Charte et adhésion

 

Après avoir lu le texte ci-dessous, vous êtes invités à adhérer à la charte et à l’association en remplissant le forumulaire en bas de page. Merci de votre soutien !

Laboratoire d’innovation sociale par la recherche-action

Le laboratoire d’innovation sociale est né d’un désir de changement dans les pratiques de recherche en sciences humaines et sociales d’un côté, et d’un besoin de transformation sociale et politique, de l’autre. Il occupe donc un territoire intermédiaire entre champ social et scientifique, un « tiers-espace », en marge des fonctionnements institutionnels et des cloisonnements disciplinaires.

Nous ne sommes pas dans ce sens tributaires de méthodologies spécifiques, mais avant tout d’une posture existentielle. À ce titre le LISRA accueille une diversité de profils socioculturels et socioprofessionnels, ce n’est donc pas un groupe affinitaire. Le LISRA est plutôt un archipel de groupes et d’initiatives dont il ne cherche pas à unifier le discours et les projets, mais à les mettre en situation d’expérimentation, de réflexions et d’interaction. Cette diversité cimente une interdépendance et garantit l’autonomie d’un fonctionnement écosystémique. Les laboratoires sociaux peuvent se placer n’importe où sur les lieux de vie, que le cadre soit institué ou non institué, fermé ou ouvert. Chacun est invité à réinvestir ou transférer ses compétences au service de ces situations non attribuées d’élaboration collective.

Le laboratoire social valide une maîtrise d’usage en situation et un art du bricolage d’acteurs qui s’inscrivent dans des processus non académiques, les incitant à s’auto-missionner dans une démarche de recherche-action pour devenir notamment porteurs d’expérimentations innovatrices. En qualifiant ainsi des démarches qui se situent dans l’angle mort de la connaissance, le LISRA joue un rôle d’interface entre des acteurs émergents et des institutions qui n’ont pas toujours les clefs de compréhension pour qu’elles soutiennent et relaient cette démarche aussi bien dans leur fonctionnement interne qu’en termes d’enseignement et de politiques publiques.

Cette démarche de recherche-action naît bien souvent d’une situation sociale vécue comme insatisfaisante, elle s’incarne donc dans la posture des acteur-chercheurs et dans leur coopération au sein des laboratoires sociaux.

L’acteur-chercheur au centre de la démarche du LISRA

Posture

Le LISRA est organisé autour d’une figure spécifique, celle de l’acteur-chercheur. Celui-ci est à la fois impliqué dans la transformation de sa réalité (action, changement), tout en ayant un regard critique et distancié sur le monde qui l’entoure (recherche, objectivation).
Cet aller-retour traduit une démarche réflexive qui interroge nos postures socioprofessionnelles (acteur, agent, auteur). Ce décalage libère un « imaginaire instituant », c’est à dire une autre manière de penser la réalité et d’agir sur elle tout en produisant de nouvelles connaissances et des valeurs communes. Ce processus facilite une parole légitime au sujet de son expérience, respectueuse de la complexité de son vécu et permettant de déconstruire les représentations sociales dont il est l’objet.

Le besoin de transformation (relatif à ses conditions de vie, de travail, d’habitat, aux représentations sociales, etc) , l’amène à expérimenter des voies professionnelles, culturelles (…) singulières, tout en produisant le discours et la connaissance nécessaires à la construction de repères théoriques adéquats. En cela il devient producteur d’innovation sociale et conceptuelle.

Coopération et figure du chercheur collectif

La démarche de l’acteur-chercheur s’inscrit également dans une forme collective et solidaire, grâce au partage d’expériences entres les différents acteurs d’expérimentations sociales. Ainsi le LISRA sert d’espace d’échange et de mise en résonance de ces expériences. Ce qui est une manière de s’autoformer entre acteur-chercheurs, et d’écrire un récit collectif reflétant l’état actuel de l’innovation sociale produite sur le terrain.

 Collégialité

Les individus qui se retrouvent derrière cette description de l’acteur-chercheur forment un collège décideur au sein de l’association LISRA, pour en assurer son administration, en déterminer le cadre éthique et l’engager dans d’éventuels projets. Leur implication personnelle dans une démarche de recherche-action est donc une condition nécessaire pour participer aux décisions internes au LISRA. Chaque membre du collège devient représentant du LISRA et pourra parler également en son nom.
Chacun, individuel ou collectif peut reprendre la dénomination LISRA pour légitimer une position et défendre des initiatives à condition de respecter les principes éthiques et méthodologiques de la présente charte.

