goûter nous les avons raccompagnés. A bientôt !

Champlan:

Nous arrivons à Champlan sous un grand soleil.

La corde utilisée pour faire les balançoires sert de corde à sauté, les enfants improvisent des variantes de jeu : comme le « serpent » ou compétitions à celui qui arrive à sauté le plus de fois possible.

Maria est venue nous aidé pour commencer l’atelier peinture pendant que Leila partait proposé les activités aux enfants de l’autre camp en contre bas.

Kevin a continué la construction de la balançoire avec Ionut, Ricardo et Raoul. Les enfants ont mesuré les planches afin de faire le trou au bon endroit pour la corde, et ont appris à se servir d’une perceuse tout en préservant leur mains d’un mauvais mouvement. La patience à joué un grand rôle pour avancé aujourd’hui, chacun à participer à tour de rôle. Les enfants ont fait le premier nœud et coupé la corde à mi-mesure. Les enfants ont bien avancé et aidé des adultes ils ont même pu commencé la construction d’une seconde balançoire !

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Pendant ce temps Leila, Ramona et Maria ont dessiné, à l’aide d’éponges, des ours avec les plus petits. Puis tout le monde a créer ce qu’il voulais en dessin ou plutôt peinture libre ! C’était une belle après midi et les enfants ont adoré !

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A la fin de l’atelier, ados et enfants se sont maquillés, ont a pu voir de réel talents d’artistes et des combinaisons de couleurs incroyables. Il y avait des barbes, des moustaches, des masques etc etc !

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Les enfants ont pris un certain temps avant de se réunir sur le tapis du goûter, il y avait des tartines de chocolat, du chocolat chaud et des fruits sec pour tout le monde !

Comme toujours les enfants nous ont aidé à rangé le matériel dans le camion et nous sommes partis heureux d’avoir passé une superbe après midi !

Pe data viitoare !

Sortie Notre Dame  pour une ancienne: Simena

 Aujourd’hui Simena et moi (Iasmina) sommes allés visiter l’église de NOTRE DAME.Mais avant d’arriver, nous sommes allé manger quelque chose et de parler entre filles.

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Simena a commencé a me faire confiance et à me parle de ce qui allait devenir plus tard. Ca m’a fait plaisir qu’elle me fasse confiance et me raconte des choses qui lui paraissaient importantes.Malheureusement pour nous, l’église était fermée et nous ne pouvions pas rentrer, mais nous avons fait beaucoup de photos.

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Avant de partir nous sommes allés prendre un café. Simena était si heureuse et elle a profité de cette promenade. C’était une belle et merveilleuse journée et pour Simena et pour moi !

Vendredi 

La Rocade 

Aujourd’hui à la Rocade, les enfants étaient nombreux car il n’y avait pas école le lendemain!!

Flora a lu quelques contes qui ont plu à beaucoup.

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Les enfants ont aidé Laura a préparé un riz au lait, accompagné de chocolat qui était excellent !

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Aujourd’hui les enfants ont aussi pu décoré à leur guise les Dazibao qui servirons aux prochains affichages des Robinsons dans le quartier. Les apprentis graffeurs ont pu appréhender les différents jeux de couleurs!

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Kevin été sur le tapis petite enfance, l’après midi est passé vite avec des jeu de reconnaissance de formes et apprentissage des premiers chiffres avec des dominos.

Leila a longuement discuté avec les mamans et fait des jeux de sociétés .

Il faisait déjà nuit à la Rocade à l’heure du goûter …

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La ruche :Maths et Musique  

Six enfants avec nous aujourd’hui, dont deux nouvelles de Champlan, très volontaires. Nous avons commencé par des exercices mathématique niveau CP sur la notion de « autant que », « pas autant que ». Pour beaucoup c’est aussi un exercice de langue française. La notion est acquise peu-à-peu, les exercices réussis, pour certains il faut l’aide du voisin ou d’un adulte.

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Dans la continuité, nous passons à la notion de « plus que » « moins que », exercice réussi également. En bas des feuilles d’exercice se trouvent des frisent, des formes répétitives qu’il faut continuer. Pour tout le monde la logique de la frise est saisie, mais certains, comme Ricardo ne respectent pas le quadrillage.

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Ensuite, nous leur avons fait dessiner un tableau de huit lignes pour quatre colonnes. Les dessins sont plus ou moins propres. J’utilise ce tableau pour un test musicale. C’est une façon d’écrire la musique que j’essaie de mettre en place. Les cases correspondent à des temps. Un point dans une case est une noire, deux points seront en deux croches. Au début j’écris une première ligne simple, je la joue, ils semblent saisir la logique même si la notion de pulsation est fluctuante. Ensuite j’écris une deuxième ligne et demande à quelqu’un de la lire en jouant. Plusieurs veulent s’y mettre, la logique s’impose de plus en plus. Pour la troisième ligne, je joue un rythme, et ils doivent l’écrire selon la logique maintenant acquise. Cet exercice se passe essentiellement au tableau, même si je dois les reprendre plusieurs fois, ils n’écrivent pas au hasard.

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J’arrive à faire comprendre la pulsation en tapant du pied et en indiquant que chaque tape du pied correspond à une case et qu’il faut donc placer deux points dans le temps d’une case. Heureusement que Iasmina est là pour traduire en roumain et faire les exemples. A deux, les yeux des enfants s’éclairent.

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Pour la dernière ligne, je leur propose d’écrire leur propre rythme et de venir le jouer. L’inspiration est plus visuelle que sonore, mais ils sont contents de voir que leurs inventions sont cohérentes musicalement parlant.

La notion de pulsation est probablement comprise, en revanche elle est plus difficile à mettre en pratique. La lecture rythmique n’est pas évidente lorsqu’elle est contrainte par un respect du métronome mais nous sommes très contents de cette atelier, en témoigne l’ambiance calme et bon enfant qui a régné pendant le goûter de tartine de faux Nutella.

Jardin 

Superbe après-midi s’annonce aujourd’hui sur le ciel nuageux de Saulx qui ne tard pas a s’ouvrir et faire place au soleil jaune pour nous réchauffer avec ses rayons doux sur la peau des nos mains couverts de boue .Tous contents de se retrouver nous ne tardons pas une seconde pour commencer notre séance de jardinage et plus important encore, de finir l’installation de la serre.

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Petits et grands, enfants et adultes, une vraie équipe on met en place et on s’est donne comme but de finir l’installation de la serre et c’est-ce qu’on a réussi de faire aujourd’hui, car les Robinsons quand ils se proposent quelque chose arrive à le finir chaque fois.

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Tous très fiers à la fin, on se félicite les un et les autres car comme d’habitude notre équipe a montre encore une fois qu’elle est efficace et  un vraie dévouement en accomplir  cette tâche.

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Mais le temps passe vite quand on travaille et surtout quand on arrive a des beaux réussites comme celle-ci, et c’est donc le temps de prendre le goûter tous ensemble, bien mérite par chacun d’entre nous  et comme d’habitude la bonne humeur et la rigolade n’a pas manque car elle a été assuré par le maître Eddy ».

A très bientôt !

Jeudi 

Croix Breton :

Aujourd’hui Cosmin, Nicolae et Kevin attendaient que les enfants sortent de l’école sur l’espace vert de la Croix Breton.

Très peu d’enfants sont venus, seulement sept ou huit. Quelques un faisais leur devoir sur un banc et sont partis dès qu’ils n’y voyaient plus.

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Nous avons commencé un crok-carotte et un nouveau jeu le « ni oui, ni non » qui consiste à répondre autre chose que oui ou non à des questions pas toujours si simple ! Cela a beaucoup plu et nous avons bien rit tous ensemble.

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Il faisait assez froid donc nous avons proposé un chat. Chaque souris avait un foulard d’une couleur différentes que les chats devait bien sûr s’empresser d’attrapé.

Les chats ont été les meilleurs cette fois-ci !

Ensuite nous avons fait un cache-cache, difficile de trouvé tout le monde car la nuit tombe vite ces derniers jours .

Le temps est passé et voici déjà l’heure de prendre un chocolat chaud pour tous ainsi que des tartines avec une super confiture de fraise !

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A quand le miel des Robinsons ?!!

Skate Parc 

Aujourd’hui nous sommes allés au Skate park, et on y a installé un atelier livre, petite enfance, et jeux de sociétés. Rayane une petite fille et Charlène on joué à la dînette, Sarha, Maïllasa, Daby ont lu des livres avec Flora, ils ont lu « J’ai le droit d’être un enfant », « tous différents », «délivrez moi ».  Iasmina à joué à croque Carotte avec Sofiane et deux nouveaux elle à également joué avec Yasmine à halli galli.

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Iasmina à ensuite parlé avec des mamans, Sadio et Rashida et une autre mamans, en proposant du thé et du café. Elle a passé un temps à discuter individuellement avec Eddy pour tenter de lui expliquer une nouvelle fois, nos règles. Iasmina à expliqué les soirée conviviale de chaque fin de mois et l’organisation, elles ont semblé interréssées, et propose de ramener quelque chose.

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Comme il faisait froid on à fait des jeux qui bougé pour nous réchauffer, on a fait 123 soleil, chat couleur et épervier sortez, d’autres enfants nous ont alors rejoint, tout c’est très bien passé.

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On a ensuite fait le goûter sur les tapis, il s’est passé tranquillement, c’était un bon moment les enfants étaient agréable.

La Ruche: Wissous

Cette après-midi, nous reprenons nos acrobaties et nos pyramides, mais nous en essayons aussi des nouvelles. Que d’excitation ! Les filles, les garçons, aucun ne peut attendre et ils réalisent les figures pêle-mêle sans attendre les explications, quitte à se faire mal au dos et à se casser la figure sur les tapis ! Ni Laura, ni moi n’arrivons à les contenir, ils ont tellement envie de faire…

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Pour le moment, ils ne sont qu’une toute petite poignée à aller à l’école, alors leur énergie déborde tant ils sont désœuvrés.

On arrive tout de même à faire de belles choses et notamment apprendre une nouvelle figure : le poisson !

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Nous prenons ensuite un temps pour discuter avec eux de leur agitaton, qui nous contraint à faire moins de choses alors que justement ils voudraient en faire plus.

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Nous leur parlons aussi de notre local, où nous aimerions les emmener pour faire nos accrobaties et ainsi y réintégrer la ruche. Ils pourraient y rencontrer d’autres enfants et sortir un peu du camp, à défaut d’aller à l’école pour le moment.

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Nous allons ensuite dans les baraques, pour en discuter avec les parents et proposer aussi à quelques familles de participer à notre prochaine soirée conviviale. Les mamans de Gaby et Antonia et d’Alexandra ont envie de venir et nous allons y réfléchir. Ce serait notre première action avec ces familles en dehors du camp et ce serait chouette !

Mercredi

Bel Air

Un premier mercredi très frisquet…cependant les enfants étaient bien au rendez-vous, comme d’habitude ! Alors pour accueillir cet hiver en bonne et due forme, nous avons fait des grands jeux pour nous réchauffer : épervier, poule-renard-vipère, chat touche-couleur et autres jeux qui font bouger improvisés sur place avec des règles tricotées maison avec les propositions des enfants.

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Et pour ceux qui préféraient un peu plus de calme, nous avons fait des jeux de société sur les tapis : Croque-carotte, Mikado géant et jeux de carte.

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Puis nous avons proposé du maquillage pour tout le monde : toute une bande de garçons nous ont demandé de leur maquiller le visage en clown…en précisant : « non mais les zombies, c’est plus à la mode, maintenant c’est les clowns ! »…ok ok alors  « vieux ringards» que nous sommes, nous nous sommes adaptés ! Nous avons terminé l’atelier avec une troupe de clowns, un zombie récalcitrant et deux princesses…ça ne passe pas de mode chez les filles apparemment !

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Puis nous avons partagé tartines de confiture et chocolat chaud pour se réchauffer !

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Wissous 

Cet après-midi nous arrivons à Wissous sous un ciel très brumeux, il fait froid mais par chance il ne pleut pas ! Les enfants arrivent en courant pour nous accueillir et nous aident à décharger le matériel du camion. On lutte avec les plus grands pour ne pas qu’ils portent les choses trop lourdes, même s’ils en ont très envie ! Nous commençons par faire un jeu collectif en cercle, avec des rythmes. Chacun son tour montre un rythme que tout le monde reproduit, il y a beaucoup d’idées, c’est très dynamique ! Puis on fait le jeu des statues, avec deux tempos différents. Un tempo lent sur lequel on marche et un tempo rapide sur lequel on court. C’est Aline qui bat le tempo avec un tambourin improvisé : un couvercle avec un bâton,  puis quand elle s’arrête, on doit tous s’imobiliser sur place comme des statues. Les enfants comprennent vite les consignes, ils jouent le jeu, c’est super !

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Puis nous installons un endroit avec des tables et des chaises pour les plus grands et un autre endroit pour les plus petits. Les plus grands font des exercices de calculs, reconnaissance et écriture des chiffres, ainsi que des additions. Puis certains enfants demandent à écrire des lettres, des mots, on part sur des petits exercices de reconnaissance des sons que l’on entend pour écrire un mot. Amalia est très contente d’écrire l’alphabet, elle le fait dans son cahier puis découpe une feuille et le refait sur celle-ci pour la garder chez elle.

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Les enfants ont des niveaux différents, on essaie de s’adapter au mieux à chacun mais ce n’est pas toujours évident ! Les plus jeunes font du dessin libre et des coloriages, puis ils vont jouer avec la dinette et les kaplas.

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Après avoir tout rangé, nous nous installons pour le goûter. Le chocolat chaud a beaucoup de succès ! Il y a plusieurs mamans et grandes soeurs qui nous rejoignent pour boire un thé et prendre le goûter avec nous, c’était très sympa !

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Les enfants s’assurent qu’on revient bien demain pour faire le « sport » J puis on se dit tous aurevoir !

La Ruche : Jardin Biologie 

Aujourd’hui nous sommes avec cinq enfants, dont une adolescente. J’ai emprunté des documents de travail destinés au jardinage, je les ai distribués. Un document sur les poireaux, un sur les poivrons, un sur le cerisier … La mission des enfants était de trouver dans le jardin l’élément décrit sur le document, il s’y trouvait dessiné et en photo. Avec un petit piège inhérent au document : nous sommes en automne, contrairement au dessin ou à la photo. Adelina a très vite trouvé sa salade, Awa a cherché ses poivrons mais ne les a pas trouvés car ils n’étaient pas reconnaissable en cette saison.

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D’ailleurs, automne oblige, nous avons trouvé plein de champignons. J’avoue avoir été incapable de donner les différents noms, mais nous nous nous sommes mis à les cueillir, les observer, les comparer et les dessiner. Apparemment, j’aurais un talent pour dessiner les champignons car tout le monde a voule le même champignon dessiné d’après modèle réel afin de le colorier. Nous sommes allés en chercher derrière le jardin sur les bords du chemin qui s’est avéré décevant. Şuşanu a passé son temps à se battre et courir après les autres, ce qui a empiété beaucoup sur la motivation et l’enthousiasme des autres, notamment Awa qui était pourtant très volontaire et en demande de jouer les jeux proposés de recherche et d’observation. Elle m’a expliqué à part comment certains champignons sont séchés au soleil à Abidj. Pendant ce temps, Nicolae, Cosmin et Madalin ont installé l’arrière de la serre.

Nous avons goûté de sandwichs de pâte à tartiner et du traditionnel verre de sirop. La semaine prochaine, je viendrai avec de quoi reconnaître et mettre des noms sur les champignons. Qui sait, nous aurons peut-être des champignons comestibles pour le prochain goûter !

Mardi 

Tissage 

Dans le cadre du contre sommet sur les climats que nous organisons pou la fin 2015, nous allons réaliser une tapisserie sur une saison imaginaire, notre 5ème saison ! Pascal et Noëlle sont tisserands et possèdent 10 métiers à tisser dans le corps de ferme qu’ils ont aménagé à Chilly Mazarin.

Je suis venue avec 2 grandes pour découvrir cet ancien métier ; Awa et Daby s’essayent à tissser un ouvrage déjà commencé pour apprendre les premiers rudiments. Pour former des losanges, il faut d’abord mémoriser la place des pédales numérotés de 1 à 4 mais qui ne sont pas dans l’ordre chronologique, sinon, ça ne serait pas drôle ! Il faut appuyer dessus à tour de rôle et puis tirer la manette au milieu pour déplacer la navette, qui entraine alors les différents fils.

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Une belle expérience dans un lieu, où le temps est comme suspendu dans une autre époque, avec ces grands métiers en bois et ces bobines de toutes les couleurs qui réchauffent la pièce et nous avec.

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On discute de la maquette, à partir des dessins réalisés par les enfants l’été dernier. On abandonne l’idée des 4 saisons classiques dans les coins pour remplir tout l’espace des animaux mutants, du monstre soleil, des fleurs qui poussent dans le ciel et des animaux qui vivent la haut, et d’un soleil froid qui pleut de la neige. Il est l’heure de rentrer car nous sommes mardi et demain il y a école.

Les deux filles sont motivées et avec d’autres jeunes et des adultes, elles viendront ici régulièrement pour confectionner notre tapisserie, qui sera ensuite exposée à la MJC de Chilly, et exprimera ainsi la vision des jeunes robinsons sur les changements climatiques.

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Notre mode de gouvernance: (I) Appropriation versus Participation

Introduction générale:

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Nous réfléchissons depuis longtemps à nos modalités de « gouvernance », non pour céder à une quelconque mode ou à l’avancée des techniques de management , voire de coaching dans les secteurs sociaux ou éducatifs, mais parce qu’il importe que nous réfléchissions à notre manière d’agir, de prendre des décisions, de définir des buts , de gérer les inévitables conflits, et pouvoir définir et exprimer la manière que nous avons de nous diriger.

