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A propos intermedes

pédagogie sociale

Ce n’est pas le peuple qui crée l’action, c’est l’action qui crée le peuple

Comme l’exprime le livre « A nos amis », le peuple, c’est toujours ce qui manque. Le commun c’est plus ce que l’on doit en commun  que ce que l’on a déjà en commun. C’est dans l’événement, dans l’action, que les liens se nouent.

Ce qui était imprévisible, impossible quelques semaines avant, voire quelques minutes avant un événement, devient possible. Sartre le disait autrement: c’est l’événement qui crée le groupe et qui permet aux individus « sériels » , « côte à côte  » de ne plus être une collection amorphe de solitudes, mais d’accéder à une « identité groupale ».

On comprend que tout soit fait pour que de telles circonstances n’arrivent jamais ou le moins possible.  Autour de nous, les pouvoirs de toute nature s’épuisent à dénigrer, à mépriser tout besoin  de collectif.

On célèbre ainsi l’autonomie des individus; on érige comme citoyens modèles des personnes isolées et retranchées chez elles , effrayées par la collectivité, et par toute manifestation de vie, et qui réclament sans cesse de moins en moins de social et de plus en plus de sécuritaire, pour conjurer leur impuissance.

On méprise le don, on méprise ce qui est gratuit et on méprise tous ceux qui ont besoin des autres, qui ne se montrent pas « autonomes », c’est à dire  coupés de la vie publique, renonçant à tout changement social et autocentrés.

En Pédagogie sociale, on fait l’inverse et, souvent, ça étonne; on ne le comprend pas.  On ne comprend pas qu’on mène une action où on n’exige pas des participants d’être responsables, engagés, autonomes (c’est à dire, clients). On ne comprend pas que nous mettions en place des structures qui, justement soutiennent et que nous ne commencions pas, comme font tant d’institutions , par renvoyer chacun à se soutenir tout seul.

On ne comprend pas que non seulement nous tolérions la dépendance, mais qu’en plus, nous la cultivions, comme autant de liens qui se créent à l’intérieur d’une communauté. On ne comprend pas que, pour nous, l’autonomie n’a rien à voir avec l’absence de dépendance, mais, au contraire , vise une culture d’interdépendances.

Chez nous, ce ne sont pas les gens qui soutiennent la structure, mais la structure qui soutient les gens.

Nous ne pensons pas que soutenir, guider, donner soient de mauvaises choses. Nous n’avons pas une idéologie post-libérale de l’entrepreunariat de soi même, de l’ultra responsbailisation de tout (avec la pénalisation qui est son pendant).

Nous ne cédons pas à la pression du libéralisme. Nous ne voulons pas transformer les gens en « clients » de nos actions, selon le modèle qui s’impose progressivement, y compris dans le secteur social.

On comprend pourquoi le libéralisme et les pouvoirs institutionnels, et politiques qui le soutiennent aiment le « client ». Le client, en effet est parfaitement autonome dans sa démarche. Il ne réclame rien de plus que ce qu’il paie; en fait, il ne demande rien. Il n’est pas fondé à espérer autre chose que ce qu’on oui vend . Il n’a pas à espérer quelque lien ou relation en plus avec ses fournisseurs et débiteurs. Par définition, il est « quitte »; il est sommé de ne rien devoir et qu’on ne lui doive rien. Son autonomie d’apparence n’est que d’impuissance. Il ne peut avoir et prétendre que la valeur qui lui avait déjà été attribuée à son insu.

C’est pourquoi en Pédagogie Sociale, nous n’aimons ni les clients, ni le clientélisme et que nous promouvons et tenons l’économie du don.

Nous pensons au contraire que la possibilité pour tout un chacun de faire l’expérience de dépendances réussies, de collectifs sécurisants et tolérants, est une expérience fondatrice.

Nous concevons ainsi notre action comme une « machine à produire »… Une machine à produire, le lien, l’interdépendance, le commun, le collectif, la conquête de la capacité de produire, l’acquisition et la pratique de tous les langages et modes d’expression…

La plupart du temps, dans la pensée courante, liée au secteur social, on se donne des objectifs partiels, coupés de la logique qui leur donne du sens ou qui les a produits.

On fait ainsi des actions destinées au développement du « lien social », sans jamais nous dire à quoi va servir ce lien. On en promeut d’autres au nom du « développement de la convivialité » ,  comme si la convivialité en soi était un but, ou qu’elle produisait quelque chose.

La Pédagogie sociale permet de donner un sens  global à ces éléments , en fonction d’une direction: la construction communautaire. Le développement des liens sociaux constitue la base de ce processus, à partir d’une action qui est première et préexistante (qui fait événement).

Les liens sociaux , ainsi « produits » sont ensuite mis au service de la construction d’une « identité groupale », souhaitable et tenable par tout un chacun. C’est la réussite de cette étape que manifeste « la convivialité ».

Mais tout cela est mouvement, vers une troisième étape qui constitue à la fois le sommet  de cette pyramide, et la logique de l’ensemble : la communauté.

Seule cette communauté peut fonder le vivre ensemble, le « faire société » et même cette conflictuelle notion de « citoyenneté ». Elle n’est pas la propriété des institutions, elle est une nécessité à construire en commun… Celle ci n’a rien de naturelle, inférieure, primitive. Elle est tout le contraire du communautarisme qui arrive justement quand aucune communauté n’est pus possible.

Elle ne s’enseigne pas par des cours de morale; elle ne se décrète pas par une identité imposée. Elle est construite dans l’expérience , à partir d’une pédagogie productrice.

 

Ce que l’on ne peut pas empêcher, il faut l’organiser

Ainsi pensait Korczak, en se rendant compte, par exemple,  de l’inefficacité de proscrire toute violence, et de l’inutilité de la dénoncer sans apporter aucune alternative. Démarche concrète, réaliste et matérialiste qui traduit la préoccupation d’un véritable éducateur.  Mais au delà, affirmation et compréhension profonde du travail de pédagogue social.

Il y a tellement de chose , en effet, que l’on ne peut déjà pas empêcher alors qu’elles nous concernent et nous impactent directement !

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Avant de concentrer toute mon énergie sur des violences éloignées, que l’on étale sous mes yeux, et que l’on présente comme insupportables, ne faudrait il pas que je prenne d’abord conscience de ces autres violences qui me concernent directement , moi où les groupes auxquels je prends part ? Certes. ce ne sont pas des violences si faciles à dénoncer; elles ne sont pas forcément en provenance d’enfants ou d’adolescents stigmatisés, ni si visibles et sonores, ni tellement entourées d’opprobre publique. Ce sont des violences bien plus intimes: celles qui nous entourent, qui nous baignent et que, pour cette raison, nous avons plus de mal à percevoir:

Violences de relégations ethniques, sociales qui sont d’autant plus cruelles et violentes qu’elles s’inscrivent dans le corps, la manière dont nous l’habitons, sa santé, sa représentation, son allure et sa dépréciation.

Violences économiques, que l’on ne peut mesurer que par des notions de privation, par essence, invisibles

Violence de l’ignorance volontaire de ces conditions, de la réalité de la vie des gens qui n’est plu vue que dans les chiffres et sur dossier; personnes et groupes qui ne sont plus approchés, mais fantasmés de loin en loin.

Et enfin, violence de l’éloignement de soi, par manque de mots, par manque d’interlocuteurs, par manque de pouvoir de penser sa vie et sa condition personnelle et collective.

C’est parce qu’il se tourne vers la source des violences, parce qu’il prend conscience de la violence qu’il représente parfois lui même, parce qu’il comprend comment les politiques sociales et éducatives, en toute inconscience les renforcent souvent, que le pédagogue sait que non seulement il ne pourra pas empêcher leurs effets ici ou là mais qu’en plus ses priorités sont ailleurs.

Sa priorité , notre priorité est justement de susciter de l’organisation, de reprendre de la conscience et du pouvoir.

Si une minorité sur cette terre peut sans vergogne dominer, exploiter et reléguer une majorité de pauvres et de précaires, ce n’est pas parce que cette minorité possède la richesse, qu’elle monopolise les armes ou la culture; c’est parce qu’elle est organisée. 

La véritable pauvreté, la véritable précarité c’est la désorganisation et la tâche de l’éducateur, du pédagogue social revient à cela: apprendre à chaque personne, comme au groupe que l’organisation est autant possible que nécessaire.

Nous devons apprendre à nous organiser en commençant par là où nous le sommes le moins présents: dans les brèches de nos vies, nos relégations, dans les espaces délaissés, décriés, les temps dits vides. Nous devons nous organiser dans ce que l’on a relégué à la vie privée pour que justement on ne l’organise pas: le couple, la famille, l’éducation, les amis, notre temps personnel.

Nous devrions organiser nos échecs, nos révoltes, nos colères pour sortir de l’impuissance. Ce n’est pas juste une question de sagesse et d’économie; il s’agit au contraire de retrouver ici la véritable intuition de Korczak.

C’est dans ce que nous ne contrôlons pas que résident nos meilleurs chances de produire une organisation efficace. Ce que nous contrôlons est souvent stérile et mort, sans surprise et sans avenir. C’est ce que nous ne contrôlons pas qui est la source d’énergie dont toute organisation a besoin pour naître.

Samedi

VSM :

Au programme : plantation de fleurs à bulbes, décoration de chaussons mignons, initiation au cerfs-volants, joujous et construction pour les petits, sans oublier la confection d’un fondant au chocolat.

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En plus de tout cela, une autre animation mais bien plus triste, un vieux chien errant, sûrement abandonné, qui se balade entre les tentes. Le petit Corentin appelle la police pour savoir quoi faire. On ne peut pas s’occuper de tout alors une dame l’emmènera chez le vétérinaire pour essayer de retrouver ses propriétaires….
Du côté de nos petits Robinsons, ça s’active bien, on fait fondre du chocolat pour le fondant, on trempe des bandes de papiers de soie dans la colle pour recouvrir le chausson réalisé il y a 15 jours. Anna, Dianké et Nadine sont finalement fini pour aller au bout de ce projet créatif, qui était le leur. Nous avons fait un petit bilan toutes les 4 pour se dire le positif comme le plus dure, car ce fut un projet bien laborieux mais au bout du compte, un joli chausson commun a été réalisé. Elles veulent qu’il soit exposé à notre soirée de la semaine prochaine.
Le cerf-volant papillon a volé un peu mais nous ne sommes pas des pros, alors son montage était déjà un atelier en soit.

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Bravo à tous d’avoir bravé le froid encore une fois !

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Champlan

Le soleil était au rendez vous aujourd’hui. Nous avons installé des tables et des chaises tout en mettant à disposition des feutres de couleurs et des feuilles blanches. Nous avons également emporté des coloriages en formes de lettres de l’alphabet afin que les enfants puissent colorier les lettres de leurs prénoms. Quelques uns ont su me dire quelle était la première lettre. Raoul et Lorena ont su épeler leur prénom dans la totalité et désigner chaque couleurs. Il était plus difficile pour les plus jeunes de repérer les différentes lettres mais ils étaient très motivé à apprendre.

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Avant de démarrer l’activité, je m’attendais à ce que ce soit mouvementé. Quelle erreur ! Ils ont été très concentré sur leurs dessins. Ils sont resté assis durant deux heures.

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Andra est une très jeune enfant. Elle était très fière de remplir sa page blanche de traces. Elle a choisie de garder la couleur noire, les autres ne l’intéressait pas. Elle me regardait avec un grand sourire, alors je la félicitais de cet effort et du résultat. Ça l’encourageait à continuer. C’est la première fois que nous avons partagé des sourires avec cette petite fille.

Raoul a fait un magnifique dessin dont il était très fière. Il a souhaité le garder avec lui contrairement à tout les autres.

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Lorena s’est appliquée a colorier chaque lettre de son prénom. Florencis a voulu colorier une fleur. Alors je lui en ai dessiné une afin qu’il la remplisse. L’activité fut longue. J’étais très fière de leurs dessins, je n’ai pas cessé de les féliciter. Plus je les félicitais, plus je remarquais du sérieux dans leur manière de dessiner. Ce fut un très bon moment de manipulation de feutres et de remplissage de feuille. Il était temps de se dépenser.

Je leur ai demandé s’ils souhaitaient faire un jeu et lequel ils souhaitaient faire. Iasmina voulait faire un « bras de fer chinois », jeu que je lui ai appris la semaine dernière… Belle continuité ! Elle m’a ensuite proposé le « chat glacé ». Nous avons pu courir et rire avant de passer au goûter.

Vendredi

La Rocade :

Ouaouh !!! Je ne sens plus mes doigts de pieds ! Nos visiteurs Jean-Francois, et Jean Luc, venus dans le cadre de notre Recherche Action, ne sont pas habitués et sont repartis bien vite avec Laurent ! Ils nous ont aidés à installer et ont fait la permanence avec nous. Ce temps, avant la sortie d’école, est propice à des rapports privilégiés car les enfants sont là au compte goutte. Je fais la connaissance de 2 frères, qui habitent à la Rocade depuis quelques mois. Avant ça, ils étaient à Ris Orangis et avant ça en Syrie. On fait de jolis masques ensemble, qu’on décore avec du papier de soie, des paillettes et des gommettes tandis que les plus petits se sont réfugié dans la tente « petite enfance »

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Après quoi, je reste encore un peu autour des tables pour jouer au double et au myto mais plus pour longtemps. J’ai trop froid aux pieds et les enfants aussi. Je les emmène se réchauffer avec Johanna qui proposent des jeux qui bougent. Je cours avec eux et une partie de chat s’improvise autour de la cuisine. C’est Laura qui anime un atelier de confection de beignet aux pommes.

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Avec le chocolat chaud muscade cannelle, ils seront les bienvenus !!

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Jardin :

Aujourd’hui nous partons pour notre rendez-vous avec les amis qui nous attendaient comme d’habitude au lieu de rendez-vous et tous ensembles, dans une après-midi ensoleillée nous prenons la route vers le jardin.
Dès notre arrivée chacun bien motivé, prend la bèche et commence à retourner le terrain, certains d’entre nous avaient remplacé la corde de la balançoire.

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D’autres ont mis une nouvelle corde et un sceau pour utiliser de nouveau le puits. Pleins de choses ont été faites cette aprèm et toujours de la bonne ambiance et de la rigolade pour cette séance de jardinage, bricolage avec les adultes.

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L’heure du goûter s’approche et nous attendons tous notre tartine et notre chocolat chaud avec impatience
A+ !

La ruche : maths et musique

Avec Iosiv, Cosmin et Théo, nous avons continué le cajon que nous avions démarré la semaine dernière. Nous avons coupé des tassaux à la scie sauteuse (attention sécurité ! Il faut le rappeler en permanence), en avons ajouté deux, puis nous avons percé des atssaux afin d’y faire passer la corde qui est censée claquer contre la dernière planche de bois, plus fine. Nous avns fait de beaux trous, sans incident envers le bois ou les fixations. Nous avons également consolidé les attaches en clouant les planches sur leurs tassaux. Puis est venue l’heure de fixer la corde. Nous avons collé des bouts de tassaux contre la planche côté afin de fixer une mécanique de guitare qui permet de tendre la corde. La tâche fut ardue, et même si nous avons réussi à fixer l a mécanique, notre système ne résiste pas à la tension de la guitare. A réfléchir pour la prochaine fois.
En tout cas, la perceuse, la scie sauteuses et le marteau étaient toujours jalousés par ceux qui ne les avaient pas dans les mains.

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Il a fallu confisqué les téléphones de Cosmin et Iosiv qui , sinon, ne s’intéressaient pas ce que l’on faisait. D’autant plus que Cosmin a été déçu de s’apercevoir que l’armature de derbouka qu’il avait amenée n’était pas réparable.

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Fatima était la plus jeune du groupe. Elle a pu ponser une planche de bois du cajon, afin de faire un cercle tout doux! Pour cela elle a utilisé du papier de verre à petit grain, afin qu’elle soit en pleine sécurité!

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Ensuite, nous sommes aller chercher différentes colles, une feuille canson, des ciseaux et des plumes. Le but était de créer un mini tapis sensoriel coloré pour que les enfants puissent découvrir diverses sensations en marchant dessus, les pieds nu.
Nous avons donc tracé un trait avant que Fatima découpe la feuille en carré ! Ensuite, elle a mis de la colle sur toute la surfasse avant d’y étaler les plumes de manière très délicate… « Wouaaah, c’est tout douuux ». Nous avons constaté que la colle en tube ne suffisait pas, nous avons pu rajouter de la glue et du scotch double face, avant de remettre une deuxième couche de plumes. Il était temps de laisser sécher le « carré, éveil des sens», et de rendre le « collier plume » à Fatima, désignée comme la reine de la douceur de la journée !!

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Voulant profiter de l’espace petite enfance, Fatima a terminé par faire un joli dessin en utilisant divers stylos tel que les crayons à paillette qu’elle trouvait très joli !!
Nous avons goûté en bonne convivialité.

Jeudi

Croix Breton

Alors, cette après-midi, nous avons prévu plusieurs jeux de société comme le scrabble junior, les jeux de construction, les legos tout ça pour nos chers enfants de la croix breton.

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Les plus petits ont construit des châteaux de princesses, tandis que les plus grands ont entamé une partie de balle au prisonnier endiablée.
Une supère belle ambiance, de la bonne humeur et de la rigolade étaient au rendez-vous.
Mais quand on rigole et on se sent bien ensemble, le temps passe plus vite, trop vite mais on en profite au maximum car avec ces enfants on a l’impression que le monde et plus heureux et plus joyeux.

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L’heure du goûter s’approche et nous nous asseyons sur le tapis tous ensemble pour faire une dégustation de la confiture de kiwi qui nous y est proposé par Marion et Gloria.

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A + !

Skate Park

Cet après-midi, il y avait Cosmin, Iasmina, Laura – qui faisait son premier atelier avec nous, et moi, Flora, à l’atelier du skate park. Iasmina et Laura ont distribué des nouveaux flyers de notre association avec les horaires des ateliers, l’adresse du nouveau local, notre numéro de téléphone ainsi que des informations à propos de l’asso, ce qu’on fait, qui anime les ateliers et qui nous soutient. Puis elles ont fait des jeux avec des enfants qui étaient nombreux à rejoindre notre atelier de rue après l’école.

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Le jeu du UNO a eu pas mal de succès, ainsi que le « blokus » ou encore le fameux jeu de « croc’carotte ».

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Cosmin a pas mal discuté avec Eddy, pendant que je lisais des livres avec quelques enfants.

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Puis, nous avons fait une petite pause lecture pour se réchauffer avec une session « gym » ! Plusieurs mamans sont restées discuter et boire un thé, ça faisait plaisir ! Nous étions tous contents de se réchauffer les mains autour d’un bon verre de chocolat chaud, et déguster la confiture au kiwi ou pour quelques réticents… de la pâte à tartiner au chocolat :-)!

La Ruche : Wissous
Aujourd’hui, les enfants de wissous sont venus à notre rencontre à la Ruche, nous amenant de beaux rayons de soleil lumineux par un grand froid d’hiver. Nous nous disons bonjour, pupik par ci, pupik par là, puis nous montons tous ensemble à l’étage, dans la grande salle.

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Nous avons commencé par proposer un jeu où chacun de nous peut toucher tout le monde, en choisissant de dire « clown », « acrobate » ou encore « directeur », chaque dénomination étant associée à une gestuelle sans paroles : La personne touchée désignée comme « clown » doit se mettre à imiter des pleurs, celle désignée comme « acrobate » doit tenir une main sur la hanche et placer l’autre en l’air, enfin celle désignée comme « directeur » doit lever un bras en l’air et bouger l’autre en rythme sous ses jambes écartées, tant que personne n’est venu les « délivrer ».
Pour délivrer un clown, on lui fait une grimace, pour délivrer un acrobate, on se place à côté de lui en levant le bras en symétrie, enfin pour délivrer un « directeur », il faut passer sous ses jambes, qu’est-ce qu’on s’amuse !!!!
Ensuite, on a joué tous ensemble au « chat »balle, « chat foulard » et « chat diabolo », pour se protéger du « chat balle », on se recroqueville vite en boule au sol, pour se protéger du « chat foulard », on fait de belles vagues avec les bras, et enfin pour se protéger du « chat diabolo », on imite un diabolo bras repliés, mains tournées vers l’extérieur, et jambes pliées.
Ensuite, on a joué à un jeu coopératif, attention «ohé du bateau »…. aucun membre de l’équipage ne doit mettre un pied dans l’eau sous peine de devoir s’allonger et d’être porté par les autres. On se répartit en 2 équipes et c’est la loi de la solidarité qui doit vaincre pour faire gagner son équipe.
Est venu ensuite « le jeu du bateau » : répartis en 2 équipes, chaque enfant doit garder le pied marin et tenir en équilibre sur les agrés du parcours, et le dernier enfant doit ramener vers l’avant le dernier agrés resté derrière lui,et c’est une belle chaîne de « solidarité enfantine » qui se déploie ! Attention capitaine du bateau, les grands doivent aider les petits !

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Pour terminer en beauté, qui a envie de faire des acrobaties ? Les enfants avancent avec la patinette,
seuls puis à deux, ils ont vraiment adoré !!!

Et comme on ne se quitte jamais avant d’avoir partagé un bon goûter, voici du bon chocolat chaud, et du bon pain tartiné de chocolat, puis on se dit tous « au revoir », emmitouflés dans un manteau et un bonnet, hiver oblige ! Aujourd’hui, on eu aussi la visite de Rachka, et de Laurent.

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A la semaine prochaine !!!

TAPISSERIE DU PROJET AUTRE CLIMAT

Aujourd’hui, j’emmène 2 femmes, Sadio et Sonia pour notre première séance de confection de notre tapisserie sur la 5ème saison. D’après des dessins d’enfants réalisés cet été, un « carton » a été réalisé mettant en scène des animaux et végétaux imaginaires et métissés dans des environnements nouveaux : un « rhinours » dans un décors enflammé avec de la pluie de feu, un drôle de mouton et son berger dans le ciel sous des étoiles tombantes, des fleurs stalactites butinés par des papillons géants, des oiseaux audacieux sous un soleil de neige.
Nous avons décidés, qu’avant l’inauguration du jeudi 12 février, nous allions faire quelques essais pour sensibiliser notre public, se familiariser un peu avec la technique mais aussi choisir les couleurs des fils.

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Hier, nous avons tatoné, appuyer sur les pédales pour lever les cadres selon le rendu que nous voulions, pour ensuite passer les fils et former des « duites », c’est a dire des lignes.
Noëlle, qui es notre professeur, a monté une toile pour faire un échantillon de la grande tapisserie final : il s’agit du petit berger et d’une étoile sur un dégradé de bleu. Chacune notre tour, nous nous asseyons et nous essayons au métier à tisser. Nous suivons pas à pas les instructions de Noëlle car, il faut le dire, tout cela est bien complexe. Sonia et Sadio sont toutefois très intéressées. Sadio nous raconte que son grand-père faisait ça au Mali, et confectionnait des pagnes, des tissus pour les mariages et les grandes occasions. Ce serait donc vraiment valorisant pour elle, si, par ce projet, elle pouvant suivre les traces de son grand-père.
Nous imaginons revenir jeudi prochain avec Sonia et d’autres femmes qui n’ont pas pu venir cette fois-ci. Il nous faut notamment choisir les différentes couleurs dans lesquelles nous piocherons ensuite.

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Mercredi

Bel Air

Cette après midi, il y avait beaucoup d’enfants sur les divers ateliers. Nous avons apporté des jeux de constructions qui ont su être investi par les enfants. En effet, plusieurs grandes tours de KAPLA ont été dressées.

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Nous avons testé un nouveau jeu récemment acquis: le « scrabble junior ». Les enfants de tout âges ont participé. Même Timéo, 6ans a su prouver à quel point il était doué en orthographe ! Pendant ce temps là, un match de foot a été mis en place par Thibault et Iasmina !

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Ça a permis aux enfants de se dépenser et surtout de se réchauffer avant de faire un grand jeu collectif. En effet, un « chat » géant a permis aux enfants de tout les âges de partager un bon moment et de jouer en coopération. Ils ont pu faire preuve de solidarité et d’entraide en formant des équipes.
Thibault a pu créer du lien avec les enfants en jouant à « Croc carotte » avec Johanna. Marwa et Kaïs ont pu expliquer les règles du jeu à tout le monde, ce qui fut très intéressant. Les quilles de couleurs nous ont amené à pouvoir faire un bowling en extérieur. Par la suite, les quilles se sont transformé en instruments de jonglage, ce qui a permis cohésion et rigolade !

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Marwa et Timéo ont gentiment préparé le goûter qui clôtura cette belle après midi dans une convivialité !

Jardin

Cette après-midi on se retrouve avec le groupe d’enfants pour notre séance de jardinage et biologie au jardin. Nous avions bon espoir d’avoir une après midi ensoleillée mais nous n’avons pas eu cette chance. Cela ne nous a pas empêché de passer un atelier dans la joie et la bonne humeur. Très vite on prend nos bêches et nous commençons le travail, petits et grands, ensemble nous mettons la main à la pâte pour avancer.

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Nous sommes heureux d’être ensemble, on rigole tout en travaillant et comme deux heures ne sont jamais suffisantes pour nous, on en profite un quart d’heure de plus , avant de prendre le goûter bien chaud et partir à la maison pour certains d’entre nous et au local pour les autres.
A bientôt !

Wissous

Aujourd’hui,avec les enfants nous avons débuté par un jeu collectif. Nous avons joué à l’épervier qui consiste à passer d’un camp à l’autre sans se faire toucher par l’épervier. Les enfants étaient très contents de jouer à ce jeu ,ils étaient très motivés et voulaient recommencer ce jeu puis faire un cache cache. Ils étaient super heureux d’y jouer.

Aline avait préparé un atelier créatif. Elle avait ramené des masques en carton pour qu’ils en fassent. Ils les ont décoré avec des gommettes et les ont colorié. Ils étaient très créatifs ils ont fait plein de masque.

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Quand ils ont eu fini leurs masques, les enfants ont marqué dans leurs cahiers ce qu’ils ont fait aujourd’hui,on les a aidé à écrire en français.
Le goûter s’est passé dans le calme.

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La ruche

Aujourd’hui, Johanna et Victoria, à l’initiative de l’imagier trilingue (Roumain, tzigane et français) nous ont rejoints pour un premier atelier en commun. Elles animeront avec nous 3 séances en tout afin de recueillir les imaginations des uns et des autres en les laissant revisiter et s’approprier l’imagier en continuant les dessins qui y sont proposés, en les modifiant et en y intégrant leurs histoires…voilà un beau projet ! L’idée étant de constituer de la matière pour une correspondance entre les Robinsons et plusieurs autres groupes avec lesquels Johanna et Victoria travaillent : des groupes du camp de Grigny, un groupe d’enfants du 11ème arrondissement de Paris ainsi que plusieurs classes.
Nous avons accueilli 6 enfants de Champlan et une du quartier sud de Longjumeau : Cosmin, Ionut, Alex, Samuel, Ricardo, Renaldo et Fatima…pour un atelier haut en couleurs, en imagination parfois débordante, en énergie parfois explosive et en goût !

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Nous avons tous ensemble cuisiné une grande tarte au chocolat qui sera partagée pour le goûter et un belle fournée de mini-tartelettes que les enfants pourront rapporter chez eux pour les faire goûter à leurs familles…s’ils arrivent à maîtriser leur gourmandise sur la route du retour ! L’atelier cuisine nous a permis de nous familiariser avec le vocabulaire culinaire en français et en roumain.

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Puis dans un deuxième temps, Victoria a proposé aux enfants de chanter une chanson en roumain et du coup plein d’autres sont venues à l’esprit des enfants, alors tout le monde s’est mis à chanter. Nous en avons profité pour illustrer ces quelques chansons pendant un temps plus posé. Les imaginations des uns et des autres ont produit de véritables petites œuvres ; dommage que certains n’aient pas eu suffisamment confiance en eux et n’on cessé de déchirer leurs feuille à chaque fois qu’ils réalisaient un dessin ou parfois n’osaient même pas dessiner certaines choses en préférant nous demander de le faire à leur place…mais cette confiance se travaille au fil du temps, alors ce temps, nous le prendrons !

