{"id":89,"date":"2013-10-23T00:41:22","date_gmt":"2013-10-22T23:41:22","guid":{"rendered":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/?p=89"},"modified":"2016-05-12T12:59:07","modified_gmt":"2016-05-12T10:59:07","slug":"les-arpenteurs-ouvreurs-despaces","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/2013\/10\/23\/les-arpenteurs-ouvreurs-despaces\/","title":{"rendered":"Les arpenteurs ouvreurs d&rsquo;espaces"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les arpenteurs ouvreurs d\u2019espaces<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Vivre c&rsquo;est passer d&rsquo;un espace \u00e0 un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner<\/em>\u00a0\u00bb (Georges Perec, <em>Esp\u00e8ces d\u2019espaces<\/em>, 1974)<\/p>\n<p>Hugues Bazin et Na\u00efm Bornaz, avec la participation de Mohamed Larbes et Wesley Marcheron<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les \u00ab\u00a0traceurs\u00a0\u00bb appartiennent \u00e0 la tribu des arpenteurs, trois d\u2019entre eux nous ouvrent quelques pentes urbaines inexplor\u00e9es \u00e0 travers la technique et la philosophie du \u00ab parkour \u00bb.<\/p>\n<h1>La libert\u00e9 d\u2019un mouvement sans intention<\/h1>\n<p><a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/05\/parkour_DSC00688.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-93\" src=\"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/05\/parkour_DSC00688-300x246.jpg\" alt=\"parkour_DSC00688\" width=\"300\" height=\"246\" srcset=\"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/05\/parkour_DSC00688-300x246.jpg 300w, http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/05\/parkour_DSC00688.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 85vw, 300px\" \/><\/a>La qualit\u00e9 de la d\u00e9ambulation na\u00eet de son absence de pr\u00e9tention. Il y a une fa\u00e7on de parcourir que l\u2019on appelle \u00ab parkour \u00bb mais qui n\u2019est pas une expression artistique ou sportive malgr\u00e9 toutes les tentatives de le contraindre \u00e0 un engagement utilitariste et mercantile. Si c\u2019est un art, il est sans qualit\u00e9. Ce qui nous d\u00e9tourne de l\u2019essentiel, il le refuse : la sophistication p\u00e9dante, la pr\u00e9tention petite-bourgeoise \u00e0 bien faire, \u00e0 bien finir. Tel un art brut qui se forme \u00e0 travers les \u00e9l\u00e9ments rebelles et grandit dans le biotope des contres-espaces, il assume son inach\u00e8vement perp\u00e9tuel et c\u2019est sans doute pour cela qu\u2019il est un \u00ab art total \u00bb. Il touche \u00e0 toutes les dimensions humaines. La libert\u00e9 m\u00eame puise dans cette absence d\u2019intention initiale, esth\u00e9tique ou sociale. Ainsi lib\u00e9r\u00e9 de toute posture, de toute construction de la r\u00e9alit\u00e9, de toute assignation identitaire, le parkour lib\u00e8re le corps et l\u2019esprit qui peuvent se consacrer \u00e0 la recherche du mouvement juste dans une attention exacerb\u00e9e aux d\u00e9tails qui nous entourent.<\/p>\n<h1>Habiter autrement<\/h1>\n<p>Alors que le passant habituel n\u2019observe pas son quotidien ou le traverse dans une indiff\u00e9rence polie, ici nous sommes dans une mani\u00e8re d\u2019habiter qui \u00e9puise toutes les possibilit\u00e9s d\u2019un lieu sans prendre possession de l\u2019espace. La d\u00e9ambulation ne d\u00e9crit pas un territoire, elle laisse une trace, une pr\u00e9sence que l\u2019\u0153il exerc\u00e9 pourra reconna\u00eetre. Le traceur traverse des quartiers en reconstruction ou en d\u00e9sh\u00e9rence, quadrill\u00e9s ou en friche, nets ou vagues, rugueux ou lisses, sauvages ou polic\u00e9s ; il les habite sans discrimination par la simple force de cette pr\u00e9sence humaine. Si le r\u00e9sident dresse les rues comme autant de fronti\u00e8res invisibles, le traceur y voit autant de chemins possibles d\u2019une autre mani\u00e8re d\u2019habiter la ville.