Nous partageons avec tout le champ de la Pédagogie Sociale l’exigence de l’isomorphisme , à savoir que notre « gouvernance » doit déjà réaliser en petit ce que nous visons en grand, mais qu’elle doit aussi être mise à l’épreuve de la réalité, des difficultés et des crises.

Nous ressentons aussi une grande nécessité de sortir d’un brouillard conceptuel qui nous imposerait comme équivalents, bons en eux mêmes et « allant de soi » des concepts « sympathiques » , comme « non directivité », « collégialité », « transparence », « participation », et l’emploi jusqu’à plus soif de l’adjectif « démocratique ».

Nous savons que la Pédagogie sociale n’est pas une « pédagogie Nouvelle », qu’elle rompt avec le courant de l’Education Nouvelle; et même si elle a des bouts d’histoire en commun, ce courant ne saurait adopter, sans discuter, la non directivité rogérienne, la « liberté » à la manière de Summerhill, ou même l’idéal d’autonomie tel que le voyait Montessori.

De même la proximité de la Pédagogie Sociale avec les pédagogies libertaires ne sauraient effacer la diversité et parfois les contradictions qui traversent ce dernier courant. En effet, la Pédagogie Sociale ne tourne pas le dos à toute forme d’institution, de fondation, d’organisation; et il est important de définir où se situent toutes ces différences.

A titre personnel , je (Laurent) retire de la longue pratique de la, vie de l’association, de son organisation, de son développement , de ses difficultés, et de l’expérience qui me semble en ressortir, quatre caractéristiques de notre propre modalité de fonctionnement, et de gouvernance de cette organisation. On peut les nommer, « Appropriation », « Clarté », « Directivité » et « Transmission ».

Il reste à les définir; c’est l’objet de ce texte et des suivants.

I Appropriation: l’appropriation collective  contre la participation

Une des bases de la Pédagogie Sociale est que nous commençons par nous autoriser à agir plutôt que de rechercher au préalable des autorisations, par définition toujours hasardeuses. C’est presque comme une attitude dans la vie, une tendance à se demander  d’abord « Pourquoi pas? », plutôt que « Pourquoi? » .

Cela part d’un constat qu’il est toujours plus libérateur d’inverser la charge de la preuve et plutôt que de prouver la possibilité  d’une chose, renvoyer à celui qui la croit impossible, la charge de le prouver. Face au travail que toute preuve demande, face à la difficulté si commune d’aller au bout de ses croyances , on constate que ce mode de fonctionnement rend l’initiative sociale, nettement plus praticable.

Il en va de l’autorisation préalable , comme de la participation; celle ci ne devrait pas être un dogme comme elle l’est aujourd’hui, au risque de n’être qu’une  valeur incantatoire, qu’un volet obligé mais négligé de tout projet, de toute action.

Si on attend de la participation, un assentiment préalable à ce qui n’est pas encore commencé; si on s’en fait une idée telle que le recueil des opinions initiales, des représentations de chaque acteur, alors on milite pour un monde qui ne changera jamais.

La Pédagogie Freinet nous apprend que la pertinence des choix, des avis , des décisions et délibérations individuelles des « participants » à une action, ne devrait dépendre que de la participation effective au travail de ce qui se fait .  Pas de décision, sans action, pas d’avis, sans implication. L’opinion des uns et des autres , si elle ne veut pas se réduire à des influences et stéréotypes devrait toujours s’inscrire soit dans l’expérience de vie (ce que j’ai connu, ce que j’ai traversé, ce qui m’a touché, ce qui m’a impacté, modifié, transformé) , soit dans le « Travail » (l’effort de production, la confrontation à la matière, à la difficulté, à la durée, l’exigence de transformer une réalité ou environnement inhospitalier).

Si la participation n’est que représentation, délégation, opinion, … elle n’est rien, ou en tout cas rien de nouveau. Il y a peu de chance qu’il en ressorte quelque décision que ce soit de changer l’ordre des choses, ou une réalité sociale,  injuste ou inacceptable. Pire , cette conception de la participation, favorisera toujours ceux qui ont une ambition personnelle, contre un intérêt collectif, et tous ceux qui font allégeance aux puissants, voire à ceux qui organisent cette « participation ».

Il ressort de notre expérience qu’en Pédagogie Sociale, nous devons nous défier du concept de « participation », pour affirmer à sa place celui « d’appropriation collective ».

L’appropriation collective, permet seule de  faire groupe, de faire communauté, autour d’un domaine défini dès lors comme commun. Il ne s’agira plus de débattre de choses extérieures, mais de réalités dans lesquelles on s’implique;  le principe d’appropriation collective ré-interroge tout ce qui devrait être commun, mais qui dans la réalité nous est retiré, interdit, ou administré sans nous.

Il s’agit de faire « ‘nôtre » tel espace qui était dit public ou collectif, mais qui en réalité était étranger et froid. Il s’agit de faire notre telle ou telle institution, depuis la crèche, la bibliothèque, l’école ou le Centre Social qui était ouverte au public, mais dont la raison d’être , comme son mode de  fonctionnement, restent radicalement inaccessibles.

Il s’agit de faire nous, de faire collectif autour d’espaces et d’institutions communes, ce qui suppose un double mouvement:

– reconnaître comme légitimes et à pied d’égalité , l’intégralité des acteurs concernés qu’ils soient enfants, adultes , professionnels ou « usagers »,

– reconnaître comme illégitime l’administration « par le haut » , qui échappe ainsi au groupe constitué.

Chacun de ces préalables représente bien entendu une difficulté qui est d’ailleurs bien plus mentale que réelle; curieusement, il n’est pas sûr que le premier mouvement ne soit au fond pas plus difficile à faire admettre  que le second var il remet en question les divisions sur lesquelles nous avons fondé la représentation de notre participation à tout ce qui est public.

C’est bien parce que « l’Appropriation » est difficile, qu’elle n’a rien de spontané ; c’est par sa pratique, par son exemple, par son expérience que nous pourrons l’aborder, en commençant par les « petites choses », les bas d’immeuble, la rue , la grille et le devant de l’école;.. avant d’entrer.

A suivre dans les prochaines KroniKs:

II Clarté : la Clarté contre la transparence

III Directivité: Directivité contre dirigisme

IV Transmission: Transmission contre communication

Dimanche : les administrateurs préparent 2015:

photo  Les administrateurs de l’association Intermèdes se sont réunis ce dimanche pour préparer l’assemblée générale de Janvier et donner des orientations pour l’année à venir.

C’est l’occasion de faire le point sur l’activité, les projets, les points à améliorer. Nous avons également réfléchi à la constitution du prochain Conseil et Bureau.

 

SAMEDI 

VILLA-SAINT-MATIN

Ça a demandé un peu d’organisation, mais c’est bon ! Laura, Mael, Charlène (notre nouvelle stagiaire), Quentin, Cosmin et moi, Lucie, on est tous à la Villa Saint Martin.

Maël c’est le scientifique, le magicien de la troupe. Dans son sac, il a plein d’outils, de bouteilles, d’élastiques… Mais à quoi cela va bien pouvoir servir ? Patience…

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D’abord, Quentin récupère 3 enfants pour la radio, et nous on installe les tapis. Viens Raoul ! J’ai sorti les petites voitures exprès pour toi ! Les filles se jettent sur les kaplas, Jessica fait des câlins, tout le monde à l’air de bonne humeur.

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Mais revenons à Maël… Il va faire des expériences ! D’après lui tous les enfants sont des magiciens. A bon ? Mais oui ! Et la preuve : Dans une bouteille remplie d’eau flotte un trombone. Lorsqu’on tire un fil invisible sous la bouteille, le trombone descend ! On le lâche, Pouf, il remonte !
On a gagné notre ceinture jaune de magie !

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Avec les filles, on fait des coloriages. Et oui, Maïssa a le droit de colorier son dragon en rose et violet si elle veut d’abord !
Cosmin se fait inviter à une partie de Croque Carotte, pendant que Laura et Charlène affrontent Jessica au Devine-tête

Conseil de quartier c’est parti ! Il y en a qui voudraient la peinture pour la prochaine fois, d’autres, les perles, d’autres des paillettes pour dessiner… On va peut-être cuisiner des roses des sables aussi… Bref, on a tout noté, le prochain atelier à la VSM va être chargé !

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Oh ! Les enfants ont tous de magnifiques moustaches de chocolat ! La faute aux tartines de nutellla du goûter ça…

Aller hop, il est l’heure de ranger ! A la semaine prochaine !

« Avis de famille » à la MJC de Chilly-Mazarin :

Nous étions une petite équipe de 6 Robinsons ce samedi pour aller préparer une cuisine collective pour une quarantaine de personnes à la MJC de Chilly ce samedi : Awa, Hafsatou, Nabintou, Laurence, Anaïs et moi, Leïla. Nous étions moins nombreux que prévu mais nos Robinsons se sont montrés super organisés pour préparer le banquet du midi avec au menu : maffé de poulet (plat africain cuisiné avec une sauce à la cacahuète) accompagné de patates douces et pour le dessert carrot cake et tarte au chocolat…un goulu repas de début d’hiver !
Nous avons été aidés en cuisine par Laurent, Hélène et David, qui fréquente régulièrement la MJC.

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Tout le monde s’est régalé le midi et Awa, Hafsatou et Nabintou ont été très fières de faire le service pour tous.

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Après le repas, nous avons pu profiter d’un atelier proposé par l’association « Ki café koi ?» de Chilly-Mazarin : jeux de société, maquillage, tissage de bracelets en laine et activités manuelles pour les tout petits avec confection de petits sapins de Noël. Nous avons tous participé ; ce fut l’occasion de rencontrer plein de nouvelles personnes et de partager de franches rigolades autour des jeux. Awa, Hafsatou et Nabintou se sont greffées sur l’atelier pour proposer de faire des tresses collées

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…et je dois dire que leur proposition a eu beaucoup de succès auprès des enfants mais surtout beaucoup auprès des adultes ! Plein de mamans sont sorties la tête toute tressée et certaines même avec des petits tatouages éphémères. Une très belle ambiance de convivialité s’est dégagée de ce moment.

Nous avons même fait la connaissance d’une maman venue de Morsang et de ses 4 enfants, qui a adhéré à notre association et souhaiterait également y faire du bénévolat.
Laurence, Anaïs et moi avons dû quitter la MJC avant la fin de la journée car nous devions participer à la réunion de recherche-action à notre nouveau local mais nos 3 ado Robinsons se sont fait une joie de rester pour la pièce de théâtre qui était proposée à la MJC en fin de journée !
Une belle journée pour nous tous donc !

Intermèdes Radio

Aujourd’hui pour la troisième émission d’Intermèdes Radio (deuxième officiellement), nous étions six autour de la table dans la salle de classe du nouveau local. Nous avons d’abord réfléchi de sujets à débattre sur mes propositions.

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Définir la famille n’a pas enchanté grand-monde, mais lorsque j’ai lancé le sujet pendant l’enregistrement, il y a eu une grande participation, des plus intéressantes. Emna a proposé le sujet de la mode, nous avons donc une problématique « faut-il suivre la mode ? ».
J’ai proposé également un sujet sur la colonisation de l’espace : « faut-il commencer à s’installer sur une autre planète ? », le sujet a plu.
On lance l’enregistrement. Malgré quelques blancs et quelques problèmes de niveaux sonores, l’émission est presque parfaite telle qu’elle. Les enfants s’expriment plutôt bien, notamment Daby et Emna qui se comportent comme de vraies professionnelles de la radio en se répondant, en restant dans les sujets, avec une bonne élocution.

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Sur les trois sujets, beaucoup de choses intéressantes se disent.
Malgré leur jeune âge, je me réjouis de constater qu’aucun d’entre eux n’a d’idées reçues, ils s’efforcent de réfléchir par eux-mêmes. On considère que la famille est constituée d’un père et d’une mère mais en poussant la discussion, l’absence de l’un ou de l’autre constitue tout-de-même une famille, ils s’aperçoivent que même s’il y a une différence entre lien de sang et lien adoptif, il n’y a pas d’autre mot que la famille.
La réflexion et le questionnement ont été bénéfiques, ils n’ont aucune réticence à la remise en question.

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Un débat riche et varié en points de vue, on se croirait à la « vraie » (et bonne) radio. Je crois que beaucoup auront envie de revenir, cette expérience a convaincu Emna d’adhérer à l’association.

CHAMPLAIN

« Salut les enfants !! Ca faisait longtemps, comment ca va ? ». On se fait des gros câlins car effectivement ca faisait un petit moment que je n’étais pas venue faire l’atelier sur le camp.
Je lance un jeu de chats et de souris, les premiers devant attraper les queues des dernières pour les manger. On fait 3 parties puis on arrête après plusieurs chutes et gamelles variées, dans la course poursuite effrénée.

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Après quoi, un groupe va avec Kevin confectionner l’assise en bois d’une balançoire, pendant que les autres enfants s’attablent pour travailler sur les chiffres.

SAM_0603 Il y en a pour tous les niveaux : des additions et soustractions, une salade et des escargots a compter, puis à colorier, et des cases remplis d’objets qu’il faut aussi compter et mettre en couleur.

SAM_0599 Au milieu de l’atelier, les enfants du bricolage viennent a leur tour faire des exercices et les autres préparent des petites planches pour une future échelle à corde.

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Au moment du goûter, les enfants sont trop excités pour distribuer eux mêmes. Nous prenons alors le relais pour partager un moment aussi calme que possible avant de les quitter

 

VENDREDI

La Rocade 14-11-2014
Nous sommes nombreux à monter aujourd’hui malgré la pluie. Heureusement car il faut beaucoup de mains pour monter les tentes et le barnum…. Et oui, il pleut…
Ryan est un des premiers enfants à arriver (en courant, ça fait plaisir !), il seconde immédiatement Kevin à la cuisine (mais déjà que Kevin est aidé de Laura pour la recette, ça fait du monde…^^).

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Awa est là elle aussi, mettant son énergie à décharger le camion.
Voila Tchetchouka , le groupe sort ses instruments, et commence à répéter, ça met un peu d’ambiance.

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Le sucre bout dans la casserole à l’atelier cuisine, pour le caramel, les enfants cassent les cacahuètes, ça se présente pas mal…
Avec Sidi, on installe la tente petite enfance.

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Les enfants continuent d’arriver, une partie de foot s’engage, sous les notes d’accordéon et de guitare.
Denise, Andrea et leur copain sont arrivés avec Aline pour danser. Andrea a mis sa belle jupe et ses grelots autour de la taille donnent le rythme. On les a attendu un peu mais c’est bon, c’est parti ! Et 1, 2, 3 et 4 !

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Le caramel est prêt, on le mélange avec les cacahuètes et les amandes. Sidi goûte tout ! Le sucre, les arachides…. Il est ravi ! Les mamans aident à la vaisselle en papotant.

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Mattéo, Lia et leur grand frère ont investit la tente petite enfance. On fait des puzzles, on se fait les dents sur les assiettes de la dinette, on saute sur les coussins…

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La nuit tombe, c’est l’heure du goûter. Mmmmh les amandes au sucre… ça croque sous la dent, c’est trop bon… Accompagné de chocolat chaud c’est parfait !

Tout le monde remballe, les musiciens comme les Robinsons, sous une pluie fine. Quelaprès-midi !

Jardin de Saulx ::

Aujourd’hui malgré la pluie qui n’a pas cesse a tomber sur nos têtes couverts de capuche et de cagettes , nous arrivons comme même d’organiser une petite séance de jardinage avec Jessica, Eddy, Franck, Erik et moi , car nous ne laissons pas quelque goûts d’eau nous empêcher de assurer la séance.

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Et dans le moment que parle j’ai toujours devant moi l’image d’encouragement et d’entraide entre nous qui s’est installée de notre arrivée mais aussi de drôles d’images où Eddy n’arrête pas à tomber par tout et dans tout (fumier, bue, etc.) car l’énergie ne lui manque pas et ni ses bêtises personnes ne les fait.

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C’était une super après-midi avec beaucoup de bonne humeur et de la rigolade, on à tous aimée !
Mais le moment de goûter s’approche et Eddy se dépêche de mettre un table et de chaises sous la serre où nous avons pu profiter d’un court moment de convivialité entre nous mais sans manquer de la rigolade assuré par le « maître Eddy »

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A la prochaine !

La Ruche : Maths et musique

Nous avons Ronaldo tout seul pour ce vendredi. Les enfants de Champlan étaient tous absents pour cause d’école, ce qui est plutôt une bonne chose. Adelina était libre mais sa mère n’a pas voulu qu’elle vienne avec nous.
Nous avons fait des jeux interactifs. Reconnaissance de formes d’abord, que Ronaldo a très bien réussi. Les formes 3D étaient moins évidentes à reconnaître, mais sans aide de notre part, il s’est corrigé.

2014-02-04 11.27.40 Ensuite, nous avons fait un jeu des erreurs, comparaison entre deux dessin, bon exercice d’observation. Ronaldo a vite compris que son curseur se transformait en main sur les endroits à repérer et triche en le balladant sur le dessin. Il comprend tout-de-même l’exercice et observe.

Nous sommes passés à la musique. Ronaldo a une certaine dextérité et sait se caler sur une pulsation. En écoutant des musiques roumaines, il nous fait un accompagnement en percussion assez impressionnant pour son âge, en terme de placement rythmique et de rapidité.