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Mardi au Local

Mon point de vue d’en haut…

Cette après midi, trois enfants étaient présents au sein de l’espace petite enfance, situé à l’étage du local. Sofie, Erwan et Sidi ont tout les trois entre deux et trois ans. Les jeux proposés étaient ainsi adaptés à leur âge. Ils ont su se prêter les jouets et se donner des signes d’affections. Il est arrivé parfois que deux enfants souhaitent le même jouet, malgré la multitude de jeux existant en double.

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J’ai pu intervenir à chaque moment afin de verbaliser à l’enfant qu’il était important de partager les jouets et qu’il pourrait l’avoir un peu plus tard… La socialisation de l’enfant est un processus, elle n’est pas innée. L’enfant a besoin de ces échanges et de ces interractions afin de construire sa propre personnalité. De plus, le « jeu libre », dut à l’aménagement de l’espace travaillé avec Iasmina, a permis aux enfants d’être autonomme dans leurs jeux. Ils ont pu me montrer quelles étaient leur préférence à chacun, ce qui me permet de penser à leur proposer certaines activités les fois prochaines.

Une jeune enfant a pu se séparer de sa mère pour la première fois. Elle a pu jouer un certains temps. Je lui ai lu des histoires jusqu’à ce qu’elle prenne le telephone, me le mette à l’oreille et me dise « c’est maman ! ». Nous avons utilisé le jeu pour faire exister sa mère, de manière symbolique qui était, à ce moment là. Le jeu symbolique est possible lorsque l’enfant a acquis la permanence de l’objet, soit le fait que sa mère, n’étant pas présente physiquement, est existante quand même et reviendra vite la retrouver.

Dès le retour des femmes, Sofi était très heureuse de retrouver sa mère et a pu profiter de l’atelier cuisine avec elle. Je suis restée dans l’espace petite enfance avec les deux autres garçons avant de déguster les délicieux plats préparés. Ce fut très convivial !

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Mon point de vu d’en bas …

J’ai été en bas autour de la table avec des filles, des mères, des grands-mères ;mais avant tout des femmes qui ont besoin de se retrouver. Retrouver cette peau originelle de femmes. Certaines se séparent pour la toutes premières fois de leur petits. C’est une belle expérience à voir !

Entre femmes, ces mères discutent, rigolent, partagent.

En effet les petits en haut , les mamans partent aux courses.

On discute ensemble autour du menu d’aujourd’hui. La conclusion sera : une salade accompagnée de tapas mozzarella sur son lit de tomate , des bricks entre terre et mer, un tiep et un délicieux fondant aux chocolat.

Un repas GARGANTUESQUE.

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Dans un air baignée de convivialité oncoupe, on goûte, on rigole ET ON MANGE !
En haut et en bas ….

Deux espaces différents, des personnes diverses qui les habitent, les animent mais des choses similaire s’y passe des êtres pensants s’y sociabilisent,explorent et partagent des nouvelles choses.

A bientôt

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KRONIKS DES ROBINSONS DE GRENOBLE : MME RUETABAGA 

 

Atelier de rue – Samedi 24 Janvier 2015

A notre arrivée, aucun enfant n’était présent à notre emplacement habituel ; nous nous sommes alors demandé s’ils allaient être nombreux aujourd’hui au vu du temps glacial et venteux qui s’annonçait. En effet, en moins de 5-10 minutes, une flopée d’enfants arriva de toutes parts et très vite nous nous sommes retrouvé entourés d’une trentaine d’enfants pour les trois permanents que nous étions. Il nous a fallu être présents partout à la fois et tenter de répondre aux sollicitations de certains mais notre disponibilité était moindre au vu du nombre d’enfants. Le vent glacial et la fine pluie n’ont pas arrangé les choses, nous obligeant même à nous délocaliser précipitamment sous les coursives. En effet, les enfants manifestaient vivement le fait d’avoir très froid aujourd’hui amenant même certains à rester prostrés tellement leurs mains étaient gelées. Alors que j’espérais pouvoir avancer mon projet interculturalité en recueillant davantage de productions d’enfants, j’ai été confrontée à la fois à la non-motivation de quelques enfants et au vent tourbillonnant qui emportait inlassablement les feuilles de dessin et les tissus mis à disposition. Finalement, l’atelier s’est plutôt résumé à la pourchasse des papiers qui s’envolaient qu’à la créativité artistique.

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Afin de mener à bien l’atelier cuisine (confection de cookies), un petit groupe d’enfants s’est chargé de la préparation du feu tandis que d’autres réalisaient la pâte à cookies. Il fut amusant de voir, qu’à un moment donné, pendant que les garçons rechargeaient le feu en cagette, les filles se réchauffaient les mains au-dessus.

Tout au long de l’atelier, nous avons aussi proposé un puissance 4 géant qui nous a été prêté par une maison des habitants du quartier. D’ailleurs, ce jeu, aux tailles surdimensionnées, a eu beaucoup de succès auprès des enfants.

Après que nous nous soyons mis à l’abri sous les coursives, il nous fut difficile de poursuivre les activités. Ainsi, devant l’agitation des enfants, nous avons décidé d’avancer le goûter d’une demi-heure. Malgré tout, un tumulte général était palpable et nous avons eu du mal à rassembler les enfants sur les nattes, certains préférant partir directement. Finalement, le goûter a eu lieu avec une petite dizaine d’enfants suivi de près du conseil d’enfants au cours duquel il est ressorti la volonté de réaliser un spectacle composé de rap, de chorégraphies et de chansons (en portugais !).

Durant tout l’atelier, deux mères étaient présentes avec leurs enfants. Elles se sont montrées discrètes mais attentives à ce que nous avons pu proposer aux enfants. Leur présence en continu marque un signe de reconnaissance du travail mené par l’association sur l’espace public et montre à quel point notre présence semble nécessaire.

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

en stage à l’association Mme Ruetabaga

 

Le mouvement n’existe pas

En Pédagogie sociale, on acquiert rapidement un savoir paradoxal. On sait par exemple combien il y a peu de chances qu’une personne qui n’est jamais venue à un de nos rendez vous, y parvienne un jour, même si elle nous le promet. De même, nous avons aussi acquis ce savoir qu’un événement reporté pour les meilleures raisons du monde,  n’aura que peu de chance d’avoir lieu plus tard.

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En fait, en Pédagogie sociale, on affronte constamment et tout le temps, sans fard et sans illusion la chronicité, l’inertie, et la difficulté du moindre mouvement. On apprend à renoncer à la commodité d’ajouter notre propre inertie à celle du monde.

Le pédagogue social est ainsi comme Zénon d’Elée, ce Philosophe pré-socratique qui affirmait q’une flèche qui vole ne pourrait jamais atteindre sa cible, car la distance qui la séparait de celle ci , bien que diminuant progressivement, ne pourrait jamais être nulle. Il affirme que le mouvement est impossible car il connaît la réalité de ce qui immobilise.

On pourrait croire et craindre qu’un tel savoir , qu’une telle conscience des contraintes, des inerties, serait au fond contre productive et aboutirait au découragement et à l’impossibilité d’agir des acteurs.

En fait c’est tout le contraire. Cette connaissance sensible de la réalité permet justement d’éviter le découragement: nous ne sommes pas étonnés de la difficulté des choses; nous ne nous faisons aucune illusion sur un quelconque pouvoir d’un mouvement artificiel, volontariste. Nous connaissons l’impuissance des projets et programmes, du pilotage par les objectifs.

Faire avec ce qui pèse, ce qui résiste permet justement d’agir dans la réalité et nous pouvons dès lors mettre en oeuvre une  pédagogie qui nous permette d’avancer « pour de vrai ».

Mais en rester là et dire avec Zénon, qu’il n’y a pas de mouvement possible;  ce serait sans doute donner une image bien négative de notre travail. Or, Zénon n’est pas un imbécile: il voit bien que sa flèche vole. Mais il a l’intuition formidable que cette flèche ne volerait pas si le Cosmos lui même n’était pas déjà en mouvement.

Comprendre que le mouvement n’existe pas, pour un acteur social comme pour un philosophe, c’est comprendre qu’il n’existe pas de mouvement qui parte de rien. Le mouvement ne peut naître que du mouvement lui même.

On ne mobilisera pas des personnes que l’on juge immobiles. On ne déplacera pas des personnes que l’on juge sédentaires. On n’activera pas ceux que l’on juge inactifs. On ne mettra pas au travail ceux que l’on juge fainéants; on n’intègrera pas ceux que l’on juge inassimilables; on ne raisonnera pas ceux que l’on juge insensés. On ne civilisera pas ceux que l’on juge barbares.

Mais nous pourrons au contraire avancer en apprenant à reconnaître, à exprimer  le savoir, le changement, la découverte et l’invention, partout où on disait qu’il n’y en avait pas.

On ne peut, en effet, que s’appuyer sur un mouvement qui existe déjà, en chacun et en tout le monde. Et cela suppose d’abord d’apprendre à le voir et à le reconnaître, en soi.

Ainsi en Pédagogie sociale, on ne cherche pas à susciter de mouvement, de changement, mais à le cultiver; on ne crée pas de groupes,on s’intègre à ceux qui existent déjà. On ne crée pas de projets, mais on exprime les intentionnalités souvent contradictoires, déjà à l’oeuvre

Ainsi nous apprenons à constituer les groupes que nous souhaitons réunir en nous appuyant solidement sur ceux qui sont déjà là, et pas à partir de nos représentations et idées.  Nous travaillons dans l’espace immédiat, avant de prétendre imposer tout déplacement qui nous ferait perdre ceux  qui,ont le plus besoin de nos actions.

Nous ne remettons rien à demain; nous n’annulons pas les activités annoncées même si et surtout les obstacles semblent s’accumuler. Nous ne croyons jamais que demain serait plus propice si nous n’avons pas pu ou pas su agir aujourd’hui.

Notre savoir d’expérience est  un savoir profond; il s’enracine dans une pratique sans cesse renouvelée ; il caractérise nos actions. Il devient notre nature , il est notre Nord.

Avec lui, nous savons toujours quoi faire et où aller .

Nous traversons certainement une période grande instabilité et de crise de la pensée en matière de social et d’éducation. C’est un moment  où tout le monde semble douter, où tous les discours risquent en permanence de seretourner en leur inverse. Nous vivons un temps, où les valeurs affirmées les plus tolérantes risquent à présent de se transformer  en pratiques d’exclusion; on impose le silence au nom du droit absolu à l’expression; on enferme au nom de la liberté tout court. On rejette et on exclue au nom de la tolérance; on  pointe d’un doigt accusateur certaines cultures au nom du multiculturalisme et de la laïcité.

C’est une véritable tempête dans laquelle les certitudes éducatives et sociales les moins bien ancrées, et les pratiques qui y sont associées, risquent d’être balayées, oubliées, déniées.

Face au découragement général et total,qui risque toujours de basculer dans son nihilisme, chaque acteur social et éducatif doit apprendre à travailler avec autre chose que tous ces mots réversibles et piégés : citoyenneté, démocratie, république, égalité.

Faute de pouvoir créer nos propres petits mouvements artificiels ou nous opposer au monde qui bouge, nous avons à reconnaître les solutions déjà à l’oeuvre, ce nouveau vivre ensemble que l’on invente déjà et toutes ces trajectoires de vie qui sont déjà modifiées par notre présence.

Le travail en Pédagogie Sociale est justement celui qui permet de sortir des défaites idéologiques du social en panne, du découragement des acteurs en place, et qui nous donne des raisons pour ne pas se laisser submerger par les discours répressifs et violents.

 Dimanche : ASSEMBLEE GENERALE  pour aller de l’avant.

Une assemblée générale de l’avis de tous, riche , enthousiaste et pleine de déterminations. Les adhérents présents ont discuté et réfléchi à l’activité 2014, à nos perspectives et à nos intentions pour 2015, en actions, en formations et en recherches.

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Un CA de 20 personnes a été élu et s’est organisé. Un bureau de 7 personnes a été désigné et s’est réparti des responsabilités. Nous n’avons jamais été si nombreux.

 

 

Dimanche 18 Janvier 2015

au jardin :

Nous sommes arrivés et avons de suite allumé le barbecue avec les enfants. Pendant ce temps, Jean-Jacques n’a pas arrêté de s’occuper du jardin. Kevin a préparé le repas avec Awa, Lossénie et Najamie.

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Une salade de légumes. Nous avons appris comment couper comme des chefs ! Nicolae a préparé les merguez avec Jessica et Eddie, de la bonne humeur, une belle ambiance assurée par le maître du rire Eddie.  Nous ne manquons pas à l’appel du travail et commençons à récolter les choux, retourner la terre avec le motoculteur, étaler le fumier et délimité les parcelles tout ça dans un temps record car nous étions pressés de participer à l’assemblée générale de l’association.

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Avant de partir, nous prenons les outils pour les nettoyer et les ranger ensuite dans le camion et vite nous prenons le chemin du retour à la maison.

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Il faisait froid mais beau !

 

Samedi 17 janvier 2015

CHAMPLAN

Aujourd’hui, il a fait très beau. Étant stagiaire depuis deux semaines, ce fut mon premier passage au sein d’un camp. Quel accueil chaleureux ! Je suis personnellement comblée de voir autant d’engouement dans le regard des enfants et des habitants. Les enfants étaient très heureux de nous voir arriver. Leïla a proposé aux adolescents de se regrouper afin qu’elle les emmène au local, découvrir le nouvel « espace Ado ». Au retour, je constate que tout le monde semble être satisfait de leur après-midi.

À Champlan, Leïla a proposé un concours de construction ! Les jeunes enfants ont pu manipuler les cubes en bois, de couleur.

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Ils ont tenté d’imbriquer les formes les unes sur les autres en observant les enfants, plus grands.

SAM_1609 Ces derniers ont pu construire des châteaux, des forteresses ou encore des cabanes très originales.

SAM_1620 L’imagination et la créativité étaient en plein exercice. Grâce aux jeux de construction, l’enfant développe ses habiletés motrices.SAM_1624

En effet, il doit coordonner ses gestes pour empiler ou imbriquer les cubes. Ainsi, l’enfant devient plus habile de ses mains. Andra est une très jeune enfant. Elle a pu manipuler les diverses formes en les transvasant d’un sceau à l’autre. J’ai trouvé très intéressant d’observer les plus petits faire leurs expériences. Il est important pour le développement d’un jeune enfant de transvaser, afin de prendre conscience qu’il y a un « dehors » ainsi qu’un « dedans ». De plus, ils ont pu faire preuve d’observation et d’imitation grâce aux autres enfants qui était en plein jeu. Les enfants ont pu faire preuve de patience, de réflexion afin de réaliser des assemblages précis !!

Nous avons pu faire deux jeux coopératifs tel que le super jeu du « Chat assiette, chat diabolo et chat foulard » proposé par Leïla. Pour ce jeux, il fallait faire preuve d’observation de participation de la part de tous. Gérer son corps dans l’espace… Et imiter les différents objets représentant les chats afin de ne pas se faire attraper !! C’était très amusant et ça a permis aux enfants de se dépenser, de décharger leur énergie qui est très présente !!SAM_1650

Par la suite, au moment du goûter, de nouveaux enfants nous ont rejoint. J’ai pu rencontrer de nouveaux enfants, très intéressants. Le goûter fut très sympathique. Le nougat fut apprécié par les plus grands. Nous sommes repartit, et je suis très contente d’avoir pu partager ce moment avec tout le monde !!!
Encore un grands merci à tous.

 

VSM

Aujourd’hui nous partons sous un beau soleil et un froid sec ! Un vrai temps d’hiver que nous apprécions car il ne pleut pas et qu’il n’y a pas de vent.

Nous sommes 7, autant dire que nous pouvons faire plusieurs ateliers sans être débordés. Charlène se place sur la petite enfance et, à côté, elle crée un atelier création de bijoux en perle : des bagues en l’occurrence. Le rendu est sublime.

Laura se positionne sur la cuisine ; menu original puisqu’elle nous concocte des pâtes sucrée avec l’aire de Corentin.

SAM_7438 Malheureusement le four a mis trop de temps à chauffer… Mais nous sommes prévoyants, nous avons pensé à tout car nous avons emmené les derniers gâteaux que nous avons préparer mardi avec les mamans

Cosmin et Nicolae se sont proclamer réparateur de vélo ; à l’aide des enfants qui le désiraient, ils ont tout trois réparer les vélos ramenés cassés.Johanna a continué l’atelier « création en carton ». Elle et deux petite filles ont créé et décoré un magnifique château fort de fille !Quant à moi je me suis positionner sur les jeux de société, avec deux enfants, nous avons fait une très longue parti de carte qui a fini par nous congeler le bout des doigts.

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Une fois fini, nous avons foncé vers le four pour nous réchauffer.Vient l’heure du conseil de quartier.

SAM_7432 A l’ordre du jour, propositions de recette pour la semaine prochaine (nous avons voté pour un fondant au chocolat que nous préparerons avec la recette de Matis!), proposition d’atelier (création de bijoux en perle et en élastique) et mine de rien, ces deux axes de discussion nous ont pris un quart d’heure.

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Goûter !!!

 

Groupe ados
Aujourd’hui c’était le premier jour du groupe ados, il y avait beaucoup d’ados pour ce premier jour. Ils se sont tous précipités vers le billard et le baby-foot que Quentin a installé. C’était le feu autour du baby-foot ils étaient contents de gagner.

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Pendant ce temps certains ados étaient sur les ordinateurs pour écouter de la musique ou aller sur facebook. On a mis de la musique, il y avait beaucoup d’ambiance.

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A côté, Quentin faisait la radio avec quelques ados. Ils ont parlé de la liberté d’expression et des événements qui se sont passés ce mois-ci.

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Les filles ont improvisé un cours de danse, on s’est beaucoup amusées en dansant. Iasmina a joué à un jeu de cartes avec quelques ados et d’autres jouaient à des jeux de société.

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Ce premier jour du groupe ados s’est passer plutôt dans le calme et les ados ont beaucoup apprécié cet espace fait pour eux.

 

VENDREDI

La Rocade 16 janvier 2015

Aujourd’hui à la Rocade vous étiez nombreux à venir faire de la musique et à vous cacher dans la petite tente bleue. Une petite tente bleue, où, pour pénétrer à l’intérieur, il fallait se faire animal rampant traversant un tunnel étroit.

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Cette petite tente a été le témoin de moments bruyants puis plus calme où la discussion était à l’honneur. La grande tente aussi s’est animée sous un son plus instrumental : celui de nos corps et des instruments à bois !

Aujourd’hui à la Rocade vous étiez nombreux à déguster le délicieux nougat proposé par Leïla.

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 » HUMHHHHHHHHHHHH c’est trop bon goûte, goûte ! » dit un petit garçon les lèvres napées de nougat et la langue sûrement sucrée à souhait, à sa grande sœur. En effet, il était « trop bon » ce nougat, la preuve :  les dizaines de doigts trempés dans le saladier.

Aujourd’hui à la Rocade vous étiez nombreux à vouloir jouer à toutes sortes de jeux : SAM_7361

jeux de société ou jeux collectifs à courir derrière un ballon et à chercher un ballon pour faire une balle au prisonnier ou à se percher dans l’aire de jeux pour échapper au chat.

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Aujourd’hui à la Rocade vous étiez tout simplement… MERVEILLEUX !!!!

Signé une Robinsonne

 

La ruche vendredi 16 janvier 2015
C’est parti ! Aujourd’hui Théo, Ricardo, Ionut, Quentin et moi (Charlène), commençons la réalisation des cajon. Ce sont des percussions en bois, que nous fabriquons à partir de plaques de contre-plaqué.
J’espère que personne ne va se blesser!
Quentin explique les consignes de montage et commence à coller les tasseaux de bois avec Ionut. On continue ! Régles, crayons, colle, serre-joints, scie et bientôt vis, et perceuse ! Et toujours prudence et vigilance.

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Mine de rien tout ça prend forme, les jeunes partagent le matériel et s’entraident. Ils n’ont presque plus besoin qu’on leur rappelle les règles. Chacun leur tour, ils disent
« tu n’es pas droit », « appuie plus fort », « mets-la ici »…
Ricardo et moi allons préparer le goûter, on épluche des pommes, il s’occupe du chocolat chaud, je met la table, on rigole et on parle tous les deux.
C’est le moment de manger et personne n’est blessé! On a même bien avancé!
On boit nôtre chocolat et on en profite pour parler de l’école, des différentes matières.
C’est l’heure de repartir et on a tous hâte de finir le cajon.

 

 

Jardin de Saulx

La bonne humeur et le rire, c’est le maître du temps. Bien motivés comme nous sommes, dès notre arrivée on prépare les outils et nous partageons les tâches entre nous car cette après-midi nous arrivons sur place et dû au vent très forts des dernières soirées nous nous voyons obligés de remettre en place la toile de la serre comme une vraie équipe pour qu’on puisse l’utiliser très bientôt.

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A la fin de l’installation de la serre nous prenons les bêches et les brouettes pour emmener de quoi solidifier l’installation de la serre avec de la terre tout autour d’elle.

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Bien heureux tous, on s’arrête une dernière fois pour nettoyer nos outils et les ranger dans le camion afin de prendre notre récompense bien méritée: un bon verre chaud de chocolat et une part de gâteau marbré « fait maison Robinson ».

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Au revoir !

 

Jeudi 15 Janvier

Skate park

Cette après-midi, nous avons installé deux grandes tentes. L’une était réservée à l’espace petite enfance où nous avions installé des livres, du matériel de coloriage, ainsi qu’une dinette accompagnée de poupées et de jeux de construction. L’autre tente était réservée aux mères, afin qu’elles puissent profiter d’un moment de partage autour d’un thé ou d’un café, pendant que les enfants étaient en train de pratiquer les diverses activités proposées.
Nous avons pu jouer au célèbre jeu « croc-carotte » qui est apprécié et maîtrisé par tout les enfants. Nous avons pu initier certains enfants au « UNO » ainsi qu’au « MIKADO ».


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Un groupe d’enfants a pu partager un moment autour du jeu « Blocus ». Iasmina a pu proposer aux mamans l’atelier cuisine/petite enfance que nous mettons en place les mardis à partir de 14H00. Les femmes pourront y proposer des idées de cuisine à faire afin de faire partager leurs connaissances.
Au sein de l’espace petite enfance, les enfants ont pu dessiner.

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Sofiane et Darius ont pu discuter, un bout à l’autre d’une feuille, tout en faisant un magnifique dessin collectif !! Quel travail d’équipe !! Des jeunes filles se sont appliquées a dessiner de très jolies princesses.

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Des jeunes enfants ont demandé des lectures d’histoires avant de prendre le goûter. Le chocolat chaud et le gâteau au chocolat furent les bienvenus!!

Croix Breton

Aujourd’hui à la Croix Breton, le temps nous a poussé à jouer au ballon.
Kheira et Gloria expliquent les règles du dauphin dauphine, pendant que Nicolae discute avec Eddy.

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Nous y jouons un instant, avant de revenir à l’habituelle balle au prisonnier. Nous sommes maintenant 9 courageux à nous dépenser en oubliant le froid. La partie terminée nous passons au béret, chaque équipe essaye de grappiller quelques pas pour être un peu plus proche du béret.

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Mais Chloé, qui ne voulait pas participer ,se fait à présent arbitre et garantit le respect des règles.

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Il est maintenant l’heure de se régaler avec un bon chocolat chaud, des beignets et des gâteaux faits le mardi par les mamans.

 

 

La « Ruche aux enfants »

Aujourd’hui, jour pluvieux, mais cœurs joyeux de se retrouver pour poursuivre ce que nous avons commencé la veille, mercredi, sur le terrain de Wissous avec les enfants :

Après la confection de la pâte à sel et de formes variées avec les emporte-pièces hier,  nous avons aujourd’hui proposé aux enfants de peindre leurs formes, ce qu’ils ont fait avec un grand plaisir, puis au moyen d’aiguilles à tricoter, les plus grands et nous, les adultes, avons percé des trous dans chacune des formes et passé un fil de laine dans chacun, puis accroché toutes ces œuvres sur le mur,

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belle exposition !

Dans un deuxième temps, Laura a animé un atelier « danse », et nous avons dansé tous ensemble, après avoir passé autour de nos hanches de beaux foulards scintillants et cliquetants, avec Alexandra qui menait la danse, et que nous avons tenté d’imiter de notre mieux… !!! La petite Iris nous a bien fait rire aussi !!!

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Pour conclure notre rencontre, nous avons pris tous ensemble un goûter copieux composé d’un gâteau « maison » au yaourt fourré de pépites de chocolat accompagné d’un chocolat au lait bien chaud.

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Les enfants ont revêtu leurs manteaux, signal du départ, en attendant de se retrouver bientôt.

A mercredi prochain !

 

 

Mercredi 14 Janvier

 Bel Air

Cette après-midi, nous avons pu suivre les enfants dans leurs propres choix et désirs d’activité. En ce sens, ils ont pu nous présenter des jeux tels que « la queue du diable ». Un enfant était alors désigné comme « le chat » et le reste du groupe s’est dispersé, accompagné de son foulard de couleur. Dès lors que « le chat » a attrapé un des foulards, alors il peut avoir un coéquipier qui devra l’aider à attraper le reste des foulards.

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Ce jeu a permis aux enfants de réfléchir ensemble à trouver diverses stratégies favorisant la cohésion, l’entraide et la solidarité. L’ambiance chaleureuse a su regrouper les enfants de tous les âges et nous faire oublier le froid !

Le foot étant le sport adoré par les enfants, nous avons pu jouer et suivre les enfants dans leurs conseils ! Pendant ce temps, les plus jeunes souhaitaient jouer aux jeux de société. Nous nous sommes installés sur les tapis afin de jouer à « Croc Carottes » et au « Mito », le premier jeu de cartes où il est nécessaire de tricher !!

 

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Il a donc fallu user de stratégies, de discrétion, ainsi que de faire ses preuves dans la notion de comptage (de 1 à 5). Félicitation aux enfants, qui ont su gagner, grâce à leur motivation et à leur joie de vivre !

Après tant d’effort, le goûter fut le bienvenu. Nous avons pu manger des gâteaux fait maisons, accompagnés d’un chocolat chaud.

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Lors de ce moment, les enfants nous ont expliqué qu’ils avaient apprécié jouer même si nous n’étions pas très douées pour jouer au football. Ils nous ont expliqué qu’ils avaient, eux, l’habitude d’y jouer et que nous pourrions progresser avec un peu d’entraînement !

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Nous gardons en tête les précieux conseils des enfants, ainsi que leur envie de partager des jeux entre nous. Très bon moment !

 

 

Jardin de Saulx

Cette après-midi s’annonce importante et le froid laisse la place au beau temps pour qu’on puisse profiter de cette superbe journée en compagnie des enfants et des grands.

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Une très bonne ambiance, de la bonne humeur, et tout en rigolant nous avançons le travail. Mais quand on travaille et tout ça se passe bien nous ne voudrions plus nous arrêter.

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On veut d’autres journées comme celle-ci, ou nous pouvions nous retrouver tous ensemble et à notre arrivée au terrain, nous nous sommes dit qu’aujourd’hui on allait ramasser des choux pour les enfants et grands.

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Les choses étant dites, aussi vite ont été faites et nous avons partagé entre nous, après avoir profité d’un verre de sirop et d’une part de gâteau fait maison par nos amies et adhérents dans nos locaux pour les goûters.

A plus !

 

 

 La Ruche biologie

Ce mercredi la ruche était, pour Narcisa, Fatou et Ricardo, l’occasion de découvrir la différence de densité entre l’huile et l’eau et d’autres propriétés de l’huile.

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La première expérience consistait à faire tenir une règle en équilibre sur laquelle étaient posés, à chaque extrémité, des gobelets, l’un rempli d’huile et l’autre d’eau. Pour Cosmin, qui avait déjà mené cette expérience, ce fut une opportunité de dire qu’il avait bien retenu, qu’il connaissait le résultat que l’expérience allait donner.

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Il nous a expliqué qu’il nous faudra mettre plus d’huile que d’eau pour que ce soit équilibré, car l’huile était plus légère.

Nous poursuivons l’expérience en rassemblant l’huile et l’eau dans le même gobelet et nous observons clairement que les deux ne se mélangent pas. Quentin explique que cette réaction est due au poids et au caractère gras de l’huile.