<\/p>\n<p>Notre travers\u00e9e de la banlieue de Paris nous a emmen\u00e9s au nord, au sud et \u00e0 l\u2019ouest, \u00e0 Saint-Denis, Villejuif et Saint-Cloud, croiser des univers qui ne se croisent jamais. Ce qui nous a fait passer d\u2019une ville \u00e0 l&rsquo;autre, puis \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de chacune d&rsquo;une rue \u00e0 l&rsquo;autre et d&rsquo;un quartier \u00e0 l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas la volont\u00e9 de se rendre \u00e0 un endroit, mais la d\u00e9ambulation en elle-m\u00eame. C\u2019est ainsi que les rencontres improbables sont possibles. D\u00e9ambuler, c&rsquo;est mettre un pied devant l&rsquo;autre et se laisser aller au fil des rues, au gr\u00e9 des intuitions des traceurs (\u00ab \u00e7a a l&rsquo;air bien par-l\u00e0 \u00bb) et des rencontres architecturales (obstacles) et humaines (gardiens, vigiles et autres r\u00e9sidents nous chassant, mais aussi passants nous observant, nous encourageant ou nous questionnant). Il ne s&rsquo;agit pas de s&rsquo;approprier un espace (priv\u00e9 ou public), mais de le traverser, de les traverser tous, de les d\u00e9couvrir, d&rsquo;en explorer le mobilier urbain et les possibilit\u00e9s qu&rsquo;ils rec\u00e8lent.<\/p>\n<p>Le traceur n&rsquo;a pas de territoire; le monde est son terrain de jeux, comme aimait \u00e0 le dire David Belle, fondateur de la pratique. Aussi, ce n&rsquo;est pas \u00e0 un lieu pr\u00e9cis, \u00e0 un endroit particulier qu&rsquo;il s&rsquo;attache, mais \u00e0 une mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;espace. L\u2019absence d\u2019appropriation territoriale rend possible la rencontre : entre un pratiquant de l&rsquo;espace et l&rsquo;espace qu&rsquo;il pratique, entre \u00eatres humains et mobilier urbain, entre les traces d&rsquo;une conception architecturale, et celles laiss\u00e9es par celui qui la d\u00e9tourne et joue avec.<\/p>\n<p>Plus l&rsquo;usage d&rsquo;un espace est charg\u00e9 d&rsquo;attentes, moins l\u2019usager est \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de ce que ses sens lui renvoient de sa rencontre avec l&rsquo;espace, ou de sa travers\u00e9e. Il n\u2019est pas attentif \u00e0 tout ce que l&rsquo;espace rec\u00e8le et qu&rsquo;il ne saurait voir. La rencontre entre usager et espace dans la d\u00e9ambulation n&rsquo;est possible qu&rsquo;\u00e0 condition de ne rien pr\u00e9m\u00e9diter et de se garder d&rsquo;attendre quoi que ce soit. Lib\u00e9r\u00e9 de toute attente, le traceur est ainsi ouvert \u00e0 toute d\u00e9couverte. On ne fait donc pas que traverser l&rsquo;espace, mais on l&rsquo;observe avec attention, on l&rsquo;interroge. C&rsquo;est pourquoi le parkour ne conna\u00eet pas de fronti\u00e8res. Il n&rsquo;a que faire des municipalit\u00e9s, des quartiers, des r\u00e9sidences, ainsi que des noms qu&rsquo;on leur a arbitrairement donn\u00e9s, car dans toutes ces villes, dans tous ces quartiers, il y a la possibilit\u00e9 d&rsquo;une rencontre, de mille rencontres. C&rsquo;est cela qui fait lien entre ces territoires, et qui rend poreuses \u00e0 notre d\u00e9ambulation les fronti\u00e8res qui les s\u00e9parent. Et bien que la rencontre puisse advenir partout, elle n&rsquo;advient jamais deux fois \u00e0 l&rsquo;identique. Parce que chaque mur est unique, et que chaque agencement entre les \u00e9l\u00e9ments urbains est diff\u00e9rent, comme chaque arbre a ses branches et ramifications propres. Il n&rsquo;y a donc pas de lieux de pr\u00e9dilection pour le parkour ; il s&rsquo;agit simplement de parcourir la ville \u00e0 la recherche de nouvelles opportunit\u00e9s.<\/p>\n<h1>Le geste juste<\/h1>\n<p>C\u2019est sans doute cela une pens\u00e9e du mouvement. On peut s\u2019attacher au \u00ab geste juste \u00bb. On est dans ce qu\u2019on fait, dans le mouvement m\u00eame, il n\u2019y a pas une construction intellectuelle qui m\u00e8ne au geste, mais au contraire, c\u2019est le mouvement qui nous am\u00e8ne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 notre mani\u00e8re de vivre d\u2019espace en espace. On pourrait appeler cela une \u00ab pens\u00e9e du corps \u00bb ou un \u00ab corps pensant \u00bb \u00e0 l\u2019instar d\u2019un art martial. C&rsquo;est \u00e0 dire une pens\u00e9e qui nous permet de relier un \u00ab proto mouvement \u00bb (gestuelle du quotidien) \u00e0 un \u00ab m\u00e9ta mouvement \u00bb (mouvement social). C\u2019est la conscience -\u00e0 travers cette pratique- d\u2019exprimer cet \u00ab \u00e9tat du mouvement \u00bb qui, comme une photographie, nous offre un regard sur la soci\u00e9t\u00e9 dans un espace-temps donn\u00e9.