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On s’aperçoit ensuite qu’en lui demandant d’inventer un nouveau rythme, c’est toujours le même qui revient. Je lui enseigne donc un nouveau rythme qu’il intègre assez vite. Au jeu du « répète après moi », il se débrouille bien, même si certains motifs sont plus difficile que d’autres. Sans musique à suivre, il a plus de mal à garder son rythme. Et comme d’habitude chez les occidentaux, le ternaire est beaucoup plus difficile, moins instinctif, mais nous arrivons tous deux à garder une boucle à trois temps pendant plusieurs boucles.

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Nous repassons à des exercices de formes, je le fais jouer à Tetris. Il a une bonne visualisation des placements des différentes formes mais se débat avec la prise en main du jeu, pas très bien donç Pédagogie sociale développement communautaire, il faut l’avouer.

En discutant avec lui, on décide de faire quelques exercices de lettres et lecture même si ce n’est pas le but de l’atelier normalement.
Ronaldo connaît l’alphabet mais répète les lettres dans l’ordre comme une chanson, sans savoir la fonction des lettres qu’il énumère. Sur le site toupty.com, sur lequel nous travaillons depuis le début de l’atelier, se trouvent des exercices d’écriture qui consiste à écrire des mots de 3 ou 4 lettres qui correspondent à un dessin. Ronaldo ne connaît pas le nom des animaux, parfois même en roumain. Il compte trop sur le hasard en nous montrant des lettres et nous demandant si c’est la bonne. Il semble saisir que les lettres sont des sont, en connaît certaines qu’il sait placer, mais il y a un gros travail à faire même s’il semble pouvoir apprendre vite. Pour sa défense, l’exercice propose parfois des mots trop piégeants avec des lettres muettes, comme « scie », « cerf » ou « chat ».
En tous cas, il était content dans sa position d’élève privilégié et reviendra encore nous voir.
Il a mangé une bonne crêpe à la pâte à tartiner et un sirop de pamplemousse.

JEUDI

Skate park

Cet après-midi, nous arrivons au skate park avec le dernier rayon de soleil mais il fait déjà un peu froid ! Aline s’installe sur un tapis avec des coloriages et des dessins à découper. Il y a pas mal d’enfants qui viennent dessiner et découper, ils le font chacun à leur manière !

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Kevin joue à Hali-Gali et Croque-carotte avec quelques enfants, c’est assez calme. Il a le temps de jouer avec tous les enfants qui sont là, certains lui apprennent même d’autres règles, il a eu du plaisir !

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Lucie est sur le tapis petite enfance, il y a un peu de va et vient mais c’est un après-midi très calme pour la petite enfance !
Pour ma part (Flora) je me suis installée sur un tapis avec deux bacs de livres. Je commence à lire et quelques enfants arrivent.

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Ils choisissent un livre et je leur lis l’histoire, chacun leur tour, mais ils peuvent biensûr rester pour écouter même si ce n’est pas le livre qu’ils ont choisi ! Tout autour de l’atelier il y a des mamans qui discutent et buvant un petit thé.

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Nous faisons un goûter dans le calme, où « pain et choc » ont été bien apprécié ! Et il fait déjà nuit, c’est l’heure de rentrer !

Croix-Breton :

Aujourd’hui, explosion de joie à la Croix-Breton : « Enfin, la peinture ! ».
On s’en est tartiné plein les mains, plein la bouille et il y en a quand même un peu qui est parvenue à atterrir sur les grandes feuilles blanches ! Une vraie réjouissance. Certains ont aussi fait de la pâte à modeler.

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Nos petits peintres en herbes ont réalisé toutes sortes d’ « oeuvres », comme Lina nous a dit ! Des papillons, des fleurs, des coeurs de toutes les couleurs, une énorme tortue qui voulait être tellement grande qu’elle en a débordé de sa feuille pour venir tartiner ses quarte pattes sur la table et encore toutes sortes d’oeuvres d’art contemporain réalisées par de toutes petites mains qui ont adoré manier le mini-rouleau !µ

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Enfin, ce fut un atelier où toutes les expériences étaient permises avec la peinture ; on a même pu y tremper les doigts pour dessiner avec les mains !

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Les enfants ont pris beaucoup de plaisir et nous avons tous passé un très bon moment ensemble. Expérience à poursuivre !

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Et bien entendu, nous avons fini l’atelier en partageant un bon goûter au cours duquel les plus petits ont achevé de se barbouiller avec de bonnes tartines de pâte à tartiner au chocolat !

Wissous –Expressions corporelles:

Aujourd’hui le soleil nous enchante de notre arrivée sur le platz de Wissous où des enfants très beaux nous attendaient très impatients avec les « jucarii ».

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Une activité physique qui demande beaucoup d’ énergie on met en place mais nous sommes pas déçu car ils ont un peu trop d’énergie et surtout beaucoup d’envie de jouer avec nous et d’y participer a nos activités , des petits et de grands comme c’était le cas cette après-midi où nous avons eu aussi des adultes et des petits qui ont fait partie du jeu.

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Mais on ne s’arrête pas ici car c’était juste le échauffement pour nos enfants plein d’énergie, on reprend et on s’est recharge les batteries avec un jeu collectif »le facteur « qui Ahmed n’arrête pas de nous le chanter avec beaucoup de fierté, et la on commence tous et toutes de chanter et de jouer ensemble jusqu’à l’épuisement de nos énergies.

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Merci aux enfants et aux adultes qui aujourd’hui ont réussi comme d’habitude encore une fois de faire de notre séance un vrai « jeu d’enfant » , dans une super belle ambiance de le début à la fin.
Tout ça étant dit c’est l’heure de prendre le goûter tous assis sur le tapis au milieu du terrain.
A la prochaine !!!

MERCREDI

Bel-Air 12/11/2014

Nous sommes 4 à nous rendre à Bel-Air ce mercredi après-midi : Iasmina, Kevin, Laura, et moi, Lucie. Etant donné que l’hiver et le froid approchent, Iasmina a prévu plus de sport que de jeux de société, histoire de se réchauffer en courant !

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Avec Kevin et Laura, ils mettent en place un jeu de chats et de souris, avec des foulards de différentes couleurs. Les chats (foulards roses), doivent attraper les foulards des souris. Tout le monde court dans tous les sens, les enfants ont l’air d’apprécier !

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Moi je reste sur un tapis avec les Kaplas. Je suis en compagnie de 2 architectes en herbe : Keïa, 4 ans et Ilyés, 11 ans. On construit des châteaux, des maisons… Ilyes et un copain venu le rejoindre se font un défi :

SAM_9547SAM_9512 Réussir à enlever un kapla sans faire tomber le reste de la construction. Pas mal ! Même les joueurs de Fort Boyard ne feraient pas mieux !
On sort la grande corde à sauter avec Laura. Les filles font une compétition de celle-qui-sautera-le-plus-longtemps. Le record est de 50 sauts, mais j’ai oublié le nom de la gagnante… Félicitation tout de même !

SAM_9509 Puis on joue à Bateau/Serpent/Hauteur/Rouleau/Ciseau, auquel je n’avais pas joué depuis une bonne dizaine d’années ! Je suis un peu rouillée….

Voici l’heure de goûter ! Un peu d’ambiance… On crie un peu… On s’agite… Mais tout le monde finit par déguster le chocolat chaud, les madeleines et les tablettes de chocolat.

Au revoir Bel-Air ! On a besoin de l’ordinateur, je m’en vais, je m’en vais…

 

Compte-rendu Wissous m ercredi 12-11-14

Par ce beau mercredi ensoleillé de Novembre, les enfants, petits et grands, ainsi que les adultes sont venus nous accueillir chaleureusement et nous aider spontanément à apporter le matériel jusqu’à l’espace habituel, comme ils le font depuis le début de nos rencontres.

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Nous avons commencé par le jeu collectif du « facteur n’est pas passé » qui, sur la durée, permet aux enfants de se familiariser avec la langue française orale et plus précisément les jours de la semaine qu’ils ne se lassent pas de répéter à qui mieux mieux, très consciencieusement ce qui est parfois très drôle!!!
Nous avons poursuivi avec le « travail » sur les cahiers que les enfants nous réclament, très motivés ! Aujourd’hui, additions et soustractions, mises en paires de quantités, dessins libres sur feuilles et au sol… les ont comblés!

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Ces petits enchanteurs ont ensuite modelé toutes les couleurs de pâte, sans support ou à l’aide d’emporte – pièces, et nous ont exposé leurs chefs d’œuvre miniatures, ils baignent dans le bonheur le plus pur!!!
Les plus jeunes jouent avec tous les ustensiles de dînette, les « Kapla »pour la construction : des trésors d’imagination et de savoir-faire se dévoilent sous nos yeux et nos papilles, comme un avant goût du bon goûter qui vient…

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Madeleines et chocolat viennent conclure ces bons moments passés tous ensemble, puis les enfants et les adultes nous raccompagnent au camion, avec pleins de « pupiks », en attendant la prochaine fois….

 

Spectacle « Les Barbues » du vendredi 7 novembre (fin de cycle des Causeries) :
Le spectacle « Les Barbues » est venu clore un cycle de quarte causeries (discussions entre femmes animées par deux des comédiennes autour des problématiques que rencontrent les femmes en particulier) qui ont eu lieu depuis le mois de juillet avec une petit groupe d’une dizaine de femmes qui fréquentent nos ateliers de rue.

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Plusieurs imprévus au rendez-vous : les comédiens de la Déferlante ont été particulièrement mal reçus par la présidente du syndic de copropriété ainsi que la gardienne de l’immeuble des Arcades où se trouve notre ancien local lorsqu’ils répétaient en matinée…nous avons été priés de ne pas jouer une scène du spectacle devant l’immeuble, ce qui a chamboulé tous nos plans en dernière minute…les comédiens ont dû déménager in extremis pour jouer cette scène devant l’immeuble d’en face qui appartient à l’ensemble de la Villa Saint-Martin…heureusement, nous avons le bip d’une des entrées car nous y avons une cave…ce qui a permis de rattraper le coup…autre imprévu au rendez-vous…la pluie !!! En effet, de fines mais persistantes gouttelettes ont pointé leur nez tout juste 5 minutes avant le début du spectacle…

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J’ai eu très peur en début de spectacle car seulement 6 personnes sur les 35 prévues (invités qui avaient confirmé leur présence) se sont présentés à l’heure du rendez-vous…dont une seule des mamans qui avaient participé au cycle des causeries avec Claire et Corinne de la Déferlante. Bon, tant pis, il faut lancer le sectacle et nous verrons bien ! Première scène devant « Le Longchamp », bar PMU des Arcades, les comédiens surprennent les quelques piliers de bar du quartier et rencontrent un vif succès puis une deuxième scène, plus longue à lieu à la Villa Saint-Martin, là le public s’étoffe et plusieurs habitants du quartier s’arrêtent pour profiter du spectacle.

SAM_6207Nous voyons même plusieurs têtes fleurir et pointer leurs nez des fenètres de l’immeuble de la Villa qui servait alors de décor dont une maman et safille qui sont restées cramponnées au rebord de la fenêtre du début à la fin. La troisième scène a lieu au niveau du skate park, à la sortie des écoles ; à ce moment de nombreuses familles du quertier qui venaient chercher leurs enfants après l’étude nous ont rejoints puis suivis jusqu’à la fin.

SAM_6367 Enfin la dernière scène s’est tenue en extérieur devant la maison Colucci puis nous avons tous fini par une Causerie géante pour revenir sur les thématiques abordées dans le spectacle avec les comédiens : la prise de pouvoir des femmes, les violences faites aux femmes, la prostitution, l’homophobie, les relations amoureuses, etc.

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Ce fut un beau moment partagé entre la Déferlante, Animakt qui était partenaire dans la mise en place de ce projet, les Robinsons et les habitants du quartier qui ont pu profiter de ce spectacle.
Il est juste dommage que la majorité des mamans qui ont participé aux Causeries n’aient pu en profiter mais ce sont d’autres qui ont pu profiter de ce cadeau de façon improvisée. En effet plusieurs des personnes du public nous ont dit qu’ils étaient ravi de voir venir dans leur quartier un spectacle de théâtre de rue !

KroniKs des Robinsons de Grenoble: Mme RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 15 Novembre 2014

Aujourd’hui, le temps pluvieux et humide nous a accompagnés durant tout l’atelier de rue. Alors que l’on s’attendait à ce que très peu d’enfants soient présents en raison du mauvais temps, nous avons été surpris de voir que certains nous attendaient déjà et que progressivement une multitude d’enfants arrivait de part et d’autre.

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Très rapidement, le temps grisâtre a fait place à des coursives vivement colorées que les enfants se sont empressés d’égayer.

Placé sous le signe de la créativité, durant cet atelier nous avons pu proposer de nombreuses activités artistiques telles la création de craies, dessins à la craie sur toutes les façades (sol, murs, poteaux), dessins sur ardoise magique, dessin à partir de marc de café…

Notre surprise a été encore plus grande quand nous avons découvert de nouveaux talents cachés parmi nos petits artistes en herbe. Jovan s’est appliqué à réaliser l’autoportrait de chaque bénévole : il faut dire que la ressemblance est flagrante !! Afin d’inaugurer ce moment inoubliable, nous avons posé avec lui à côté de notre portrait.

Rafik nous a aussi plus qu’émerveillés par ses talents de dessinateur. Peut-être faut-il y voir ici une porte d’entrée et une réelle opportunité à saisir afin d’envisager une relation plus individualisée et privilégiée avec lui.

A peine le goûter commencé, que déjà au loin, nous apercevons l’autre groupe d’enfants (parti à la Maison de retraite) se rapprocher les bras chargés de gâteaux tout juste confectionnés, prêts à être partagés avec nous tous. C’est avec l’air béat et le sourire aux lèvres que nous retrouvons ces enfants satisfaits de leur atelier cuisine et de leur rencontre avec les personnes âgées. Expérience à renouveler dès que possible !!

Atelier de rue – Samedi 1er Novembre 2014

Aujourd’hui, à la demande des enfants, nous avons souhaité célébrer Halloween en y proposant diverses activités autour de cette thématique.

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Impatients, les enfants voulaient à tout prix se déguiser. Tandis que certains se paraient déjà des magnifiques déguisements prêtés par la ludothèque du quartier, d’autres avaient ramenés leur propre déguisement pour l’événement.

De son côté, l’atelier maquillage remporta un franc succès. Tous voulaient se faire maquiller. Certains enfants se sont même portés volontaires pour en maquiller d’autres. Une belle et joyeuse zizanie s’est mise en place et bientôt l’atelier maquillage ressembla à une véritable fourmilière où chacun s’affaira à réaliser les maquillages les plus époustouflants. Un air de fête et de gaieté flottait dans l’air…

En parallèle, nous avons proposé un atelier cuisine avec pour recette un gâteau au potiron et chocolat. Malheureusement, le potiron n’a pas eu le temps de cuire que déjà l’atelier touchait à sa fin. Ce petit imprévu ne nous a pas empêchés de passer un très bon atelier.

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants en stage à l’association Mme Ruetabaga

 

Vivre comme si on était déjà libres

« Vivre comme si on était déjà libres ».  (Graeber)

Pour nous , à Intermèdes Robinson, faire du Social, le vivre comme si on était déjà libres, est d’abord une évidence. Comment faire autrement sinon continuer de répéter ce qui existe déjà ou établir la triste recension de ce qui serait impossible?

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On ne peut pas vivre sans liberté, il faut bien l’admettre et le Social est sans doute le secteur de l’activité humaine où cette vérité est la plus évidente.

Mais « Vivre comme  si on était déjà libres », c’est bien entendu, être aussi conscient des mille empêchements que nous avons à l’être, qui nous entourent et nous entravent. Il faut vivre comme si on était déjà libres, car sinon, c’est certain: nous ne le serons jamais.

Le pédagogue sait qu’attendre que les conditions favorables de son action, les moyens nécessaires, soient réunis pour agir, revient dans les faits, et dans sa posture de vie, à renoncer à à peu près tout.  C’est même la couverture rêvée pour celui qui ne veut rien faire ou que rien ne change.

Egalement, il faut le dire ici, « Vivre comme si on était déjà libres », c’est créer la liberté , là où on disait qu’elle n’arriverait jamais, qu’elle n’était ni raisonnable, ni possible. C’est la produire tout court, sans discours; c’est l’imposer en préalable pour ne pas perdre sa vie et son temps à la discuter.

En Pédagogie Sociale, nous montrons à tous que c’est en faisant les choses qu’on les rend  possibles: habiter, occuper l’espace public, manger ensemble, se photographier, éduquer au risque , oser la relation affective , mélanger les publics, les âges, les cultures.  Oser la confiance…

Et enfin, « Vivre comme si on était déjà libres », est un moyen de dégager le futur, de nous évader du maintenant, des limites de l’actuel. C’est le déjà , bien entendu, qui compte ici. Ce petit mot nous promet un avenir où la liberté ne serait plus ni un risque, ni une exception, mais où elle serait la règle.

C’est dégager l’horizon de nos actions, nous donner un but, une direction. Pour nous y préparer, pour le faire advenir, il nous reste à éduquer des enfants libres de pensées, de paroles et d’initiatives.

Au fond, ce qui nous parle dans cette  maxime, c’est sans doute moins la référence à la liberté, mot certes audacieux ,mais qui n’est jamais le vrai problème, plutôt que la vie, en elle-même.  C’est vivre, tout court, qui reste le vrai enjeu et le seul problème. C’est de toutes les atteintes et limites à la vie , dont nous étouffons.