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Ricardo, qui a envie de rendre service, se met à faire la vaisselle. On l’invite à continuer l’atelier avec nous mais il tient d’abord à finir ce qu’il a commencé.

Nous passons à la deuxième expérience qui consiste à mettre de la terre dans un gobelet avec de l’eau puis dans un gobelet avec de l’eau et de l’huile. Pendant que Quentin prend un temps privilégié pour expliquer l’expérience à Narcisa; Fatou et Cosmin commencent le compte-rendu sous forme de schéma avec Charlène. Cosmin, qui dit ne pas savoir dessiner, sait néanmoins reprendre quand on se trompe, il réexplique les expériences menées et les résultats observés:
 » dans ce gobelet-là, l’eau et la terre se sont mélangés, et dans celui avec l’huile, ils ne se sont pas mélangés, l’eau est restée claire. » Il n’hésite pas à prendre le stylo des mains, malgré ses premières réticences, pour mettre sur papier ses explications.

Narcisa prend feuille et stylo destinés à la réalisation du schéma mais ne veut pas dessiner l’expérience. Son attention est alors en baisse elle se trouve distraite par tout ce qui l’entoure, puis son intérêt se porte sur le tableau blanc. Une belle occasion que Quentin saisit pour terminer avec elle le compte-rendu de l’activité.

Puis chacun met la main à la pâte pour préparer le goûter que nous prenons tous ensemble dans une ambiance conviviale.

 

Wissous

Il faut croire que notre gros DAEV a fait fuir les nuages…et  hop, un beau ciel bleu s’est installé pile-poil pour le début de notre atelier !

Nous avons commencé par nous réunir pour faire un jeu collectif : le béret. Pas facile pour tous de comprendre de nouvelles règles …ce qui a valu à notre fameux béret de se faire promener dans tout le camp par de tout petits joueurs en herbe…mais ça viendra petit-à-petit ! En tout cas, tous étaient ravis d’apprendre un nouveau jeu et on a vraiment bien rigolé.

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Ensuite, place à un moment de concentration pour fabriquer de la pâte, apprendre à modeler et utiliser les emporte-pièces pour découper de jolies formes ! On a pris beaucoup de plaisir à patouiller dans les saladiers jusqu’à ce que la pâte ait la bonne consistance…certains étaient tentés de goûter à la mixture…mais se sont vite rendu compte que même si ça ressemblait à de la pâte à gâteau, ça n’en était pas…beurk !

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Les enfants étaient très contents mais aussi très agités…peut-être pas assez d’occupation dans la semaine… toujours en attente de nouvelles pour leur scolarisation.

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Tous étaient très fiers de leurs œuvres, que l’on fera cuire au local et qu’ils pourront peindre demain à l’atelier de la Ruche, alors la suite demain !

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Mardi 13 Janvier 2015.

Au local: Atelier cuisine et petite enfance.

Cette après midi, nous avons fait un atelier cuisine au local. Une adhérente nous a proposé une recette de beignet. L’après-midi fut très agréable de par le dynamisme et la participation de tous !!

Ayant aménagé un espace petite enfance la semaine dernière, nous avons pu y accueillir un jeune enfant au sein de cet espace. L’enfant a pu découvrir les différents coins proposé, tels que le « coin lecture » composé d’une bibliothèque et de fauteuils adaptés à son âge. Le coin « jeu symbolique » où est installé une dînette, de faux aliments ont amené l’enfant à imiter sa mère qui était en train de cuisiner avec le reste de l’équipe !IMG_0890

Il a su me faire partager « ses plats », ce fut un moment très amusant, et très constructif. Par la suite, l’enfant s’est dirigé vers l’espace jeux de construction où il a su transvaser, empiler, manipuler diverses formes de Legos et autres jeux. Des jouets ont permis à l’enfant de développer sa motricité en se servant d’un ballon et d’animaux à tirer de par une corde. Avant de terminer cette séance de jeux, nous avons lu une histoire qu’il a su me montrer du doigt.

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Une marionnette crocodile était intégrée à ce livre. L’enfant semblait avoir peur, mais il souhaitait tout de même que je lui lise ce livre… Au fur et à mesure de l’histoire, il a su calmer sa peur et terminer par de nombreux rires avant de caresser ce crocodile qui était en fait très gentil ! Il était temps d’aller goûter les délicieux beignets !

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Il a su me faire comprendre qu’il désirait voir sa mère de temps-en-temps. Afin de le rassurer, nous avons pu descendre observer l’activité que faisait sa mère avant de retourner dans « l’espace petite enfance » afin de continuer de jouer librement, selon l’aménagement de l’espace proposé.

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Il n’est pas simple pour un si jeune enfant de se séparer de sa mère. Voilà pourquoi pratiquer deux activités différentes au sein d’une même structure a su être ressourçant.

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Très bon premier moment d’individualité au sein de l’espace petite enfance… L’enfant a pu être autonome dans le choix de ses jeux… à refaire :).

 

On n’apprend rien dans la sanction

C’est le collégien des cités à qui on promet une exclusion car il a refusé de faire une minute de silence pour Charlie Hebdo; c’est l’enfant qu’on punit car il a mal répondu à un enseignant dont il se sentait déprécié à longueur de discours.

Ce sont les acteurs sociaux et éducatifs, autant fatigués par leur présent que par le sombre avenir qu’on leur dépeint sans cesse, et qui finissent par rêver de: « Ca suffit comme cela ». « Assez! »

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D’où vient cette croyance toujours vivace , que face à quelque chose qui nous fait peur, il suffirait de dire notre grand « ras le bol ». Que s’écrier  « Stop, ça suffit on n’est pas d’accord », et que cela produirait quelque chose?

D’où nous vient cette croyance que non seulement nous pourrions, mais qu’en plus ce serait un impératif moral, de recaler la réalité? De la refuser? Que d’affirmer nos limites permettrait de limiter la réalité?

Véritable injonction qui nous vient d’on ne sait où, qui semble être produite par l’air du temps, voici que nous sommes tous sommés de nous ranger dans le camp de ceux qui refusent une situation au nom de la valeur de nos idéaux ou de la certitude que nous incarnons le bien et la civilisation.

Terrible injonction qui fait passer celui qui a quelques doutes ou scrupules, pour un complice, un décadent, un ennemi absolu du moment.

S’écrier des « Ca suffit, maintenant c’est terminé » , comme on disait « Plus jamais ça » , en 18, a ceci de terrible que nous sommes là dans une pensée à la fois de toute puissance et d’impuissance.

Toute puissance : car on renoue dans ces énoncés émotionnels et collectifs avec la magie de l’incantation. Il suffirait de dire, de crier plus fort, de hurler tous ensemble pour que quelque chose change dans la réalité sociale, dans les conflits et les contradictions qui traversent notre civilisation. On ne cherche d’ailleurs même plus, avec ce genre de sentiment , à se demander comment on va faire , et surtout quoi faire. se pencher sur le sujet serait déjà le début d’une trahison, une perte de temps, une compromission face à la pureté du refus. On ne se salira plus les mains, on a la tête dans l’idéal. On refuse de retourner au travail de la réalité.

Impuissance: car bien entendu cette injonction à ce que « Ca » cesse  se voudrait autoréalisante . Il n’en découlera aucune idée, aucune intention, aucune action puisque l’injonction à ce que « Ca cesse » constitue à la fois « son » diagnostic, « son » programme et « son » évaluation. On est dans un énoncé tautologique, c’est à dire totalitaire.

Ce « Stop, ça suffit » se veut en effet un diagnostic, un constat , une révélation.

Le diagnostic s’inscrit toujours dans cette bonne vielle théorie du « laisser aller »; si nous en serions là, ce serait justement parce que nous ne l’aurions pas dit assez tôt; c’était il y a dix ans, vingt ans qu’il aurait fallu imposer nos exigences et des limites. Mieux, on se prend même à rêver que ce « Stop ça suffit » aurait dû être asséné avant même la première manifestation de ce qui nous remue. Et nous nous mettons à rêver encore de « Tolérance zéro ».

Programme d’action, car cette injonction n’a pas d’autre projet qu’elle même et de sa scansion, encore et encore. Il ne restera plus qu’à décliner et donner corps à ces énoncés dans tous les pans de la vie sociale, de l’éducation, et du vivre-ensemble.

Unique évaluation retenue puisque cet énoncé ne supportera qu’un critère de réussite: que cela cesse, que tout cesse; et tant que nous n’y sommes pas, cela indiquera qu’il faut, en rajouter encore.

Comme tout ce qui caractérise la pensée sécuritaire, l’injonction à ce que « Ca cesse » se nourrit d’elle même, exacerbant les tensions et vérifiant par là même, l’urgence de son programme. Elle est la déclinaison éducative et politique qui s’impose à nous autres acteurs sociaux, enseignants , éducateurs . Son autre déclinaison, bien entendu complémentaire, est policière et judiciaire.

Résister à cette pensée c’est résister au chantage de « la complicité » , de la « complaisance » qu’on nous fait publiquement. C’est affirmer qu’il est possible de penser même là où on nous a dit que toute pensée était coupable, et nuisible.

C’est affirmer que la réalité sociale est là, que la magie de la nier au nom de nos idéaux,  est destructrice, tout autant que la Haine de l’autre,  que nous rejetons pourtant.

Or, nous travailleurs sociaux et éducatifs devrions savoir mieux que quiconque que le véritable changement passe d’abord par le don et la transmission, avant toute sanction.

On ne frustrera aucun jeune de la liberté qu’il n’a jamais connue. On ne défendra une société que si celle ci fait réellement société c’est à dire qu’elle comporte une solidarité en interne qui soit suffisante pour permettre à chacun d’y trouver une place.  On ne défendra les valeurs de la collectivité et de la solidarité que si nous sommes capables de les faire exister, pour un moment, pour une classe, pour un groupe, pour un individu donné.

C’est à nous de donner des raisons de défendre ce qui vaut la peine. A nous de produire  la valeur que l’on voudra préserver. Et la seule chose avec laquelle nous pouvons être d’accord avec cet énoncé c’est sur l’urgence d’agir.

On ne peut pas défendre des libertés qu’on n’a pas.

Samedi 10 janvier

Champlan

Aujourd’hui il y avait beaucoup d’enfants à notre atelier. Les enfants étaient beaucoup agités et on a eu du mal à faire des jeux collectifs. Kevin a monté la balançoire pour que les enfants y jouent, ils ont beaucoup apprécié.SAM_6904SAM_6897

Ils ont aussi fait des dessins et ils ont fait des exercices qui consistent à rassembler les syllabes des parties du corps. Certains enfants ont joué aux cartes. Nous avons joué à plusieurs jeux collectifs : le facteur , 1 2 3 soleil. C’était compliqué de jouer car les enfants se dispersaient partout. Le goûter s’est passé dans le calme.SAM_6920

Pendant ce temps, Soazic faisait du soutien scolaire avec Cosmin et Ronaldo.

Samedi 10 Janvier

Villa saint Martin

Cette après midi, Quentin et Johanna se sont associés aux enfants afin de démarrer la fabrication d’un château en carton ! Il n’est pas encore terminé, mais le résultat est, pour l’instant, très positif !SAM_1462

Leïla a animé l’atelier cuisine avec les enfants, et ils ont eut le plaisir de réussir une délicieuse confiture de kiwis qui a su réjouir tout le monde au moment du goûter !SAM_1473

 

Yasmina et Marion ont préparé un espace petite enfance qui fut occupé par les enfants afin de s’y réfugier pour protéger les jeux de société du vent et de la pluie.

Nous avons joué à Halli Galli (le jeu de la sonnette) ainsi qu’au jeu « Devine-tête ! ». Ces deux jeux ont permis aux plus petits de prouver qu’ils étaient capable de compter et de respecter les règles du jeu tout en prenant plaisir à partager un moment agréable. Les couvertures installées au sol ont permis aux plus petits de faire ressource pour eux-mêmes dans cet espace « cocooning » avant de redémarrer de nouveaux jeux. Des histoires ont su attirer l’attention des enfants qui furent actifs dans la lecture. Ce fut un moment très agréable !

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Ensuite, nous avons pu faire le conseil de quartier où chacun a pu exprimer ses idées en terminant par un débat sur les actualités les plus fortes  (Charlie Hebdo, refus d’inhumation du bébé rom). Cet échange a permis au groupe de partager ses connaissances à propos du sujet et de penser ensemble.

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En fin de journée, nous avons donné rendez vous aux adolescents afin de leur annoncer qu’une salle allait leur être réservée au sein du local. Nous avons fait un tour de table afin de leur permettre d’évoquer des suggestions concernant leurs idées… Salle de gymnastique, accompagnée de fauteuils, de jeux vidéos, d’un ordinateur, de jeux de société, etc, leur permettrait d’avoir une pièce où les adolescents pourraient y partager des moments, à l’abri.

Vendredi 9 Janvier

La Rocade

Cet après-midi, sous quelques rayons de soleil, Marion, Aline et Virginia ont installé l’atelier. Aline a commencé l’atelier cuisine avec Sadio et quelques enfants. Sadio a préparé la pâte des pains marocains et les autres personnes présentes ont aussi cassé des noisettes pour faire du Nutella maison. La recette des pains marocains a été revisitée et s’apparentait un peu à des crêpes :-) !SAM_1380SAM_1435

Johanna a animé avec Joseph et Marion deux grands matchs de Baseball, les enfants étaient un peu réticents au départ (ils voulaient faire du foot) mais finalement ils étaient super contents d’avoir fait un nouveau jeu, certains ont même pu expliquer les règles du jeu à ceux qui ne connaissaient pas.

Kevin a fait plusieurs parties enflammées du jeu « dobble » avec des enfants super motivés ! Et également des parties de « ni oui ni non ». Les enfants se sont entraidés à la lecture des cartes de ce jeu, ce qui a amené une chouette dynamique .SAM_1401

A côté de l’atelier des jeux, il y avait des mamans qui étaient assises à une petite table et qui discutaient.

Laura a fait un tour dans le quartier pour distribuer des plaquettes d’informations concernant nos horaires, les ateliers petites enfances et le planning.

Virginia est partie à 16h pour « faire la sortie des écoles ». Elle a comme projet d’interviewer des papas du quartier pour essayer de comprendre pourquoi ils sont peu à s’investir dans l’association pour, à long terme, tenter de créer avec eux, des ateliers pour eux. Les papas ont été très ouverts à cette idée et ont accepté de répondre aux questions. L’un d’entre eux nous a même offert des gâteaux maghrébins qu’il a fait lui même, ainsi que des bonbons qui ont fait fureur auprès de l’équipe d’Intermèdes Robinson !

Dans la tente « petite enfance, il y a eu plusieurs enfants qui se sont arrêtés pour venir construire une tour de kapla, jouer à la dinette, chanter une chanson, lire ou écouter une histoire, c’était animé !

Vendredi 9 janvier.

La Ruche : Maths et Musique.

Aujourd’hui nous avons accueilli des enfants pour notre atelier, nous leurs avons fait faire quelques exercices de mathématiques,ils ont appris le chiffre 8 sur de nombreuses manières de le compter. Ensuite ils ont joué avec des instruments de musique, ils ont aussi appris à compter avec de la musique tout en faisant du rythme avec des instruments, nous avons fait 2 groupes, le premier groupe (Kheira, Larisa, Ionut et Iasmina) faisait le premier rythme c’est-à-dire 1, 2 et le deuxième groupe (Fatima,Gloria et Quentin) faisait le deuxième rythme 3, 4. Juste après ces quelques note de musique nous avons fait un dessin pour leur apprendre à se repérer.

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Ensuite nous avons tous fait ce rythme pendant que Ionut nous accompagnait au clavier. Le goûter s’est passé très calmement et les enfants ont beaucoup apprécié cette après-midi et nous de même.SAM_0322

Jardin de Saulx:

Vendredi:

Nous y voilà !  de retour sur l’atelier de jardinage, séance avec les adultes où, bien motivés comme nous sommes, dés notre arrivée on prépare les outils et nous partageons les tâches entre nous pour faire plusieurs chose à la fois: débroussailler et enlever les ronces et mauvaises herbes qui entourent les arbres et qui rendent moche ce côté du jardin. Cependant de l’autre côté du jardin nous entendons le bruit insupportable du motoculteur en bonne harmonie avec celui de la débroussailleuse.SAM_6891SAM_6885

Cosmin prend en charge Darius (service civique « Enfants du canal »), pour lui montrer et lui faire retourner la terre, préparer le terrain avec lui et Darius n’a pas hésité à nous dire qu’il avait aimé notre séance de l’après-midi avec notre groupe d’adultes en disant qu’il voudrait retourner plus souvent au jardin.SAM_6893

La bonne humeur et le rire , c’est le maître du temps et malheureusement notre séance prend fin et laisse la place au goûter: chocolat chaud et tartine à la fraise !

A bientôt!
Jeudi 8 janvier 2015

La croix Breton

Malgré le froid, nous avons pu profiter d’un temps sans pluie. Les enfants nous on rejoints dès la sortie de l’école avec une motivation optimale. Un échange intergénérationnel a permis aux fratries de jouer ensemble et de profiter de ces moments de jeux.

Nous avons installé un tapis afin de profiter de divers jeux de société ainsi que des jeux de construction pour les plus jeunes. Tout le matériel a su être investi par les enfants qui ont pu montrer leur joie à travers leurs échanges de regards, de rires, de blagues…SAM_7288

Un grand groupe d’enfants s’est réuni autour d’un ballon afin de l’utiliser pour des jeux collectifs (« gamelle », « balle aux prisonniers »). Une longue partie de foot a permis aux enfants de se défouler après une sérieuse journée d’école.

Imagination, curiosité, ont amené les enfants à utiliser leur environnement pour créer un jeu…

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Pas facile de partir après un moment si agréable… Et avec des enfants accrochés à nos jambes : « Je m’accroche à ta jambe, comme ça, vous resterez faire des jeux avec nous !! »

Merci à eux !!!SAM_7312

Jeudi 8 Janvier

Skate Park

Nous arrivons à 16h30 sous un grand soleil. Petit miracle puisqu’il a plu toute l’après midi… Bref, nous avons tout-de-même pris une tente car nous ne faisions pas vraiment confiance à la météo. Nous installons donc la petite enfance et le coin lecture dans la tente et les jeux de société en dehors. A peine arrivés, les enfants sortent de l’école en courant pour nous rejoindre (au désespoir de certains parents qui désiraient rentrer chez eux je pense).

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Pour ma part (Virginia) j’ai décidé qu’au Skate Park, il fallait faire du skate. Bon je n’ai pas de skate et de toute façon je ne sais pas en faire. Je suis donc tout naturellement venue en rollers, ce qui a motivé certains enfants à aller chercher leur trotinette, rollers, skate. Ça réchauffe, on a fait la course !!

A 17H30, les enfants commençaient à partir car la nuit tombait…On a eu l’idée de faire le goûter à ce moment pour les retenir :) ! Objectif réussi ! Nous avons fêté les 6 ans de la petite, non de la grande, Sarah. Bon anniversaire à toi !!SAM_6972

Jeudi 8 Janvier

La ruche :

Échauffement dirigé par Amelia.

Jeux éducatifs ludiques qui nous mènent a faire les serpents, marcher comme des canards, taper sur nos poitrines tels des gorilles en pleine jungle.

Acrobaties et figures en tout genre.

Courses périlleuses

De la musique produite par Gaby 1

Des danseuses extraordinairesSAM_7183SAM_7181

Et un gouter préparé par tous : crêpes rose, chocolat chaud chaud et … du pop-corn.

Et  surtout plein de rires !SAM_7280SAM_7263

 Alors si vous  voulez, vous aussi partager un tel moment rejoignez-nous !

L’association Intermèdes-Robinson ce fera un plaisir de vous accueillir !

Mercredi 7 Janvier

Bel air

Nous avons installé deux tapis, l’un avec le jeu d’échec géant et l’autre pour les jeux de société.
Les 4 garçons présents (Yanis, Nordine, Mohamed et Adam) ont voulu faire des frappes au goal, le premier à marquer remplaçant le goal, et nous nous prêtons les gants tour à tour pour réchauffer nos mains.

Difficile de marquer contre les Robinsons mais leur persévérance à fini par payé ! Et nous voilà engagé pour des actions avec des passes « en triangle » et des centres.

Plus tard, Iasmina nous a rejoint pour faire un match, tout le monde à très bien joué, et surtout bien défendu près des buts, tous ont fait preuve d’un bon esprit d’équipe!SAM_0269
Pendant ce temps sur les tapis de jeu Gloria a joué au croque-carotte avec les filles (Najami, Keria , Eden) puis Marion nous a rejoints pour jouer au Mito, elle nous a expliqué les règles du jeu car aucune de nous ne savait jouer à ce jeu.

Sur le tapis du jeu d’échec géant, Virginia a joué aux échecs avec 2 filles. Nous avons aussi joué à la corde à sauter avec les enfants.SAM_0285SAM_0270
Ensuite nous avons pris du chocolat chaud et des tartines au nutella tous ensemble, Timéo et Eddy nous on rejoints.SAM_0309
C’était une bonne après midi, nous étions heureux de retrouver les enfants de Bel air, chacun a pu s’amuser et trouver un peu de chaleur humaine!
A la semaine prochaine !

Mercredi 7 Janvier

Wissous

Aujourd’hui, c’était le premier mercredi de la rentrée ! Alors nous avons fêté nos retrouvailles autour d’une galette des rois que nous avons préparée ensemble !SAM_7132

Les enfants étaient nombreux aujourd’hui, même les plus grands nous ont rejoints. Nous avons donc fait un atelier pour tous les âges, entre 2 et 17 ans ! Ce fut l’occasion de s’entraider et d’apprendre à partager le travail : laisser faire les plus petits sans vouloir absolument faire à leur place…d’ailleurs ces derniers n’étaient pas prêts à se laisser « voler la vedette ».

La petite Iris, 3 ans, a serré si fort l’œuf qu’elle prévoyait de casser pour préparer la frangipane pour qu’un plus grand ne lui prenne pas pour le faire à sa place qu’il s’est écrabouillé entre ses doigts !! Mais ça n’est pas grave, c’est aussi comme cela que l’on apprend. Tous étaient ravis de participer à l’atelier cuisine et chacun a pu y trouver sa place ; il y avait du travail pour tout le monde pour confectionner deux grandes galettes des rois.

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Nous avions aussi installé une tente petite enfance où jeux de construction, puzzles et imagination de petites saynètes avec les poupées ont eu beaucoup de succès. On était fort bien installés dans cette tente douillette avec coussins et couvertures toutes douces !

Quant les galettes furent prêtes à enfourner, nous avons nettoyé et rangé ensemble notre atelier cuisine pour en installer un autre : place aux cahiers et à l’écriture ! Les enfants aiment toujours autant ce moment et adorent retrouver leurs cahiers. Les enfants ont dessiné la galette des rois qu’ils avaient préparée ainsi que les différents ingrédients nécessaires et on a écrit ensemble leurs noms, parfois en s’aidant des paquets de sucre, beurre, amande en poudre, etc.SAM_7102

Les galettes ont cuit dans le four de la maman de Ahmed et Alfed, que nous remercions de nous avoir prêté son four ! D’ailleurs nous aimerions le même four pour notre jardin ; nous ne manquerons pas de lui demander des conseils pour construire un four similaire.

Et pile à l’heure du goûter, la première galette a pu être sortie du four et dégustée toute chaude !

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Nous étions tous ravis de pouvoir manger la galette préparée par nos soins…et les enfants étaient très fiers !

Mercredi 7 Janvier

Biologie à la Ruche

La semaine passée, à la Ruche, les enfants avaient appris à faire du beurre ! C’était ludique et ça avait bien pris, dans tous les sens du terme d’ailleurs. Du coup, aujourd’hui aussi nous faisons du beurre maison ! La petite Fatou comme la grande Awa prennent plaisir à secouer leur pot de crème fraîche avec des billes à l’intérieur. D’autres sont un peu trop pressés et veulent déjà battre la crème à la fourchette.SAM_6846SAM_6850

A la fin, chacun moule une belle boule de beurre dans un chiffon propre avant de la mettre au frais.

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Nos petits roms n’ont pas l’habitude du beurre. A la maison, on cuisine plutôt à l’huile. Mais ils ont tout de même apprécié l’expérience.

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Nous avons pris des photos de chaque étape, et après les avoir imprimées, nous avons décrit et écrit comment nous avions procédé. La petite Fatou a adoré le beurre et s’est fait une tartine beurre caramel. Miam !SAM_6877

Mercredi 7.01.15

Jardin de Saulx

Cette après-midi s’annonce importante et le froid laisse la place au beau temps pour qu’on puisse profiter de cette superbe journée en compagnie des enfants et des grands pour paver l’entrée du jardin et créer un petit chemin pour notre camion.*

Des notre arrivée sur le terrain de Saulx, nous prenons les outils nécessaires pour avancer les travaux au jardin. Une très bonne ambiance, de la bonne humeur, et tout en rigolant nous avançons le travail. Quand on travail et que ça ce passe bien nous ne voudrions plus nous arrêter.

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On veut d’autres journées comme celle-ci, où nous pouvons nous retrouver tous ensemble et partager nos envies, nos secrets, nos problèmes et chercher des solutions.

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Mais tout ça étant dit, nous arrêtons, pour prendre le goûter bien mérité par les petits et grands, un bon verre de chocolat chaud et une tartine.

« Super, génial », crient les enfants, et nous, avec le cœur très ému nous nous réjouissons car on voit qu’ils sont contents.

A plus !

 

Kronos contre Topos

La pensée éducative et pédagogique est essentiellement spatiale. L’éducation  traditionnelle a ainsi toujours imaginé et prôné des  des espaces clos , coupés de leur environnement et volontiers concentrationnaires. La Philosophie de l’éducation nouvelle, depuis Rousseau,  a, quant à elle,  davantage pensé des espaces ouverts sur l’environnement, la nature comme cadre d’éducation.

Pour autant, pédagogie traditionnelle, comme nouvelle, accordent, toutes deux,  une énorme importance pour le lieu, pour la place , à l’environnement.  La pensée de l’Education qui en ressort est éminemment spatiale.

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L’espace est en effet perçu et considéré, dans les deux cas,  comme un moyen de production et de contrôle des situations pédagogiques et éducatives.

L’éducation spécialisée, le travail social, ont également hérité de cette recherche d’un environnement rêvé.  Il s’agit toujours à proprement parler de rechercher des lieux un peu plus i »favorables » à un projet pré-conçu.

Les acteurs sociaux sont ainsi tous plus ou moins des utopistes: à la recherche d’un environnement idéal pour y mener les actions éducatives et sociales dans les meilleures conditions.

Malheureusement cette option utopiste constitue également une limite dans cette démarche. Les lieux idéaux n’existent pas et les institutions, qui sont en général des « environnements contrôlés » sont aujourd’hui en crise et en difficulté pour répondre aux réels besoins de leurs publics.

Cette idée de créer un espace contrôlé où le progrès et le changement seraient possibles, se heurte au caractère illusoire et artificiel d’un tel espace.

Or, ce n’est pas dans l’espace mais dans le temps qu’il faudrait chercher la possibilité du changement .

Ainsi en Pédagogie Sociale, ce qui compte ce n’est pas le lieu, mais le moment.  Autant on ne sélectionne aucun lieu et on met en oeuvre les interventions dans tous les espaces , quels qu’ils soient; autant ce qui compte c’est de créer un moment d’exception.

L’erreur des pédagogies traditionnelles et nouvelles c’est de penser qu’il est possible de contrôler un lieu idéal à un moment quelconque.; alors que c’est l’inverse qui est vrai: il est nécessaire de créer un moment idéal, dans un lieu quel qu’il soit.

Utopistes contre Uchronistes 

Tout est dans le moment et dans la qualité des moments que nous saurons créer et mettre en oeuvre, dans tout environnement, même le pire. Nous n’avons pas besoin d’utopistes, mais d’uchronistes, des « constructeurs de moments ».

La Pédagogie Freinet par exemple est foncièrement uchroniste; elle s’adapte à tout lieu, à tout espace et ce qu’elle tend à créer ce sont des moments où les enfants et les adultes seront « auteurs » de leur propre activité. Moments forts, qui permettent d’alors de prendre avec soi cette expérience où qu’on aille.

Ces moments sont bien entendu également des « moments relationnels », et en particulier de grande sécurité: affective, sociale  et matérielle.