<\/p>\n<p>Si d&rsquo;autres pratiques visent la beaut\u00e9 du geste, ou sa conformit\u00e9 selon un mod\u00e8le donn\u00e9, il n&rsquo;est dans le parkour question que de justesse. Cela ne veut pas dire que le mouvement est facile puisqu\u2019il se confronte \u00e0 la duret\u00e9 des mat\u00e9riaux, du sol, des murs, des rambardes. Il s\u2019agit d\u2019apprendre \u00e0 les apprivoiser : on les sent, on les caresse, on les effleure, on s\u2019\u00e9gratigne, on se frotte. Aussi, il existe un certain nombre de techniques de base pouvant \u00eatre mobilis\u00e9es dans diverses situations, et \u00e9vitant au traceur que la rencontre avec le mobilier urbain consiste syst\u00e9matiquement en un choc, en une collision.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ativit\u00e9 na\u00eet de cette confrontation : pouvoir faire face par l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 aux contrari\u00e9t\u00e9s de l\u2019architecture, aux conditions parfois p\u00e9rilleuses des configurations rencontr\u00e9es. C\u2019est un art de l&rsquo;adaptation, de l\u2019esquive, du d\u00e9tournement. Au fil des pas et des obstacles, comment trouver la (ou les) r\u00e9ponse(s) appropri\u00e9e(s) au probl\u00e8me auquel on fait face, probl\u00e8me qu&rsquo;on s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs soi-m\u00eame pos\u00e9 -dans le seul but d&rsquo;en chercher la solution- ?<\/p>\n<p>\u00catre cr\u00e9atif, c\u2019est d&rsquo;abord trouver encore et toujours de nouveaux probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9soudre, et ensuite trouver les solutions. Et c&rsquo;est l\u00e0 que la justesse du geste intervient: un geste fig\u00e9 que l&rsquo;on reproduit \u00e0 l&rsquo;identique en toute situation ne saurait faire face efficacement \u00e0 la pluralit\u00e9 des obstacles et configurations qu&rsquo;on rencontre. Il nous faut adapter la technique au caract\u00e8re unique de chaque situation, ajuster le geste. Et pour trouver la r\u00e9ponse appropri\u00e9e \u00e0 une situation donn\u00e9e, c&rsquo;est davantage d&rsquo;efficacit\u00e9 qu&rsquo;il nous faut nous soucier, plut\u00f4t que d&rsquo;esth\u00e9tique. Car les murs se moquent de la beaut\u00e9. Aussi joli soit-il, si le geste n&rsquo;est pas juste, il sera vain. Il n&#8217;emp\u00eache que certains y voient une dimension esth\u00e9tique, comme une danse avec les murs ou un ballet avec les barri\u00e8res.<\/p>\n<p>Mais si le geste \u00e9voque une dimension esth\u00e9tique, elle n&rsquo;est dans le parkour qu&rsquo;incidentielle et en aucun cas intentionnelle. On ne fait pas le geste pour qu&rsquo;il soit beau, mais pour qu&rsquo;il soit juste. De notre capacit\u00e9 \u00e0 mettre le plus parfaitement possible en ad\u00e9quation nos capacit\u00e9s corporelles avec la configuration particuli\u00e8re \u00e0 laquelle on a affaire et la technique mobilis\u00e9e dans ce cadre -de cette justesse trouv\u00e9e- peut na\u00eetre l&rsquo;impression de beau dans les yeux de celui qui observe la sc\u00e8ne. Ici, la beaut\u00e9 ne se d\u00e9cr\u00e8te pas, elle d\u00e9coule de la justesse du geste par rapport \u00e0 une situation donn\u00e9e et de la fluidit\u00e9 avec laquelle les mouvements sont combin\u00e9s entre eux.<\/p>\n<h1>L\u2019espace du jeu et le jeu de l\u2019espace<\/h1>\n<p>Le parkour est donc une invitation \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019espace. C\u2019est ce caract\u00e8re prospectif du mouvement d&rsquo;un perp\u00e9tuel apprentissage ludique qui fait de la ville un immense terrain de jeu. La conception technocratique de la ville ne cesse de r\u00e9duire les espaces \u00e0 des fonctions. Il y a les terrains de jeux o\u00f9 doivent n\u00e9cessairement jouer les enfants et les bancs pour les vieux qui les regardent. Il y a les voies o\u00f9 l&rsquo;on doit circuler et les parkings o\u00f9 l&rsquo;on doit stationner. Les \u0153uvres publiques que l\u2019on doit admirer et les espaces marchands o\u00f9 l\u2019on doit consommer. La d\u00e9ambulation d\u00e9tourne tr\u00e8s vite tous ces lieux de leur attribution, faisant de la ville tout enti\u00e8re un lieu sans attribution, c\u2019est-\u00e0-dire une multitude d\u2019endroits o\u00f9 tout devient possible. Alors les enfants -petits ou grands- reprennent soudain le go\u00fbt de l\u2019exploration libre, oubliant de faire ce qu&rsquo;on leur dit de faire l\u00e0 o\u00f9 on leur dit de le faire.