C’est cette vie, aujourd’hui,  qui est menacée se se réduire à de la « survie » en temps de précarité. C’est à vivre pleinement qu’il nous faut éduquer et inviter; la liberté en découle naturellement.

 Dimanche: Jardin en mouvement

C’est tout l’intérêt de l’automne; nous pouvons arranger, aménager , revisiter beaucoup plus facilement notre terrain et notre culture.

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Aujourd’hui,et sous un ciel toujours clément, finalement,  les 9 qu’on était , nous avons refait nos réserves de bois à sécher, rangé le coin table à feu, créé un nouvel espace de fleurs à bulbes, et bien entendu… continué de retourner et fumer nos terrains.

Nous pensons du coup à des changements de cultures, de placement des espèces. Le jardin est en mouvement. Nous cultivons notre jardin.

Samedi à la Villa Saint Martin :

Il n’y a pas beaucoup de monde cet après-midi. Les enfants et les mamans ont du mal à s’extirper de chez eux. Ils viennent au compte goutte, mais chaque arrivée enrichit toujours un peu plus les groupes qui se forment autour de la salade, de fruits, du dessin, ou du jardinage.

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Sur nos parcelles, Cosmin emmène une poignée d’enfants pour désherber. Ils reviennent avec des petites poires plein les poches et le sourire aux lèvres.

Des enfants gravitent autour des jeux et du ballon de foot et alternent. Le petit Sidi, qui est venu avec maman, évolue librement sur le tapis des petits mais joue aussi au foot avec Mina, qui se baladent aussi entre les deux.

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De mon côté, je réunis 3 des enfants qui m’ont accompagné à la Fraternity Cup, pendant les vacances de la Toussaint. Jean, Anna et Nadine répondent à un questionnaire, envoyé par la Voix de l’Enfant, organisateur du séjour. Ils donnent leur avis sur l’internat, les repas, la vie en collectivité avec ces enfants qui sont venus du monde entier, leur impression sur le tournoi de foot, sur les ateliers de musique et sur les droits de l’enfants, ce qu’ils en ont retenu.

Jean répond qu’il a trouvé le tournoi super mais pas les disputes entre eux pendant les matches. Les enfants qui jouaient mieux que les autres avaient parfois tendance à jouer « perso » et à s’énerver contre les autres.

Anna nous a dit qu’elle avait été choqué d’apprendre, qu’au Burkina Fasso, des enfants travaillaient dans les mines, encore aujourd’hui. Les droits de l’enfant sont pour tous les enfants du monde mais ils ne sont pas respectés partout.

Au conseil de quartier chaque enfant de la Fraternity Cup a pris la parole pour raconter aux autres leur séjour et expliqué le dessin qu’ils venanient de faire sur leur moment préféré. Ils ont aussi présenté leurs coupes et trophés.

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Au goûter, nous avons mangé la salade de fruits, préparée par Virginia et Jessica, avec un petit jus de citron, d’orange et de noix de coco rapé !

Champlan

Nous nous sommes rendus à Champlan avec Nicolae cet après-midi, avec des coloriages, des exercices, une boîte remplie de dinette. Il ne fait pas très beau et il fait froid.

Je me demande si les enfants vont se souvenir de moi, étant donné que cela fait longtemps que je n y suis pas allée.

En arrivant, je tombe sur Susano qui me fait un p’tit sourire suivi d’un grand « ooooowww ». C’est bon tout va bien, ils ne m’ont pas oublié.

On installe la dinette sur la bâche pour les plus petits, et Nicolae propose un « Facteur n’est pas passé », pour tous les autres. Tiens, Ricardo qui me demandent si je cours vite… Comme si je n’avais pas deviné à quoi m’attendre… En effet, c’est moi qui récupère le courrier, je le poursuis, il glisse dans la boue, HOP ! Merci la pluie…

Les plus grands se prennent aussi au jeu, c’est rigolo.

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On attaque les exercices et les coloriages. Je dessine avec la cousine de Ronaldo, je fais un bateau en papier (récupéré par Raoul) et une grenouille en papier (récupérée par Susano qui lui fait des yeux orange).

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Ricardo s’est fait voler sa place par la cousine de Ronaldo (2 ans ½ …), il boude.

Les enfants s’éparpillent un peu, le temps que le jeu du béret se mette en place. Les filles contre les garçons… Ok… Sachant qu’il y a que deux filles… Garçons ou filles, mon équipe a quand même perdu, donc ça ne change pas grand-chose. Et pis y avait de la triche et des mauvais joueurs d’abord…

Aller on goûte ! Madeleines, sirops, chocolat et clémentines, rien que ça ! Surtout le chocolat ! Nicolae s’est fait plein d’amis tout d’un coup… !

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J’ai oublié de mentionner l’arrivée surprise d’Alexis d’Animakt qui a joué avec nous au béret. Mais il a surtout fait grande impression avec sa moto en moment du départ !

A plus Champlan, ravi de vous avoir revu les enfants !

Vendredi

La Rocade

Aujourd’hui à la Rocade, nous n’étions pas nombreux. En cause, peut-être le temps qui se fait frileux, et peut-être une raison positive : le spectacle des causeries qui a attiré les mamans.

Un grain de pluie de 10 minutes a failli nous saper le moral mais il fut bref. A la petite enfance, beaucoup de monde dans la tente pour les divers jeux et activités d’éveil avec Iasmina. Et des jeux de société.

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Mathias a joué au ballon avec d’autres, et l’atelier cuisine avec Laura a rencontré un franc succès, autant sur la confection que sur la dégustation. Nous avons pu apprécier les gogosh, beignets frits fourrés aux pommes. Les enfants ont remplis la pâte de pommes avec ferveur.

La nouveauté d’aujourd’hui c’est le groupe Tchekchouka qui était là pour sa première participation à l’atelier de rue. Cinq jeunes du camp de Champlan était là,

malheureusement, les jeunes du quartier qui étaient prévus ne sont pas venus, ce sont d’autres qui ont participé. La danse était chouette, dans la bonne humeur, sur une jolie musique sautillante, sans interruption, avec un guitariste, un accordéoniste, un percussionniste et une chanteuse danseuse qui nous a appris des pas que nous avons tenté de reproduire avec difficulté.

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Aline, quant à elle, était occupée à nettoyer le camion bleu, à grands coups de chiffons et de spray, sur les sièges, le sol et les vitres. Travail satisfaisant, sauf pour les vitres qui étaient plus coriaces que prévues, mais Aline n’a pas dit son dernier mot.

Nous avons goûté de ces délicieux gogosh donc.

La nuit est vite tombée, l’hiver se fait sentir ces jours-ci et avec lui la désertion précoce des lieux. Nous avons rejoint la discussion des causeries qui a fait suite aux spectacles.

Jardin de Saulx :

Vendredi :

Aujourd’hui comme d’habitude on se dirige vers notre lieux de rendez-vous habituel où très impatients ils attendaient de nous voir arriver nos fidèles car cette semaine on n’a pas pu assurer les ateliers du jardinage pour assurer le rangement et l’installation du nouveau local. Mais malgré la pluie de ce matin nous avons envie de travailler notre beau jardin et du coup tout le monde met la main à la pâte .Comme de petites abeilles dans les quatre coins du jardin on retourne la terre et on met le fumier sur les parcelles.

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Mais l’heure du goûter arrive et nous nous installons au soleil qui nous rendre visite.

A bientôt !

 

Jeudi :

Wissous

Aujourd’hui, je (Virginia) pars pour la première fois, accompagnée de Nicolae, au camp de Wissous. Nous emmenons des gros tapis de gymnastique, des figures acrobatiques dessinées, un jeu de twister et notre bonne humeur. Même si la chaleur ne nous accompagne pas, nous avons toujours le soleil, c’est déjà ça !

A peine arrivés, tous les enfants se ruent sur nous pour nous aider à transporter le matériel. Le fait qu’ils ne me connaissent pas n’a pas l’air de les déranger puisqu’ils me sourient tous et me demandent mon prénom. Pour une fois j’ai réussi à me souvenir de tous les prénoms du premier coup !

Une fois que nous avons tout installé, nous commençons notre atelier « expression corporel ». Tous veulent faire toutes les figures ! Heureusement qu’ils écoutent bien car c’est compliqué de tout faire en même temps dans le calme.

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Nous enchainons par un twister ! Cela nous fait tous bien rire car les enfants tombent assez rapidement. Un léger souci, ils ne connaissent pas leur gauche et leur droite, même en roumain. Nous nous arrêtons, nous asseyons tous en cercle. Nicolae commence par leur expliquer en roumain « main gauche, main droite, pied gauche, pied droit ». Puis à mon tour, je fais le même exercice mais en français. J’en profite pour apprendre quelques mots en roumain « main, pied, gauche droite, bouche oreille » etc. En voyant que je voulais savoir les mots en roumain, les enfants se sont mis à tous me traduire mon français en roumain pour que j’apprenne.

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Nous avons ensuite fait le jeu du facteur. Là encore, j’ai appris les jours de la semaine. Je me rend compte à quel point il est difficile d’apprendre une langue.
Les enfants m’apprennent le roumain et moi je leur apprends le français.

Enfin, nous faisons le goûter dans un calme incroyable. Pas de cris, pas de larmes, nous avons partagé un bon moment.
J’ai passé un très bel après midi.

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Mercredi :

Bel Air :

Aujourd’hui, en raison de la nécessité de ranger notre local tout neuf, seul l’atelier de rue de Bel-Air a été assuré.

Bien que le temps ne soit pas très clément les enfants sont aux rendez vous !

Nous démarrons tous ensemble doucement avec une série de jeux de société.

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Certains jeux permettaient aux enfants de « travailler » leurs réflexes tandis que d’autres ont préféré éxercer leurs reflexions ou encore leurs mémoires.

Pas très loin, nous avions ramené les boules de pétanques et le molky qui fut utilisé par quelques enfants ayant envie d’apprendre à viser !

De l’autre coté de Bel-Air, nous avons fais une grande partie de football avec les plus grands !

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Mais après cette partie qui nous a tous réchauffé il est déjà l’heure de prendre le goûter !

Alors nous engloutissons tous quelques madeleines, des fruits secs et un bon chocolat chaud !

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Mais le temps passe à une vitesse… Il est déja l’heure de rentrer au local !

Au revoir les enfants ! A bientôt !

Que valent encore nos droits?

De plus en plus, nous allons douter de l’universalité (inconditionnalité) des droits fondamentaux en général, des droits de l’enfant, en particulier,  dans un environnement économique, social, politique dont la violence s’étend indéfiniment.

Qu’en reste t il ? La notion de Droit appliquée aux plus faibles, a t elle seulement encore quelque pertinence?  

Il fut un temps où on distinguait justement la question du Droit théorique, et celle de son accès.; nous , les acteurs sociaux, nous savions combien les droits  effectifs étaient souvent difficiles d’accès pour les handicapés, les pauvres et précaires, notamment.

Mais il semble bien que nous n’en soyons plus là et que nous ayons affaire à une autre logique: il y aurait en ce monde deux catégories de personnes , celles qui auraient des droits et celles  qui n’en auraient pas . Il est évidemment possible de déchoir d’une catégorie à une autre.

Il n’y aurait ainsi  plus « de droit au Droit », dans son sens inconditionnel,  pour le « barbare », le « sauvageon », « le rrom », le précaire. Plus de Droit pour le resquilleur potentiel des allocations chômage, des prestations,  pour le sans papier, le mineur isolé, le jeune majeur sans famille, le délinquant ou le suspecté tel…

L’évolution du droit connaîtrait  ainsi une courbe inversée et il semblerait que la seule chose que pourrait  nous promettre l’avenir serait la réduction … du droit des autres.  Certains croient consolider leurs propres droits en laissant  s’éroder celui des autres. D ‘où le succès des partis dont ce genre de promesses est le fond de commerce.

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Ainsi, nous avons à réfléchir sur les effets d’un progrès à l’envers. Dans notre pays (comme de la plupart), le sens du temps ne mène décidément pas vers plus d’ouverture internationale, d’interculturalité, de communication et de bonnes relations adultes/enfants. C’est presque le contraire.

Que reste t il alors au pédagogue, à l’éducateur pour agir et éduquer dans un tel contexte? Où va t il trouver la justification et le sens de son action? Peut il sans se renier, se contenter de faire « son » travail et d’ignorer un contexte si fort? Se contenter de favoriser l’accès à des droits qui se dérobent? Ignorer l’inefficacité de sa propre action? Croire avoir fait son travail quand rien n’en ressort de concret?

En Pédagogie sociale, nous observons ces  contraintes et ces limites et nous reconnaissons  que nous ne pourrons pas avec nos seules forces, les  bouger et changer l’ordre de la violence en cours .

Par contre, nous pouvons sans doute quelque chose pour ouvrir de nouveaux espaces de  liberté chez les enfants, les groupes et les publics : espaces mentaux, communautaires, économiques et sociaux. Des interstices  pour penser  et vivre autrement, même à l’ombre des structures

Face à des institutions qui échouent à donner corps aux droits les plus élémentaires comme le droit à l’éducation, la participation sociale,  il nous reste à investir et explorer l’espace de  « l’éducation non formelle »; dans une période de repli de l’école sur un travail minimum et marqué par la recherche de la performance et de la réussite individuelle, c’est dans l’éducation non formelle qu’il faut rechercher les bases d’une véritable éducation dont les enfants et le monde ont besoin.

Dans de nombreux pays, les acteurs  engagés dans des entreprises d’éducation non formelle, plaident auprès des parents pour que ceux ci reconnaissent   l’importance essentielle des disciplines de la sensibilité, de l’art, de la culture en général.

Tout le monde ne rejoindra pas la caste des gagnants et que restera t il aux enfants des pauvres et précaires, s’ils n’ont même pas la richesse de leur propre culture, de leur propre expérience, de leur imaginaire et de leur sensibilité?

Telle est l’entreprise de la Pédagogie sociale: sortir de raisonnements binaires qui n’ont  plus lieu d’être.

La question, aujourd’hui,  n’est plus d’être scolarisé ou non scolarisé, mais d’avoir un rapport , une relation vivante et durable avec les apprentissages qu’on se donne,  dans une histoire institutionnelle qui est faite de pleins et de déliés.

La question n’est pas d’avoir accès ou pas à à des droits fondamentaux qui de toute façon seront remis en cause six mois plus tard; l’essentiel est de redonner du sens , du contenu, de la relation à tous ces droits à partir de notre réalité première.  Faire reconnaître l’universalité du droit contre son émiettement, faire reconnaître la réalité des privations contre les droits théoriques , savoir que le droit ne naît pas spontanément mais s’obtient quelques fois par l’affirmation et l’exigence.

Vendredi

Soirée conviviale Halloween

Une superbe soirée. Tout d’abord nous avons eu la chance d’avoir un climat estival pour cette soirée, certains étaient en t-shirt.

Nous avons amené des boissons, la soupe de citrouille concoctée pendant l’atelier de la Rocade l’après-midi même, et des citrouilles à sculpter.

Alors que l’on s’installe, la soirée commence à se peupler de monstres vampires et zombies en tous genre, qui surpassent de loin nos vulgaires chapeaux pointus industriels. Les maquillages d’Hélène rencontrent un grand succès, comme d’habitude, et les visages se retrouvent bientôt tous transformés.SAM_6238

L’atelier sculpture de citrouille fonctionne bien, de nombreux ados participent. On ne sculpte pas nécessairement un visage, on sculpte des 91, beaucoup de 91. Mais équipées de leurs bougies, les citrouilles ont la classe.

En parallèle, la chair des citrouilles est cuisinée en soupe par Leïla et plusieurs mamans.

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Dans le même temps, un jeu de  loup-garou est organisé et joué par les grands et petits. Les villageois gagnerons mais ils ne seront plus que deux survivants pour onze participants au départ. D’autres jouent à l’élastique avec Laura.

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Ensuite, arrive le moment de la distribution de bonbons qui se déroule pendant la partie conte. J’ai raconté un conte d’Halloween devant un public attentif même après la distribution de bonbons. Mais je me suis fait détrôner par Binta qui a raconté une histoire des plus effrayantes et pourtant manifestement improvisée. Tout y était, vampires, zombies, araignées, monstres et même citrouilles maléfiques.

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Après cela, la musique d’ambiance qui jouait des bandes originales de films d’horreur s’est transformée en musique dansante, nous étions moins nombreux, mais nous avons dansé un bon moment, surtout le petit Alexandru, véritable Michael Jackson de cette fin de soirée !

A refaire l’an prochain !

La Rocade:

Aujourd’hui c’est haloween!!!! Et en effet, en allant au quartier noàus avons croisés beaucoup d’enfant déguisé!

Il fait beau et chaud pour un moi d’octobre et les enfants sont comme d’habitude au rendez-vous!

En vue de la soirée conviviale de ce soir, il y a au programme la confection d’une soupe à la citrouille!SAM_6006

Certains étaient attiré par la cuisine mais d’autre ont préférés faire un football ou encore d’autres jeux de balle un peu à l’écart pour ne pas blesser les plus petits.

Les petits , eux, sont tranquillement assis sur leurs tapis en jouant à la dinette ou en faisant des puzzles.

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Mais ce n’est pas tout, il y avait aussi à la disposition des enfants un coin musique, où chacun pouvait s’exprimer en manipulant des instruments.SAM_6004

De plus, les jeux de société ont rencontrés un certains succès! En effet, beaucoup d’enfants sont venus faire quelques parties puis sont allés profiter des autres ateliers de la rocade!

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A bientôt!