Toutes les actions en milieu ouvert, tout le travail « hors les murs » et « hors institution », sont centrées sur cette notion de « moments pédagogiques », également théorisés par Korczak.

A Robinson, nous créons de tels temps dans le cadre de nos ateliers: petite et grande enfance; en pied d’immeuble ou au bidonville. Nos pédagogues se  spécialisent et se professionnalisent dans la conduite du temps.

Il leur importe de produire ces moments d’exception avec les enfants et tous ceux qu’ils rejoignent .

Dimanche jardin

Une journée qui s’annonce déjà bien puisqu’il fait beau !!! Quentin et moi (Virginia) partons un peu en retard et lorsque nous allons au Dia, tous les Robinson sont déjà là.
Nous faisons de petites courses car tout le monde a ramené quelque chose à manger !

Arrivés au jardin, tout le monde s’active ! Les deux Zohra s’occupent du feu, Quentin et Mohamed décident de construire des meubles, Jean Jacques fonce retourner la terre tandis que Jessica et moi, nous mettons la table et préparons les salades.

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Les meubles avançaient bien mais nous les trouvions un peu tristes sans couleur ! Ca tombe bien car nous avons pensé à emmener des bombes de peinture. Nous colorons la table en vert, le bac à légumes en bleu, la balançoire en marron et rose. Plein de couleurs qui ne vont strictement pas ensemble, mais on s’en fiche, c’est de la couleur quand même ! Et puis c’est tellement drôle les bombes de peinture.
Malheureusement, on a pas vraiment vérifié s’il en restait beaucoup lorsqu’on les a emmené ; ça n’a pas loupé , on a vidé toutes les bombes mais on n’a pas peint tous les meubles..frustration.

Laurent et Hélène nous ont rejoind pour nous donner un coup de main, mais là il est l’heure de manger. Barbecue, salades, pâtes (très épicées!!) et Hélène nous a ramené une délicieuse et énorme galette des roi, sans fêve. Tout le monde est roi et reine pour la peine !!

Aller on mange on parle mais on travaille plus beaucoup et, soleil ou pas, il fait froid ! Nous avons donc tous retourné la terre des différentes parcelles du jardin puis, mis du fumier dessus tandis que Quentin et Mohamed continuaient leur meubles (sans couleurs du coup) !

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Ah bah il fait plus froid pour le coup, il ferai même presque chaud à s’agiter comme ça ! Et le temps passe toujours plus vite en travaillant ! « Le travail c’est la santé » fut la phrase la plus répétée par Zohra !

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Il est déjà 16h, on nettoie et range les outils qui sont tous particulièrement sales après la terre et le fumier. On papotte, on papotte, on papotte…ah bah il est tant d’y aller en fait. Tout le monde en voiture et à la semaine prochaine !

Samedi

Villa Saint Martin

Aujourd’hui, je sens qu’on va bien rigoler ! Ce n’est pas tant la pluie mais le vent très fort qui rend un peu difficile l’installation des ateliers. Mais justement, autant le prendre avec le sourire puisque les habitants et les enfants qui sont de sortie ont l’air amusé en nous voyant nous emmêler dans les tentes et tentant d’allumer la le feu du four.
En entendant la phrase « qui veut faire des cookies » les enfants se sont rués sur nous pour nous aider ! Même les tout petits ont tenté de couper le chocolat ! Un peu de musique et des rires et tout le monde est motivés et ris sous la pluie.

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Quentin s’est mis dans la tente « jeux de société » qui, d’ailleurs, bougeait énormément sous le poids du vent. Qu’à cela ne tienne, on y rentre quand même et on fait un « ni oui ni non » « croque carotte » et même un petit  « scrabble ».

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Finalement, personne n’était réellement posé sur un atelier, nous tournions tous ensemble, enfants et adultes, de la cuisine aux jeux de société en passant par la petite enfance pour nous réchauffer.

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A 16h, nous faisons le conseil de quartier. Des enfants ont proposé de faire un atelier « construction en carton » ; un château, une maison, des fleurs et même un vélo (objectif : le faire rouler!!). Quentin a proposé son atelier « Cajone » qui a fait l’unanimité !

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C’est l’heure du goûter ! Les cookies ne sont malheureusement pas encore tous prêt ; nous avons acheté du pain frais et nous avons encore du chocolat ! Tartine pain chocolat avec un bon chocolat chaud ça passe tout le temps ! Bon appétit à tous et à plus !

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Champlan

Aujourd’hui il y avait une très bonne ambiance à champlan même si la météo n’était pas au rendez vous. Les enfants étaient très heureux et venir un jour de pluie eh bien.. c’est tout aussi convivial voir plus!
Nous avions prévu de préparer une galette des rois et d’accrocher la balançoire. En attendant de branché le four au générateur nous sommes invité chaleuresement  par certaines familles qui nous propose d’être au sec quelques minutes.
Nous commencons l’après midi par un 1,2,3 soleil en espérant qu’il se présente.. puis un « facteur ».

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Nous proposons au enfants de cuisiner ou d’accrocher la balançoire.
Les branches que nous avions repérer pour l’accrocher ont été coupé, hiver oblige, pour faire du bois de chauffage . Nous trouvons quand bien que mal une branche mais elle est malheuresement trop faible et donc dangereuse à long terme pour y accrocher la balançoire.
Loin d’être découragés, quelques adolescent tentent d’installer la corde, tout le monde se prend au jeu de la lancer au dessus de la branche, finalement un adulte du camp réussit.
Nous faisons des noeuds pour que chacun puisse maintenir ses pieds et s’y balancer.
Susanu prend l’initiative de scier un bout de palette pour faire une assise provisoire. Enfants et adolescent, chacun leur tour, ont pu apprécier la sensation du vide et se sont bien amusé.

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Pendant ce temps les enfants cuisinent tous ensemble, chacun participe, même les plus petits. Tous étaient très contents.
Les adolescents étaient présents aussi, ils discutent entre eux et viennent aider les plus jeunes pour la cuisine.Tous les enfants ayant fait la cuisine ont dessiné la galette des rois dans leur cahier et écrit la recette.

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Nous prenons un chocolat chaud et finissons de cuire la galette au local car le générateur n’avait plus d’essence.
De retour a champlan, nous avons partagé la galette des rois avec les familles ..

Vendredi

La RocadeUn grand ciel bleu nous attendait cet après-midi à la rocade, pour commencer l’année de bonne humeur !

Du coup, malgré le froid beaucoup d’enfants et aussi de parents étaient au rendez-vous et même des tout petits en doudounes de cosmonautes ont pu profiter de l’espace petite enfance.

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Au menu de cet atelier : coin douillet petite enfance avec proposition d’un atelier musique et chant, atelier création manuelle avec confection de boules de noël décorées, coin jeux de société qui a eu beaucoup de succès avec les ados, jeux collectifs pour se échauffer et apprendre à jouer en grand groupe et atelier cuisine pour confectionner des galettes des rois à déguster toutes chaudes pour le goûter.

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Mathis et Timéo ont été de vrais pâtissiers en herbe en réalisant la recette de a à z, avec une grande application. Ils ont été assistés par plusieurs adultes qui sont venus ajouter quelques conseils ou encore donner un petit coup de main : une maman, une mamie et même un papa !

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Et l’atelier créatif a rencontré un vif succès auprès des petits comme des grands.

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Enfin nous avons pu déguster une première galette des rois que Rachida avait emmenée chez elle pour la cuire dans son four…car le nôtre prenait un peu trop son temps…merci Rachida de nous avoir sauvé le goûter !

La Ruche : Maths et musique

Tout d’abord, une bonne année à tous !
Nous démarrons l’année comme si celle d’avant n’avait jamais fini. Aujourd’hui, en cette période de vacances scolaires, nous avions sept enfants, d’âges différents, dont six du bidonville de Champlan. Nous avons décidé de nous mettre dans une posture traditionnelle, avec des exercices de maths écrits.

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Dans la continuité de la semaine dernière avec le jeu de Jules (« ajouter, enlever »), nous faisons des exercices d’additions. Le jeu, pour ceux qui y étaient a bien fait intégrer la notion de + et – et leurs signes. Les exercices de formes différents portaient maintenant sur du calcul d’addition.

L’exercice est plus ardu pour Fatima qui est beaucoup plus jeune mais elle comprend le principe de l’addition. Les exercices plus difficiles qui viennent seront pour plus tard la concernant. Pour Cosmin, c’est l’inverse, les additions et soustractions sont acquises et c’est un peu trop facile pour lui. Je remarque du coup quelques fautes d’étourderie dues à cette petite frustration à laquelle je l’avais préparé d’être plus âgé que les autres et donc moins intéressé.

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Passés les trois exercices de maths, on a besoin d’une pause car on se dissipe et se disperse.

Nous faisons de la musique. Je leur introduis l’écriture musicale en commençant par la forme des notes, la noir et la croche (surtout les deux croches liées). J’écris un rythme, nous tentons de le jouer ensemble, le mimétisme d’un rythme n’est pas aussi facile pour chacun et cette inégalité ne semble pas en lien avec l’âge. Ensuite, chacun vient dessiner un rythme au tableau en s’inspirant des signes que j’ai utilisés juste avant. Susanu et Narcisa s’adonnent à cet exercice graphique et sont étonnés et contents de voir que l’on peut jouer ce qu’ils ont écrit. Ils sont d’autant plus attentifs pour le jouer alors. Mais c’est déjà l’heure du goûter.

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On note que Ricardo aujourd’hui a été pris d’une frénésie ménagère, très actif à la vaisselle et voulant même passer tout le local à l’aspirateur. Une nouveauté chez lui bénéfique à tous.

Jardin

Cette après-midi nous nous retrouvons tous ensemble car après l’année dernier où nous avons fait plein de découvertes et nous nous sommes bien amusés, une nouvelle année débute et nous sommes heureux car c’est le temps des rencontres, de la bonne humeur, et du partage, mais n’oublions pas du temps du travail ensemble qui pourrait et qui nous a permis de se rapprocher autant , de partager et de résoudre les moindres problèmes de chacun comme une grande famille unie.

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Une après-midi plein de joie et de la bonne humeur, où nous avons vraiment senti qu’on est « tous pour un et un pour tous » comme disait Franck avec son « Franglais ».

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Et comme le temps passe vite après notre séance nous prenons le goûter tous ensemble: un bon verre de chocolat chaud et une tartine.

Mercredi

Aujourd’hui à Bel air sous l’aube de cette nouvelle année,

il faisait beau,

il faisait chaud,

ils faisaient des desibao pour vous souhaiter une heureuse année,

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ils faisaient une partie de football les garçons au loin avec un ballon rond,

ils faisaient une partie de « crotte carotte »,des tout tout petits garçons avec une toute toute petite fille mais qui fêtait ses 21 ans aujourd’hui,

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ils faisaient un cache cache avec des règles toutes nouvelles genre « délivrance 34 »,qu’ils fallaient crier pour delivrer nos compagnons de jeux,
ils faisaient le goûter et remerciaient Slama qui nous a amené de quoi nous délecter en plus du classique chocolat et du gâteau au yaourt confectionné par les douces mains de Iasmina et Zohra,
ils faisaient « Joyeux anniversaire Iasmina »

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il faisait beau,
il faisait chaud,
A bientôt cher lecteurs
Signée une Robinsonne

Jardin : biologie

Aujourd’hui à la biologie il y avait Raul et Lorenzo au local. En cette période de fêtes, beaucoup de familles sont absentes, on s’en réjouit pour elles.
Aujourd’hui, pour changer, c’est un atelier cuisine que nous proposons, mais un atelier un peu particulier : nous faisons du beurre.

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Nous commençons par prendre chacun quelques cuillerées de crème fraîche dans un bol et nous battons. Nous battons nous battons, ça devient liquide mais ça ne devient pas mousseux comme c’est censé le devenir.
Nous optons pour une autre technique : nous transvasons notre mixture dans un gobelet fermé avec des billes et nous secouons. En moins de cinq minutes, nous voyons que ça devient mousseux et pas très appétissant.

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Nous transvasons à nouveau dans le bol, nous battons et alors nous voyons un liquide blanc se séparer d’une pâte qui s’agglomère, c’est notre beurre.

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Ensuite nous mettons notre beurre à la passoire, puis nous l’essorons au torchon. Ensuite on peut modeler la boule de beurre et on la met dans un petit moule.
Nous mettons nos petits beurres moulés au frigidaire pour les faire durcir.

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Nous avons ensuite décrit notre expérience sur les photos correspondants à chaque étape de fabrication de notre beurre. Raul et Lorenzo nous dictent ce qu’ils ont fait, étape par étape.
Nous goûtons, et une fois tout cela fait, nos petits beurres sont rigides, nous les mettons dans les petits pots, les enfants pourront cuisiner avec ce soir.

La ruche : aux abeilles

Cette après midi on se prépare de rendre visite aux abeilles ainsi que de défricher le terrain pour pouvoir y accéder et rendre plus beau le jardin. Mais avant ça, nous partons pour chercher les enfants de Champlan et les emmener avec nous au terrain.
Mais tout ça étant dit, nous prenons le chemin vers le terrain ou, de notre arrivée on habille les combinaisons pour les grands et les petits et nous commençons le défrichage du terrain avec Ricardo, Ronaldo et Ionut.

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Cependant Cosmin et Eric était censé de nourrir les abeilles et s’assurer qu’elles ne sont pas morts car on voulait qu’elles passent l’hiver. Tout ça se passe de merveille et dans une bonne ambiance et une bonne humeur.

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Mais le temps passe vite et l’heure du goûter s’approche et nous en profitons d’un verre de sirop et une tartine.
A bientôt.

Wissous

Nous sommes arrivées sur le camp sous un grand soleil, ce qui était très agréable. Nous avons tous joué au chat et à la souris en s’accrochant un foulard dans le pantalon, le but étant que les chats attrapent les queues des souris ! On a bien rigolé, il y a juste un ou deux enfants qui avaient de la peine à laisser attraper leur queue car ils ne voulaient pas la perdre !

Puis après avoir installés les tables et les chaises avec les enfants, Aline a proposé un atelier « boules de Noël » . Les enfants ont dessiné, collé des rubans de Noël ainsi que des petites boules en papiers de soie sur un rond découpé par leur soin, et ils ont collés leur boules finies dans leur cahier. Les plus grands ont pu raconter ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont mangé pour Noël, et Aline les a aider à l’écrire en français. D’autres enfants sont venus faire des jeux, j’ai fait (Flora) plusieurs parties de mémory, nous avons commencer à faire un puzzle de 100 pièces, Antonia et Alexandra se sont appliquées et étaient très concentrées.

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Les plus petits ont joué un peu à la dinette mais ils ont surtout passé beaucoup de temps à faire des constructions avec les duplos. Ils construisaient des tours très hautes et des châteaux et voulaient se faire prendre en photo avec !

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Puis nous avons pris un chocolat chaud ensemble et mangé le gâteau cuisiné par Zohra qui a été très apprécié  Et avant de partir nous avons distribué des cadeaux pour chacun, par chance il y en avait juste pour chaque enfant ! Il y avait juste une ou deux adolescentes qui auraient bien aimé en avoir aussi !

Mardi

Cuisine avec les mamans

Aujourd’hui Iasmina et Zohra ont faits des gâteaux simples pour tous les enfants qui participent aux ateliers des ROBINSONS
Zohra explique à Iasmina comment faire les gâteaux et combien mettre de farines, sucre, huile etc, pour qu’il soit savoureux.

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Après avoir terminé la préparation, nous la mettons dans le four pour la faire cuire.Lorsque la fin du temps de cuisson est arrivée on a eu le plaisir de découvrir ce magnifique gâteau.
C’était une belle journée pour faire de gâteaux parce qu’on la fait avec notre cœur et on a bien ri.

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Le seul vrai pouvoir est social

Tout est fait pour décourager de l’oeuvre sociale; alors que l’initiative économique est perpétuellement financée, valorisée, encouragée, nous savons combien  l’initiative sociale, elle est ignorée, fragilisée, suspecte et soumise à tous tracas.

De même, le pouvoir « institué », de ceux qui s’en arrogent le monopole  prend de moins en moins de peine pour se dissimuler sous des apparences démocratiques . Il n’est même plus besoin de faire croire qu’on use du pouvoir modestement, humblement ou pour le bien commun. Ceux qui l’ont aujourd’hui s’en montrent propriétaires.

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Ils savent que leur arrogance restera impunie, et leur attirera même de la soumission et plus encore de pouvoir.  Et la  reconnaissance d’une opposition possible, d’une minorité, d’une marge , d’une voix discordante?  Tout cela est aujourd’hui révolu dans les moeurs politiques locales, comme nationales.

Moins que jamais, le pouvoir est aujourd’hui en partage, et la démocratie autre chose qu’un jeu déjà joué.

Mais au fur et à mesure que ce pouvoir là s’éloigne du simple citoyen, de l’habitant et de l’acteur social, nous voyons s’affirmer une autre vérité. Ce pouvoir confisqué, ce pouvoir annulé, réservé, est un pouvoir sans puissance , un pouvoir sans avenir , un pouvoir sans possible.

A l’image de ceux qui le monopolisent , de leurs propriétaires, le « pouvoir » qui se possède, ne produit rien; il ne pense qu’à se reproduire et se maintenir; il ne change rien car le changement lui fait peur; et il ne crée rien, car collé au réel, il n’a jamais d’imagination. Le pouvoir qui possède est IMPUISSANT.

Pire, ce pouvoir n’agit pas car toute son énergie se perd à neutraliser toute action possible.

Seul le social produit un réel changement ; celui ci est caractérisé par deux qualités intrinsèques

L’irréversibilité:  La véritable intervention sociale est irréversible; elle apporte un changement immédiat; elle inspire de l’inédit; elle modifie le « donné ». Elle rompt les chaînes de causalités et d’effets à répétition. Lorsque nous mettons en oeuvre un atelier d’éveil avec le stout petits dans les quartiers ou bidonvilles, nous créons des expériences nouvelles que chaque enfant prendra avec lui, emportera toute sa vie.

L’inconditionnalité : la véritable intervention sociale est inconditionnelle et pour cela n’a que faire du projet ou du contrat (instruments d’impuissance); elle se bâtit avec la rencontre, avec les présents, avec le hasard fécond, et l’imprévisible.

Seul le social est puissant , dans le sens contraire d’impuissance: lui seul est fécond. telle est la véritable raison de sa dépréciation, de sa dévalorisation, et des empêchements qu’on lui tend.  Telle est la véritable raison de sa répression. La seule vraie puissance est sociale et cela, bien entendu , fait peur.

Cela fait peur à certains mais cela soutient tous ceux qui s’y engagent ; par là ils découvrent le passionnant pouvoir de changer les choses, de modifier ce qui était établi, de contredire ce qui était prédit. Ils font des choses impossibles.

« Regardez travailler les bâtisseurs de ruines, ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes

Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur cette terre

Ils sont au bord de l’homme et le comblent d’ordures »  Paul Eluard

Cette semaine:  Des KroniKs plus courtes car deux jours ont été chômés

VSM Samedi :

Aujourd’hui nous sommes allés sur l’atelier habituel de la Villa Saint Martin ou la pluie nous a tenu compagnie pendant tout l’atelier .Malgré le froid et le vent qui soufflée très fort. Ainsi après de nombreux essais afin  d’installer la tente pour la « petite enfance », nous arrivons enfin à l’installer !

Petit à petit quelques enfants commencent à sortir de leur coquilles et nous rendent visite.

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Nous n’avons pas tardé à leur proposer un jeu collectif : cache-cache , qui d’ailleurs à très bien marché. Nous avons bien profité et beaucoup rigolé  ensemble.

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Très vite d’autres enfants se sont joints à nous pour jouer et l’ambiance a beaucoup changé, même sous la pluie, qui ne nous à pas lâché jusqu’à la fin. Mais le plus important c’est que nous avons bien profité de ce moment court mais très agréable.

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L’heure de goûter est arrivée et le nombre des enfants à augmenter un petit peu .Maintenant on est presque dix et nous profitons d’un verre bien chaud de chocolat et de beignets.

A bientôt !

Samedi 27 décembre

 Champlan           

Aujourd’hui, nombreux étaient les enfants en vadrouille à Paris ou ailleurs avec leurs parents. Nous sommes avec quatre enfants, Raoul, Ricardo, Iosiv et Cosmin. Nous décidons de rentrer au local pour des activités au chaud.

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Joëlle s’est occupée de Richardo en lui faisant travailler la lecture. Elle nous transmet son esprit positif. De notre côté nous jouons à « Jules », ce jeu qui familiarise les enfants avec les notions d’addition et de soustraction. Le jeu plaît à tout le monde

On voit d’ailleurs que la notion ou le signe (ou les deux) avaientt besoin d’être un peu clarifiée, même pour Iosiv malgré son âge plus avancé. Une partie très sympathique, pleine de rebondissement. Raul, lui, a très vite vidé ses cartes et à donc remporté le premier la partie.Il a alors fait des kaplas à côté de nous.

Des choses intéressantes se sont passées aux kapla. Raul a construit une tour qu’il voulait la plus haute possible. Je me suis mis à côté de lui en construisant une tour de la même manière mais en posant les kapla sur la tranche. Raul a compris qu’avec un nombre plus petit de kapla, on pouvait bâtir une tour plus grande. Il a commencé ensuite à mettre des ramifications à sa tour, qui n’ont pas tenu le choc. « Pourquoi ? », je demande. « Parce qu’il est fou » me répond-il. L’équilibre n’est pas loin.

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 Ensuite, lassés par le jeu, nous sommes allés faire de la peinture à la bombe sur les balançoires conçues par Kévin et construites par les enfants de Champlan. Nous avons peint, nous avons découpé une tour Eiffel, le principe de pochoir à écarquillés les yeux des enfants.

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Leur grande motivation et implications a été malheureusement engloutie par leur auto-dépréciation, ils m’ont demandé de dessiner et découper à leur place. Certains se sont mis à faire par eux-mêmes une fois lassés de mes refus.

Nous avons nettoyé ensuite nos dégâts,suite à cette activité salissante. Puis nous avons goûté.

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Nous sommes allés au camp de Champlan distribuer les peluches et cadeaux que nous avions reçus. Les adultes étaient amusés, les enfants ravis, les adolescents un peu déçus de ne pas trouver de cadeau de leur âge.

Rocade :

En cet après midi des vacances de Noël une dizaine d’enfants étaient présents.
Quentin et Flora ont installés une tente petite enfance qui, n’étant pas fréquenté par les plus jeunes en ce froid après midi, se transformera en un atelier musique, lecture et construction en bois.

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Kévin a fait des jeux de sociétés : crok-carott, halligalli et dobble étaient de sortie. Ils ont aussi fait un peu de mathématique avec un « memory calcul ».

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Puis la plupart des enfants sont venus préparer des beignets au sucre avec Laora.
Les plus téméraires ont fait un match de foot avec un adulte du quartier.

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Cet après midi était une bonne occasion de discuter du jour de Noël et des cadeaux.
Des mamans sont venues partager un thé avec Iasmina.

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Il tardait à tous de se réunir pour un chocolat chaud sur le tapis du goûter et de déguster d’excellents beignets.

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Jardin de Saulx :

Vendredi :

« Bonjour à tous et de très joyeuses fêtes et un bon Noël » c’était la phrase du jour car nous sommes très contents d’avoir pu se revoir aujourd’hui car on avait des choses à se dire et raconter ce que nous avons fait la veille de Noël.

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Quelques uns avaient un très grand sourire sur les lèvres, et d’autres un peu déçues, mais nous y voila tous au jardin , ou nous avons passé du bon moment ensemble et beaucoup rigolé.

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Malgré le froid on a pu travailler un petit peu mais en ce moment comme il n’y a plus de choses à faire a part préparer le terrain, on a vite arrêté  à cause du froid.

Ensuite, nous avons profité d’un bon verre de chocolat chaud et une tartine d’orange amer pour nous chauffer avant de prendre nos outils et les ranger dans le camion pour se préparer à partir vers le local.

A bientôt .

Lutter contre la triple pénalisation des pauvres et précaires

Contrairement à ce qui se passe dans le champ de la pensée du handicap, nous assistons de façon continue à l’identification que connaissent pauvres et précaires, au fléau qu’ils subissent . L’idéal d’inclusion pour eux , se renverse: ce n’est plus à la société d’aller vers eux, de combler vides et fossés  de compenser empêchements , discriminations et désavantages ; c’est à eux de faire sans cesse la preuve de leurs efforts, de leur bonne foi, et de se justifier.

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Etonnant parallèle que celui de la pensée du handicap et de la précarité. Alors qu’il n’est en théorie plus possible de coller à la personne « en situation de handicap » une quelconque étiquette d’handicapé, le pauvre et le précaire connaissent le destin inverse: tout ce qu’ils sont , toute leur histoire, leur culture, leurs habiletés et différences se trouvent effacées et annulées par une seule étiquette qui justifiera toutes les mises à l’écart: jeune des cité, délinquant, fondamentaliste, rrom…  Les exclusions et inégalités n’ont plus besoin de se justifier: elles sont contenues et autojustifiées par l’étiquette elle même. Il est sans conséquence et sans responsabilité pour la société, les institutions, le système économique que le « jeune des cités » soit sans emploi et en échec scolaire,  car … c’est un jeune des cités; de même pour la mise à la rue des enfants et familles rroms; c’est normal  puisqu’ils sont rroms, etc.

Bien  entendu, dans la vraie vie,  la réalité vécue par ceux qui la subissent , le handicap et la précarité ne s’opposent pas;  au contraire, même, ils  s’appuient l’un sur l’autre, car les personnes handicapées sont bien plus en risque de précarité que les autres. Et vice-versa. Pour autant l’inversion des mots d’ordre des logiques politiques reste édifiante:  la pauvreté et la précarité sont louches!

Nous assistons dans les faits à une triple pénalisation des pauvres et des précaires

La première pénalisation consiste dans les inégalités de vie elles mêmes qui se répandent dans tous les domaines de l’existence: santé, alimentation, éducation , conditions de vie, confort et sécurité.  Toutes les études indiquent d’ailleurs que , de ce point de vue,  les enfants ne sont pas plus préservés que les adultes, mais au contraire plus exposés encore.  Et le pire est encore que cette pauvreté des enfants se banalise à tel point qu’elle demeure invisible pour tous ceux qui ne veulent pas la voir.

Mais un second niveau de pénalisation se répand: les pauvres et les précaires sont aujourd’hui une seconde fois visés par la « responsabilisation » qu’ils subissent. Dans le cadre d’une politique de déclin des sécurités sociales, les pauvres et précaires sont priés « de s’activer », de se responsabiliser , de développer leur autonomie.

Ils sont perpétuellement renvoyés à leurs propres initiatives, démarches, savoir faire. On leur enjoint d’avoir du réseau, des ressources propres et de prendre progressivement en charge les injustices, les discriminations et les dénis qu’ils subissent.

Le pauvre et le précaire ne sont pas seulement pénalisés et humiliés parce qu’ils le sont;  Ils sont continuellement pénalisés parce qu’ils le restent. Ce qui relevait autrefois d’un état, d’une condition, et qui de ce fait n’impactait pas la responsabilité individuelle, est aujourd’hui vu et représenté depuis les politiques publiques, mais aussi les référentiels des travailleurs sociaux, comme une suite continue de choix irrationnels, la persistance de déficiences. Le pauvre et le précaire deviennent individuellement responsables de leur état, dans le cadre de parcours individualisés, de contrats et de projets, toujours  renouvelés.

On pourrait croire que cette double pénalisation pourrait suffire; mais ce serait sans compter sur le défi permanent que représente l’augmentation continue de la pauvreté et de la précarité au sein des milieux populaires. Seule une pénalisation croissante peut faire oublier une pauvreté croissante.  Voilà alors que se déploie la troisième pénalisation et la pire.

Après avoir été présentés comme les principaux responsables de leur propre précarité, les pauvres sont aujourd’hui accusés d’appauvrir les autres et d’être responsables de la précarisation générale.

Et on nous explique que ce sont les pauvres qui font les quartiers pauvres, les enfants en difficulté qui font les établissements difficiles: que les pauvres appauvrissent les villes, et qu’ils menacent le pays de déclin.

