{"id":49,"date":"2009-07-01T18:28:00","date_gmt":"2009-07-01T17:28:00","guid":{"rendered":"http:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2009\/07\/01\/loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris\/"},"modified":"2009-07-01T18:28:00","modified_gmt":"2009-07-01T17:28:00","slug":"loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2009\/07\/01\/loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris\/","title":{"rendered":"L\u2019offre culturelle dans l\u2019agglom\u00e9ration centrale (Paris)"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_83 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-transparent ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2009\/07\/01\/loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris\/#Inscription_territoriale_des_lieux_culturels_%E2%80%93_Etat_des_lieux_et_propositions_pour_une_politique_culturelle_partenariale_renforcee\" >Inscription territoriale des lieux culturels \u2013 Etat des lieux et propositions pour une politique culturelle partenariale renforc\u00e9e<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2009\/07\/01\/loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris\/#NOTE_DE_CADRAGE\" >NOTE DE CADRAGE<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2009\/07\/01\/loffre-culturelle-dans-lagglomeration-centrale-paris\/#Compte_rendu_de_la_Table_Ronde_du_1_Juillet_2009\" >Compte rendu de la Table Ronde du 1 Juillet 2009<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 style=\"text-align:center\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Inscription_territoriale_des_lieux_culturels_%E2%80%93_Etat_des_lieux_et_propositions_pour_une_politique_culturelle_partenariale_renforcee\"><\/span>Inscription territoriale des lieux culturels \u2013 Etat des lieux et propositions pour une politique culturelle partenariale renforc\u00e9e<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>L&#8217;Atelier parisien d&#8217;urbanisme est heureux de vous inviter \u00e0 participer \u00e0 sa premi\u00e8re table-ronde d\u00e9bat portant sur le th\u00e8me \u00ab Projets culturels et ancrage territorial \u00bb<br \/>\n Mercredi 1er juillet \u00e0 9h<br \/>\n Salle du Jury du Pavillon de l&#8217;Arsenal<br \/>\n 21, boulevard Morland 75004 Paris<\/p>\n\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"NOTE_DE_CADRAGE\"><\/span>NOTE DE CADRAGE<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<h3>Contexte<\/h3>\n<p>Les table-rondes s\u2019inscrivent dans le cadre d\u2019une nouvelle s\u00e9rie de r\u00e9flexions conduites par l\u2019Atelier \u00e0 l\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine pour un partage des exp\u00e9riences et des pratiques en mati\u00e8re de politiques culturelles entre les quatre d\u00e9partements de l\u2019agglom\u00e9ration parisienne. Elles correspondent au troisi\u00e8me volet d\u2019une \u00e9tude, inscrite au programme de travail de l\u2019Atelier pour l\u2019ann\u00e9e 2009.<\/p>\n<h3>Objectifs de l\u2019\u00e9tude en cours<\/h3>\n<ul>\n<li> Volet 1 quantitatif : Il s\u2019agit de montrer l\u2019\u00e9tat actuel de l\u2019inscription territoriale des lieux et \u00e9quipements culturels (production, diffusion et formation) dans l\u2019ensemble des champs culturels (th\u00e9\u00e2tre, arts vivants, arts plastiques, cin\u00e9ma, lecture publique, musique, cirque, arts de la rue, patrimoine) \u00e0 Paris et dans les trois d\u00e9partements limitrophes (92, 93 et 94) ;<\/li>\n<li>Volet 2 qualitatif : Il s\u2019agit de faire appara\u00eetre les relations et les modes d\u2019interactions entre culture et territoires, notamment, \u00e0 travers l\u2019analyse des r\u00e9seaux de lieux ou d\u2019acteurs culturels, les entretiens avec des professionnels ou experts du secteur. Ce volet sera particuli\u00e8rement trait\u00e9 par la conduite d\u2019enqu\u00eates sur des \u00ab \u00ab zones test \u00bb (actuellement Montreuil, Bagnolet et Paris 20\u00e8me sont en cours d\u2019exp\u00e9rimentation) ;<\/li>\n<li>Volet 3 propositionnel : Il s\u2019agit d\u2019aboutir \u00e0 des orientations pour une nouvelle approche de l\u2019art et de la culture en ville. En particulier, les propositions envisag\u00e9es viseront \u00e0 int\u00e9grer et \u00e0 donner une place effective aux nouvelles formes d\u2019expression culturelles, en particulier dans la programmation de l\u2019am\u00e9nagement de la ville (polyvalence et usages des \u00e9quipements, fonctions des espaces interstitiels, usages des espaces publics, temporalit\u00e9 des projets d\u2019am\u00e9nagements, impact des politiques culturelles d\u2019\u00e9quipements, connaissance des nouvelles formes de production et de diffusion culturelles dans l\u2019agglom\u00e9ration).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>M\u00e9thodologie<\/h3>\n<p>Le volet 1, destin\u00e9 \u00e0 recenser et \u00e0 localiser g\u00e9ographiquement les principaux \u00e9quipements culturels de l\u2019agglom\u00e9ration, s\u2019appuie sur la base de donn\u00e9es des \u00e9quipements de l\u2019Atelier, \u00e0 laquelle s\u2019ajoutent les r\u00e9sultats d\u2019enqu\u00eates de terrain compl\u00e9mentaires. La production cartographique distingue, pour chaque champ culturel, les lieux de diffusion, de production et de formation.