Jardin de Saulx :

Vendredi :

Aujourd’hui c’était une très belle journée , plutôt tranquille malgré le bavardage incessant d’Eddy dans la recherche de l’appareil photo et qui, à la fin a fini par l’avoir.Mais tout cela étant dit, on se met au travail et on reprend de retourner la terre et de mettre le terreau sur les terrains.SAM_6207

Un autre exercice rassemblant nos forces était ensuite le passage avec le motoculteur pour bien casser les grosses mottes de terre et en réunissant nos forces nous avons réussi à finir plus vite.

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Grace à nos efforts nous étions très fiers de regarder le travail bien fait car tout le monde a mis la main à la patte en la rendant facile, car ce soir on se prépare pour la soirée conviviale « soirée Halloween ».

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Mais comme on arrive a la fin,  on range le matériel et on se dirige vers le camion afin de prendre notre goûter bien mérité par tous.

Vendredi

La Ruche : Maths et musique

Un atelier très riche aujourd’hui. Des enfants en demande de connaissance et participatifs bien qu’un peu dissipés. Nous avons commencé par un exercice écrit simple. Il s’agissait de colorier en différentes couleurs des éléments selon leur placement dans l’espace, devant ou derrière. L’exercice a été plus ou moins compris mais réalisé par tous. Mohammed était là pendant cette première partie pour aider sa petite soeur Fatima dans ces exercices.

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Nous avons ensuite décliné ce repère dans l’espace dans la musique : chaque enfant était muni d’un instrument de musique, et à chaque injonction, devaient jouer, sans jamais jouer ensemble.

Ensuite, les injonctions ont été remplacées par des sons. Trois coup sur le bilboquet aigu signifiant « devant », trois coups sur le grave signifiant « derrière ». L’exercice a bien fonctionné et nous a, tous, amusé. Nous avons réussi a atteindre une bonne vitesse avec des arrêts nets entre chaque partie. Un véritable match de ping-pong musical.

Après une petite pause, nous avons repris un exercice sur papier dans lequel il fallait mettre les choses par ordre de grandeur, ou compléter un ordre  incomplet. Encore une fois, un exercice très bien compris par Susano et Ronaldo, qui ont orienté Alex et Laurenzo. Nous avons parlé de polygone.

En associant le 3 au triangle et le 4 au carré, je leur ai demandé de me trouver une forme correspondant au 6. On tâtonne, on se demande, le feutre part dans tous les sens, puis avec notre aide, ils ont compris. Le 8 a été plus évident ensuite grâce à la technique qui consiste à tracer les diagonales.

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Un autre exercice, ressemblant à une suite, à été très bien compris. Une série de maison possédant une fenêtre, puis deux fenêtres, puis une puis deux, dessinez la suite… Susano est « passé au tableau » avec grande fierté, suivi de Ronaldo, rougissant de prestige.

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Nous avons goûté calmement, dans la bonne humeur, dans les règles de l’art encore une fois. Je crois que nous venons de nous faire des élèves fidèles.

Jeudi:

Croix-Breton :

Un très bel atelier pour ce dernier jeudi des vacances de la Toussaint !

Au menu au quartier cet après-midi : équilibre avec la slascline entre les arbres et les balcons, jeux de construction en tout genre (kaplas, formes de couleur en bois et drôles de cylindres cartonnés) pour les constructions les plus folles, coin lecture qui a suscité la curiosité de nombreux petits lecteurs en herbe et scoobidous pour les accros du tissage (certains deviennent de vrais professionnels comme Losseni qui nous apprend à tous de nouvelles façons de tisser).

Au début de l’atelier, seuls nos petits habitués étaient présents puis au fur et à mesure, de nombreux nouveaux participants nous ont rejoints et se sont rapidement sentis accueillis pas les habitués.

De nouveaux petits mais aussi toute une ribambelle de pré-ados qui nous ont expliqué que les vacances au quartier, c’était un peu la galère...c’est vrai qu’avec toutes nos nouvelles activités, nous n’avons pas pris l’initiative de proposer un week-end ou mini séjour de vacances pour nos jeunes Robinsons et surtout les pré-ados qui se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes pendant les longues journées de vacances…mais c’est promis, dès que nous retrouverons un peu de sérénité dans le fonctionnement de nos nouveaux locaux et nouveaux projets, nous conconcterons quelque chose pour vous ! Alors, à vos imaginations et propositions !

Et n’oublions pas que demain soir, nous nous donnons rendez-vous pour une horrrrriiiiiible soirée conviviale d’Halloween !!!!!!

Jardin :

Voila une journée très calme , très agréble et plutôt tranquille car le ciel nous a rendu une visite inattendue cet après-midi pour nous chauffer avec ses rayons de soleil. Nous partons à 6 pour cette séance de jardinage et nous installons et mettons en place les motoculteurs pour retourner la terre et préparer le terrain pour l’hiver.

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Comme des petites abeilles dans tous les coins du jardin on commence à retourner des mettre de terreau , à désherber et à passer avec le motoculteur pour retourner la terre.

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De temps en temps une petite pause s’impose car c’est quand même dur de faire tout ce boulot, mais pour réchauffer nos batteries nous décidons de prendre un verre d’eau et de parler des nouveaux horaires pour la suite.

Mais comme toute chose à une fin, nous voilà en train de ranger notre matériel et de s’installer à la table pour profiter de cette pause bien méritée par tous et toutes et de prendre un verre de sirop et un gateau au chocolat.

A Wissous pour la Ruche :

Aujourd’hui, je vais faire un peu de cirque avec Laura et les enfants du camps.

Je retrouve tous ces petits visages que j’avais découverts il y a 10 jours.

Les petits comme les grands sont invités à participer. Les plus légers montent sur le dos des grands et les grands sont les pilliers de nos constructions humaines ! On en essaye de toutes sortes, à 2, à 3 et même à 4 !

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Comme la dernière fois, les grands veulent tellement aider les plus jeunes qu’ils les manipulent comme des poupées. Il va falloir qu’ils apprennent à les laisser faire et découvrir par eux-mêmes parce que les petits aussi sont capables !! Non, mais !!!

La preuve en image….

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Au Skate park :

Cet après-midi a été bien remplie au skate park !

En effet, même si il n’y avait pas beaucoup de petits enfants, beaucoup d’enfants plus grands sont venus s’amuser avec nous !

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Il y avait à leur disposition une belle panoplie de jeux de société et du coup s’en sont suivi des parties effrennés ! Que ce soit sur des jeux de réflexion ou de rapidité, les enfants ont su bien s’amuser et ce, dans un très bon esprit.

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Cependant, certains avait plus envie de dessiner tranquillement sur une paillasse à l’écart des éclats de rire ! Le maitre mot est « concentration » !

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Après l’atelier nous avons tous un petit creux, alors, nous nous asseyons tous en cercle et nous dégustons le goûter avec un petit godet de sirop !

A bientôt !!!

Mercredi

Jardin de Saulx :

Aujourd’hui au jardin on se retrouve avec une douzaine d’enfants pour lequels on essaye de sortir un peu du quotidien et de les faire travailler un peu et apprendre en jouant.

Mais on prend la décision de se séparer pour permettre aux enfants d’apprendre à protéger l’environnement et aussi de faire une séance en jardinage.

De notre arrivée au jardin on commence a prendre le motoculteur pour rétourné la terre et la préparer pour les nouvelles plantations de printemps.

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Aprés une bonne séance de jardinage les enfants commencent à fatiguer et on prendre une pause car tout suite après on reprend avec d’autres tâches.

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Mais le temps passe vite et nous nous asseyons tous à la table pour en profiter d’un verre de sirop et un gateaux.

A la prochaine !

Une deuxième partie du groupe était au local. Nous avons joué à des jeux éducatifs sur internet. Un jeu décrivait le parcours de la grue norvégienne qui migre en hiver. En ayant plusieurs choix de vie pour la grue, on comprend qu’il faut attendre d’avoir de bonnes ailes avant de voler, qu’il faut voler avec ses parents.

On joue également à placer les os du corps humain au bon endroit en faisant glisser des mots (parfois très compliqués) sur le squelette. On a donc appris beaucoup de nouveaux mots scientifiques. Pour les non francophones, les mots simples comme le tibia ou l’omoplate ne sont pas connus.

C’est une première rencontre. Avec la présence de Victoria, nous avons découvert un site, basé sur le même modèle que l’imagier trilingue roumain, français, romanes. Adelina, Narcissa et Raul apprennent à distinguer les trois langues. Les deux filles s’agitent et veulent manifestement tester notre espièglerie, mais nous ne sommes pas super clients. On goûte. Le goûter est convivial, dans les règles de l’art.

Ludothèque à Bel Air :

Nous partons Kevin, Iasmina et moi (Virginia) pour Bel Air à pied car il n’y a pas de camion de disponible. Ca nous a permis de nous réchauffer car nous arrivons bientôt en novembre et il commence déjà à faire froid.

Comme d’habitude nous avons installé notre petit atelier : échecs, mikado, cordes à sauté etc. Mais contrairement à d’habitude, nous avons aussi amené des scoubidous, et, en cette pré-veille d’halloween nous avons pensé au jeu du loup garou.

Du coup, Kevin a passé l’après midi à faire un foot avec les garçons, Iasmina faisait des scoubidous avec les petits et les grands, filles ET garçons ! Quant à moi, j’ai réussi à faire 6 parties de Loup Garou avec les ados. SAM_6152
Aucun enfant n’a changé d’atelier et pour la première fois, les jeux d’échecs, de mikados et les Kapla n’ont pas fait l’unanimité. Le temps est passé à une vitesse folle tellement les enfants étaient motivés !

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Au bout d’un moment, nous avons tout de même décidé de prendre le goûter, en retard tellement nous étions dans notre atelier. Il a fallu hausser un peu le ton tellement il y avait d’enfants sur le quartier !
Malgré tout, nous avons partagé un très bon moment aujourd’hui !

A Wissous :

En route pour  Wissous avec Laura, Evelyne, moi – Flora et même le soleil qui vient de pointer le bout de son nez! Aujourd’hui il y a pas mal d’enfants qui sont là, comme d’habitude nous sommes super bien accueillies et  tout le monde nous aide à installer l’atelier. Même Inès est là alors qu’elle a très mal à la gorge. Elle reste dans une couverture sur les genoux de sa maman. Nous commençons par le jeu collectif du « facteur », les enfants participent de plus en plus, nomment les jours de la semaine, c’est chouette de voir l’évolution.

Puis tous réclament leurs cahiers, ils veulent des exercices! Cet après-midi nous proposons des exercices d’écriture, diverses formes à tracer avant d’arriver aux lettres elles-mêmes. Chacun va à son rythme, certains enfants arrivent à écrire des mots et d’autres sont encore dans l’apprentissage de former une lettre. Les plus jeunes font des constructions avec les plots et les kaplas, jouent à la dinette ou font des coloriages. Laura parle avec les parents, certains lui font des demandes pour amener du matériel (couches et lait pour les bébés surtout) et d’autres disent qu’ils sont contents que les enfants travaillent bien quand on vient.

Pour la suite de l’atelier Evelyne propose la pâte à modeler. Les enfants sont ravis, ils font des formes avec les emportes pièces, des modelages divers, sont très concentré et  ils ont l’air de bien apprécier!

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Je m’installe  sur les tapis avec des corbeilles et des livres, je me mets à lire et très vite il y a des enfants qui viennent regarder, écouter, choisir un autre livre, c’est vraiment super.SAM_5953

Laura fait quelques jeux avec d’autres enfants, ils veulent construire la tour eiffel  (nouveau jeu) mais malheureusement on a pas assez de temps pour la finir. Nous avons aussi amené  quelques poupées…enfin (ils nous en demandaient depuis  moment), plusieurs enfants ont beaucoup  joué avec, ce n’est pas facile de s’en séparer à la fin de l’atelier!

Nous prenons encore un bon goûter tous ensemble, deux mamans nous rejoignent aussi, puis nous nous disons au revoir!SAM_5982

« Nous, les Coureux, les Bohèmes, les camps-volants, les nomades, les caraques, les Romé, les Manouches, les Yeniches, les Sinté, les Gitans, appelez-nous comme vous voudrez – c’est ainsi –, nous sommes les survivants d’un long destin de sang.

Peuple rejeté, peuple dénigré, livré aux préjugés, à la discrimination, nous avançons depuis longtemps sur des chemins hasardeux. Nous sommes infatigables parce que nous sommes Tsiganes de la tête aux pieds. Et parce que nous sommes Tsiganes, parce que le monde est notre maison, le ciel notre toit, la terre notre sol, nous avons de quoi parler…

Ma voix, telle qu’elle vous parvient aujourd’hui, est encore une voix d’enfant même si la force qui respire en moi est celle de la révolte.

O tchavo, un enfant, c’est fait pour dire la vérité. Paraît qu’elle sort spontanément de nos bouches. Tant pis si nous avançons de travers, comme c’est mon cas. Tant pis si nous nous mettons hors la loi et marchons vers le vague, les lèvres fendues, la tête basse. Tant pis si l’idée de la morale se débine devant nous. Tant pis si nous avons saigné de partout.

KroniKs des Robinsons de Grenoble: mme RUETABAGA

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Chronique de l’atelier

Vendredi 31 octobre, faute de carriole, nous partons avec un caddie. Une fois aux abords du bidons-ville, Zoltan rentre dans le camp afin de prévenir les familles de notre arrivée. Quant à Mélody, Stéphane et moi-même, nous contournons car c’est compliqué de rouler avec le caddie dans la terre et les graviers. À peine enter sur la place grise et goudronnée où se déroulent les ateliers, de nombreux enfants arrivent en courant vers nous afin de savoir ce que nous allons faire.

Aujourd’hui, on a prévu de faire un temps sportif et un temps consacré aux craies de sol. Très rapidement chacun des enfants s’investit dans une des activités. Pour ma part je me lance dans une partie de « foot ». Je suis impressionné de voir comment l’organisation et l’investissement de l’espace semble facile pour ces enfants. En parallèle du sport, une grande partie des enfants s’est saisie de craies et est en train de transformer littéralement l’espace public. Nous sommes passés d’un décor sombre et gris à un arc en ciel de couleurs qui a envahi le goudron. Il s’agit d’une réelle œuvre collective, autogérée par les enfants. Ils n’ont eu besoin d’aucune indication ou même de conseils pour réaliser leurs dessins.

Pendant que je prends un temps pour discuter avec quelques garçons adolescents, Mélody improvise un jeu de mime qui se transforme en spectacle de chants. Quelques filles offrent un vrai moment de partage et de détente au reste du groupe en se lançant dans une interprétation d’une chanson anglophone. Elles nous ont même fait la chorégraphie !

Enfin, vient l’heure du goûter. Il s’agit d’un temps attendu avec impatience par tous les enfants. Je suis plutôt heureux de voir que ce temps commence à prendre forme. Car en effet, les fois précédentes, les enfants commençaient petit à petit à se poser, mais aujourd’hui j’ai pu remarquer une réelle évolution. Un geste qui m’a marqué est le fait que les grands ados qui restent un peu éloignés habituellement ou qui viennent simplement pour manger ont décidé de nous donner un coup de main afin de servir les gâteaux et les boissons. Ensuite ils se sont posés avec nous sur les nattes afin de partager ce moment avec les autres. C’est une évolution que je trouve importante. Peut-être est-ce une marque de confiance ? En tout cas, le comportement des enfants et des adultes évoluent positivement et très rapidement.

Le moment du départ est toujours difficile. Que ce soient pour les habitants du camp et pour les pédagogues sociaux. Les enfants nous accompagnent jusqu’à la route en montant sur le caddie, en nous tenant la main ou en tentant de récupérer une part du matériel afin qu’on reste un peu plus. Pour ma part, c’est compliqué de partir et de me dire que nous reviendrons que dans une semaine.

Pour finir, la route du retour jusqu’au local nous permet de faire un petit débriefing à chaud. En attendant le prochain atelier…

Wendy, stagiaire éducateur spécialisé.

Plaies, bosses ou colère, je ne cacherai rien.

Même, je vais balayer large dès que je reprendrai la parole. On va m’entendre loin. Au jeu de qui c’est qu’est fautif, pas question de me laisser faire. J’ai trop d’élan ! Trop de haine et de fiel accumulés. Il faut que je les perde ! Que je les épuise avant de pouvoir reparler à quiconque. »   Jean Vautrin « Gipsy Blues »

le Pain et les Miettes

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Dans son livre, intitulé « De la Totalité », le philosophe, Christian Godin, entame une réflexion sur les relations entre le tout et la partie , l’uni et l’éparpillé. Il trouve que la meilleure image de cette relation est celle qui existe entre le pain et les miettes.

Le pain est un tout, un élément total, global  qui désigne à la fois son contenu et son contenant. Il est souvent synonyme même de l’alimentation humaine.

Mais pour l’homme, le pain n’est pas seulement son aliment , tiré de la nature, il est également son oeuvre, le résultat façonné de mille recettes. C’est une « oeuvre-aliment », une oeuvre qui nourrit dans tous les sens du terme, mais qui nourrit aussi tous les sens: la vision, le toucher, le goût, l’odeur et même le bruit de sa déchirure.

Aliment total, le pain est aussi  l’image de la totalité. Souvent rond, il figure la terre , comme le soleil.

Mais il y a le pain et il y a les miettes. Les miettes tout au contraire, ont peu de forme, peu d’unité et une quantité négligeable. Elles sont éparpillement, traces et ce qui reste.