Attention , la pauvreté et la précarité seraient devenues contagieuses; la présence de ceux qui en sont touchés, apporte « la misère » à tout le monde.  Il faudrait les expulser de plus en plus loin des centres villes et même des quartiers pour « en finir ». Très sérieusement , nous sommes envahis par des théories de politique de la Ville et des politiques publiques qui expliquent que c’est la faute des pauvres, s’il n’y a  pas de richesse; qu’ils nuisent aux affaires; qu’ils font fuir les « bons habitants », les seuls qui « rapportent ».

Zombie moderne, le pauvre et le précaire devraient être dispersés, émiettés, rejetés, et il conviendrait de protéger la population saine de leur contamination morale et économique.

Cette troisième pénalisation des pauvres et des précaires est ainsi d’un genre nouveau. Elle n’est plus sur le modèle moral: elle est sur le mode sanitaire.

La pauvreté n’est plus vue sur le versant politique et économique (première pénalisation), et plus seulement sur le plan moral (seconde pénalisation), mais sur le mode de la sécurité sanitaire (troisième pénalisation).

Le pauvre et le précaire ne sont plus seulement justiciables de leurs conditions d’existence, ils pourraient à présent être poursuivis pour l’appauvrissement qu’ils font subir aux autres , pour les désagréments qu’ils leur procurent . Cette nouvelle voie est provisoirement expérimentée essentiellement sur les familles dites rroms (et certaines familles de quartier populaire) en attendant la généralisation .

Ainsi, après la responsabilisation , la pénalisation, nous voici engagés dans un processus de criminalisation des populations concernées.

Ce qui est perdu chemin faisant dans cette voie de la pénalisation et de la discrimination généralisée, c’est de prendre conscience d’une autre réalité. Ce sont les pauvres et les précaires qui luttent contre la pauvreté et la précarité. Ce sont eux qui inventent le savoir faire et le savoir vivre qui nous font cruellement défaut.

C’est en travaillant auprès des enfants et des familles populaires , que notre association fait oeuvre sociale et qu’elle s’enrichit d’une expérience unique. Elle expérimente des modes d’intervention sociale, de faire société et de faire communauté, dont nous avons tous un besoin urgent.

C’est en étant sur le terrain que nous nous qualifions, que nous imaginons ensemble de nouveaux outils, et de nouvelles pratiques  sociales.

Loin de nuire aux actions sociales, la prise en compte , la compréhension de la précarisation et de ses mécanismes, enrichit tout le monde et dote les acteurs sociaux, d’une nouvelle vision de leur métier, de nouveaux outils, d’une nouvelle conscience. Le bénéfice pour l’intérêt et le sens du social sont évidents, dans un contexte où le manque de sens des politiques menées mène au découragement continue des acteurs.

Lutter contre la pénalisation des pauvres et des précaires, c’est lutter contre l’appauvrissement et la précarisation de tout ce qui est social.

SAMEDI soir: notre grrrande fête de l’Hiver

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Ca y est, c’est ce soir, notre grande fête de l’hiver .  Tous nos édharents se retrouvent. Nous sommes très nombreux,, presque 200 au plus fort de la soirée.

Et il y a , comme chaque année, ..

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Un grand repas, un concert de Funk, des spectacles faits par les enfants.

Le groupe des 4 cousines péruviennes nous ont préparé une danse, ainsi qu’Hafasatou.

Mais la surprise de ce soir c’était LA PETITE FABRIQUE A VOIX: avec son expo visuelle et sonore.

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C’était beau de voir dans la grande salle des fêtes, tous ces portraits en noir et blanc de nos adhérents, enfants et adultes, avec un badge où ils avaient écrit le mot important qu’ils voulaient mettre en valeur.

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SAMEDI VSM 20/12/14

Il ne fait pas très chaud aujourd’hui, mais nous sommes là tout de même, plus motivés que jamais. Il y a Iasmina, Flora, Océane, Johanna, Quentin,Cosmin et moi (Lucie). Abdel est venu en renfort.

Il y a toujours de la boue, à cause des pluies de la semaine dernière. Pour cela, nous installons l’atelier au niveau des jeux et non en bas comme d’habitude, à part la tente petite enfance (c’est plus pratique pour planter les piquets)

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Nous installons en attendant que les enfants se décident … Qui veut faire un grand jeu ? Qui veut partir à la radio avec Quentin et Abdel ?

Au bout de 20 minutes, avec Johanna nous avons rassemblé cinq ou six enfants pour faire un grand jeu. Chaque équipe à une peluche qu’elle doit cacher dans une partie du terrain. Elle doit trouver la peluche de l’autre équipe sans se faire attraper et aller en prison… Ils sont bientôt une dizaine à courir sur le terrain.

SAM_6768 Nous enchaînons avec un Lucky-Luck, une chasse à l’homme, et une gamelle. Oula quelle énergie ! Alexis, le neveu d’Aline, est un vrai meneur de troupe ! Même Nabintou et Nagami sont contentes de courir partout.

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Pendant ce temps, sous la tente petite enfance, Flora fait de la musique et joue à la dinette avec Mélissa et sa copine. Elles sont rejoint par Raoul-Maurice, qui a défaut de petites voitures, jette son dévolu sur les maracas aujourd’hui.

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Et la cuisine ? C’est Océane qui est dessus cet après-midi, et elle compte préparer des cakes salés avec des olives… Miam ! Jessica l’aide au début, Hafsatou et Nabintou mettent la main à la pâte aussi.

A côté, Cosmin prépare le goûter des oiseaux. Il mélange le pain et les graines, avec du beurre fondu, met le tout dans des filets, prêt à être suspendus… Les oiseaux vont se régaler !

Nous avons réussi l’exploit de faire une partie de Dobble à 8 ! Grandes gagnantes de cette cohue générale : Awa et Camille !

Après cet après midi dynamique, tout le monde se pose pour le conseil de quartier ! Au programme : Les adieux à super Lulu qui a fini son stage, et notre commande au Père Noël (ça sera un Noel 2.O encore cette année… -_-)

Un goûter et puis voilaaaa ! Au revoir tout le monde !!

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CHAMPLAN

Aujourd’hui en arrivant à Champlain, séance corde à sautée collective sans attendre. Ça donne chaud et surtout ça motive !

SAM_6808 Et pour continuer sur la même lancé on enchaîne directement sur un bérêt, avec quelques petites règles réadaptées pour l’occasion !

SAM_6823 A la suite de toutes ses dépenses, il est temps pour Mariam et Charléne d’installer l’atelier dessin. Et c’est partie pour un instant créatif, plus calme, pendant que Nicolaé joue au ballon avec quelques garçons.

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Et vient l’heure de s’installer pour le goûter, tout le monde met la main à la patte, et la patte à tartiné fait main de la veille vient clore agréablement cette après-midi passée ensemble.

 

Samedi 20 décembre

Intermèdes Radio

Pour cette nouvelle émission, Abdel s’est joint à moi (Quentin) pour l’animation de l’émission. Nous avions avec nous Corentin (qui avait déjà participé), Théo (également) et Pierre.

Nous avons commencé par mettre en place la table d’enregistrement, encore une fois « on dirait une vraie » s’est-on dit entre nous. Ce faisant, nous avons discuté de sujets à traiter lors de l’émission. Sur proposition de Corentin, le premier sujet sera Noël. Le deuxième, sur ma proposition, sera sur le mot « société ».

Lors du premier débat, le mot Noël est associé directement au Père Noël. Aussi, on entend beaucoup « Noël n’existe pas » ou « Noël n’est pas réel ». Abdel et moi trouvons cette approche intéressante d’une certaine façon, et nous réorientons la discussion autour de l’utilité de ces repas de famille, de ce moment de cadeaux, etc… Nous passons par les cadeaux, ce qu’ont demandé les enfants à Noël. Chacun a une vision différente du cadeau. Pour certain c’est quelque chose d’obligé, pour Pierre, c’est une dépense pour ses parents. Pour Corentin, le cadeau lui est dû.

Lors du deuxième sujet, la société, Corentin parle de société au sens d’entreprise, c’est ce qui lui vient à l’esprit lorsque je lance le mot nu de société. Puis Théo évoque le « vivre ensemble »/ Ici, le débat prend une autre tournure. Sommes-nous en France dans une société d’êtres tentant d’avancer ensemble comme le suggère Théo ? Ou un ensemble d’êtres égoïstes qui coexistent. A partir de là, Corentin sera le principal intervenant, en combat verbal avec Abdel. Car Corentin considère la société égoïste (celle de Courcouronne en tout cas, le bâtiment C en particulier. La société du bâtiment D, ça va). Nous confrontons Corentin à son égoïsme lorsqu’il traite les autres d’égoïste, revendiquant même le droit de jeter de la farine à la figure de ceux qui ne daignent pas lui donner de bonbons…

Une émission intéressante. 30 minutes d’enregistrement. Le montage est en cours.

Vendredi 19 décembre

La Ruche : Maths et musique

Aujourd’hui à la Ruche, Ricardo, Raul et Fatima. Ils sont tous trois habitués de ce vendredi après-midi et y viennent avec le sourire. Je pense même pouvoir dire qu’ils y ont maintenant leurs repères et y trouvent un certain confort. Ricardo, que l’on a connu surexcité, ne tenant pas en place a été très content de jouer au jeu de Jules. Jules est un jeu qui introduit les notions d’addition et de soustraction en retirant ou ajoutant des éléments sur le visage de Jules selon la carte que l’on a dans la main.

SAM_6729 Chez Ricardo, l’exercice est trsè vite devenu facile. Pour Raoul, c’était une rencontre avec les signes + et – qui s’est très bien passée. Pour Fatima (plus jeune) c’était moins évident, mais les prémices semblent acquis.

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Ensuite, chacun a jouer à un jeu de logique qui consiste à ranger des dessins dans un tableau. La logique est assez naturelle chez tous les trois, le sens est là. Pour certaines séries de cartes, c’est moins évident.

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Ensuite nous avons fait de la musique ensemble. Pour Raoul, le rythme est une notion très abstraite. Fatima et Ricardo prennent à présent plaisir à se partager les rôles.

SAM_6742On a eu Fatima percussionniste et Ricardo flutiste, et on s’est fait un bon vieux « poum poum tchak » que l’on a pu pousser jusqu’au « poum poum tchak tchak ».

La prochaine fois, nous enregistrerons nos performances, je pense que l’écoute sera critique et propice au progrès.

Quentin Robinson

Rocade :

L’atelier fut très pluvieux et très venu mais aussi très goulu car nous ne nous sommes pas laissé décourager par cette atmosphère peu clémente ! En effet, nous avons installé un atelier cuisine sous le barnum au cours duquel nous avons confectionné avec Cheikh et Nani une pâte à tartiner maison…bien meilleure que du Nutella ( ! ) …et du pain à la poêle avec Kelyan, Nabintou et Nesrine…de quoi nous réchauffer et nous régaler à l’heure du goûter !

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Nous avons aussi installé une tante douillette pour les tout petits avec couvertures et jouets multicolores, multiformes et multisonores.

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Le vent a  décollé notre barnum à plusieurs reprises mais nous nous sommes accrochés et certains d’entre nous se sont transformés en sardines humaines pour maintenir le barnum bien encré dans le sol gadouilleux de la Rocade !

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Bref, malgré des conditions météo très peu favorable, nous avons passé un très bon  et chaleureux moment et n’avons pas manqué de rigoler. Une bonne quinzaine d’enfants en ont profité !

Eh bien je n’ai qu’une seule chose à dire, que la pluie et le vent reviennent nous voir, nous avons de quoi résister et ne manquerons pas de festoyer, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente !

Jardin de Saulx :

Vendredi :

Nous sommes de retour aujourd’hui sur l’atelier de jardinage a Saulx-les-Chartreux ou malgré la pluie, les fidèles amies sont au rendez vous et répondent« présentq» et nous prenons le départ vers le jardin. Des notre arrivée nous installons notre atelier, prenons les outils nécessaires mais aussi notre « cuiseur à bois », pour réchauffer nos batteries car la pluie n’à pas cesse de tomber; mais ça nous à pas empêcher de continuer notre séance sous la pluie. Avec un peu de patience Charlène a enfin réussi à allumer le feu pour nous permettre de se réchauffer car cependant Cosmin et Nicolae était en train de retourner la terre, et Jean Jacques avec Eric se sont occupé de charger les brouettés avec le fumier car ensuite Jessica et Franck de l’étaler sur les parcelles.

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Le bonne humeur et la bonne ambiance à été assuré encore une fois par le « maître du rire », Eddy qui malgré le fait qui tenait deux verres de chocolat dans les mains et buvais n’à pas cesse de parler et de nous poser des questions sur le fonctionnement du cuiseur a bois.

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Mais tout ça étant dit nous nous nous arrêtons la pour en profiter tous d’une tartine et un verre bien chaud de chocolat en chantant et jouent sur la petit musique d’Eddy de Patrick Sébastien « les Sardines » si non dans le pire cas « no no no,Nicolas »création propre d’Eddy.

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A la prochaine !

 

JEUDI

Skate-Park 18-12-2014

Nous installons l’atelier un peu tard au skate-park avec Aline, Flora et Mariam. Aujourd’hui avec Flora nous tentons une nouvelle installation du tapis petite enfance. Nous le regroupons avec celui des livres et le dessin. Nous pensons que cela pourrait influer un nouveau souffle dans les dessins des enfants d’écouter des histoires, ou même de jouer en même temps…

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On éparpille les peluches au milieu de Petit Ours Brun et Mandarine la Petite Souris Grise. Pendant ce temps, Aline installe son tapis jeux de société et Mariam attend les grandes pour préparer la chorégraphie de la soirée conviviale de samedi.SAM_1085

Les enfants arrivent, Emret et ses copains se précipitent sur les nouvelles petites voitures. Lydia, Cassandra, et Fatima demande des histoires. Bébé Ours à un bobo, Mandarine et les histoires sur les papas rencontrent un franc succès. Lydia manipule les poupées et les hochets pour bébés tout en écoutant les histoires.

Puis on passe aux dessins. La petite sœur de Lydia arrive à se poser plus de deux minutes devant sa feuille, Lydia boude parce qu’ elle pense qu’ une grande lui a piqué ses craies et son bout de carton… ça pleure un peu…

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Les mamans discutent, on distribue nos sachets de kiwis. Et c’est déjà l’heure de goûter !
Que c’est passé vite !

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Lydia s’est endormie sur les marches, les tartines à la confiture de framboise défilent, le chocolat passe tout seul (dans un biberon pour certaines!).

Au revoir !

La croix breton 18 décembre 2014

Au commencement une équipe de 4  robinsons posèrent leurs valises remplies de divers jeux et de nourritures en abondance,  sur une terre   appelé La croix breton. Il n’y avait personne : enfants, adultes, personne ne leur apparaissaient au loin. Alors pour s’occuper ils se mirent à jouer à un jeu dénommé le jeu du menteur.

SAM_6721 Les regards cherchant un possible indice prouvant un potentiel mensonge fusent et  les rires aussi. Puis au loin apparurent quelques têtes brunes, blondes chapeautées  qui sont venu enrichir ce moment. Certains ce sont mis à jouer au football, d’autres au Kapla, des parties de cache-cache ce sont improvisés …

SAM_6719 Et à la nuit tombée illuminée par les lampadaires, nous avons festoyé autour d’un gouter. Un commencement mitigé et une fin animée, voila la rime de ce moment unique.

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Bonne journée a tous nos lecteurs

Signée une Robinsonne,
La Ruche

Le jeudi c’est le jour de l’expression corporelle. Leïla, Laura et Océane accueillent les enfants de Wissous au sein du local.

Aujourd’hui il n’y a que deux garçons mais cela n’empêche pas qu’il y ai du dynamisme et de l’excitation dans l’air.

Pour commencer, Leïla propose de faire un petit jeu, elle demande aux enfants de marcher du façon particulière (à cloche pied, en arraignée…) puis à son top tout le monde s’arrête et par petit groupes ils doivent « coller » une partie de leurs corps.

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Cette activité les fait beaucoup rire mais ils sont excités et ont donc du mal à restés en place.
Après ça, Leïla propose un autre exercice. Comme la semaine dernières, un à un puis deux par deux, ils font des roulades sur les tapis en essayant de ne pas partir sur le côté… Ce n’est pas gagné pour tout le monde, mais ils essayent tous !!

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Après ça, les enfants se mettent deux par deux et l’un dessine les contours de l’autre sur une grande feuille de papier, ils le découpe ensuite puis pour finir ils les décorent. Les résultats sont plutôt chouette et très marrant ! Cela permet aussi de calmer les enfants.

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Enfin nous nous retrouvons tous autour d’un bon goûter bien mérité après les efforts fait pendant l’après-midi.

SAM_0169On entends que les mouches voler, tout le monde est concentré sur son chocolat chaud et sa tartine.

MERCREDI

Bel-air 17-12-2014

Lorsque nous arrivons sur Bel-Air, Johanna, Iasmina, Mariam, Océane, et moi (Lucie), Timothée et ses copains sont déjà là, avec leur ballon, mais nous ignore superbement… Ok… Essayons avec ça ! On sort la corde à sauter, et notre ustensile magique. Une enceinte touuuute petite, mais méga puissante avec dessus Logobitombo/Lonssier Tombola… Et c’est parti !

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Tout le monde saute à la corde ou joue au foot. Emna arrive avec son petit frère Ahmed, et un super ballon de foot de la Ligue des Champions. Tous les autres le regardent avec envie, Ahmed est ravi !

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Voila Fatima et Sidi qui arrivent en courant ! Sadio a un peu de mal à suivre ^^

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Les filles continuent de danser. Emna me demande de jouer avec elle à la pétanque, Arnaud et son copain nous rejoigne. Nous nous transformons en papy et mamy qui allons jouer aux boules… Emna gagne les deux parties ! Mais le terrain n’est pas terrible…

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Je vois le petit Zacharia qui tourne un peu un rond. « Ça te dirait de construire une tour avec les Kaplas Zacharia ? ». « Qui va jusqu’au ciel ? » me demande Ahmed qui vient de nous rejoindre. Heu non… Utilisons tous les Kaplas et voyons combien il nous reste pour atteindre le ciel.

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Et bin, on a fait un super château fort… (Avec ascenseur et tout) Trop beau, j’étais très fière !

Les filles dansent toujours. Avec Sidi, on part faire un petit tour. C’est notre petit rituel de Bel-Air. On va constater l’avancée des travaux, on regarde les motos, les voitures qui passent…

Retournons vers les autres, c’est l’heure du goûter ! Ah, Awa est arrivée  juste pour les tartines et le chocolat ! Les tapis ont bien bu le chocolat aussi… Pas grave ça se lave… !

Allez zou ! On remballe !

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Mercredi :

Il pleut, il pleut, il pleut ……encore !!

Aujourd’hui nous sommes allés à la demande des enfants malgré la pluie au jardin car ils avaient envie de travailler, peu importe qu’il pleuvait, que le vent battais, la séance à été assuré par Ricardo et Lorena pour leur bonne plaisir.

SAM_0092 Mais la pluie n’à pas cessé de tomber et malgré nos efforts nous étions ravi de le voir que même si sur des mauvaises conditions météoriques « on à assuré », exclame les enfants.

SAM_0097On pouvait très bien voir la fierté de chacun en travaillant, et surtout l’accomplissement d’une tâche qui n’était pas du tout facile dans ces conditions.

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Mais pour ne pas trop rester sous la pluie nous avons pris notre goûter sous la serre avant l’heure et profiter d’un verre bien chaud de chocolat et une tartine à fraise.

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Au revoir.

Mercredi 17  décembre

Aujourd’hui, des enfants de Wissous et de Champlan sont venus nous rejoindre dans les locaux de l’Association. « Bunà Ziua ! »

Les plus gourmands ont confectionné des crêpes avec Laura et Leïla, pour un goûter coloré….

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D’autres enfants ont fait germer des graines de haricots nains en compagnie de Quentin et de Charlène, qu’ils ont placées à l’extérieur pour qu’elles puissent puiser à la source de lumière….

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D’autres encore ont découvert ou redécouvert des instruments de musique variées, jouant toutes sortes de rythmes, avec une gamme de sons très originaux, tout dans l’improvisation ! Belle expérience de jouer ensemble, sécouter, se répondre, en écho …. Et nous avons aussi dansé !

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Les jeux de construction ont également eu beaucoup de succès, tout en hauteur !

Pour finir dans la bonne humeur, rien de mieux qu’un petit boogie woogie !!!

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Enfin, grâce à nos cordons bleus, nous avons eu l’honneur de déguster d’excellentes crêpes…bleues !!! « Va multumesc ! », sûrement pour remplacer le bleu du ciel qui aujourd’hui était tout gris, mais même au cœur de l’automne, nous n’avions pas le cœur monotone, et nous nous sommes quittés le cœur joyeux, à bientôt à tous, « la revedere » les enfants!

En biologie les enfants ont mené une expérience en suivant les indications de Quentin. Ils ont préparé plusieurs pots contenant de l’eau et de la terre, ou bien de l’eau et du sel avec un sopalin en partie imbibé. En attendant qu’une réaction se fasse visible nous avons d’abord préparé des assiettes avec du sopalin imbibé pour mettre des graines à germer. Puis Quentin a expliqué la différence de volume entre une même masse d’huile et d’eau.

Et les découvertes sont allées encore plus loin avec le jeune Cosmin, à qui Quentin a expliqué les rotations de la terre sur elle-même puis autour du soleil, son inclinaison et les saisons. Nous avons profité du temps du gouter pour montrer le résultat de la première expérience menée. Le sopalin, comme les arbres, puise dans l’eau que ce qu’il veut ! et laisse au fond terre et sel.

KroniKs des Robinsons de GRENOBLE: MME RUE TABAGA

Atelier de rue – Samedi 20 Décembre 2014

Aujourd’hui, avant que tous les enfants arrivent sur l’atelier de rue, Mélody a souhaité consacrer un petit temps en individuel avec Kenzo, âgé de 12 ans, autour d’un jeu de société : le mastermind. Moment privilégié fortement apprécié par celui-ci.

De nouveau réparée, la carriole a pu rejoindre l’atelier de rue à notre grande satisfaction. Etant donné qu’aucun atelier cuisine n’était prévu aujourd’hui, j’en ai donc profité pour utiliser la carriole en y installant mon projet d’interculturalité. Pour cela, j’ai mis à disposition des enfants des feuilles blanches, des feutres, des ouvrages sur la vie quotidienne dans différents pays ainsi qu’une mappemonde. Occupée à installer le reste de l’atelier, j’ai laissé les enfants prendre connaissance du matériel présent sur la carriole. A mon retour, j’ai pu échanger avec quelques enfants sur la localisation de leur pays d’origine sur le globe terrestre. Je fus étonnée de constater que certains ne parvenaient pas toujours à bien identifier les pays et continents représentés. Voyant les enfants peu réceptifs à mon approche et peut-être étant moi-même peu disponible, je suis allée à la rencontre de deux nouvelles familles en lui proposant du thé puis j’ai fait la connaissance d’Ali, 11 mois, le petit frère de Hamza et Hasna.

En parallèle, l’atelier cirque, qui avait plutôt bien commencé, a progressivement était délaissé et le matériel mis à disposition très vite détourné. Ainsi, en accord avec Mélody, nous avons décidé de le remplacer par l’activité maquillage. Activité que nous avons emmené avec nous dans la carriole mais pas encore sorti puisque tous les enfants semblaient être déjà suffisamment bien occupés et que nous étions « seulement » quatre permanents présents pour environ une quarantaine d’enfants. En effet, l’atelier maquillage nécessite une présence constante et une vigilance accrue concernant l’utilisation et le respect du matériel mis à disposition.

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Au moment du rangement, malgré la présence de quelques parents, nous avons vite été submergés par l’ampleur du travail face à la faible participation des enfants. Difficiles pour certains de s’arrêter alors que leur créativité battait son plein (séances de maquillage, dessins) ; tandis que d’autres tentaient d’attirer l’attention sur eux de toute les façons possibles. Ce chaos s’est poursuivi jusqu’au goûter. Dans un brouhaha général, Mélody annonça que samedi prochain, en raison des fêtes de fin d’année, l’atelier de rue sera réduit à un simple goûter du fait de la seule présence de Marco.

Aujourd’hui, beaucoup d’enfants étaient en recherche d’attention et de relation privilégiées avec le permanent. Cela se manifestait par des attitudes de repli, des mots empreints de souffrance et de solitude avec un sentiment d’abandon. Situation que j’illustrerais par le proverbe suivant : «Mets un peu d’écoute sur ta parole, mais surtout, toute ton attention sur tes actes»Sébastien Night

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

en stage à l’association Mme Ruetabaga

 

 

 

 

 

Casser l’ambiance

En cette période de Noël, combien il est difficile de parler « d’ambiance »! Alors, de la « casser », il vaut mieux pas…  Pourtant quel bel exemple d’ambiance, que ce temps qui remue les tripes de tant d’entre nous, qui attise frustrations, espoirs et craintes.

Ainsi est faite l’ambiance: c’est du calme, de la sérénité et de la joie au dessus; le chaos du coeur en dessous.

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Maria Montessori faisait de son « ambiance » un concept phare de sa pédagogie. Il fallait à ses groupes, à ses structures une sérénité à toute épreuve. La réussite de ses techniques se mesurait justement en cela qu’elles semblaient littéralement « pacifier  » et venir à bout de l’agitation enfantine.  Elise Freinet opposait, quant à elle, cette ambiance montessorienne « des beaux quartiers » à l’ambiance chaleureuse, mais fiévreuse des classes de coopérateurs populaires.

Dans les classes Freinet, ce n’était ni le calme , ni la tranquillité qui s’imposaient, envahissaient l’espace,  impressionnaient tout un chacun: c’était l’Energie à l’état pur, à l’état brut. Certes une énergie tranquille, paisible, sans doute, … mais nulle pacification!

Casse l’ambiance celui qui rappelle que l’apaisement est nécessaire mais que la Paix est impossible, tant que durent les injustices, le affronts à la dignité, les mises à la rue, les expulsions et les vies trop vite fripées.

Dans les groupes de travail pédagogiques, dans les équipes, dans les structures socio éducatives ou d’éducation populaire , se répand malheureusement le besoin d’une ambiance de consolation. Le but n’est plus d’agir, de construire , de bâtir, mais de se remonter le moral entre nous.  A chaque personne qui prend la parole pour exprimer un juste découragement devant les tâches à accomplir, qui exprime ses craintes ou ses difficultés on répond des paroles pseudo apaisantes et des conseils de « prendre soin de soi » et de prendre de la distance .

Une sourde morale du retrait , du repli , de réserve , règne dans tant de collectifs de travail. La solidarité n’y est plus exprimée pour prendre des risques ensemble, mais pour s’excuser mutuellement et par avance de tous les renoncements à venir.

Chacun semble partager la peur de l’autre, et y rajoute la sienne. De l’extérieur tout cela fleure bon la gentillesse et la convivialité. On échange des paroles douces, mais « automatiques », des encouragements stéréotypés, des compliments impersonnels et génériques.

L’ambiance de consolation n’ a pas d’autre objectif, pas d’autre but que de nous faire oublier l’ambiance de désolation qui nous entoure socialement.  Cet entre soi « doucereux » n’exprime rien d’autre que la peur du dehors et la douce tentation de l’impuissance.

On ne changera plus rien à l’Ecole? Pas grave on se replie sur sa classe; on se replie sur ses murs, son institution ou ‘la petite bulle » qu’on se préserve. Aux ambitions éducatives, sociales, politiques, on substitue quelques objectifs de conserver ici un détail, ailleurs , une exception.

On est responsables de ce qu’on regarde. « L »homme est responsable du sens qu’il donne aux signes », disait Sartre.  On devrait parler à l’inverse de la responsabilité de ce qu’on ne regarde pas et du sens que l’on refuse de donner ou d’admettre.

Plutôt que de s’en prendre à ceux ou à ce qui « brisent l’ambiance » , on ferait mieux de s’en prendre aux racines des choses, à leurs causes, à leurs processus , à leur globalité.

S’il est vrai que nous ne pouvons avoir d’impact que sur ce qui est local, ce qui nous entoure, ce à quoi nous sommes mêlés,  cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à comprendre ce qui agit et à démasquer derrière la circonstance la logique et les politiques à l’oeuvre.