<\/p>\n<p>C\u2019est un mode d\u2019apprentissage jubilatoire qui comporte sa propre r\u00e9gulation des risques par une ma\u00eetrise d\u2019usage de l\u2019espace. Si le mouvement ne conna\u00eet pas de direction pr\u00e9cise, c\u2019est la confrontation aux formes qui lui donne sa consistance dans ce dialogue entre le corps et les mat\u00e9riaux. C\u2019est une forme en devenir ou en perp\u00e9tuelle \u00e9mergence, \u00e0 chacun de trouver sa forme de mouvement, entre mobilit\u00e9 spatiale, mentale et sociale.<\/p>\n<h1>L\u2019architecture fluide de la ville<\/h1>\n<p>Le dialogue avec les formes urbaines d\u00e9voile la fluidit\u00e9 de leur architecture. C\u2019est exactement le contraire de ce qu\u2019on veut nous faire croire. L\u2019architecture serait constitu\u00e9e de formes rigides, inamovibles, inatteignables, bref, inhumaines. La ville ne serait pas \u00e0 nous, mais aux mains de techniciens qui nous disent ce qu\u2019est la ville sans la vivre eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019exp\u00e9rimente la d\u00e9ambulation du parkour, c\u2019est exactement le contraire. Elle nous prouve que la ville vit, qu\u2019il existe bien un dialogue avec les mat\u00e9riaux. Certes ils ont une consistance, ils ont une duret\u00e9, mais ils ne demandent qu\u2019\u00e0 se laisser travailler. D\u00e9j\u00e0 par le regard : les murs n\u2019appartiennent-ils pas \u00e0 ceux qui les regardent ? C&rsquo;est alors que les murs ne sont plus des barri\u00e8res, mais des \u00e9changes. Les formes ne s\u00e9parent pas, elles r\u00e9unissent, elles donnent sens. C\u2019est justement la densit\u00e9 et la diversit\u00e9 des liens que mesure l\u2019intelligence sociale. C\u2019est peut-\u00eatre cela une architecture fluide, quelque chose qui nous rend un peu plus intelligent collectivement et d\u00e9construit les st\u00e9r\u00e9otypes. Par ces interstices, ces rebords, ces anfractuosit\u00e9s, c\u2019est un autre rapport aux formes qui est envisag\u00e9, c\u2019est une autre ville qui se construit. Les nouveaux arpenteurs inventent la ville en la mesurant.<\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9chargement de l&rsquo;article avec photos <a href=\"http:\/\/biblio.recherche-action.fr\/docannexe.php?id=635\" target=\"_blank\">ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les arpenteurs ouvreurs d\u2019espaces \u00ab\u00a0Vivre c&rsquo;est passer d&rsquo;un espace \u00e0 un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner\u00a0\u00bb (Georges Perec, Esp\u00e8ces d\u2019espaces, 1974) Hugues Bazin et Na\u00efm Bornaz, avec la participation de Mohamed Larbes et Wesley Marcheron &nbsp; Les \u00ab\u00a0traceurs\u00a0\u00bb appartiennent \u00e0 la tribu des arpenteurs, trois d\u2019entre eux nous ouvrent &hellip; <a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/2013\/10\/23\/les-arpenteurs-ouvreurs-despaces\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Les arpenteurs ouvreurs d&rsquo;espaces&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":93,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-89","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/05\/parkour_DSC00688.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/89","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=89"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/89\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":95,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/89\/revisions\/95"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/media\/93"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=89"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=89"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/recherche-action.fr\/l1consolable\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=89"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}