Médiation

L’acteur-chercheur peut aussi jouer le rôle de médiateur, en aidant à l’émergence dans l’espace public, d’une expression citoyenne, chez les acteurs de terrain qui en ressentent le besoin. Il pourra susciter des dynamiques collectives autour de projets de recherche-action, en étroite collaboration avec l’ensemble des personnes concernées. En jouant ce rôle de médiateur, l’acteur-chercheur procédera au partage des décisions concernant l’orientation des recherches, la diffusion des connaissances produites (dimension coopérative de la recherche-action) et à l’analyse de ses propres pratiques. Ainsi il devra rendre possible l’appropriation par tous des données et résultats des recherches.

Partenariats, recherches collaboratives

La démarche de recherche-action revêt des formes multiples et parfois contradictoires selon les personnes qui s’en réclament. Il y a souvent autant de « recherche-action » que « d’acteurs-chercheurs ». Le choix affirmé du LISRA est d’accompagner avant tout les démarches de recherche-action dites « intégrales » ou « situationnelles » autour de labos sociaux, c’est à dire celles qui sont utilisées par les acteurs personnellement impliqués au cœur d’enjeux liés à leurs situations sociales.

Cependant, le LISRA, en tant que vivier de pratiques diverses de la recherche-action, peut établir des partenariats et des coopérations avec des pratiquants ou des chercheurs éloignés de la définition de « l’acteur-chercheur » donnée ci-dessus. C’est notamment le cas de démarches dites de « recherches impliquées » souvent menées par des chercheurs professionnels en marge de leur institution universitaires ou autres. Ainsi, de la même manière que le LISRA s’affranchit des barrières disciplinaires pour utiliser tous les courants des sciences sociales, il sera aussi force invitante de la diversité des pratiques gravitant autour de la recherche-action, à condition qu’elles soient mises au service des populations étudiées. C’est le cas des recherches « collaboratives » ou « participatives » permettant de réunir autour de problématiques de société différentes partenaires à travers une plate-forme programmatique ou des réponses communes à des appels à projets.

Les activités du laboratoire

Accompagnement à l’autoformation

Si le LISRA n’est pas un centre de formation au sens classique du terme, toute personne qui se reconnaît dans la présente charte peut solliciter si elle le souhaite un soutien, cela indépendamment de ses multiples appartenances en termes de statut, de parcours d’expérience, de secteurs d’activité. Il s’agit notamment de faciliter une écriture individuelle et collective, un travail réflexif sur ses propres matériaux de vie, des échanges avec la communauté des acteurs chercheurs, des modes d’implication réciproque entre les différentes expérimentations.

Accompagnement à l’expérimentation

Le LISRA participe à la mise en place d’expérimentations sociales par la création et l’animation de « tiers-lieux », tels des ateliers de recherche-action régénérateurs de solidarités locales (dans les quartiers, les groupes, les entreprises, etc…).
Pour ce faire, il constitue des groupes-projet, partageant une éthique de communication créative, et au sein desquels les citoyens peuvent devenir « acteurs-créateurs de leur vie sociale » et producteurs de connaissances. Enfin il met au point des stratégies d’intervention dans le but de soutenir les projets exprimés.

Partage de connaissance et outillage méthodologique

Le LISRA anime un site (open source) à travers la plate-forme recherche action.fr et d’autres sites hébergés ainsi que d’un réseau inter-régional d’acteurs-chercheurs qui permettent des échanges d’informations et de réflexions méthodologiques entre les personnes et les organismes qui se réfèrent à la recherche-action et souhaitent développer des pratiques d’écriture coopérative, des recherches.

Formlaire d’adhésion à la charte et l’association du LISRA

La façon la plus simple et directe de soutenir notre démarche est d’ahérer à la charte et l’association du Lisra, les deux adhésions étant logiquement liées. Il suffit pour cela d’utiliser le forumulaire ci-dessous. Trois modes d’implications sont proposés :

  • Sympathisant : vous adhérez simplement à la charte et l’associaton (cotisation 15€), vous êtes invités à relayer les activités du réseau et praticiper à nos rencontres.
  • Contributeur : en plus d’être sympathisant, vous désirez ouvrir un blog d’expression sur notre plate-forme autour de votre démarche en recherche-action et/ou écrire des articles sur le site du labo social.
  • Acteur-chercheur : en plus d’être contributeur, vous êtes porteur d’une expérimentation en recherche-action et désirez vous impliquer directement dans l’organisation du labo social en devant membre du collège des acteurs-chercheurs dont l’engament est décrit dans la charte.