Vouloir voir au plus près n’implique pas d’être myope.

Ce n’est pas d’ambiance dont nous avons besoin, ni de repos, ni de consolation. Nous ne sommes pas fatigués par ce que nous faisons , mais parce que, ce que nous faisons est systématiquement détruit. Nous sommes atteints par  la non reconnaissance, la destruction de nos efforts, le manque de soutiens nécessaires.

Si nous ne cassons pas l’ambiance, cette ambiance à laquelle se raccrochent ceux qui se bercent encore, … c’est  l’ambiance qui nous cassera.

A Robinson, en cette période de Noël, nos fêtes ont succédé à tous nos partages. Nous dansons, nous chantons, nous chauffons les salles , comme les espaces extérieurs. Face au froid qui a envahi nos ateliers, à nos incertitudes, à nos craintes non seulement pour nos lendemains, mais pour le lendemain de tous ceux qui sont avec nous,  nous ne cherchons aucune pacification. Nous rassemblons toutes les énergies ; nous célébrons l’instant présent, le groupe que nous formons. Nous rassemblons nos forces: nous changeons l’ambiance.

Danser sur les ruines, est une évidence pour tous ceux qui travaillent dans les interstices, les terrains invisibles et décriés de la réalité sociale. C’est une nécessité pour célébrer le désir et l’énergie de changer les choses, croire en la vie.

Mais nous ne dansons pas sur les ruines, pour nous réjouir que le mur sur lequel nous nous appuyons , tienne encore, ou pour espérer que nous pourrons acquérir un jour ces ruines à crédit!  Si nous dansons sur les ruines, c’est parce que s’ouvrent tous les chantiers de nouvelles constructions, sur de nouvelles bases et de nouvelles fondations.

Samedi 13 décembre 2014

 La VSM

Il pleut, il pleut et il pleut encore…. ça ne s’arrête pas mais il faut y aller quand même !!

On décide de ne monter qu’une seule tente…

On met les jeux de société et les instruments de musique et on attend… Pas longtemps !

Voila Djanké, Anna, Patricia et Raoul Maurice qui ont bravé le mauvais temps pour venir nous voir ! Ça c’est gentil !

Ils attaquent une partie de Croque-Carottes tandis que Marion (notre future stagiaire ?) essaye de coincer Laura au Ni Oui Ni Non. Eddy boit du thé avec Mariam et Leïla. Ah ! Voilà Jessica qui arrive en courant !

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On sort les instruments de musique. Laura nous chante des chansons de Noël roumaines, on apprend à dire Père Noël dans sa langue, nous on lui apprend Petit Papa Noël et Mon beau sapin.

On tape sur les tambours et sur le gong encore un moment, puis je (Lucie) propose de faire le jeu de Dans ma Cabane Sous Terre. On se met tous en rond, et on chante la chanson en se tapant dans les mains ! Attention « One, two… Three ! » C’est Mariam qui gagne finalement !

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Kelliane et Mélissa nous on rejoints. La tente affiche complet, on se tient chaud. Les filles nous apprennent le jeu de la noix de coco. C’est difficile, mais c’est joli à regarder ! On fait un Lucky Luck pour terminer et voici Laura avec les baguettes du goûter !

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On a fini le thé il y a longtemps, heureusement il reste le chocolat chaud et les sirops pour accompagner les tartines !

Heureusement que l’atelier touche à sa fin, la tente se transforme en véritable piscine et les chaussures sont toutes mouillées !

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J’espère que la semaine prochaine il fera beau….

Samedi 13 décembre 2014

Champlan

Aujourd’hui le temps pluvieux et le sol boueux du camp de Champlan ne nous tendaient pas les mains, mais au contraire emplissait nos pieds de boue. Cela ne nous a pas empêchés de poursuivre notre activité… à la Ruche !!!

SAM_6691 Dans une salle chauffée et nos pieds nettoyés les enfants ont pu se mettre au travail. Au programme : jeux d’écriture, coloriages, calculs mathématiques pour les plus grands. Les Robinsons se sont métamorphosés en de véritables et authentiques professeurs. Les maths et autres, ça creuse.

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On est donc descendus à la cuisine se restaurer d’un chocolat chaud maison préparé par les enfants à la Rocade, de tartines à la pâte de Speculoos, de sirop de grenadine et de fruits, ne les oublions pas. Chez les Robinsons, on fait de bonnes tables !

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Bonne journée à tous nos lecteurs !

Signée une Robinsonne!!!

vendredi 12 décembre

La Rocade

Aline, Mariam et Johanna se sont occupées de la permanence. On leur dit un grand BRAVO !!! Parce que ce n’était pas simple… Il pleuvait et il y avait beaucoup de vent, les tentes s’envolaient et il n y avait pas d’enfants… Elles ont réussi à monter le barnum pour le groupe Tchekchouka qui venait pour sa dernière répétition avant la représentation !

Mariam et Johanna se sont ensuite attelées à la cuisine. Au menu : chocolat chaud maison (avec plein d’épices, miam), crème chantilly et cookies !

Premier problème : il n y a qu’une seule bouteille de gaz et le temps presse. Il faut choisir entre le chocolat chaud et les cookies…. Chocolat ce sera !SAM_6662

Leila est arrivée avec les jeunes de Champlan pour danser. Iasmina et moi (Lucie) rejoignons le groupe quelques instants plus tard. Corinne discute avec Rachida qui n’a plus de voix, les garçons font un foot, Leïla installe la slackline… Mais qu’est-ce qu’il ne fait pas beau….SAM_6647

La tente petite enfance est déserte, il n’y a pas plus de monde à celle des jeux de société… Allons faire un tour à la cuisine puisque c’est ainsi ! Hafsatou et ses copines tiennent compagnie à Mariam qui remue le chocolat dans la marmite. Il fait bien chaud près du feu. Johanna fait monter la crème et le sucre pour la chantilly avec Fatima et Inès. Ça commence à ressembler à quelque chose…

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Allez hop c’est prêt ! On propose nos supers chocolats (dans un verre, mettre le chocolat, recouvrir de chantilly, puis parsemer de petites billes de toutes les couleurs), aux musiciens et aux danseurs qui les acceptent avec plaisirs !

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On a un peu de mal avec le rangement, mais une fois que le camion est rempli, on peut, à notre tour, savourer ce bon goûter !

Au revoir ! A la semaine prochaine !

Disneyland

Les Robinsons chez Mickey ?! Ca sonne faux ?! C ‘est ce qu’on pourrait croire. Mais en fait, nous avons bénéficiez d’une journée au parc, via la Voix de l’enfant (organisateur de la Fraternity Cup) et nous nous sommes dit que ca ferait un beau cadeau pour les enfants du bidonville de Champlan. Nous avons trouvé du sens à offrir la possibilité à ces enfants privés de tout, et qui seront bientôt expulsés, de rêver un peu.

Nous sommes parties, Maria, Iasmina et moi avec 6 loulous : Lorena, Roberta, Denisa, Susano, Ricardo et Ionut, un cocktail explosif, qui nous en a fait voir de toutes les couleurs !
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C’est vrai que ce fut une journée, un peu compliquée mais je ne regrette pas. Et puis, tout n’était pas de leur fait.

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Sous la pluie battante, nous avons eu un soucis avec les essuie-glaces de la camionnette qui nous a obligés à sortir de l’autoroute en urgence pour les faire réparer.

Nous sommes arrivés au parc avec plus d’1h30 de retard, avec des enfants ne tenant plus en place, et toujours accompagnés de la pluie, bien que plus légère.

Nous nous sommes dépêchés de trouver un endroit pour manger, après avoir récupéré les billets, les bracelets pour la soirée, et Iasmina, venue en transport et qui nous attendait depuis 10h !

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Nous avons mangé des sortes de kebab dans le snack « Hakuna Matata ». Après quoi, nous avons grimpé dans « l’arbre des Robinsons », pour la plus grande joie des enfants, ravis de découvrir un arbre à notre nom. Je leur ai expliqué l’histoire et ils posaient plein de questions : » qui dormait dans ces hamacs, pourquoi il était tout seul sur cette île, pourquoi il s’appelait Robinson comme nous…. »

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Nous avons ensuite déambulé dans les différents univers du parc, ce qui constituait déjà une attraction pour les enfants, les décors d’Aladin, les ponts suspendus, le train de la mine au loin, le château de la Belle au bois dormant…Nous nous sommes arrêtés pour faire un tour de manège et monter sur le dos de plein de Dumbos, l’éléphant volant. Je suis montée sur un rose avec Ricardo et Ionut et les enfants le faisaient monter et descendre, tout contents de se retrouver la-haut. En descendant, tout aussi ravis, Susano et Ricardo qui n’en n’étaient pas à leur première bêtise, se sont mis en tête de secouer notre éléphant…
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Il était grand temps de quitter les lieux et de retourner au Disney Hôtel, où j’avais récupéré les places et où nous étions attendus par l’équipe du magazine « Au Féminin », organisateur de ce Noël pour les enfants. Nous avons récupéré des cadeaux pour les enfants mais c’était une erreur de leur part : ce n’était pas pour nous mais pour le secours catholique. Heureusement qu’on ne les avait pas distribués car ils nous les ont repris au moment du dîner. Martine, présidente de la Voix de l’enfant viendra nous en déposer d’autres, directement au local.

Bref, nous sommes retournés au parc et sommes tombés sur la fin de la parade de Noël, et ce, sous la neige ! Nous visitons ensuite le château de la Belle au Bois Dormant, moment très attendus par les filles. Nous sommes même descendus voir le dragon, qui a fasciné tout le monde. » C’est un vrai dragon ? » me demande Susano. » Oui, sinon il ne serait pas attaché. Alors, tiens toi tranquille, on ne sait jamais ! »

Après quoi, nous avons juste le temps d’aller au manoir hanté pour se faire encore un peu plus peur.

On se dépêche de retraverser le parc car nous avons rendez-vous au restaurant le Blue Lagoon avec son ambiance du film « Pirate des Caraïbes ». Nous sommes en retard mais nous arrivons dans une ambiance festive et décontractée. Pour nous, les adultes, ce sera enfin plus décontracté aussi : nous sommes accueillis par des danseurs tahitiens et leurs colliers de fleurs ! En chemin, vers notre table, on nous sert des cocktails de jus de fruits et de petites bouchées délicieuses ! Tout le monde est enfin au chaud et au sec, nous ne risquons plus de perdre les enfants et nos ventres vont se remplir de mets délicieux ! Le dîner est animé : danse, musique et chant de Tahiti, maquillage, et tours de mentaliste. Seul regret, nous avons raté le coche pour se faire photographier. Qu’à cela ne tienne, nous prenons nous même de jolies photos !

C’est maintenant l’heure du spectacle « Dreams », au pied du château de la Belle au Bois Dormant. Le temps est enfin en notre faveur, la pluie a cessé. Place aux feux d’artifice, jets d’eau, lumières et projections de dessins animés sur le château; c’était magique, et inoubliable pour tout le monde.

Sur le chemin du parking, nous prenons les derniers clichés près des illuminations et du grand sapin. Les enfant sont plus calmes, pourtant Susano et Ricardo trouveront le moyen de se bagarrer une dernière fois pour arriver le premier au camion. GATAAAAAAA !!!!!!!!
Une fois tout le monde installé, il ne faudra que 5 minutes à toute cette marmaille pour s’endormir, après nous en avoir fait baver toute la journée. Le silence s’est installé à l’arrière, et nous nous retrouvons entre nous et je me rends compte que malgré tout c’était chouette de vivre ça tous ensemble. Nous ne savons malheureusement pas jusqu’à quand nos relations pourront se maintenir, maintenant que l’expulsion est imminente. Le retour, contrairement à aller se fera sans encombres et tout le monde sera bientôt chez soi.

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Vendredi 12 décembre

Spectacle de danse des Balkans avec Tchekchouka.

Voilà maintenant 4 vendredis que nous répétons sur l’atelier de la Rocade pour être fin prêts pour notre représentation et ce soir c’est le grand soir.

Au local, nous avons poussé les murs pour que le spectacle ait lieu dans la pièce de vie.

Les garçons se sont fait beaux et se mettent doucement dans l’ambiance, tandis que les filles sont encore dans la salle de bain… Laura nous prête des robes, j’ai apporté du maquillage et des fleurs pour nos cheveux, et nous avons aussi des foulards à nouer sur nos hanches.

Il y a Rebecca, Andrea et Hafsatou du côté des filles, et Andreï, Iosif et Ronaldo chez les garçons. Dommage, il nous manque Denis et N’daye

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J’encourage spécialement Hafsatou, qui n’est pas la plus à l’aise car au final, elle est la seule du quartier. Tous les autres sont des jeunes de Champlan, pour qui ce folklore n’est pas inconnu.

Nous proposons pas moins de 3 chorégraphies en cercle, et en ligne, et nous invitons notre public à nous rejoindre. Nouria, la danseuse du groupe d’artistes fait aussi des solos et chante pendant que nous nous préparons pour la suite. Francesca, venue voir son petit frère Iosif, dansera avec nous. Lili, la mère de Rebecca est venue aussi, accompagnée de son conjoint. Il y a aussi Madalin, qui, en plus d’être notre ancien collègue, est le grand frère d’Andrea et Andreï. Nous avons également invité une de nos nouvelles adhérentes, Marie-Lourdes et sa famille, mais aussi Marie-Hélène et Pascal de l’ASEFRR. Nous sommes en petit comité car la Ruche ne nous permet guère mieux.

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Nous finissons par un petit apéritif autour d’un verre et de chips et disons au revoir aux artistes, qui ont l’air contents malgré leur 4 répétitions sous la pluie ! ;)

Vendredi 12 décembre

la ruche : maths et musique 

Aujourd’hui, nous avions Fatima avec nous, seule, parce que les enfants de Champlan étaient tous à l’école, ce qui est une bonne nouvelle.

Nous avons commencé par des exercices de mathématiques où il fallait reconnaître le long et le court puis nous avons abordé les additions. Fatima a très bien compris.

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On a joué de la musique on soufflant et en tapant sur des bouteilles en verre. Fatima a exercé sa bouche pour la positionner de la bonne façon et a manié l’intensité de son souffle.

Son oreille a remarqué que les mêmes bouteilles donné des sons différents si elles étaient remplies de différentes quantités d’eau.

Fatima saisit assez facilement les pulsations des rythmes que je (Quentin) joue. Nous avons ensuite exercé sa mémoire en lui faisant répéter un rythme plusieurs fois et en l’allongeant progressivement. Puis, pendant qu’elle frappait les bouteilles, je soufflais dedans, nous étions à l’unisson. Fatima a pris plaisir à me manipuler lorsque je devais la suivre dans ses délires musicaux.

Nous avons ensuite sorti le petit clavier rouge, et surprise j’ai joué les mêmes notes que les bouteilles, elle les a reproduites très vite.SAM_1010

 

Seule avec deux adultes, Fatima a été très sollicitée. Nous nous sommes un peu détendu en écoutant Michael Jackson, nous avons tapé dans nos mains, Fatima semble décidément avoir le rythme dans la peau, comme on dit. Nous avons goûté de gogosh et d’un chocolat chaud. Fatima trempe ses beignets dans son chocolat, c’est donc vraiment quelqu’un de bien.

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Jardin de Saulx :

Vendredi :

Cette  après-midi nous la commençons avec beaucoup d’envie de travail car tous, on était impatients de se retrouver pour parler plus de notre sortie d’hier où nous avons pu profiter d’une belle journée malgré le froid, mais pour aujourd’hui on va tous mettre la main à la patte pour cueillir les navets et ensuite les partager entre nous pour une bonne soupe fait-maison.

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Un bon travail en équipe qui nous a permis de valoriser les compétences de chacun d’entre nous et de les apprécier. Cueillette des navets, préparation des parcelles, étalage de fumier pour l’engraissement, tout ça ensemble malgré le froid qui nous gelé les doigts, nous avons réussi une belle séance de jardinage.

 

Mais le temps passe trop vite et nous avons bien avancé dans les tâches de la journée et on profite enfin du départ du jardin avec un verre bien chaud de chocolat pour nous réchauffer.

A la prochaine!

Jeudi 11 décembre 2014

Projection au local

En ce jeudi soir, nous nous sommes retrouvés pour regarder le travail fait ensemble.

Le 27 mai dernier et le 7 juin dernier, nous avons tourné un procès dans le camp de l’usine Galant (expulsé le juin) puis au camp de Champlan. Dans ce film, nous faisons le procès de l’Etat, largement mené par Maître Laurent Ott, avocat de l’accusation, qui reproche à l’Etat de violer le droit à l’éducation, le droit à un logement décent, le principe d’égalité.

A l’heure du rendez-vous, il n’y avait presque personne, nous avons pris peur. Mais ça s’est rempli, surtout quand Leïla est finalement arrivé du camp de Champlan avec un camion rempli de public.

Nous avons regardé avec plusieurs habitants de Champlan qui apparaissent dans le film, ce procès qui dure maintenant cinquante minutes.

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Certains ont été intéressés par ce sujet trop méconnu qu’est le droit global (non) appliqué aux familles rroms. D’autres ont bien rigolé en regardant leurs bouffonneries à l’écran, comme Susanu. On en a parlé, on s’en est amusé, nous sommes plutôt contents de ce travail, en tout cas, beaucoup veulent le revoir, une session gravure de DBVD est en route pour toutes les demandes. Ce n’est pas la dernière fois que l’on montre ce film !

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Pour une première projection dans la grande salle du local, c’était plutôt agréable. Le matériel, la qualité et la chaleur humaine ont travaillé de concert pour cette jolie soirée.

A la ruche : Expression corporelle

Johanna et moi sommes allés chercher des enfants sur le camp de Wissous pour notre séance hebdomadaire d’acrosport ! Nous connaissons ces familles depuis deux mois mais nos relations sont encore fragiles et aujourd’hui les parents refusent de nous laisser leurs enfants. C’est la deuxième fois que nous essayons de les emmener à la ruche et la semaine dernière, ça avait bien marché mais là, nous nous heurtons à un mur.

Pour ne pas repartir sans rien avoir partagé avec les enfants, qui, eux, ont envie, nous décidons de faire un cache-cache et un jeu musical où il faut courir en rythme et faire la statue lorsque le tempo s’arrête.

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Pendant ce temps, on ne sait pourquoi, ni comment, les parents changent d’avis et nous laissent finalement partir avec les enfants !

A la Ruche, tout le monde attend notre petit groupe ; on monte vite à l’étage pour s’échauffer et commencer enfin !!

La prochaine fois, ce sera aux enfants d’orchestrer l’échauffement alors il faut qu’ils soient attentifs !

Mais c’est dur d’écouter, plutôt que de crier, de faire chacun son tour, plutôt que tous à la fois, oh oui que c’est dur. Mais on fait de chouettes figures et surtout on s’amuse, on tisse nos relations en faisant ensemble.

Je propose aux enfants quelques étirements et un petit moment calme où il faut s’allonger et fermer les yeux ; ça aussi c’est dur quand on est tout feu tout flamme. On y arrive tout de même…. 10 secondes !

On descend pour le goûter et là, surprise : la table est mise , le chocolat et le crumble nous attendent ! Merci les collègues !! Il nous faut rentrer car les parents nous attendent !

Croix-Breton :

Nous avons passé un atelier bien frisquet et bien pluvieux…mais, comme toujours, dans la bonne humeur, avec notre petit groupe de la Croix-Breton !

Au programme aujourd’hui : coin petite enfance avec des jeux de manipulation d’objets, atelier musique avec des triangles, mini-tambours, xylophones, maracasses et tutti quanti, corde à sauter géante et jeux collectifs pour se réchauffer tous ensemble (chat foulards et gamelle).

Et surtout, nous avons improvisé une balançoire suspendue à une branche d’arbre avec la corde à sauter géante sur une proposition de Chloé ! Cette balançoire de fortune a eu beaucoup de succès !

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En plein jeu collectif, nous avons été attaqués par une vilaine pluie et avons dû ranger nos jeux qui prenaient l’eau…nous avons alors trouvé refuge sous un arbre qui a fait office de parapluie géant pour nous tous et avons dégusté un bon chocolat chaud pour nous réchauffer et nous réconforter de tous ces tourments pluvieux !

Cependant notre petite équipe de motivés a relancé une partie de gamelle lorsque nous sommes partis, on n’arrête pas la Croix-Breton comme ça !

Skate park

Aujourd’hui nous avons installé l’atelier avec Tito et Gaïa qui sont venus avec nous pour voir comment et où nous travaillons, après avoir eu une petite formation avec Laurent.

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Comme il y a beaucoup de vent, nous inventons des stratégies pour ne pas que le matériel s’envole ! Nous jouons à « loup couleur » avec Iasmina et Awa pour se réchauffer. A la sortie de l’école, les enfants commencent à arriver, certains vont jouer au Memory avec Gaïa et Awa, d’autres au blokus, Iasmina discute avec des mamans et leur propose un petit thé pour se réchauffer.

Elle rencontre Siti, la maman d’Alia qui habite aussi dans le quartier et aimerait adhérer à l’association. Alia nous rejoint pour écouter des histoires. Il y a Sara, Maïssa, Alia, et deux autres petites filles qui choisissent chacune leur tour un livre et qui sont super attentives !

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Elles posent aussi des questions sur l’histoire, certaines connaissent déjà l’histoire alors c’est une d’entre elles qui continue à raconter, aujourd’hui elles choisissent surtout des histoires qui font rire !  Certains enfants font aussi des dessins mais c’est tout un challenge car les feuilles ne restent pas en place avec le vent ! Mariam commence son atelier de danse hip-hop avec deux ou trois filles, puis nous nous installons pour le goûter…sous la pluie ! Nous buvons un bon chocolat chaud et dégustons un super crumble aux pommes, puis nous nous disons à la semaine prochaine !

Sortie Aquarium de Porte Dorée

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Nous débutons la journée par un petit rappel de notre sortie à l’Aquarium où nous devions aller avec un petit groupe de 5 pour visiter mais surtout pour changer un peu de l’air confiné, de Longjumeau. C’était une belle sortie avec nos adhérents et amis et on en a profité aussi pour prendre l’air ainsi que rappeler les petites responsabilités de chacun d’entre nous au jardin. Après quelques instants d’hésitation, et avec les doigts gelés on arrive enfin à prendre le train en direction de Paris , notre destination après deux tentatives ratées de prendre le bus.

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Heureusement nous arrivons après quelques minutes de retard à l’Aquarium où nous commençons à visiter et être émerveillés par la multitude d’espèces de poissons de toutes sortes et toutes tailles et formes.

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« Super ! », s’exclament les autres, accaparés par l’ambiance et la tranquillité qui régnait autour de nous. « Un jour, on veut bien y retourner parce que c’est trop bien », dit Jean Jacques, et bien sûr que oui on va y retourner pour une nouvelle visite et des nouvelles découvertes.

Mais tout ça étant dit, on reprend le chemin vers la maison et nous découvrons ce que chacun a pensé de cette sortie.

A une prochaine fois !

Mercredi 10 décembre 2014

Bel-Air

Nous sommes trois à nous rendre sur Bel-Air cet après-midi, Iasmina, Johanna, et moi (Lucie). Il n’y a pas beaucoup d’enfants au début, même si nous arrivons avec 10 minutes d’avance.

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Il y a Cheik, Anis et Nordine qui veulent absolument faire un foot ! Comme il y a encore beaucoup de gadoue sur le terrain de jeux à cause de travaux, on leur propose une gamelle à la place. On rigole bien durant trois parties. Johanna n’arrête pas de perdre, elle râle… Mais c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de cachettes…

L’arrivée de Timothée, de ses copains, et d’un deuxième ballon de foot met fin à notre petit jeu. Ah, et voilà mon copain Kaïs, accompagné de Timéo et de son grand frère ! Ça veut dire qu’on va pouvoir sortir les kaplas… Comme d’habitude Kaïs ne tient pas en place. En l’espace de dix minutes il m’a sorti tous les kaplas, le Croque-Carotte, et voudrait jouer aux Incollables. Ok, ok, on va jouer si tu veux ! Avec ta grande sœur et sa copine, tiens ! Alors question : Combien y a-t-il de nombres sur une horloge ? « 10 ! » répond Nesrine qui est venu nous rejoindre. « Mais nan, 12 ! » crie Timéo, qui a l’air concentré sur ses constructions mais qui ne perd pas une miette du jeu.

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La partie continue, Kaïs préfère lancer le dé pour les autres joueurs maintenant. Iasmina apprend à Johanna à jouer aux échecs. Les grands font des trucs de grands.

Avec Nesrine on tourne un peu en rond… Aller, on va faire un p’tit tour ! On est partis vers les magasins des Arcades, pour leur demander si on pouvait coller les nouvelles affiches de l’association faites par Quentin. Ils ont bien voulu. En revenant on a trouvé un caddie, Nesrine a voulu l’adopter. Avec tout ça on a loupé le début du goûter !

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Awa, Emna et les autres sont là, tiens ! On les sent déçus d’être venus pour le crumble par contre… Tout le monde se rattrape sur le chocolat chaud et les fruits secs !

Voilà le camion bleu qui est venu nous chercher ! Au revoir tout le monde !

Mercredi 10 décembre

La Ruche : biologie

Un chouette atelier aujourd’hui avec quatre enfants. Nous avons commencé par confectionner chacun un gobelet en plastique. Chacun a décoré son étiquette pour personnaliser son gobelet. Ensuite nous avons roulé du sopalin et insérer des graines de haricot entre le papier et le gobelet. Puis nous avons placé une boule ou deux de papier essuie-tout imbibée d’eau. Nous avons rajouté de l’eau pour être sûrs que les graines soient bien humidifiées.

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Nous avons placé les gobelets au fond de la salle. La semaine prochaine nous devrions voir au moins les premières racines de haricot sortir des graines.SAM_6667

Ensuite nous avons fait quelques expériences. Nous avons dessiner des fleurs puis les avons découpées, et nous avons replié les pétales vers l’intérieur. Il y avait deux saladiers, l’un avec de l’eau, l’autre avec de l’eau et du liquide vaisselle. Après quelques essais ratés, nous avons vu l’expérience réussir : posée délicatement sur l’eau, la fleur s’ouvre lentement jusqu’à s’épanouir entièrement et rester sur la surface de l’eau, tel un nénuphar. Les enfants sont restés longtemps regarder la fleur s’épanouir, fascinés. Sur l’eau mélangée au liquide, la fleur s’ouvre vite, mais coule en même temps. Même si l’explication n’a pas été intégrée, on a vu la différence de propagation de l’eau dans le papier. Je leur ai dit que la fleur étouffait parce qu’elle avait trop d’eau alors qu’avec de l’eau normale, elle allait bien et que les arbres se nourrissaient d’eau de la même manière.

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Ensuite, nous avons gonflé des ballons de baudruche, les avons frottés contre nos cheveux et nous sommes délectés de nos cheveux se hérissant à l’approche du ballon électrisé. Il dévie aussi un filet d’eau coulant du robinet, et peut même coller au plafond. « C’est magique », a-t-on entendu. Ils sont restés perplexes quand j’ai parlé d’électricité.

Nous avons goûté en faisant fondre des glaçons colorés dans de l’eau. Dans un gobelet d’eau douce, le liquide coloré coule, alors dans de l’eau salée, l’eau colorée du glaçon fondant reste en surface. L’eau salée est plus lourde que l’eau douce, je dis. « Aaaah », me répond-on, largement rassérénés par cette explication.

Au jardin :

De l’autre coté de Longjumeau avec Nicolae et Cosmin, prennent le départ Susanu, Ionut, Cosmin (le frère de Madalin) et Eric.

Dès notre arrivée on commence a partager les tâches de la journée entre nous. Et tout ça étant dit nous commençons comme des abeilles dans le coins du jardin pour préparer le terrain et retourner la terre avec les enfants, compléter la table à manger et la fortifier avec Madalin, et enfin Nicolae et Eric étalent le fumier sur les parcelles après le passage de Cosmin avec le motoculteur. Mais le travail est plus agréable quand tout le monde rigole et tous travaillons pour « rendre au jardin ce qui appartient au jardin » une belle image qu’il mérite car elle aussi nous donne des légumes et des fruits pour nous régaler.

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A plus tard au jardin !