Négligeables sans doute, elles appartiennent cependant à tous. Elles sont innombrables et de ce fait,  nous représentent tous. Ne formons nous pas les miettes de l’humanité?   L’évangile chrétien ne cite-t-il  t il pas, au détour d’une parabole,  le droit absolu du chien à manger les miettes de pain qui tombent de la table?  Droit tellement puissant qu’il interrompt immédiatement la colère divine?

Le droit aux miettes est un droit absolu comme celui de vivre et de s’installer dans les interstices de la vie, dans les anfractuosités de la modernité, dans les friches de la ville.

Le droit aux miettes est tout simplement le droit des gens; le droit le plus antique comme celui de glaner ou quémander; le droit le plus absolu comme celui de coexister quand on est petits, avec les grands, quand on est faibles, avec les puissants.

Il est particulièrement inquiétant pour toute société de voir cet élémentaire  « droit des gens » attaqué, mis en cause, dénoncé et jeté en pâture à l’opinion. Car le droit « aux miettes » est le commencement de tous les droits. Contrairement à ce qu’on nous représente ou répète sans arrêt, il est le contraire d’un abus.

A Robinson, nous aimons le pain et les copains, la mie et les amis et nous le fabriquons constamment entre nous comme un aliment universel et sans cesse différent; un aliment qui nous rassemble et nous distingue. Nous le pétrissons et le cuisions ensemble , au jardin, comme au quartier; et les miettes innombrables nourrissent tous les oiseaux affamés.

Car ce pain, quelle est sa finalité si ce ne sont les autres? Reprenant la formulation d’Albert Jacquard , reprise par notre ami Thierry Lavignon qui développe en pédagogie sociale des projets sociaux et culturels sur le pain,  le vieux savant voyait d’abord dans le pain, une lancée dans le temps, l’investissement de la durée.

« Nous sommes partis de la graine, pour aller au pain, dans un mouvement qui embrasse et permet le futur ». Mais ce n’est pas encore assez,  et il précise:

« …Mais en bout de chaîne, ce pain obtenu, quelle est sa finalité? Bien sûr il est une nourriture nécessaire; mais arrêter là les maillons successifs de cette projection vers l’avenir commencée avec la plantation d’une graine serait bien décevant. Ce pain si appétissant capable d’assouvir ma faim, il devient plus qu’une nourriture si je l’offre à l’autre. Sa finalité est alors de créer un lien entre lui et moi, de me construire, de le construire par notre rencontre.

A ce stade, il n’est plus nécessaire de poser la question d’un pourquoi, puisqu’il s’agit du bonheur.”  Albert JACQUARD

Ainsi est le travail , ainsi est la culture en pédagogie sociale; tous deux porteurs d’avenir , lancées et implications dans le temps ; mais leur finalité est avant tout sociale. Elle implique l’autre et le don.

La Pédagogie Sociale est une « pédagogie du pain »: globale, totale, elle concerne l’entièreté de l’existence, dans toutes ses dimensions humaines.

Mais la pédagogie sociale est aussi une « pédagogie des  miettes »: elle fabrique de l’innombrable, du pléthorique,  elle s’adresse à tous, elle ne pose aucune condition. Elle constitue en acte le droit indiscutable à l’éducation et à la vie sociale , miette par miette. Car même les miettes, c’est toujours du pain.

Autour d’un  dimanche qui fut « Festival »

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Nous avons vécu un dimanche triple et géant.

Tandis que 7 Robinsons participaient à leur septième et dernière journée de rencontre avec des délégations d’enfants du monde entier (partageant une même expérience d’éducation informelle) , où il se sont rapprochés des groupes d’enfants Bosniaques, Palestiniens, Malgaches, Roumains, Indiens, etc.

Une énorme de troupes de Robinsons faisaient vivre la jardin, le désherbaient, le fumaient, le préparaient pour l’hiver ET ONT REINSTALLE UNE TOILE DE SERRE , après le lâche saccage de la précédente

Et enfin, nous accueillions la troupe des enfants artistes Rroms et Slovaques des Kesaj Tchave, qui se sont arrêtés dans leur tournée , pour nous rencontrer au jardin.

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Puis, avec les Robinsons, tous  sont allés au devant des enfants et habitants du bidonville de Champlan , menacé d’expulsion sans solution à la veille de l’hiver. Une véritable cure d’énergie, un torrent de couleurs de forces . Un « cadeau » comme l’a ainsi nommé Maria, notre ancienne service civique qui vit sur le camp (et qui elle, avait une seconde raison de se réjouir: elle vient d’obtenir son BAFA, son premier diplôme Français)

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Au delà des langues différentes, une même culture s’exprimait, avec des mêmes expériences de vie et il en ressortait de la joie et de la beauté.

Sur les Kesaj: http://kesaj.blogspot.fr/

Fraternity Cup: de lundi 20 à lundi 27 X

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Récit d’Aline:

Je suis partie 8 jours à Issy les Moulineaux avec 6 enfants du quartier : Nadine, Dainké, Anna, Jean, Toni et Corentin pour participer à la Fraternity Cup. Cette grande rencontre internationale organisée par le réseau de la Voix de l’Enfant  (dont nous sommes membres) et Kohrom, qui  a lieu,  chaque année, depuis 3 ans.

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    Pour cette nouvelle édition, la Fraternity Cup a réuni 10 pays : Madagascar, l’Inde, la Palestine, le Burkina-Fasso, le Sénégal, la Roumanie, la Bosnie Herzegovine, l’Afghanistan, le Brésil et la France, et commémorait les 25 ans de la Convention des Droits de l’Enfant.
    Il a été proposé aux enfants d’apprendre à se connaître par le biais d’un tournoi de foot, d’ateliers d’expression musicale, d’écriture d’une chanson, de sorties, de soirées culturelles mais aussi de réfléchir à leur droit en utilisant le jeu.
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Nous avons ainsi vécu les uns avec les autres dans l’internat Saint Nicolas pendant une grosse semaine, partageant chaque moment, avec des enfants des quatre coins du monde, nous apportant la richesse de leur cultures et de leurs différences.
Beaucoup de joie, de rires, de surprises, d’étonnement, d’admiration mais aussi de questionnements, d’incompréhension, de tensions parfois et des larmes, beaucoup de larmes, lorsqu’il a fallu se dire au revoir.
Nous en ressortons tous plus grands, plus riches et plus forts. Enfants comme adultes, nous avons tous vécu des moments très intenses et avons beaucoup appris des autres, évidemment, mais de nous également.
(A suivre en bas du blog)

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Dimanche

Jardin de Saulx:

Aujourd’hui un très belle après midi fait sa place sous le ciel nuagues de Saulx.

Avec deux camions bien remplis des enfants et des adults on arrive enfin au jardin ou nous nous somme proposé pour cette journée d’avancer le plus possible dans le travaux

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Impatients comme d’habitude les enfants se sont donnés des tâches entre eux tandis que nous les adultes on commence à mettre en place la toile de la serre avec beaucoup de patience pour que le travail soit fait , bien fait dans le moindre détails.

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Après peu de temps, Laurent et Héléne nous ont rejoints pour donner un coup de main toujours bienvenu et sourtout pour nous dire que aujourd’hui on va avoir de la visite de « Kesaj Tchave » un groupe de danse et de musique Rrom-slovaque qui nous ont rendu visite plus tard dans l’après midi et nous ont émerveillés et enchantés le coeur avec leur voix chalereuse à la fin de la journée sur le camp de Champlan.

Samedi

Villa Saint-martin

Aujourd’hui, une vingtaine d’enfants étaient présents, nous avons sorti les tentes car la grisaille se faisait oppressante. Un petit peu de bruinasse finalement, mais ça va. Au programme : tarte aux pommes pour la cuisine avec Virginia, aidée de Nabintu, Awa et autres petites. La tarte s’est avéré goûteuse quoiqu’un peu insuffisamment cuite, faute de temps.

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A la musique, il y a eu de l’anarchique, mais aussi de la construction avec de nombreuses proposition pertinente lorsque les enfants étaient sollicités dans une dynamique de groupe.  Les cymbales étaient trop bruyantes mais très demandées.

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Iasmina s’est positionnée à la petite enfance, quelques petits sont venus la rejoindre, c’est tout de même plus  agréable sous une tente au chaud !

Quant à Laura, elle tenait la tente jeux de société qui paraissait très animée ! Quelques garçons agés d’environ 12ans étaient extrêmement motivés à faire des jeux. Quelle bonne ambiance.

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A 16h, nous avons fait le conseil de quartier, qui est critiqué par quelques uns des jeunes garçons qui estiment qu’il ne sert pas à grand chose. Malgré tout, ils se sont installés avec nous et nous avons essayer de les faire parler sur le pourquoi du comment. Tous ont finis par être contents, nous avons parler de la soirée halloween qui a fait réagir les enfants.

Après beaucoup de difficultés, nous avons fini par pouvoir donner le goûter, la tarte leur a plus malgré tout. Tous nous ont aider à ranger et nous sommes parti.

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Champlan :

Aujourd’hui, Ronaldo, Ricardo et Cosmin sont venus à la Ruche, (notre atelier scolaire), pour que Joëlle et Soazic les accompagnent dans leurs devoirs. Joëlle a vu avec Ricardo tout ce qui se rattachait à la lecture et a vu qu’il était très sérieux et volontaire.

Cosmin et Ronaldo sont allés à l’étage pour s’avancer dans leurs devoirs avec Soazic. Cosmin a pu s’avancer dans un exercice de Mathématiques sur les nombres décimaux. Soazic et Ronaldo ont commencé à fabriquer un alphabet roumain car il semblait que Ronaldo avait beaucoup plus de repères avec des prénoms ou des noms qu’il connaissait !

Très bon après-midi !

Pendant ce temps Nicolae et Kevin sont restés à Champlan. Au début il pleuvait donc il y avait peu d’enfants. Lorsqu’ils sont arrivés nous avons fait deux jeux collectif, « le facteur n’est passé » et en effet il a mis un certain temps à passer car nous avons fait ce jeu pendant un long moment.

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Ensuite nous avons fait « un, deux, trois soleil ! » ce qui à beaucoup plu à tous !

Les enfants n’étaient pas trop agités alors comme la pluie s’était arrêtée tous les enfants se sont assis pour faire des dessins. Beaucoup ont demandé les poules mais aussi les dessins avec des chiffres et des points à relier.

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Cet exercice mathématique à bien plu et les enfants étaient concentrés aussi bien pour colorier et changer les couleurs suivant les différentes formes du dessin que pour apprendre à compter jusqu’à 40.

Nous avons ensuite pris le gouter en tous cas tout le monde a bien travaillé ce samedi et nous étions ravi d’être a Champlan !

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VENDREDI

Jardin de Saulx :

Aujourd’hui au jardin le temps était plutôt bon. Les garçons ont tout d’abord fait un peu de rangement car il y avait quelques tables à jeter. Puis nous avons organisé les différents travaux à faire pour l’après midi.

Nicolae et Cosmin ont passé la débroussailleuse le long des plants. Pendant que Théo et Liès cherchaient du bois dans la foret. Franck, Jessica et Eric ont ramassés des radis et des poireaux qui étaient très beaux.

Kevin et Kérédin ont désherbé la moitié du champ de citrouille.

Puis tous ensemble au gouter nous avons discuté de la journée, d’appareil photos et de partage…

Nous continuerons le bon travail commencé aujourd’hui !

A bientôt !

La Rocade.

Un après-midi avec peu de monde mais beaucoup de cris et de rires. Il y avait cinq ateliers mis en place.

Tout d’abord un atelier cuisine mené par Laura qui a joué la petite bretonne en nous faisant de bonnes crêpes. Aidée par 5-6 jeunes filles elles ce sont mis à la tâche tout le début de l’après-midi pour nous confectionner de bonnes crêpes à la confiture qui seront ensuite distribuées par les chefs de goûter. On s’est régalé !

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Un peu plus loin on trouvait l’atelier musique, de Flora, qui intrigua les enfants qui se ruèrent dessus en début d’après-midi. Ils ont découvert les différents instruments et joués de bon coeur ce qui donna parfois des symphonies que Mozart n’a du entendre de son vivant. Plus l’après-midi avançait, plus ont entendait du rythme dans les musiques.

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Il y avait aussi un atelier petit enfance qui resta vide tout au long de l’après-midi… Les bouts de  choux n’étaient pas au rendez-vous cette après-midi.

L’atelier coloriage a au contraire rencontré un franc-succès, calme et sérénité dans cette atelier qui amenait petits et grands, garçons et filles. Nous sommes rentrés au local avec beaucoup de coloriages.

Enfin un atelier jeux qui a amené des enfants au début de l’après-midi mais qui fut vite vide car les enfants ont préférés les jeux extérieurs que les jeux de sociétés.

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Pendant ce temps là les mamans discutaient en prenant un thé mais gardait un oeil sur les enfants qui eux ne venait que en cas d’urgence câlin.

L’heure du goûter à sonner, une trentaine d’enfants se sont aussi en rond attendant impatiemment leurs crêpes à la confiture et leurs sirops.

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La ruche : Maths et musique

Sept élèves aujourd’hui dans la salle de classe de la Ruche. Tous étaient de Champlan car en cette période vacances scolaires, il y a beaucoup d’enfants sur le camp. Parmi eux, certains nous sont bien connus, comme Susano et Ricardo, qui ont été particulièrement en forme, autant dans la dissipation que dans la compréhension des exercices.

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Nous avons attaqué d’une façon très scolaire, chacun assis à sa place (au moins quelques secondes) et nous faisons des exercices de reconnaissance des formes géométriques, compris par tous à la fin. J’enchaîne la reconnaissance des triangles avec un rythme à trois temps à taper dans nos mains.

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On compte jusqu’à trois en boucle. J’associe le carré avec un rythme à quatre temps. Le ternaire s’acquiert plus facilement avec ce support visuel, semble-t-il. Une nouvelle venue, Denisa, est habituée au comportement scolaire, à 8 ans, elle sait lire et écrire et donc nous énonce les consignes des exercices.

On fait une pause de quinze minutes à l’extérieur, cirque, skate-board, foot, vélo, craies sur citrouilles trouées.

On reprend ensuite un exercice qui est une présentation simple du fonctionnement d’un tableau. Cet exercice est plus difficile pour les plus jeunes mais largement acquis par Ricardo, Adelina (avec une aide de Denisa que je ne saurais mesurer) et Denisa.

Je reprends l’exercice de reconnaissance mélodique, où il faut reconnaître des notes montantes, descendantes, droites ou en vagues. Cet exercice est maintenant apprécié d’Adelina qui sait reconnaître et reproduire ces motifs presque à chaque fois. Chez d’autres, il y a toujours le problème de la chance sur quatre qui leur fait préférer la réponse au hasard plutôt que la compréhension.

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Nous dansons un peu sur Daft Punk, puis nous goûtons.

Jeudi

Atelier expression corporelle et musique à Wissous

Cet après-midi, Evelyne et moi, Flora, prenons la route pour Wissous, sous un ciel plutôt couvert mais par chance sans pluie !

Nous sommes tout de suite accueillies chaleureusement par 5-6 enfants qui sautillent dans notre direction ! Nous commençons par faire une ronde ensemble, dans laquelle nous nommons plusieurs parties du corps, tout en bougeant.

Chacun son tour choisi une partie du corps que l’on nomme ensemble en français et en romanes. Il y a une super athmosphère, les enfants sont enthousiastes. Puis nous faisons la danse du « boogie-woogie » dans laquelle nous continuons à nommer des parties du corps tout en faisant des variantes dansantes !

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Puis les enfants demandes les instruments de musique , que nous sortons tous ensemble. Ils sont pressés de tous les toucher et les découvrir, font plein de sons et de rythmes différents. Après une phase de découverte, les enfants se lèvent spontanément et dansent avec leurs instruments en mains.

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Nous formons ainsi un cercle et s’allions tous pour danser sur des rythmes et des sons divers et variés ! J’ai beaucoup de plaisir à les voir si souriant et motivés ! Amalia et Salvador nous chantent chacun une chanson dans leur langue en s’accompagnant d’un instrument, c’est génial ! Nous faisons encore quelques jeux musicaux tous ensemble avant de ranger les instruments. A ce moment, deux enfants nous rejoignent en cours de route. Ensuite chacun prend un foulard de couleur et nous faisons le jeu des statues, tout en bougeant avec les foulard.

Chaque enfant mène le jeu à son tour en faisant de la musique avec le tambourin, puis quand il s’arrête, tout le monde doit être immobile. C’était très drôle et beau à voir.

SAM_6135 Nous terminons cet après-midi par un moment de dessins libres ainsi que quelques dessins d’instruments avant de s’installer pour un bon goûter avec chocolat chaud qui a été très apprécié !

Jeudi :

Une après-midi très agréable avec beaucoup de bonne humeur car le soleil il vient nous rendre visite sur le ciel nuageux de Saulx.

Cosmin il nous fait signe de l’autre bout du jardin où il était en train de débroussailler pour changer le visage de notre jardin .

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En ce temps nous les autres Jean Jacques, Franck, Eric et Jessica on fait la cueillette des salades et donne un peu de forme aux arbres fruitiers et de décor car le jardin avait besoin de changer de visage.SAM_0327SAM_0326

Toujours en forme , aucune forme de fatigue ne s’est ressentie,  aucune sueur sur nos visages ,mais plutôt l’influence du travail et l’envie nous tiennent toujours débout.

Et nous y voila a la fin où nous avons pu profiter d’un peu de repos en train de prendre nos goûter bien mérité par tous.

A démain !