J'adhère à présente la charte et l'association du LISRA en tant qu'individu ou structure (obligatoire)
Si vous voulez adhérer à la fois en tant qu'individu et structure, merci de remplir et envoyer le formulaire pour chaque
IndividuStructure

J'accèpte qu'aparaisse (Nom ou strcuture activité, ville) comme signataire de la charte (obligatoire)
OuiNon

Nom - Prénom ou nom de votre structure (obligatoire)

Votre profession ou activité de votre structure (obligatoire)

Adresse personnelle ou de votre structure : Rue - Code postal - Ville - Pays (obligatoire)

Téléphone (éventuellement)

Email (obligatoire)

Votre mode d'implication en référence à la charte (obligatoire)

SympathisantContributeurActeur-Chercheur

Site web (éventuellement)

Votre message (éventuellement)

Mode de paiement de l'adhésion(obligatoire) de 20 € ou plus si vous désirez soutenir le labo social
Chèque de 20 € ou plus (à l'odre du LISRA, envoyer à LISRA - BP 67 - 92114 CLICHY CEDEX)CB ou Paypal somme forfaitaire de 20 € uniquement

Cliquer d'abord sur le bouton rouge "Envoyer" pour valider le formulaire, puis le bouton vert "Adhérer" si vous payer votre adhésion en ligne)




Premiers signataires

 

Personnes

Nom Profession/activité Domiciliation
Anton Musicien bricoleur 44000 Nantes
Bazin Hugues chercheur en sciences sociales 92110 Clichy
Bornaz Naïm rappeur-traceur-vidéaste-chômeur décomplexé 75014 Paris
Dehove Claire   artiste-curatrice-enseignante-scénographe 75011 Paris
Estérie Pierre photographe et informatien 19700 Seilhac
Guerrier Nicolas Coordinateur associatif 19330 Chanteix
Giroguy Christophe acteur théâtre 06300 Nice
Ott Laurent formateur-chercheur 91160 Longjumeau
Weiss Chrtistian biogéographe 93340 Le Raincy

 

Structures

Nom

Medication Time

Wos agence des hypotheses

 Posted by at 22 h 51 min

  2 Responses to “Charte et adhésion”

  1. La lucidité par la synthèse
    Par quoi commencer! J’ai eu la surprise d’entendre des gens éduqués parler au sujet de leurs connaissances, particulièrement des universitaires évoluant à la maîtrise ou au doctorat, en leur reprochant leur manque de lucidité, de jugement, leur stupidité douce par le fait de leur degré de scolarité! C’est le comble! … mais ça cache une réalité. Enfin il est peut-être plus fréquent de voir des intellectuels incapables de résumer en 2 mots le pourquoi de leurs travaux. Mais voyons en quoi je trouve si lucide de savoir bien résumer.

    Premier : Je suis un homme qui écrit depuis quelques mois le fond de ma pensée, au sujet de l’intelligence humaine; j’ai étudié la musique, ainsi je joue du piano du trombone et je suis excellent choriste. Je compose de la musique dans tous les genres et mon style préféré est la musique contemporaine. Je lis par plaisir et par intérêt des romans, des essais, des périodiques ainsi que le journal, ce qui m’emmène à écrire ces lignes. Je fais aussi du sport encore par nécessité, sauf lorsqu’il s’agit de me retrouver dans un lieu où mon plaisir devient formidable, comme la montagne ou les cours d’eau en milieu sauvage. Subséquemment j’aime le camping, mais malheureusement, les occasions se sont faites plutôt rares pour dormir en plein air ces dernières années. Enfin le don de … soi (comme dit le scribe).
    Ou alors
    Second : Voici que suite à une partie de ma vie, qui fut bien remplie, je vous fait part de mes idées via ce medium internet! Enfin le don de soi.
    Ouf, le premier était lourd… long. Pourtant dans le second, vous avez appris ce que j’avais à vous passer comme message et je vous ai évité le superflu.
    Je pense que la capacité de synthèse demande une présence d’esprit réelle. Quel est le contexte? Qui me pose la question? Que veut-il savoir? En quoi puis-je vraiment éclairer mon interlocuteur sur le sujet que porte sa question? Ce sont quelques traitements de l’information que l’on devrait effectuer, ce en un éclair, pour savoir bien répondre à une question.
    On a aussi le droit de prendre un moment, une courte pause, pour choisir les éléments d’un sujet qui sauront bien répondre à une question. L’utilisation de certaines expression « une vie bien remplie » permet d’englober une énumération pénible et permet à l’interlocuteur d’imaginer la teneur du sujet, voir à susciter sa curiosité.
    En regardant l’interlocuteur, on peux aussi comprendre la teneur de sa question, mais il s’agit ici d’intuition et d’humanité, cela va chercher un niveau plus élevé d’intelligence animale.
    Le principe que j’aimerais voir chez mon interlocuteur est d’utiliser le moins de mots possibles pour exprimer sa pensée.

    Dans certains cas, une personne utilisera une rhétorique pour excuser son mode de vie. C’est souvent avec ces types de personnalités qu’on peut lire d’expression de la souffrance sociale. Débattons-en sous une autre rubrique.