Mercredi 10 décembre

Wissous

Cet après-midi, nous arrivons à Wissous sous un ciel un peu couvert. Nous décidons d’installer une tente au cas où la pluie se montrerait ! Les enfants commencent à faire un jeu avec la corde pendant que nous installons le matériel. Aline propose un atelier créatif où chacun peut construire une « petite bête » avec différents matériel, ça a beaucoup de succès, même les jeunes filles plus âgées viennent participer. Puis les enfants racontent une histoire à partir de la p’tite bête qu’ils ont créée, certains écrivent en roumains directement, d’autres se font aider pour écrire en français, et Mariam prend le temps d’écrire l’histoire qu’une petite fille lui dicte.

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Sous la tente, je (Flora) propose des dessins libres avec des craies pour les plus jeunes, certains me demandent des crayons gris pour « écrire », ils sont super fiers ! La dinette a toujours beaucoup de succès, les jeux de constructions aussi, plusieurs enfants construisent des châteaux.SAM_0064

Ahmed et Alfred sont très curieux de découvrir les livres, nomment ce qu’ils voient , répètent des mots en français, puis Alina et Loren nous rejoignent, c’est un super moment d’échange. Sur la fin de l’atelier il y a pas mal d’excitation, les plus grands se défoulent encore un peu en sautant avec la corde, puis nous prenons le goûter où l’atmosphère redevient plus calme !

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Cette semaine, nous avons eu la visite des Robinsons de Saint Etienne, « Terrain d’Entente », et comme toujours, nous avons également la KroniK de GRENOBLE

Les Robinsons de GRENOBLE: MME RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 13 Décembre 2014

 

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Aujourd’hui, l’atelier de rue fut placé sous le signe de la rigolade. Petits et grands, enfants et permanents ont pu s’adonner aux joies du divertissement. Cette sensation d’ivresse et de zénitude qui flottait dans l’air était-elle due à ce vent chaud inhabituel ou bien à la célébration du dernier jour de Wendy en stage à l’association ? Toujours est-il que la plupart des enfants arborait gaiement un sourire aux lèvres.

L’activité dinette a remporté un franc succès auprès des enfants, même les plus grands (d’environ 11-12 ans) y ont participé activement. Quelques minutes plus tard, les permanents se sont également pris au jeu et ont préparé de succulents plats.

Un peu plus loin, sur une grande bâche déployée, Alice a su inviter les parents à participer à la création de petits livres avec leurs enfants faits à base de matériel de récupération. Un véritable moment de créativité était palpable…

 

Nos deux cuistots du jour (Rafik et Bjondina) ont parfaitement assuré la préparation de crêpes au chocolat sous l’œil attentif d’Elisé (stagiaire de Zoltan). Parfois, à l’abri des regards, Rafik « dérobait » un carré de chocolat qu’il engloutissait de suite sous l’air à la fois étonné et amusé de Bjondina. Une certaine complicité se faisait ressentir entre ces deux enfants le temps d’une activité commune.

L’heure du goûter approchant, les enfants arrivèrent petit à petit sur les nattes disposées à cet effet et de manière fortuite, un petit jeu s’initia entre quelques enfants et les permanents. Chahinez, âgée de 9 ans, qui d’ordinaire est assez discrète, commença à donner des surnoms saugrenus aux permanents. Une partie de fous rires s’engagea vivement à ne plus en finir…

 

L’atelier pris fin avec deux surprises étonnantes. D’un côté, Kadidja qui a pris un malin plaisir à se recouvrir entièrement le visage de charbon de bois ressemblant ainsi à une « femme des mines ». De l’autre, Mélissa qui nous a fait part de ses talents de dessinatrice en nous en présentant un à un ses derniers dessins.

 

 

 

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

en stage à l’association Mme Ruetabaga

Notre mode de gouvernance (IV et fin): Transmission versus Communication

(Pour l’introduction de cette série de textes, se référer au (I): Appropriation versus Participation).

Communiquer c’est mettre en commun quelque chose qui vient de nous. C’est entreprendre de « rendre commun » ce qui nous préoccupe, ce qui nous motive, ou nos propres intérêts. C’est pour cela que toute communication est toujours peu ou prou une sorte d’invasion.

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Communiquer c’est envahir la pensée d’autrui, ou en tout cas l’occuper ou l’orienter.  Il est étrange que l’on nous présente toujours cette communication comme une chance, un droit, une richesse , ou un don: tout ce qu’elle n’est pas . L’information est nécessaire, la communication sert, quant à elle,  bien d’autres objectifs.

Tout a été fait pour que la communication devienne une injonction de tous les moments et pour tous, autant que nous sommes. Si nous ne réussissons, pas, nous dit-on, ce serait parce que nous communiquerions mal ou que nous ne saurions pas communiquer.

D’une certaine manière , nous avons été petit à petit conditionnés à apporter plus de valeur à la communication, plutôt qu’aux faits réels. « Que peut la réalité , s’interrogeait Alain Badiou, face à sa représentation? »; on pourrait dire à sa communication.

Aujourd’hui, les actes et la réalité importent moins que l’image qu’on en donne; que  le contrôle des moyens de leur communication.

A Robinson, nous nous heurtons tous les jours aux ravages du contrôle de l’actualité locale, par ceux qui en font profession et en exercent le pouvoir; comment peuvent-ils à créer l’illusion  qu’une action aussi développée , renouvelée, ancienne et constante que celle que nous menons, semaine après semaine, depuis tant d’années, existerait à peine , serait secondaire ou sans intérêt? C’est simple, ils y parviennent (très localement, heureusement), en  bâtissant soigneusement un mur de silence, et en usant leur monopole de tous les moyens de communication locaux,   tout et n’importe quoi pour faire rideau de fumée.

Car telle est la fonction de la communication: elle sert couramment bien davantage à occulter, qu’à révéler. Comme le prestidigitateur qui exhibe sa main droite, tandis que sa main gauche réalise le trucage, la lumière de l’information sert essentiellement à produire de l’ombre. Pour une chose, mise à jour, communiquée, toutes les autres sont cachées.

Transmettre, c’est bien autre chose. Si communiquer, c’est s’approprier une part de la pensée des autres, transmettre , au contraire relève de l’inconditionnalité du don.

Transmettre, c’est lâcher , donner de soi plutôt que conquérir autrui; transmettre c’est renoncer à contrôler ce qui sera fait de ce qui a été transmis.

La Pédagogie sociale est une pédagogie de la transmission dans une société qui peine de plus en plus en plus à transmettre. Quel monde, quelle économie transmettons nous à nos enfants?  Comment comprendre qu’il n’est plus possible de leur transmettre un avenir alors que c’était la norme jusqu’à la fin du siècle dernier? Pourquoi les biens des classes moyennes et des pauvres, s’épuisent dorénavant pour financer la vieillesse des anciens, et ne se transmettent plus aux jeunes?

Comment comprendre cette non-transmission des cultures , des histoires, des expériences?

Par ses pratiques inconditionnelles (gratuité, libre initiative, inconditionnalité de l’accueil) la Pédagogie Sociale se prête naturellement à toutes les transmissions horizontales, comme verticales.

Il n’est donc pas étonnant que nous en fassions également un mode de gouvernance; entre nous , en interne et dans nos réseaux, nous organisons le plus de transmissions possibles. Nous mettons en place des chantiers pour transmettre nos expériences, des KroniKs pour transmettre notre vécu, des articles, des écrits , pour transmettre nos théories, des stages et des formations, pour transmettre nos pratiques.

Nous ne nous contentons pas d’informer , il s’agit de cultiver, de porter des fruits.  De même que le travail qui, s’opère dans nos jardins, notre verger, notre rucher n’est pas là pour être communiqué, mais pour produire des fruits, du miel et des légumes; de même le travail qui s’opère dans nos ateliers, nos soirées, conviviales, nos chantiers, nos locaux , nos réseaux sont là pour essaimer et donner le jour à bien d’autres expériences.

 

 

« Nos Etats semblent devoir se complaire dans un mode de gouvernement resserré où la participation des populations à la chose publique est cantonnée à l’élection de ceux qui vont se comporter comme leurs maîtres pendant leur mandat.

Le pouvoir des citoyens se limitant à la possibilité de changer périodiquement de maître. Mais comme ils ne contrôlent pas la métamorphose de ces derniers, qui ont choisi de se reproduire par scissiparité, il leur faut bien faire avec des copies conformes se succédant aux mêmes postes de responsabilité, appliquant le même « logiciel », comme ils disent avec fierté. » M Barthélémy

 

Samedi et Dimanche:  Formation et entraînement en Pédagogie Sociale

Ce samedi et ce dimanche, un groupe de 12 stagiaires  , venus de Nantes  Genève et Marseille ont animé et vécu! une formation sur les bases théoriques et pratiques en Pédagogie Sociale et Ateliers de Rue

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Avec eux , on a initié une formule comprenant une alternance par demie journée, entre séance de théorisation/ discussion et participation aux ateliers des Robinson

On remercie particulièrement « nos » stagiaires, car ils ont aussi été très productifs et créatifs !!!

Qu’on se le dise, les formations, c’est bien parti à Intermèdes Robinson et pour notre Institut !

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Jardin 7 décembre 2014
Aujourd’hui c’est un jardin un peu particulier ! En effet, les stagiaires en formation avec Laurent sont venus voir le terrain et observer nos activités. On a donc de la main d’œuvre en plus mais aussi plus de bouches à nourrir ! Car, avec nous, il y a aussi Erwan et sa maman, Hafsatou et Nabintou, Eddy, Jessica et Jean-Jacques. Hélène et Laurent sont en renfort et Rachka fait soutien moral.
45 merguez, rien que ça sur le barbecue, une marmite de soupe, une énorme salade, et en dessert des bananes au chocolat… Waaaaaa !!! Trop bon !
On mange pour oublier qu’on a froid, la pluie commence à tomber. Hem, le moral est un peu en berne… Allez zou ! Au boulot, messieurs, dames !

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En 10 minutes, une splendide nouvelle table et deux bancs voient le jour. Y en a qui ont fait les scouts par ici et ça se voit !
Et le puits ! Il a enfin un chapeau digne de ce nom ! Plus personne ne pourra tomber dedans ça c’est sûr !
On s’était dit qu’on ne toucherait pas au four parce que ce serait un peu compliqué, mais c’était sans compter sur la détermination de Iasmina et de Quentin (Non pas celui de l’asso, un des stagiaires fort sympathique !). Ils démontent tout et le remonte brique par brique grâce à un colmatage dont seul Iasmina a le secret.

Erwan, Sandra, Hafsatou et Nabintou ont élu domicile sous la serre. Ça papote tout en nouant de la laine de couleur vive autour des piquets en bois. C’est pour égayer un peu le jardin, il est un peu triste en hiver tout de même…

Grâce à des regroupements fréquents autour du feu, on évite de perdre nos orteils un à un. C’est agréable…

Mais ne tardons pas trop quand même ! Allez on rentre ! On est bien fatigué… !

 

Réunion recherche-action :

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Nous étions réunis ce samedi 6 décembre 2014 à notre nouveau local pour une deuxième réunion recherche-action ouverte aux adhérents de notre association afin de faire évoluer tous ensemble notre travail.
Nous étions environ 30 entre l’équipe des Robinsons, les adhérents et le groupe de nantais venus se former à la pédagogie sociale et Hugues Bazin, qui fait partie du réseau de recherche-action dans le cadre duquel nous avons entamé ce travail.
La présence de l’association de travail de rue nantaise a permis de rendre nos échanges très riches car nous avons pu comparer nos expériences respectives : situations, difficultés, nouvelles initiatives, pistes d’actions et de réflexions…

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Et nous sommes ravis que 7 Robinsons soient venus participer activement à cette réunion car il est très important pour nous que les participants soient partie prenante de l’évolution de l’association et soient initiateurs de nos projets communs.
Plusieurs projets ont été discutés : mise en place d’une permanence pour les ados 2 h par semaine au local et temps pour les adultes qui souhaitent avoir un lieu où se retrouver pour coudre, bricoler, discuter, échanger…nous souhaitons en effet que chacun puisse s’approprier ce lieu comme un lieu de mise en commun, de partage, de travail et un point de départ pour la mise en place de projets de toutes sortes…alors, réfléchissez et venez partager vos idées pour continuer de faire évoluer ce lieu !

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Samedi Champlan :

Nous avons eu un grand et beau ciel bleu d’hiver cet après-midi à Champlan !
Nous étions nombreux aujourd’hui car 8 stagiaires nantais venus se former à la pédagogie sociale nous ont accompagnés. Les enfants ont été ravis de voir arriver tout ce beau monde rien que pour eux ! Et Susano le premier !

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Pour nous réchauffer, nous avons commencé l’atelier avec plusieurs jeux de corde à sauter géante : seul, à 2, à trois, en tournant, et puis tous ensemble…nous avons vraiment bien rigolé…on est aussi tombé plein de fois les fesses dans la gadoue en sautant à plusieurs en se tenant les épaules…mais on n’hésitait pas à s’y risquer de nouveau !

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Ensuite est venu le temps de s’attabler pour des travaux écrits : pour les petits, lettres au Père Noël illustrées et pour les plus grands, s’imaginer, se dessiner et se décrire à l’âge adulte…une partie de l’équipe nantaise s’y est mise avec notre petite équipe constituée de Susano, Ricardo, Ronaldo et Ionut. Là aussi, on a bien rigolé en s’imaginant papy, papa avec une grosse moustache…

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Puis on a écrit un peu autour de ces dessins mais rapidement un camion rempli de bois est arrivé et tous les grands sont partis aider les adultes à le décharger…eh oui, en cette période d’hiver le bois pour chauffer les baraques est d’une nécessité primordiale…nous constatons souvent que les enfants de Champlan ont beaucoup de mal à se concentrer mais cela n’est pas étonnant dans une telle atmosphère d’insécurité quotidienne et d’incertitude de l’avenir…

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Puis le jeu du « ninja », lancé par Quentin, un des stagiaires nantais, a remobilisé les grands qui étaient éparpillés après le déchargement du bois. Ce fut un très chouette moment !
Enfin, nous avons partagé un bon goûter !

Samedi 06 décembre 2014

La Villa Saint Martin

A la Villa Saint Martin, communément nommée la VSM, il y avait beaucoup de monde en cet après-midi givré: vous enfants et parents , nous , mais aussi des petits nouveaux qui venaient découvrir les actions et les principes de l’association dans le but de partager leurs pratiques et d’enrichir ces dernières. Ils nous on permis par leurs visions nouvelles, leurs observations, leurs pratiques personnelles, d’enrichir aussi les nôtres.

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Le partage en tout point était donc à l’honneur en ce jour!

Le partage autour d’une activité ludique qui restera dans les mémoires.

Le partage rimant avec création illustré par l’atelier «Boule de graisse» et l’atelier créatif où l’on fabriqua des bestioles. Eh oui on fait cela à Intermèdes-Robinson !!!

Le partage d’idée lors du conseil des enfants où les propositions d’actions fusèrent: sortie dans un château, atelier Hip-hop,la préparation de gâteaux aux chocolat et à la vanille et même l’achat d’un nouveau four plus performant ! Plein d’idée .

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Le partage au cœur de la cuisine où naquît de délicieuses tartes tomates-chèvres.

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Le partage, une valeur chère aux Robinson !!! Venez la partager avec nous !

Bonne journée à tous nos chers lecteurs !

Signé une Robinsonne,

 

Vendredi 5 Décembre

Récolte de kiwis à Chilly-Mazarin :
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J’ai donné rendez-vous à Sadio et son petit Sidi, Asma, qui vient avec 2 de ses filles, mais aussi Jean Jacques et Téo pour aller récolter des kiwis ! Personne dans le groupe n’a jamais fait ça et nous sommes curieux de découvrir à quoi ressemble un arbre à kiwis.
C’est Noëlle, la femme de Pascal de la MJC de Chilly qui nous a fait cette proposition : en échange d’un peu de labeur dans le jardin de sa mère (qui se révélera en fait être un moment très sympa), nous repartirons avec des cagettes pleines de ce petit fruit duveteux !SAM_0932
La nuit a commencé à tomber mais c’est pas grave. Nous nous armons de lampes torches et pendant que certains éclairent, les autres se dirigent vers l’arbre, dont le feuillage se répand parallèle au sol, de part et d’autre d’un petit tronc sinueux. Malgré la pénombre, nous pouvons voir les kiwis; il y en a beaucoup, à la hauteur des enfants et d’autres bien plus haut, mais il y en a pour tout le monde.
Je porte le petit Sidi dans mes bras, et comme s’il avait toujours fait ça, il tire sur les fruits et les jette par terre comme le préconisait Noëlle. Iasmine et Rania, les deux filles d’Asma sont ravies. On dirait une chasse au trésor, c’est à celui qui en cueillera le plus et nous remplirons 5 cagettes de ces fruits exotiques velus !SAM_0929
A tour de rôle, les adultes et Teo montent sur l’escabeau pour atteindre les plus hauts. La nuit a maintenant enveloppé le jardin et la mère de Noëlle vient nous rejoindre et découvre notre butin. Nos doigts sont gelés mais un verre de thé bien chaud et quelques petits sablés à la fleur d’oranger viendront nous réchauffer.
Nous repartons contents de notre escapade et nous partageons une des cagettes avant de nous quitter. Le reste de la récolte sera déposé dans la cave du 28 rue des marguerites, pour être au frais et servir pour des confitures à venir…

Vendredi 5 décembre 2014

La Rocade

En cette fin de semaine froide,de la première semaine du mois magique des fêtes de fin d’année ,vous étiez présent et nombreux à La Rocade .

De nombreux enfants ce sont affairés autour de la préparation d’un crumble aux pommes. En outre les parents, en l’occurrence les mères, ont put se réchauffer dans une atmosphère chaleureuse, d’un café ou d’un thé.

Petite parenthèse. Où sont les papas ? Je lance un appel à tout les pères des communes de Champlan, Longjumeau et d’ailleurs: REJOIGNEZ-NOUS! Parenthèse fermée.

Juste à côté du «Café des Mamans» (bientôt aussi «Café des Papas» ) où régnaient calme, courtoisie et tranquillité, les enfants s’agitaient autour d’un ballon …. DE FOOT ! Deux équipes avaient été créées à l’occasion de ce match de foot urbain exceptionnel : Les CF Longjumeau vs Les JBL battus 3 à 1. Quel beau match ! L’heure du rangement et du goûter n’en sonna pourtant pas la fin, mais celui du départ de l’équipe d’ Intermèdes-Robinson.

Mais qu’est devenu le crumble aux pommes façonné par les petites mains affairées des enfants?

Pas assez cuit il n’a pu être mis à l’honneur lors du goûter. Néanmoins, au local, une fois bien cuit il a fait le bonheur de nos papilles, celle d’une équipe gourmande et méritante ! Qu’en pensez-vous, c’est bien mérité, non?!

Bonne Journée à tous nos fidèles lecteurs!

Signé une Robinsonne.

 

Vendredi

La Ruche : Maths et musique

Aujourd’hui nous avons décidé de nous mettre en mode intime. Fatima et Ricardo étaient avec nous (Iasmina et Quentin). Nous avons fait principalement de la musique.

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Pour commencer, j’ai dessiné un clavier au tableau, puis sorti le petit clavier rouge (pas toujours très gracieux) pour faire le lien. J’ai joué des combinaisons de deux notes en demandant à chaque fois s’ils trouvaient ça joli ou non. Le do et le mi sont donc jolis ensemble, l’accord entre le fa et le la également. Par contre le fa avec le si, habituellement un peu agressif à l’oreille a été voté « joli ». Etonnant de s’apercevoir de ça car cet intervalle a été longuement interdit dans la composition musicale élitiste jusqu’à l’arrivée du jazz qui a su utiliser ses dissonances. Pour une oreille vierge, c’est donc « joli ». On a eu quelques « bizarres » et des « moches ».

Une fois dotés de trois ou quatre « jolis », je leur ai donné les baguettes pour qu’ils composent avec ses trois ou quatre combinaisons. C’est là que la notion de rythme montre son importance. Des notes jolies enchaînées deviennent musicale si elles sont rythmées, la lueur dans les yeux en écoutant une version rythmées de leurs combinaisons nous confirme que c’est compris.

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Le rythme, comme d’habitude est difficile à mettre en pratique, notamment la notion de pulsation, de régularité. Si Ricardo fait des vrais rythmes, il les faits en revanche sur une pulsation chaotique. A l’heure du goûter, il a demandé à rester, peut-être par sentiment de concurrence saine que j’ai cru ressentir envers Fatima qui, elle, maintenait des rythmes beaucoup plus simples mais à pulsation stable. Ils ont tous deux saisi l’intérêt du « jouer ensemble ». Nous avons continuer à taper en rythme, chacun a pu proposer le sien, et ce faisant, réaliser qu’ils inventaient des rythmes, ce qu’ils pensaient réservé aux initiés. Nous avons fini par un bon vieux « poum poum tchak » en rôles répartis. Très entraînant.

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Jeudi 4 Décembre 2014

Croix breton

Aujourd’hui quand les premiers enfants sont arrivés Nicolae, Cosmin et moi (Charlène) avons joué au croque carotte, au jeu de 7 familles et au jeu de construction avec eux.

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Puis très vite les enfants sont devenus trop nombreux pour que l’on reste sur le tapis, alors avec un groupe de 6 enfants nous nous sommes détachés pour jouer à colin maillard. Nicolae à continué un petit moment a jouer aux jeux de société puis il nous a rejoints pour une partie de gamelle. Cosmin est resté sur le tapis avec 4 à 5 enfants pour faire des jeux de constructions.

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Avec Nicolaé et 9 enfants nous avons fait des partis de balle aux prisonniers.
Les enfants et nous avons ensuite rangé et nous nous sommes installé pour prendre le gouté, les personnes désignées se sont occupé de distribuer le chocolats chaud et les sablés.

Jeudi

Skate Park

Nous partons Iasmina Mariam Flora et moi (Virginia) pour Skate Park à 16H10 et arrivons à 16H30.
Dans le cadre de mon projet, je dois aller à la rencontre des pères de famille pour savoir à quel point ils s’impliquent dans la vie du quartier et dans celle de l’association. Malheureusement, nous arrivons un peu tard car, même s’ils acceptent avec plaisir de discuter avec moi, ils n’ont que peu de temps car leurs enfants arrivent. La prochaine fois j’essaierai d’arriver plus tôt.

Nous commençons donc l’atelier avec très peu d’enfants car le froid se fait de plus en plus dur à supporter.SAM_6550
Flora raconte des histoire, Iasmina fait des jeux de société et des jeux collectif (situation ironique puisqu’il y a que deux enfants..) Mariam est sur la petite enfance et moi je fais des coloriage.

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17H25, il fait nuit, il fait froid et le peu de personnes présentes rentre. Il n’y a plus que Sofiane Sarah et leur maman pour nous accompagner sur le goûter.

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Nous terminons donc l’atelier plus tôt que prévu en se demandant si ce ne serait pas plus judicieux de commencer l’atelier à 16H et de faire le goûter à 16h30 pour éviter d’être seul à ce moment.

A rediscuter.

Jeudi 4 décembre 2014

La ruche: Expression corporelle

Aujourd’hui, Leïla et Laura sont allées chercher les enfants sur le camp de Wissous pour faire l’atelier au local. Il trop froid dehors pour faire l’éveil corporel…

Elles reviennent avec Salvador, Gaby, Amalia, Alexandra, Alina, Rebecca et Lauren. Ça en fait du monde autour des tapis !

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Allez ! On commence par un petit jeu ! Tout le monde court dans la salle et lorsque Leïla le dit, tout le monde doit s’arrêter pour se mettre pied contre pied, ou joue contre joue avec un copain ! Fesse contre fesse ? Mais bien sûr, on peut faire ça aussi ! On rigole et on s’applaudit lorsqu’on a réussi !SAM_6525

On continue avec les roulades avant ! On met les mains sur le tapis, on lève les fesses, on rentre bien la tête et c’est parti ! Même les petites y arrivent, qu’est-ce qu’on est fort !

Leïla propose d’essayer les roulades à 2 ! Oulà, ça se complique ! Amalia et Alexandra ont un peu de mal mais les deux garçons s’en sortent très bien !

On fait quelques pyramides à deux pour finir, avec Laura. Nous sommes une vraie bande d’acrobates ! Enfin presque… On est bien réchauffé en tout cas ! Il y a même de la buée sur les vitres de la salle tellement on s’active !

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Puis on passe dans la salle de classe pour écrire sur les cahiers tout ce qu’on a fait. Les plus grands écrivent la date et quelques phrases pour résumer l’activité. Avec les plus petites, on dessine. Laura amène les peluches et les poupées pour Rebecca qui est un peu de mauvaise humeur depuis le début de l’atelier. Avec Lauren, on apprend le mot « bouchon », c’est important pour refermer les feutres !

C’est l’heure de goûter, tout le monde descend ! Gâteaux, clémentines, et sirops pour commencer, chocolat chaud pour terminer. Lauren voudrait boire son chocolat à la petite cuillère… Bon, bon… Essaye avec une paille Lauren ça sera plus simple ! Finalement, tout le monde termine son chocolat à la paille, c’est plus rigolo !

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Et voila ! On remet les manteaux, c’est l’heure de se dire au revoir ! A la prochaine fois les enfants !

 Mercredi 3 décembre

Biologie à la Ruche

Mon premier atelier ruche biologie ! Je m’en souviendrai. Quentin et moi sommes allés chercher 5 enfants à Champlan pour leur proposer de faire un atelier au local. Il y a Cosmin, Narcissa, Laurena, Lorenzo et Susano. Mais voilà, aujourd’hui, nous arrivons en même temps qu’une équipe de la PMI qui vient faire les vaccins aux enfants.

Tout ça nous fait partir en retard mais c’est sûrement une bonne chose de faite. Nous écrivons d’abord des fruits d’automne par le biais d’un exercice avec l’écureuil Touroux qui a tout mélangé et a appelé une noix, pomme de pin et un gland, une mûre et ainsi de suite.

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Mais c’est le bazar, les enfants ne tiennent pas en place, se battent, se roulent par terre. Il faudrait être un adulte pour un enfant et je me demande comment Quentin a fait tout ce temps, tout seul avec le groupe.

Il leur expliquera tant bien que mal pourquoi il fait jour, pourquoi il fait nuit, pourquoi il fait chaud, pourquoi il fait froid.

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Ils colorieront aussi un écureuil et des feuilles mortes, mais je ne pourrai pas leur raconter l’histoire que j’avais prévu, ils sont trop excités et il est grand temps de les ramener chez eux. Nous leur parlons 3 minutes de leur comportement et décidons finalement de prendre la route sans prendre le goûter, ils n’écoutent rien et nous décidons de marquer le coup, même si ça ne nous fait pas plaisir du tout.

 

Mercredi 3 décembre 2014

Bel Air

Aujourd’hui quand Iasmina, Johanna, Mariam, et Charlène sont arrivées à Bel Air il n’y avait personne. Elles ont commencé par jouer au berret pour avoir plus chaud et motiver tout le monde.SAM_6532

Trés vite 8 enfants sont arrivés, tout le monde s’est alors mit à jouer à la balle au prisonnier, d’autres enfants sont arrivés et certains se sont détachés pour jouer au blokus sur les tapis. Johanna et Mariam ont joué aux kaplas aux mikados et d’autres jeux de société, pendant que Iasmina et Charléne ont joué au colin maillard avec 5 à 6 enfants puis à l’epervier.

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Johanna et Mariam ont lancé une petite activité corporelle pour se réchauffer avec 2 jeunes filles puis ensemble elles ont joué à la marelle.

Dans un même temps ils ont terminé les jeux collectifs par une tomate et un facteur n’est pas passé, avant de s’installer pour le goûter.

Une fois les enfants installés sur les tapis, elles se sont concertés toutes les 4 pour savoir qui ferait le goûter. Les petits sablés au chocolat faits maison, ont rencontré des bouches qui ont su les apprécier.

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A la prochaine

 

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KroniKs des Robinsons de Grenoble: MME RUETABAGA

Atelier de rue – Samedi 06 Décembre 2014

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Aujourd’hui, la fine pluie et le temps humide nous ont « invités » à nous réfugier sous les coursives pour y accueillir une vingtaine d’enfants téméraires et tout souriants malgré ce froid intense qui nous glaçait les os. Au programme, de nombreuses activités diverses et variées ont fait la satisfaction de tous les enfants (des plus jeunes aux plus âgés tels les pré-ados).