Compte-rendu atelier vidéo à la Ruche

Hafsatou, Sira, Hawa, Theo, Najamie et Alan ont fait des petites scènes  vidéo ou ils parlaient de sujets différents comme de l’association kokopeli  de notre vie et alan et theo ont fait une chanson, un rap rempli de fruits et légumes.

Dans un premier temps nous avons cuisiné des tartes aux poireaux (du jardin) et une tare à la citrouille (du jardin). Puis nous avons commencé à réfléchir à ce que nous allions faire. Documentaire, mais quel sujet ? Nous nous séparons en groupes d’écriture, nous écrivons selon l’inspiration, le thème choisi.

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Nous avons ensuite lu ce qui est sorti de chaque groupe d’écriture, puis nous nous sommes mis au tournage. Nous filmons une seule personne à la fois, façon interview, sauf pour le rap. Il faut donc choisir un lieu, un décor, l’enrichir de petits artifices décoratifs, c’est le début de a mise en scè-ne.

Il faut se placer en fonction de la lumière, et puis il faut parler devant la caméra, ce qui n’est pas évident pour tout le monde. Le rap rencontre un grand succès, l’interview de Sira et Hafsatou, transformée en travailleuse de bureau est un sketch qui fait rire tout le groupe.

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Nous avons ensuite goûté en nous délectant de nos performances sur grand écran. Sur grand écran, on voit mieux, on voit aussi mieux les défauts, on entend mieux les petits bruits parasites, on entend plus les silences d’hésitation. Ce n’est que le début d’un projet. On espère ; Leïla et moi (Quentin), que d’initiation en initiation, les intentions de documentaires se feront plus concrètes et que nous aurons un chouette projet à réaliser ensemble.

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Croix Breton :

Il faisait assez frais aujourd’hui. Nous ne le savions pas encore mais une après midi exceptionnelle nous attendait à la Croix Breton !!

Nous avons fait beaucoup d’activités. Pour commencer 2 enfants nous ont rejoints pour jouer « 7familles Barbapapa » Ensuite d’autre enfants sont venus et nous avons entamé avec un groupe une partie d’halligalli et avec l’autre crok carrott.

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Certains enfants étaient très intéressés par les jeux de cirque d’équilibre ou de diabolo que nous avions apporté.

Les activités se sont très bien enchainées, les enfants étaient attentifs!

Ensuite nous avons fait le jeu de l’élastique ou ceux qui étaient éliminés dans le groupe de Kevin rejoigne Laora pour en recommencer un autre partie.

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Nous avons continué les jeux collectifs avec une balle au prisonnier, et ensuite Laura a proposé un

« Qui veut attraper l’animateur » où 2 équipes d’enfant ont chacune une corde à sauter de couleur différente et doivent attraper en premier l’un de nous 2.

Cela a mobilisé tout les enfants qui étaient très heureux !

Ensuite nous avons formé un cercle pour un temps calme de 10 minutes juste avant le goûter. Tous les enfants se sont présentés chacun son tour en disant leur prénom et leur âge. Nous avons ensuite demandé ce que chacun aimerait faire la semaine prochaine… Voici leurs souhaits :

Musique et chanson, peinture, faire des bracelets et de la corde à sauté !!

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Nous étions très contents de ces initiatives et les Robinsons auront plaisir à faire ces activités la semaine prochaine.

Le goûter s’est très bien passé, il y avait comme d’habitude sirop, gâteaux, fruits secs et… du chocolat chaud pour tous !

Merci aux enfants pour cette après midi,

À bientôt a la Croix Breton J

Skate Park

Aujourd’hui, nous partons Iasmina et Océane et moi  (Virginia) pour le skate park. Comme tous les jours, je pars chercher Chloé à la Croix Breton, elle m’attend avec ses rollers (note à moi même : prendre des rollers la prochaine fois).

Nous installons les trois tapis : petite enfance, coloriage et jeux de société. Au début il y a peu de monde, tous les enfants sont en train de faire de la trottinette ou du skate.

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Au fur et à mesure, ils viennent s’installer avec nous. Il fait froid et il y a beaucoup de vents, il est très compliqué de faire des coloriages et des jeux de société sans que tout s’envole… Nous tentons quand même, les enfants me font découvrir le jeu du « Mytho » qui est un jeu où il est autorisé de tricher. Je n’ai pas l’habitude, du coup je ne triche pas, du coup je perds.

Pour se réchauffer, nous décidons de faire des jeux collectifs ; je découvre le jeux « un deux trois ninja », difficile à décrire exactement mais je trouve ce jeu très drôle et presque chorégraphique.

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Avant d’entammer le goûter, nous faisons un dernier jeu : un deux trois SOLEIL cette fois ci. C’est fou le nombre de tricheur qu’il y a (et pas que parmi les enfants ;-) ) mais cela rend le jeu plus drôle.

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ENFIN c’est l’heure du goûter, demandé depuis une heure, quelle bande d’affamés nous sommes. Beaucoup d’enfants arrivent au fur et à mesure, donc il est très compliqué pour les deux chefs goûter de réussir à tout distribuer sans oublier quelqu’un.
Voilà, il est l’heure de partir.

DSC_0174 A la semaine prochaine.

Mercredi

Bel-Air :

Aujourd’hui, Laura, Océane, Jef (invité de l’association Dédale, à St-Quentin-en-Yvelines), sont arrivés à 14h à Bel-Air, bien venté et bien frais ce jour d’automne. Quentin rejoindra le groupe un peu plus tard.

On commence par se réchauffer autant que possible par une petit mise en jambe : on se joint au football déjà en cours.SAM_9076

Puis nous installons les tapis de sol et sortons divers jeux. Notamment : Miragolo, une sorte de « dessiner c’est gagner », mais ici en plus celui qui dessine a des lunettes déformante, avec des verres de diverses couleurs.

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On a joué aussi à faire des constructions (bateau, mitraillettes…), aux échecs, au Molky. Certains ont appris des rudiments de musique avec un metalophone. Avec une corde, on a tiré, sauté, joué à attraper les animateurs et les enfants, au cheval.

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A 16h pile, mise en cercle, et goûter dans la plus grande discipline (ou presque). Amine, Amane et Niira distribuent verres, boissons, gâteaux.

Bonne ambiance en résumé ! Les robinsons sont attendus au skate-park le lendemain

Jardin Biologie :

Mercredi.

C’était un après-midi difficile car les enfants n’étaient pas apriori très décidés à faire de la biologie.Mais petit a petit ils commence à s’intérésér et de participer.

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Avec 8 enfants à nos côtés, notre séance de biologie prendra son cours  et les enfants ccommencent à s’impliquer plus dans la séance de découvert et de dessin.  Heuresement leur interêt pour le dessin et pour les insectes est croissant .

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Après un petit concours de dessin entre eux, c’est le meilleur qui a gagné.

Vers la fin je décide de les laisser jouer un petit peu car quand même sont des enfants et ils ont besoin.

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A l ‘heure du goûter tout le monde a table car ce le moment de profiter un peu d’un verre de sirop et du gateaux.

A la prochaine !!!

 FRATERNITY CUP: SUITE DU RECIT 

Je suis partie avec des enfants que je connaissais bien, certains étaient déjà partis en week-end au château avec moi, mais maintenant nos liens sont bien plus forts et plus complexes. Nous avons vécu ensemble 8 jours qui nous ont, à la fois paru longs tellement ils étaient forts, et courts car nous voulions continuer l’aventure et ne jamais se quitter !

Les deux premiers jour, les filles ont joué aux journalistes et ont écrit sur leur journée.
Après ça, notre emploi du temps bien rempli, les copains et les copines ont pris le pas sur l’écriture.
Voici les textes, dans l’ordre de Dianké, Anna et Nadine :
Lundi 20 octobre :
On est arrivé a 11h45, on a pris 2 bus pour aller à l’internat Saint-Nicolas; le bâtiment est magnifique.
Puis, ils nous ont expliqué le fonctionnement et le planning de toute la semaine, il était très chargé. Après tout ça, on a rangé notre chambre. Après l’installation, on a pris les photos de groupe. On a fait des affiches personnalisées et on les a collées sur notre porte.
Après manger, on est descendu dans le gymnase pour composer les équipes de foot, en mélangeant 2 délégations. Nous sommes avec la Roumanie et avons 2 équipes : the Stars et la Fraternity Football Club ! Nous avons ensuite fait quelques exercices avec la balle.
Et le soir, il y a eu le spectacle de l’Inde et de la Bosnie. Nous avons adoré la danse, le yoga et les costumes des Indiens !
Mardi 21 octobre :
Au cours de la deuxième journée, nous avons fait les premiers matches. Il est un peu difficile de s’intégrer mais ça va aller.
Ce qui m’a plu, c’était la petite boum avec de la musique, a la fin du spectacle de la Palestine.
Dans la matinée, tout d’abord, nous avons bien dormi, puis nous nous sommes préparées pour aller prendre le petit déjeuner pour bien commencer la journée. Ensuite nous avons fait les ateliers musique et Droits de le l’Enfant. Puis nous avons eu droit à un bon repas. Voici mes moments préférés.
Lettre de Nadine :
Pour compléter, je vais demander aux enfants des dessins et des textes sur des moments spécifiques mais en attendant voici un peu plus de détails sur les contenus des ateliers :
- durant les ateliers sur leurs droits avec Thomas :
- ils on travaillé sur le droit à l’identité en listant tout ce qui caractérise un individu et ont ensuite représenté leur propre identité sous forme d’étoiles, de fleurs ou de ballon avec des mots qui les caractérisent personnellement.
- ils ont mis en évidence leurs droits fondamentaux sans lesquels ils ne pourraient vivre convenablement avec une mise en situation sur une île déserte
- ils ont réécrit la convention des droits de l’enfant avec leurs propres idées
- Ils ont réfléchi à un projet qui mettrait en application des droits qu’ils ont évoqués et qu’ils vont mettre en place de retour au quartier : il s’agit d’un moment partagé entre parents et enfants pour pratiquer des activités, qu’ils aiment, ensemble. Ce projet met en avant le droit à la famille et le droit de pratiquer ses activités préférées.
- durant les activités d’expression musicale avec Cyril et Maxime :
ils ont appris a communiquer autrement que par la parole, ce qui leur a permis d’échanger malgré la barrière de la langue.
- ils ont imité des animaux
- répété des sons sur tous les tons
- gesticulé sur de la musique en suivant des consignes selon l’instrument de musique utilisé
- ils ont chanté la chanson « Malaïka«  dans une langue africaine, méconnue de tous
- découpé leur nom dans du papier pour faire un petit film, qui sera accompagné d’une interprétation en live d’un violoncelliste de l’Orchestre National de Paris
- battu la mesure sur leur torse, sur leurs cuisses, dans leurs mains pour suivre des rythmes endiablés
- durant les ateliers de chant avec Kamel :
- ils ont écrit sur des thèmes choisis ensemble mais chacun dans leur langue. Chaque groupe a ainsi écrit et chanté un couplet.
Et ils ont aussi beaucoup RIGOLER !!
Pour finir, quelques derniers élément pêle-mêle :
- la FFCup a gagné la petite finale de Foot et est classée en 3ème position !
- les 3 délégations françaises ont chanté la Marseillaise ensemble
- notre délégation a proposé en spectacle de danse, et de l’accrosport, précédés d’une présentation et d’un diaporama sur notre association
- chacun s’est fait des nouveaux copains notamment dans les groupes brésilien et roumain
- Corentin et Nadine ont joué les interprètes auprès des Brésiliens
- les filles ont eu beaucoup de fous rires
- et tous beaucoup de câlins et de bisous
- nous rapportons avec nous des médailles, une coupe, un trophée, des cadeaux pour l’association ainsi que beaucoup de jolis souvenirs !!
 Pour le groupe des Robinsons F Cup: Aline
KroniKs des Robinsons de GRENOBLE (et de Saint Etienne)
Rencontre Mme RUETABAGA et TERRAIN d’ENTENTE 

Rencontre entre Mme Ruetabaga et Terrain d’Entente

Rencontre Terrain entente-1

Ce mercredi 29 Octobre 2014 « Madame RueTabaga » était en déplacement à St Étienne. Une rencontre a été organisé avec l’association « Terrain d’Entente » qui mène également des ateliers de rue gratuits et inconditionnels. Afin de démarrer la journée, nous avons participé un temps d’échanges sur nos différentes pratiques ainsi que sur la pédagogie social. Il s’agit d’un réel atout de pouvoir dialoguer avec d’autres pédagogues sociaux qui interviennent dans le même milieu que nous. Ces deux heures d’échanges ont été très riches et nous ont permis de constater que nous pourrions faire appel l’un à l’autre mutuellement pour tous questionnements.

Ensuite, nous avons pu participer à l’atelier de rue mis en place l’après-midi. C’est intéressant d’avoir l’occasion de voir comment cela est mené ailleurs. L’équipe ainsi que les jeunes et les familles que nous avons rencontrées nous ont offert un accueil très chaleureux. Grâce à cela, nous avons pu nous impliquer pleinement dans cet atelier de rue. Ce fut une journée très enrichissante et qui va sûrement donner suite à d’autres rencontres…

 

 

 

 

 

 

Transformer les hontes individuelles en hontes collectives

Pierre Bourdieu, au sujet du massacre des algériens les 17 et 18 octobre 1961, écrivait : « J’ai maintes fois souhaité que la honte d’avoir été le témoin impuissant d’une violence d’État haineuse et organisée, puisse se transformer en honte collective ».

Il nous livre ici un grand secret sur la honte. Sentiment individuel par excellence ,la honte dissimule toujours à celui qui en souffre, celui qui en a fait les frais,  la part qu’y a pris l’organisation sociale, qui l’entoure.

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la honte fonctionne ainsi comme un contre feu: elle replie sur soi même, invite au découragement, à l’abandon de toute lutte et revendication. Elle pousse à se retrancher , se cacher… celui qui serait d’abord fondé à réclamer des comptes à son entourage.

S. Tisseron , dans la Honte décrit cette même réalité sous un aspect plus psychologique et individuel: celui qui ressent la honte n’est jamais  celui qui a eu le comportement honteux; mais plutôt celui qui en a été victime: sali, humilié, ignoré, renvoyé.

Dans notre association, nous croisons tous les jours, travaillons et vivons avec des enfants, des adolescents des adultes dont les hontes  ne sont pas les leurs. Ils assument, ils portent plus que leur poids du monde !

Mai Bourdieu va plus loin, il nous indique la issue seule possible: le renvoi et le partage de toutes ces hontes d’enfants vers le collectif, vers la société.

Nous ne sortirons pas des situations honteuses de maltraitances, négligences, déscolarisations, errances, solitudes, absences et refus de soins tant que ceux qui sont chargés de les prodiguer, de les assurer  ne dénonceront pas aussi la honte à laquelle ils contribuent malgré eux.

C’est sur le terrain qu’on travaille à dénoncer la honte et à la rejeter; c’est sur le terrain qu’on découvre et qu’on comprend que ce qui nous atteint, nous fragilise ne vient pas de nous, et ne se limite en rien notre personne. C’est sur le terrain que nous apprenons à comprendre que nos situations relèvent bel et bien d’une condition.

C’est sur le terrain que nous apprenons et découvrons  où se tiennent les vraies racines de la honte.

Mercredi 

Bel-air :

C’est sous la pluie que nous arrivons au quartier !  Nous avons dailleurs été agréablement surpris de voir que beaucoup d’enfants nous attendait malgré les intempéries !

Nous commençons alors à jouer aux échecs avec les enfants désireux de se perfectionner à ce jeux de tactique et de réflexion. Certains enfants, eux préfèrent construire des édifices en kapla à plusieurs, ainsi un petit groupe a pu relier leurs œuvres les unes aux autres pour en créer une géante !

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Juste à côté une partie endiablée de football à lieu, avec deux équipes de tout ages et composé de garçons, comme de filles.

Mais le temps passe à une vitesse, et il est déjà l’heure de prendre le goûter..

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Alors les enfants s’assirent tous autour des tapis, et nous prenons tous ensemble un petit encas et un chocolat chaud !

A bientôt !

Mercredi :

Wissous :

Pour une première, c’est un ciel tout gris qui nous a accueilli à Wissous cet après-midi mais aucun de nos petits robinsons du camp ne s’est laissé démotiver !

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Pour répondre à ces quelques gouttes, nous avons déployé une de nos grandes tentes pour installer un coin douillet pour les plus petits avec gros légos, coin dînette et coin de jeux de reconnaissance des formes. Après notre rituel du début avec le jeu du facteur et un nouveau jeu collectif pour apprendre les jours de la semaine, nous nous sommes attablés pour une heure d’exercices. Au programme aujourd’hui : jeux de traçage et de reconnaissance des couleurs pour les plus petits, exercices autour des nombres puis de la lecture et écriture pour les plus grands.

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Et, une première cet après-midi à Wissous : les adultes étaient également invités à nous rejoindre pour des exercices d’apprentissage du français, comme ils nous l’avaient demandé lors de nos premières rencontres.SAM_8996

Trois adultes ont participé : il s’agissait de travailler sur le vocabulaire de la ville et du corps humain en reliant des syllabes pour reconstituer des mots, se familiariser avec des vocabulaires de base et la prononciation. Adultes comme enfants se sont montrés très concentrés tout au long de l’atelier, ce fut encore un très bon moment partagé !

Après tout ce travail, nous avons pris le temps de faire quelques jeux de société ensemble : des puzzles d’association de lettres, mots et images, un jeu de carte pour réviser ses tables de multiplication pour les ados qui bous ont rejoints en fin  d’atelier…un très bon moment où chacun a pu trouver une place et prendre plaisir à expérimenter en circulant d’un jeu à l’autre.