Marco et Mélody ont fait équipe pour animer l’atelier cuisine : confection de pizza. Ce qui est plutôt original pour un goûter !! Toujours est-il que les enfants ont pris un malin plaisir à cuisiner. Il faut dire que l’atelier cuisine remporte toujours autant de succès auprès des enfants dont Rayen et Rafik, deux pré-ados, qui ont de vrais talents « d’apprentis-cuisiniers » !

La préparation du feu, chapeautée par Wendy, a réuni de nombreux enfants qui, au-delà de l’admiration que cela peut susciter, en ont profité pour se réchauffer un peu.

Stéphane a pu proposer à un petit groupe d’enfants de vernir les sculptures de glaise réalisées par d’autres dont certaines avaient été exposées dans la galerie de la Tête Bleue lors d’une exposition organisée au centre-ville et ouverte au public durant tout le mois de Novembre.

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Des jeux de société ont pu s’organiser en autonomie. Les enfants ont ainsi pu investir plus amplement la natte petite enfance inoccupée pour le moment.

Dans le cadre de mon projet d’interculturalité, les enfants ont pu, dans un premier temps, découvrir de nombreux ouvrages relatant la vie quotidienne d’enfants issus du monde entier. Ainsi, en nous appuyant sur les illustrations et photos tirés des livres apportés, nous avons pu échanger ensemble sur les différentes pratiques familiales variant d’une culture à l’autre telle la préparation des repas, l’habillage, la toilette et les soins aux jeunes enfants, les rituels de sommeil, les activités journalières, etc. Puis, dans un deuxième temps, les enfants ont pu illustrer, à l’aide de dessins et de textes, soit leurs meilleurs souvenirs dans leur pays d’origine et ce qu’ils aiment y faire au quotidien, soit imaginer un monde différent du leur et expliquer en quoi cela les interpellent.

Au moment du conseil démocratique, les enfants ont eu du mal à se poser ; certains restaient debout, d’autres voulaient rester entre amis à discuter entre eux : un brouhaha sonore était présent et ne permettait pas à chacun de s’écouter convenablement. Est-ce à cause des petits ventres affamés ou du froid tenace qui a provoqué cette agitation ?

Alignés en rang d’oignon sur les nattes lors du conseil démocratique, les enfants tentaient de se serrer les uns aux autres, recroquevillés sur eux-mêmes, grelotant de froid et pourtant présents malgré tout durant tout l’atelier. Nous pouvons même apercevoir Genifer se faire réchauffer les mains par Wendy. Cette scène m’a permis de me rendre compte que certains enfants étaient très peu vêtus par une telle saison !! D’où la nécessité d’emmener des couvertures, des bonnets et des gants pour les enfants qui en auraient le plus besoin.

 

Atelier de rue très réussi malgré ce froid glacial dont les températures devaient avoisiner les 5-6 °C !!

 

 

Laura, étudiante éducatrice de jeunes enfants

Notre mode de gouvernance (III): Directivité versus Dirigisme

(Pour lire l’introduction à cette série de textes, se référer au (I) : Appropriation versus Participation)

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L’éducation nouvelle (source de la plupart des théories et pratiques qui ont inspiré et inspirent l’Education Spécialisée et l’Education Populaire) apparaît souvent comme une grande boîte de Pandore , d’où émergent sans ordre , ni distinction toute une série de grands principes: l’activité, la créativité., et… la NON DIRECTIVITE

Définie par Carl Rogers comme modèle thérapeutique , le principe de non directivité dans les années 60 du siècle dernier, a fait grand bruit. Encensé par les uns, représentant la source de tous les troubles sociaux pour les autres, le concept a sans arrêt été retiré de son contexte théorique, pour servir de cible ou d’étendard.

Mais au delà de sa période de gloire et de polémique (qui n’a pas dépassé les années 70), le concept , rendu mythique par l’oeuvre du psychanalyste  A.S. Neill et de son exemple de Summerhill, est devenu comme une sorte de fondement indiscutable pour toute organisation, tout collectif, tout processus un peu « alternatif ». Les choses seraient claires : c’est mal d’être directif.

Le monde s’opposerait en deux tendances simples pour les organisations:

– Un modèle descendant directif, hiérarchique et autoritaire .

Et d’un seul contre modèle qui découlerait tout simplement du négatif du premier:

– Un modèle horizontal, égalitaire et « non directif ».

C’est toujours un problème de ne pouvoir nommer un concept qu’on prône que par une appellation négative : « anti ceci », ou « non quelque chose ». Il est toujours plus intéressant de pouvoir nommer ce que l’on cherche, positivement.

Il en est ainsi de la »non directivité ». Comme acteurs sociaux, enseignants , animateurs, éducateurs, parents, nous faisons tous le constat que les moments créatifs naissent rarement de situations non directives. Les contraintes , les résistances, le hasard, les nécessités, tout ce qu’on n’a pas voulu, pas décidé , pas anticipé , sont ce qui nous oblige à faire du neuf, à rompre les routines.

En Pédagogie , il n’y a pas d’opposition, comme on se l’imagine entre ce qui est contraint et ce qui est libre, mais entre ce qui dépend de l’arbitraire et ce qui dépend de la réalité.

La Pédagogie Freinet pour ceux qui la pratiquent et qui la regardent en face, n’est jamais par exemple une pédagogie de la non directivité. Au contraire, tout dans l’organisation du conseil ou du travail des enfants découle de réalités, de nécessités et d’exigences.  La liberté vécue par les personnes et les groupes ne provient pas de l’absence des directions nées de ces contraintes, mais par la prise de conscience qu’on en a et  l’appropriation du processus de travail, qui en découlent.

Il n’y a  certes pas de « dirigisme » dans la Pédagogie Freinet, au sens de monopole ou d’incarnation des pouvoir de décision; mais pour autant , il y a bel et bien, de la directivité.

Ainsi nos activités en Pédagogie Sociale sont à la fois libres (libre adhésion, libre initiative) ET directives ( affirmation d’une organisation nécessaire orienté vers « l’assemblée » et les pratiques langagières d’expression). Liberté et directivité se nourrissent l’une de l’autre.

Nous mêmes en tant qu’acteurs, pédagogues, ne sommes jamais « neutres » , jamais en retrait. Nous ne nous voyons pas comme des observateurs désincarnés, des spécialistes distants mais au contraire comme des acteurs /auteurs engagés dans les mêmes situations et militant pour une organisation à construire.

Nous avons notre direction, nous avons nos références et nos préférences et tout cela caractérise aussi notre mode de gouvernance : celui ci est directif. Il y a un cap, et autant de capitaines qu’il en faudra.

Comme le remarquait Makarenko , ce qui compte avec les capitaines, c’est que chacun puisse le devenir à son tour. Là encore, la directivité assumée, rompt avec le dirigisme: ce qui compte pour le premier modèle c’est que chacun puisse tour à tour , exercer autorité , responsabilité et pouvoir de décider et d’agir.

Il s’agit de mettre en oeuvre d’une façon inconditionnelle, durable et régulière  nos « basiques » (les ateliers de rue, les Conseils, les moyens d’expression) . C’est de ce « directif là  » , que peuvent découler mille initiatives , et bien plus d’expression.

Un fois le cap assuré, la barre change de mains, le navire sert à tous , mais ce qui rassure chacun à son bord et rend efficace son action, c’est qu’il va quelque part.

Dimanche : le GRRRRAND CHANTIER

Nous étions nombreux pour ce chantier et de tous les horizons de l’action éducative, artistique, sociale. Nous nous sommes retrouvés à l’Institut, sans aucun dépaysement, quasiment dans notre élément. Nous nous sommes réjouis des projets de création de nouvelles initiatives et ateliers de rue, parmi les nouveaux membres.

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Nous avons même été efficaces et su travailler en sous groupe et nous donner des perspectives de travail pour les mois à venir.

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Celles ci répondent à des urgences ressenties: écrire une charte qui décrit les principes de nos actions  mais aussi un « manuel du pédagogue social » que tout un chacun, enfant adulte, indépendamment de tout parcours scolaire , saurait lire et qui serait efficace.

Mais un chantier en Pédagogie Sociale, c’est aussi de la convivialité produite en masse! Du coup on avait du mal à repartir le soir venu.

Il n’est donc pas étonnant que nous en fassions également un mode de gouvernance; entre nous , en interne et dans nos réseaux, nous organisons le plus de transmissions possibles. Nous mettons en place des chantiers pour transmettre nos expériences, des KroniKs pour transmettre notre vécu, des articles, des écrits , pour transmettre nos théories, des stages et des formations, pour transmettre nos pratiques.

Nous ne nous contentons pas d’informer , il s’agit de cultiver, de porter des fruits.  De même que le travail qui, s’opère dans nos jardins, notre verger, notre rucher n’est pas là pour être communiqué, mais pour produire des fruits, du miel et des légumes; de même le travail qui s’opère dans nos ateliers, nos soirées, conviviales, nos chantiers, nos locaux , nos réseaux sont là pour essaimer et donner le jour à bien d’autres expériences.

Samedi 

Champlan 

Aujourd’hui c’est emmitouflés dans nos manteaux et écharpes que nous partons Nicolae et moi (Virginia) pour Champlan. Nous commençons donc par nous réchauffer (et nous réveiller un peu) avec le jeu du chasseur quelques minutes ! Je me positionne en tant que photographe et cela m’arrange assez vu la force avec laquelle ils jettent le ballon, je n’aurai pas aimé me faire toucher:)..

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Puis nous nous installons sur les tables pour commencer à travailler, c’est à ce moment que Ramona arrive pour nous donner un coup de main. Aujourd’hui nous avons emmené des coloriages de Noël. Une fois coloriés, les dessins sont découpés puis nous y accrochons une corde rouge au bout pouvoir l’accrocher sur un sapin par la suite. Les enfants ont même décidé d’écrire une lettre au père noël derrière le dessin. Bon bien sûr il y a eu un peu d’agitation, certains dessins déchirés, mais dans l’ensemble, l’atelier est plus que réussi !

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Nous prenons un petit goûter tous ensemble, chocolat chaud pour nous réchauffer, gâteaux pour faire taire nos estomacs et nous partons .

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Voila le moment qui crée le plus d’agitation, la distribution de vêtements. Un des enfants est même venu me dire « moi j’ai été très sage cette année » comme si j’étais le père noël ! C’est Nicolae qui s’en charge et comme ils parlent tous en roumain je ne comprends pas tout, à part que cela avait l’air compliqué de distribuer les sacs.

A la semaine prochaine

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VSM

Cet après-midi, nous avons commencé en petit comité dans un de nos premiers vrais froids d’hiver, de ceux qui gèlent les bouts d’orteils et de doigts !

Mais petit à petit beaucoup d’enfants et de familles nous ont rejoint, munis de gants, doudounes, bonnets, moumoutes à oreilles et autres inventions colorées et farfelues pour tenir chaud.

Au menu de notre atelier de rue à la Villa cet après-midi : jeux de société avec Aline, cuisine avec Laura, coin douillet petite enfance avec  Lucie et Johanna, radio avec Quentin et Iasmina et réparation de vélos avec Cosmin et Leïla.

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Au jeux de société, les parties de taboo se sont enchaînées et le croque carotte a rencontré autant de succès qu’à son habitude avec les plus petits.

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De leur côté, les cuisiniers ont confectionné des beignets fourrés à la confiture et au chocolat.

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Sous la tente petite enfance, on a appris à manier les feutres et les couleurs et à construire de drôles de tours en kaplas.

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A la radio les ados se sont fait journalistes pour poser des questions à Awa sur son pays la Côte d’Ivoire.

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Enfin, du côté de la réparation de vélos, une foule de petits de moyens et de grands vélos se sont rué pour se faire regonfler, « rustiner », rafistoler…

Puis est venu le moment du conseil de quartier, qui a été l’occasion de parler de capoeira, de gâteaux à la vanille et au chocolat, de bric et de brac, de projets d’ateliers manuels animés par des enfants, des suites de l’atelier vélo…de plein de choses à venir et de toutes sortes !

Et bien sûr, nous nous sommes réchauffés avec de bons beignets et un vrai chocolat chaud avec du chocolat pâtissier fondu dans le lait cuisinés par nos apprentis cuistos…mmm un vrai bon goûter d’hiver !

Vendredi 

Soirée Conviviale 

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Voilà, le moment tant attendu depuis le début du mois arrive enfin ! Je (Virginia) suis assez contente car je suis parti en cours juste après la soirée conviviale d’octobre et je reviens pile poil pour celle de novembre ! Mon planning est bien fait quand même !

Bon trêve de bla-bla ; la soirée conviviale !

Nous étions 80 personnes, cela montre à quel point cette soirée était attendue ! Iasmina et les mamans ont passé l’après midi à cuisiner des pastels ainsi qu’un thiep ; quel travail de titan ! Le repas était excellent. Quant à moi, j’ai passé le plus clair de ma soirée à cuisiner des crèpes pour le dessert, les familles ayant aussi ramené des desserts, nous n’étions pas à court de nourriture comme nous pouvions le penser.

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Une fois le repas passé, Aline et le groupe d’enfant de la fraternity cup, ont présenté leur projet illustré de photos très parlantes ! Et le silence fut !

Ensuite, avec l’aide de certaines mamans et collègues, nous avons distribuer les desserts, quelle agitation pour des crêpes et des gâteaux !

Oh j’allais oublié un atelier EXTRÊMEMENT intéressant : la petite fabrique à voix. J’explique le principe : Caroline et Marie demande de choisir un mot qui nous est très important , nous expliquons pourquoi il l’est, et elles enregistrent nos voix. Ensuite, nous écrivons ce mot sur un petit badge que nous accrochons sur notre vêtement. Elles prennent alors une très jolie photo. Plus tard, elles feront une exposition avec tous ces enregistrements et tous ces portraits. Des choses très émouvantes ont été dites..

21h, l’heure de la soirée dansante arrive, ce qui réveille petits et grands, tandis que certains commencent le rangement , bin oui il ne faudrait pas partir trop tard non plus..

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Une heure de danse plus tard et quelques enfants endormi , la musique s’arrête et nous commençons doucement à regagner nos foyers ! Exceptionnelle cette soirée !!

La Rocade

Le ciel est bien bas lorsqu’on arrive sur la Rocade… Pleuvra, pleuvra pas ? Aller, faisons confiance à M.Soleil !

Virginia sort la cuisine, aujourd’hui elle va faire des crêpes. Je (Lucie) m’occupe de la petite enfance. On a acheté des nouvelles couvertures toutes douces, les petits vont être top conforts !

Leïla cherche la slackline et la grande corde à  sauter, tandis qu’ Aline installe les jeux de société.

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Awa arrive dans sa plus belle robe rose, et Timothée et ses copains sont déjà là. On peut commencer !

Corinne fait soutien cuisine. Heureusement parce que la 1ère crêpe a l’air de tout sauf d’une crêpe… Elle ne prend pas dans la poêle et termine sa vie dans l’herbe ! Aller, on ne baisse pas les bras, on continue ! Parce que les enfants continuent d’arriver et ils promettent d’être nombreux pour le goûter…

Tchetchouka, le groupe de musiciens des Balkans qui interviennent bientôt depuis 1 mois sur l’atelier font leur entrée.

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Mais le temps se couvre… On finit par leur installer le barnum, et on sort une tente pour la petite enfance, à cause du vent…

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Elle se remplie rapidement cette tente dis donc ! On sort la dinette, voilà Laurence qui arrive avec ses deux petits, Idriss est là aussi avec sa cousine ! Pffuiou ! Les petites voitures sont prises d’assaut ! On joue aux dominos avec Marwa et ses copines, j’ai perdu à chaque fois, c’est pas drôle…

La musique met de l’ambiance, c’est assez survolté à l’atelier !

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La nuit tombe, le tas de crêpes grandit, l’heure du goûter approche… Aller tout le monde ! Venez manger ! Le succès fut tel que nous on en a même pas eu… Snif…

Peut-être la prochaine fois ! Au revoir tout le monde !

Jardin

Belle après-midi malgré les nuages qui couvraient le ciel bleu et nous a permis une belle séance de jardinage. Après quelques minutes de discussions sur notre point du jardin et la prochaine réunion pour créer un calendrier des plantations pour l’an 2015, on partage les tâches du jour et chacun commence à mettre la main à la patte et nous avançons bien car il y a une bonne ambiance et une bonne humeur .

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Avec  Jean Jacques en première ligne, en train de retourner la terre et de mettre du fumier sur les parcelles, suivi par Erik et Jessica ! Dans le terrain adverse Nicolae et Cosmin  essayent désespérément de mettre le feu au bois qui encombrait. La séance prend fin avec un bon score entre les deux équipes qui sont toutes les deux à égalité.

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Mais tout ça étant dit nous finirons bien contents et on prend place à côté du feu où on prend le goûter bien mérité par chacun d’entre nous !

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A la prochaine au jardin.

La Ruche : Maths et musique 

Un atelier un peu chaotique aujourd’hui en l’absence de Iasmina. Deux adultes semblent indispensables pour le bon déroulement de cet atelier. Aujourd’hui j’ai sorti les ordinateurs, trois pour six enfants, et je suis allé sur le très bon site « le matou matheux » qui propose des exercices interactifs de maths pour tous les niveaux, y compris pour SEGPA. Cela permet d’avoir des exercices adaptés pour chacun car Raul a un niveau de début de maternel alors que Bianca et Anda maîtrisent déjà les additions et quelques multiplications.

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Malheureusement, Internet permet beaucoup trop de se disperser, et dès que j’avais le dos ailleurs, ils sont allés sur Youtube ou sur n’importe quel lien cliquable

Nous sommes alors passés à la musique en reprenant le tableau des rythmes mis en place la semaine dernière. Ils se sont presque battus pour représenter ce tableau par eux-même au tableau blanc. L’exercice est encore compris mais pas dans une optique rythmique. Le nombre de coups à donner par case est bon, mais la notion de vitesse variable est difficile à saisir. J’ai alors fait un exercice, un enfant à la fois de simple mimétisme.

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Chez certains c’est facile, pour d’autres, on ne comprend pas pourquoi je dis que ce n’est pas bon, et ce n’est pas en fonction de l’âge. Pendant ces exercices, les autres faisaient des dessins. Des maisons principalement.

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Le goûter a eu lieu en milieu d’atelier, cette fois-ci, ce qui a permis de calmer les ardeurs. La deuxième partie musique et mimétisme a pu se dérouler dans un calme relatif. Anda a fait une bonne professeure en proposant des multiplications à trous que malheureusement elle était la seule à pouvoir résoudre. Je lui en ai proposé des plus ardues qu’elle a résolues après réflexion avec mon aide.

 Jeudi

On arrive avec Iasmina et Cosmin sur la Croix-Breton.

On attend… On attend…. Iasmina a le temps de gagner une partie de jeu de 7 familles quand ça Y EST ! Les enfants arrivent !

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Les trois filles, Lyna, Inès et leur sœur se précipitent en courant sur les tapis. Si on construisait un parcours pour faire passer les billes ? On leur fait faire du toboggan, on leur fait passer des hélices… On construit des œuvres d’art ! comme dirait une petite fille

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Sammy et ses copains font un foot ! Iasmina et Cosmin y participent aussi. A leurs cris, je crois comprendre que c’est l’équipe de Iasmina qui gagne.

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D’autres s’affrontent au jeu de 7 familles encore ! Plusieurs tricheurs sont dans la place… ça râle fort…

Le tapis est parsemé de billes, il y en partout et le soir tombe ! Oula… Le rangement s’annonce compliqué …

Aller on goûte ! Inès a la figure COUVERTE de nutella ! Heureusement, dans la pénombre ça ne se voit pas trop !

Il est l’heure de rentrer, la dizaine d’enfants s’éparpillent sur la pelouse, nous on attend le camion pour rentrer.

Au revoir !

Skate Parc 

Pour cette après –midi  on part à l’encontre des enfants qui sortent de l’école. En nous voyant, ils s’empressent de venir avec nous sur le tapis. Flora est en train de lire avec un groupe d’enfants très content d’être avec elle. Nicolae est avec un autre groupe des filles et garçons sur le tapis de jeu de société, et enfin Aline et les mamans sont entourées par les tout petits qui se poussent les uns contre les autres tout en s’amusant. Notre atelier ne pouvait pas mieux commencer et dès le début jusqu’à la fin une super ambiance régnait sur le skate park et les cœurs chaleureux de nos petits nous réchauffaient.

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Mais tout ça étant dit , c’est le moment de ranger le matos et de préparer le goûter bien mérité et après tout ça de dire « au revoir aux petits et aux grands » !

Pupikkk.

La Ruche ; expression corporelle 

Aujourd’hui, toujours sous un ciel gris et un temps humide, nous partons Leila et moi sur le camp de Wissous.

Comme d’habitude, les enfants nous attendent et à peine arrivées, ils nous sautent dessus et regardent dans le sacs pour voir ce que nous allons faire aujourd’hui.

Pendant ce temps, Leila et moi partons voir les adultes pour prévenir que demain, nous allons venir les chercher pour la soirée conviviale comme il était convenu la semaine dernière. La barrière de la langue fût un grand handicap, nous ne savions pas si ils comprenaient ce qu’on leur disait et si les traductions faites par une dame du camp étaient correctes. Finalement, aucune famille ne veut venir demain..Quel dommage, la prochaine fois peut être.

Nous commençons donc par installer les grand tapis, ce qui a l’air de constituer un jeu pour eux ; puzzle géant ! Avant de faire des figures, il faut s’échauffer, une étape qui n’a pas l’air de leur plaire puisqu’ils s’échauffent trente secondes et n’arrivent plus à tenir en place. Nous remarquons qu’ils sont particulièrement agités aujourd’hui.

Échauffement terminé ! « Madame on fait cette figure ? Non celle la ? Ah et puis celle la aussi ». Difficile de les faire se concentrer sur une en particulier d’autant que certains grands veulent faire des figures qui nécessitent d’être petit et léger, et ce n’est pas facile à leur faire comprendre. Malgré tout, nous arrivons à en faire pas mal, et mêmes des compliquées ! Nous sommes tous assez fières de nous et finalement , l’agitation dont ils ont fait preuve a parfois été  bénéfique.

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Fini la gym, nous distribuons maintenant les cahiers et demandons aux enfants de dessiner ce que nous avons fait aujourd’hui. Certains dessinent des figures tandis que d’autre font travailler leur imagination et dessinent des choses totalement différentes. Puis nous leur demandons de décrire ce qu’ils ont dessiné et avec eux, nous écrivons ce qu’ils disent. La concentration est à son maximum, ils ont l’air très intéressés !

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Enfin vient le moment du goûter. Nous décidons Leila et moi de le distribuer car les garçons continuent de se battre. Tout le monde s’assoit et déguste son goûter.

Au moment de partir, les enfants nous réclament le jeu du béret. Trop tard, ce sera pour la prochaine fois !

Mercredi

Bel Air

Aujourd’hui nous avons de la chance car nous partons à 5 pour Bel Air. Sous un temps très sombre et pluvieux, Aline, Iasmina, Laura, Lucie et moi (Virginia) arrivons avec une ludothèque rétrécie et plein d’idée de jeux collectif. C’est un minimum vu le froid qu’il fait !!

Je commence pour ma part avec des constructions de Kapla, mais cette fois ci, nous nous concentrons pour réussir à imiter les constructions que Lucie nous a imprimé ; et nous y arrivons après plusieurs minutes de concentration et d’apné !

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Laura joue aux échecs avec quelques enfants ; qu’est ce qu’ils sont sérieux et concentrés !

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Aline a tenté de réunir les enfants de la fraternity cup pour continuer le projet ; peu sont au rendez vous mais rien n’est perdu , elle explique tout de même à quelques enfants la suite du projet .

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Lucie alterne entre les différents jeux de société proposés ainsi que les jeux de groupe. Elle passe aussi beaucoup de temps avec les plus petits.

Enfin Iasmina joue au foot avec les autres.

Peu de temps après, tandis que je continue les kaplas, je me rend compte qu’un chat couleur est lancé. Les enfants se prennent tous au jeu. Certaines couleurs comme le vert ou le marron sont simples à trouver mais d’autre tel le violet ou le jaune sont plus compliquées. Les enfants se jettent alors les uns sur les autres pour toucher ces couleurs. Le jeu a très bien fonctionné !

Enfin nous faisons tous ensemble un tomate ketchup qui est une variante du facteur n’est pas passé. Pareil, là encore le jeu fait fureur et malgré un sol glissant et un froid palpable, tous les enfants et les adultes sont motivés et contents de se réchauffer.

Il est déjà l’heure du goûter ; nous avons choisi les enfants qui avaient été les plus calmes lors de l’atelier, ainsi peut être que les autres comprendront l’enjeu d’être respectueux envers les autres tout au long de l’atelier.
Nous partons toujours sous la pluie mais heureux de notre après midi !

A la prochaine !

La Ruche : Biologie 

Comme promis, séance spéciale champignons avec support de reconnaissance. Aujourd’hui, Iusiv était parmi nous. Il a insisté pour venir occuper une place libre malgré ses treize ans. Il s’est avéré un très bon moteur. Son grand enthousiasme pour la recherche de champignons, classeur en main pour reconnaître les espèces principales, a fait mouche. Il a entraîné tout le monde dans cette activité. En apportant un esprit de compétition, « à celui qui ramassera le plus de champignons différents », nous avons eu des enfants très participatifs, voire un peu zélés.

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Nous avons donc cueilli essentiellement des plutées, très différents selon leur stade de développement, qui sont donc les maîtres des lieux. En sortant du jardin pour se promener dans les bosquets alentours, nous avons trouvé des langues de bœuf sur les arbres, et en allant plus loin, nous avons découvert un arbre mort, arborant des amadouviers colossaux, qui ont donné lieu à un combat pour le détacher.

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On prend alors la mesure des « racines » des champignons qui s’éparpillent à l’intérieur du tronc. S’en suit une séance photo avec notre butin.

Nous avons également trouvé un unique entolome livide (d’après notre document mais nous ne sommes pas sûrs),  ainsi qu’une espèce que je n’ai pas réussi à trouver sur le document malgré ma persévérance. Une espèce fragile, presque transparente au début qui semble se solidifier et virer du gris au marron. J’en ai appris autant que les enfants aujourd’hui.

Nous sommes rentrés au jardin où certains ont voulu faire du coloriage, j’avais amené des arbres en hiver, des arbres en été. Ils ont été coloriés sans souci de réalisme.

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D’autres ont rejoint Nicolae et Cosmin pour le débroussaillage, le retournage de la terre. Très bonne participation également à la tartinerie pour le goûter. Aujourd’hui : pâte à tartiner et pâte de speculoos. On en a tous redemandé.

Sur la fin, la fatigue se fait sentir, et on commence à se battre pour un jouet. Puis le calme revient mais c’est la loi de Murphy qui fait son effet : le camion s’embourbe et nous ne partons pas. Les péripéties de cet événement sont encore en cours…

 

Wissous :

Aujourd’hui, l’imagination était au rendez-vous ; on l’a creusé et trituré ensemble pour un atelier de création d’histoires et confection de petits livres. Les plus petits ont pu se faire raconter des histoires, faire des jeux de construction et de la dînette.

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Après nous être réchauffés tous ensemble à la corde à sauter géante, nous nous sommes attablés, comme d’habitude ! Les enfants ont commencé par imaginer, chacun pour soi une histoire qu’ils avaient envie de raconter à partir de choses simples (ce qu’on aime faire, etc.), puis chacun l’a écrite au brouillon avec l’aide d’un adulte, ensuite venait la phase d’illustration. Là, on s’en est mis plein les doigts. Les enfants ont pris beaucoup de plaisir à utiliser la peinture pour la première fois. De belles histoires ont vu le jour : Amalia nous a raconté celle d’un petit avion rose qui allait en Roumanie pour voir Bucarest et les danses comme elle sait et adore elel-même les faire, Gabi nous a écrit ce qu’il aime faire : jouer de la guitare, prendre des photos et Florin Salam…on attend avec impatience ses illustrations !

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Nous prendrons le temps de finaliser les livres à la prochaine séance. Les enfants étaient très fiers de leur production !