Enfin, nous nous sommes tous blottis sous la tente pour prendre le goûter au chaud. Puisque l’hiver nous guette, nous avons ressortis nos thermos pour distribuer du chocolat chaud et avions préparé du thé que nous avons partagé avec tous les adultes du camp avec lesquels nous commençons à nouer des liens très sympathiques.

Biologie au jardin :

Aujourd’hui, un bon départ avec les enfants, le groupe commence à être habitué. Eddy était de la partie également. Nous avons donc commencé à chercher de petits insectes, j’ai demandé des pucerons, nous n’en avons pas trouvé, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour le jardin. Nous avons joué à un petit jeu de devinettes : je suis un insecte, devinez lequel. En posant des questions sur mes caractéristiques physiques, ils se sont rapprochés de la réponse : le coléoptère. J’ai également fait un rappel sur la différence entre insecte et arachnide. Stupéfaction en apprenant que le scorpion est un arachnide.

Théo et Ionuţ ont aidé Nicolae, Eric et Madalin à la récolte des citrouilles  tandis que les autres observaient et cueillaient ou dessinaient.

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De la part de Maria, Şuşano et Adelina, une participation volontaire. J’ai amené un livre sur les animaux dans lequel les animaux sont dessinés. Ainsi, grâce aux feutres nouvellement amenés, ils ont pu observer sur le livre en détail les couleurs des papillons, abeilles et les retranscrire.

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La transcription n’est pas très précise, des couleurs ont été omises ou inversées, mais l’observation a agi. Les loupes ont également eu un grand succès, ne serait-ce que pour s’amuser avec l’objet, l’insecte est le meilleur sujet d’observation où la loup prend toute son utilité. Elles ont donc été utilisées à bon escient. En mariant l’insecte à la loup et sa représentation dans le livre, j’ai dessiné un modèle à colorier, grossièrement représenté. Cette méthode a amené à ajouter du détail, les couleurs apportées étaient réaliste, ce qui signifie que l’exercice a été compris, et l’observation mise à contribution.

Dans le dernier tiers de l’atelier, une provocation entre Théo et Eddy a pris toute la place, la chamaillerie de mauvaise cour d’école a eu l’avantage d’en enfermer certains dans leur travail, mais l’ambiance sonore et humaine en a pâti. Nous avons goûté dans ce spectacle de provocation gratuite résonnant des réponses intransigeantes d’Eddy.

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Comme la semaine dernière et l’immersion en milieu hostile avait, je trouve, canalisé l’énergie des enfants et encouragé leur concentration par un état d’alerte, peut-être que le ridicule de l’autre rend le soi plus exigeant. A méditer.

Jeudi :

Jardin de Saulx :

Aujourd’hui malgré les nuages menaçants de pluie on prend le départ vers le lieux de rendez-vous habituel car Franck, Eric, Alex et Eddy  nous attendait pour aller au jardin.

C ‘était aussi la première  journée de Cosmin , le nouveau service civique qui a accompli avec succès ses premiers taches de cette aprem.

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Tout ça étant dit, on commence notre séance de jardinage ,plutôt de désherbage avec Eric et Franck,

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Pendant ce temps Cosmin rangeait les outils et nettoyait le camion.Ensuite il nous a rejoints pour nous donner un coup de main et j’ai remarqué qu’il faisait ça avec beaucoup d’envie et attention de ne pas arracher les navets au lieu des mauvaises hérbes.

Cette après-midi c’était une journée très agréable , beaucoup de bonne humeur, et envie d’y être la avec nous, vraiment super de leur part .

Mais le temps passe vite et on en profite tous pour avoir un madeleine et du sirop.

A demain !

A Wissous Atelier « La Ruche » expression corporelle:

J’ai découvert ces enfants et ses familles hier en revenant de vacances et j’y retourne déjà aujourd’hui ! Mais cette fois, dans le cadre de notre « Ruche » pour leur proposer de faire des portés acrobatiques, et continuer ainsi ce qu’a commencé Leïla sur le thème de l’expression corporelle.

On commence par un petit echauffement et on court avec les bras ouverts comme un avion.

On monte ensuite sur le dos des grands, debout à quatre pattes, on fait des galipettes, le pont et même la brouette.

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Tout en faisant, on apprend les parties du corps en français : « Pose ton pied ici », met ton dos droit », « ne mets pas ton genou ici, ça fait mal ». Les enfants ne comprennent pas le francais mais j’associe les mots aux gestes et montre avec le doigt.

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A la fin, on s’offre un petit temps de massage. Deux par deux, je propose aux enfants des petits picotis, des petites tapes, des petits massages sur la tête, les épaules, les bras, les jambes, les genoux et les pieds, et tout en faisant, tout le monde répète les mots.

Les enfants étaient plein d’entrain, les grands voulant aider les petits, les manipulaient comme des poupées mais même si je devais intervenir ils étaient vraiment chouettes entre eux et très affectueux. Pupics, bisous

Skate-Park

Aujourd’hui il y a des nuages ,mais les enfants sont au rendez vous.

Nous avons instalé0s les tapis de la petite enfance ,qui a rencontré un grand succès.

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De plus ,certains enfants ont pu jouer aux jeux de sociétés ou lire des livre .

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En tout cas ,il y a beaucoup d’ enfants aux skate- park .

Après le goûter on  a donné  des légumes aux mamans qui étaient très heureuse de repartir avec.

A la semaine prochaine !

Croix breton :

Aujourd’hui il fait frileux, mais ce n’est pas grave, les enfants sont toujours aux rendez vous !

Nous avions installés quelques tables de camping avec dessus des jeux de constructions, tel les kaplas ou encore les légos !

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Cependant quelques enfants préfèrent jouer à des jeux colléctifs de balles, chat ballon ou encore football sont aux rendez vous !

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Après le gouter certaines mamans et certains papas on pu récuppérer de bons légumes du jardin, nous espérons fort les revoir !

Une fois l’atelier fini, les enfants nous aident même à  ranger le matériel !

A très vite!!

Vendredi

Jardin de Saulx :

Pour cette aprem nous sommes prêts comme d’habitude à prendre le départ vers le jardin car on s ‘est proposé de travailler au maximum pour rendre le lieux propre et agréable à le regarder. Avec notre nouveau service civique Cosmin et Eriq nous commençons notre séance de désherbage et de rétourner la terre pour préparer nos nouvelles plantations.

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C’était une journée très agréable car le soleil nous à enchantée avec sa présence sur le ciel nuageux.

Mais nous y voila à la fin ou nous prenons notre goûter tous ensemble toujours dans le bon humeur .

La Ruche : Maths et musique

Notre dispositif « salle de classe » a fait ses preuves aujourd’hui. C’est avec plaisir que les enfants s’assoient à une table. Nous avion prévus quelques exercices mathématiques, géométrie plus précisément. Un exercice de reconnaisance de forme associant formes simples et couleurs.

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Aujourd’hui, le carré, le rond, le triangle et le rectangle. Les plus petits se contente de dessiner, ou plutôt, d’utiliser leurs feutres comme ils le peuvent. Un certain potentiel pour l’art abstrait s’exprime…

Ensuite nous sommes passés à la musique.

 

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Les mêmes dessins que la semaine dernière sont au tableau : « ça monte, ça descend, c’est tout droit ou ça fait des vagues.SAM_9030

Chez Ronaldo, la logique et l’oreille sont en bon état de marche. Je me réjouis de voir que cette notion balbutiante la semaine dernière est maintenant acquise par Alexandru. Une fois le principe compris, un enfant joue le schéma choisi par un autre et nous confirme la bonne réponse à la demande. Chez Adelina, il ne faudra pas longtemps pour que les réponses soient directement liées à l’écoute et non une confiance à la chance sur quatre de répondre juste. A part Sidi et Patricia, qui ont à peine trois ans, tous ont compris qu’il s’agissait d’un jeu d’écoute. Les différences de notes, comme les différences de couleurs seront vite acquises pour peu que le muscle de l’oreille soit entretenu, j’ai confiance.

Pour ce qui est du rythme, c’est moins évident. D’abord, ils veulent toucher à tous les instruments. Après quelques rappels à l’ordre brillamment orchestrés par Iasmina, nous sommes assis, chacun un instrument à la main. On lance un rythme, à quatre temps. On le joue ensamble, tout le monde semble comprendre que la mesure est à quatre, même si la notion de pulsation est à revoir. En tout cas, tous sortent des rythmes à qutre temps lorsque je leur demande d’inventer quelque chose. Encore une fois le son collectif convainc l’assemblée, on joue alors moins dans son coin.

Je demande ensuite un rythme à trois temps, et là, c’est plus compliqué. D’abord on frappe simplement trois coups, puis je demande un vrai rythme à trois temps. Lorsque les enfants font quelque chose de rythmé, ils ont d’instinct une pulsation qui guide leur main même s’il ne comprennent pas encore ce principe. Par contre, c’est du quatre temps qui sort systématiquement.

Je donne donc un exemple simple qui n’est reproduit correctement que par Alexandru et un peu par Adelina mais je ne suis pas sûr que ce soit volontaire. Nous sommes envahis par le 4/4, les antennes ternaires sont compliquées à acquérir. Les autres séances appronfondiront cela.

Nous avons goûté de beignets offerts par Sadio dans la satisfaction de notre séance de vrai travail.

 

La rocade :

A la Rocade aujourd’hui, les enfants étaient nombreux. En effet, nous avons à peine eu le temps d’installer les divers ateliers de l’après midi que déja, les enfants débarquaient !

Au programme il y avait une peinture à la bombe fait à 10 mains et déstiné à embellir le jardin communautaire de l’association, situé à Saulx les Chartreux.

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Certains enfants avaient déja eu l’occasion d’utiliser ce type de matériel tandis que pour d’autre c’était une grande première !

Mais ce n’est pas tout, les petits enfants ont pu s’épanouir sur leurs tapis dédiés avec leurs mamans !

Il y avait aussi un Coin spécial jeux de sociétés pour ceux désireux d’exercer leurs habilités et leurs concentrations, les petits comme les grands y étaient présent !

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Mais qu’est ce que c’est !!

SAM_0403MMMmmh !!! Ca sent bon !! Et oui l’atelier cuisine d’aujourd’hui a rencontré un franc succès, la proposition de confectionner une super tarte au poire et à la fambroise a enchanté tout le monde !

Alors, nous la dévorons au gouter !

 

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Tout le monde étaient heureux même les mamans qui ont pu se servir en légumes avant de partir !

A bientôt !!!

Samedi

Champlan :

Un atelier très agité aujourd’hui. Pour mon premier atelier sur le camp de Champlan, j’avoue que je suis un peu perdu. On joue au ballon, mais aucune règle du jeu ne veut s’imposer, à part à certains moments un semblant d’équipes définies. Ensuite nous passons aux exercices.

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Les mandalas ont du succès, je fais de l’orthographe et grammaire avec Cosmin qui montre une envie de progresser.

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Renaldo, très demandeur au début, s’enfuit vers du coloriage plus facile pour lui. Le vent puissant ne facilite pas la tâche, il est sûrement à blâmer dans l’écourtage de l’activité. Un jeu collectif se met en place, mais il est très désordonné et ne dure pas longtemps. Laura sort alors les Crazy Looms, les petits élastique à tisser en bracelets. C’est ici aussi un combat entre enfants pour s’arracher les élastiques des mains. Certains tissent tranquillement avec leur petite réserve. On joue également au jeu de société de Hali Gali et des adultes se joignent à nous.

Un peu en avance à cause de l’énergie incanalisable des enfants, noous goûtons de pommes, de chocolat et madeleines et de sirop. Là encore, peu d’enfants restent assis et respectent les rôles des ditributeurs de goûter. Nous partons très fatigués et un peu déçus. Comme je l’ai dit, le vent a été un grand ennemi de concentration, mais nous pensons, Laura, Ramona et moi (Quentin) que deux adultes roumaines ont peut-être incité des enfants à du laisser-aller à cause d’une familiarité plus accessible, nous chercherons. Nous les avons déjà vus très volontaires, calmes et respectueux, donc nous dirons que ce moment  décevant samedi à Champlan était une exception. Et bien sûr, nous sommes les premiers responsables, nous avons beaucoup à apprendre de cet atelier.

Villa Saint-Martin :

Une vraie journée d’été en ce début d’automne et un magnifique atelier à la Villa Saint-Martin !

Au menu aujourd’hui : atelier lecture avec Laurence, habitante du quartier qui a rejoint l’équipe pour les samedis après-midi depuis 3 semaines, atelier reconstruction et décoration des bacs d’aromates avec Mathias, atelier de préparation de séjour autour des droits de l’enfant dans le monde avec Aline,

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atelier jeux de société et fabrication de bijoux avec Virginia,

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atelier de jeux pour la petite enfance  avec Leïla et atelier cuisine avec Nicolae, assisté de Khadija, une maman du quartier. Les Robinsons cuisiniers  ont confectionné 2 délicieux gâteaux à la noix de coco et à l’orange,

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les tout petits ont fait de superbes constructions avec des jeux en bois (une tour Eiffel multicolore, un arc de Triomphe « revisité », un grand château qui va jusqu’au ciel, et autres constructions en tout genre qui ont donné lieu à un concours au cours duquel les tours les plus hurluberlues ont vu le jour pour défier les lois de l’équilibre !), des bijoux de toutes les couleurs ont été fabriqués par nos petits et grands Robinsons artisans bijoutiers et Cosmin, nouvelle recrue en service civique qui nous a rejoint cette semaine, s’est occupé de désherber la parcelle de pommes de terres de la Villa…il a même déterré les dernières pommes de terre oubliées de la saison !

Après toutes ces activités, nous nous sommes installés en cercle pour un gigantesque conseil de quartier, suivi d’un gigantesque goûter : nous étions 50 cet après-midi ! Un beau moment partagé au soleil !

 

Dimanche

Jardin:

Nous étions 19 aujourd’hui pour un jardin super convivial et totalement estival. Le jardinage un peu basique (désherbage) a été égayé par la présence de nombreux enfants.

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Zohra et Rabia nous ont préparé toute la matinée des pâtes avec du monton épicé (trop pour certain), nous avons également fait cuire nos merguez et préparé notre salade décomposée (ingrédients séparés pour permettre à chacun de sélectionner selon ses goûts).

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Oui, c’est bien trois repas en un que nous avons dégusté. Ajoutez à cela le dessert de Sandra, un brownie beurre-chocolat semi-cuit, et vous avez une idée de la légèreté de notre digestion.

Cela ne nous a pas empêché de retourner la terre sur la parcelle aux citrouilles désormais méconnaissable et celle aux patates. La terre nous rappelle que nous sommes bel et bien en automne. Nous avons cueilli une citrouille, très belle, quelques radis, mais le plus gros était en patates. Awa, une nouvelle venue, aussitôt conquise par l’ambiance, a dégoté un bout de terre encore rempli de patates en désherbant.

Nous avons accroché le nouveau Dazibao indiquant que le partage des récolte se fait en fin de journée, ce qui a permis de développer une capacité fondamentale pour l’avenir : grimper aux arbres., Nous avons aussitôt mis en application le principe indiqué en se partageant d’un commun accord ces pommes de terre et quelques radis cueillis par Zohra.

Malgré le copieux déjeuner,  bien sûr il a encore fallu  un goûter avant le départ (:-))

Malgré mes craintes à cause du grand nombre, il n’y a eu aucun accroc, aucune dispute, les enfants entre eux semblaient amis de longue date, et il reste assez de mouton aux pâtes pour la semaine. Bref, il fait bon travailler le dimanche, cette semaine !

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 KroniKs des Robinsons de Grenoble: Mme RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 18 Octobre 2014

Divers ateliers étaient proposés aujourd’hui, permettant ainsi à tous les enfants présents de se répartir dans l’espace et de passer librement d’un atelier à l’autre.

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  • Atelier dessin de mangas: avec les bases initiées par Andréa (stagiaire en prépa concours de travailleurs sociaux), les enfants ont pu réaliser des mangas à la perfection. Certains ont même pu s’étonner de leurs talents cachés de dessinateur.

 

  • Atelier cuisine: pour le goûter, par petits groupes, les enfants ont pu à tour de rôle allumer le feu et l’entretenir, préparer la garniture à crêpes (faite à base de bananes coupées en rondelles), faire le caramel (qui sera mélangé à la garniture), réaliser les crêpes une à une et les faire cuire sur le poêle chauffant.

 

  • Atelier réparation de vélo: afin de venir en aide à un enfant dont son pneu était dégonflé, Stéphane s’est improvisé réparateur de vélos. Très rapidement, de nombreux autres enfants sont venus avec leur vélo afin de solliciter les services du bénévole qui s’est trouvé très vite submergé. Face à une telle situation, il apparaît évident que les enfants sont en forte demande de réparation de vélos.

 

  • Atelier interculturalité : pour la deuxième séance consécutive, les enfants ont pu illustrer la première lettre de leur pays d’origine avec les couleurs du drapeau. Yasmine et Wessal ont même décidé de réaliser toutes les lettres du pays (à savoir, la Tunisie) et de les coller sur une grande pancarte afin de pouvoir par la suite présenter leur production aux autres enfants.

 

  • Atelier cirque: jeune ou âgé, enfant ou adulte, famille ou bénévole, … Tous ont pu rentrer dans la peau d’un artiste du cirque le temps d’un court instant, s’adonnant avec plaisir au jonglage, aux assiettes chinoises, aux diabolos …

 

 

 

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

en stage à l’association Mme Ruetabaga