<br \/>\n Le volet 2, destin\u00e9 \u00e0 faire appara\u00eetre des occurrences et interactions territoriales dans la production et la diffusion culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine, prend la forme d\u2019interviews et d\u2019enqu\u00eates aupr\u00e8s des professionnels, collectifs d\u2019artistes, organisateurs d\u2019\u00e9v\u00e8nements, gestionnaires de sites, repr\u00e9sentants de r\u00e9seaux, et dont les productions et\/ou modalit\u00e9s de fonctionnement font appara\u00eetre un lien fort entre culture et territoire.\u00a0 Il s\u2019agit \u00e9galement, dans cette perspective, de mieux conna\u00eetre les publics, les fr\u00e9quentations et les pratiques culturelles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019agglom\u00e9ration.<br \/>\n Le volet 3, prospectif et propositionnel, correspond \u00e0 l\u2019organisation de table-rondes, r\u00e9unissant chacune une vingtaine de personnes,\u00a0 praticiens, porteurs de projets culturels, chercheurs, universitaires, \u00e9lus, am\u00e9nageurs, architectes, urbanistes, en vue de d\u00e9gager des orientations d\u2019actions pour un d\u00e9veloppement urbain favorable au d\u00e9veloppement culturel \u00e0 l\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine.<\/p>\n<h3>Hypoth\u00e8ses d\u2019analyse<\/h3>\n<h4>Hypoth\u00e8se 1 : le rapport \u00e0 l\u2019offre culturelle, place et fonction de la culture dans la ville<\/h4>\n<p>Cette hypoth\u00e8se porte sur le rapport que les territoires entretiennent avec leur offre culturelle, selon que celle-ci propose des lieux de production et\/ou de diffusion, de la culture. En effet, selon la terminologie emprunt\u00e9e \u00e0 Fabrice Raffin, distinguant \u00ab d\u00e9mocratisation \u00bb et \u00ab d\u00e9mocratie \u00bb culturelles , on observe un fonctionnement diff\u00e9rent des lieux ou des \u00e9quipements selon qu\u2019ils pr\u00e9sentent une production artistique achev\u00e9e (ou consid\u00e9r\u00e9e comme telle) au regard du public,\u00a0 ou bien qu\u2019ils proposent d\u2019inviter le public au processus de cr\u00e9ation, consid\u00e9rant la culture comme le r\u00e9sultat d\u2019\u00e9changes et d\u2019interactions entre artistes, espaces et soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\n Cette approche, consistant \u00e0 distinguer les lieux selon leur pratique de la cr\u00e9ation artistique (donn\u00e9e ou processuelle, en (co)-production ou en diffusion seule) permet d\u2019\u00e9tablir une typologie diff\u00e9renci\u00e9e des territoires. L\u2019hypoth\u00e8se avanc\u00e9e est celle d\u2019une approche davantage processuelle dans les territoires sous\u2013\u00e9quip\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019institutions culturelles, ou en qu\u00eate de nouvelles identit\u00e9s urbaines (issues de r\u00e9centes mutations socio-\u00e9conomiques par exemple), et d\u2019une approche plus patrimoniale et mus\u00e9ale dans les territoires disposant d\u2019une offre culturelle tr\u00e8s dense, historiquement plus lisibles et visibles pour les publics (les quartiers centraux de Paris notamment).<\/p>\n<h4>Hypoth\u00e8se 2 : le crit\u00e8re d\u2019accessibilit\u00e9<\/h4>\n<p>Les premiers entretiens et les r\u00e9sultats de la recherche documentaire ont fait appara\u00eetre un \u00e9l\u00e9ment de comparaison r\u00e9current entre les diff\u00e9rents lieux ou \u00e9quipements culturels : celui de leur accessibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette accessibilit\u00e9 des lieux ou des \u00e9v\u00e8nements culturels peut\u00a0 se d\u00e9cliner de trois mani\u00e8res :<\/p>\n<ul>\n<li>l\u2019accessibilit\u00e9 physique, qui se mesure par la desserte en transport en commun et le temps pass\u00e9 pour se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9quipement ou sur le lieu de la manifestation ;<\/li>\n<li>l\u2019accessibilit\u00e9 tarifaire, qui se mesure par rapport aux tarifs d\u2019entr\u00e9e pratiqu\u00e9s par l\u2019institution ou l\u2019association organisatrice de l\u2019\u00e9v\u00e8nement (dans le cas des festivals) ;<\/li>\n<li> l\u2019accessibilit\u00e9 \u00abcognitive \u00bb, qui se mesure, entre autres, par le profil des publics fr\u00e9quentant le lieu ou l\u2019\u00e9v\u00e8nement (initi\u00e9s, grand public, adultes, jeunes, \u00e9trangers\u2026).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces travaux devraient notamment conduire \u00e0 s\u2019interroger sur les raisons des diff\u00e9rences ainsi observ\u00e9es entre les territoires : sont-elles le fruit d\u2019une strat\u00e9gie (des \u00e9lus, des acteurs culturels locaux, des associations) ou bien rel\u00e8vent-elles de facteurs historiques ou socioculturels plus lointains (historique de l\u2019urbanisation et du peuplement, h\u00e9ritage des politiques culturelles nationales et municipales, effets d\u2019opportunit\u00e9s immobili\u00e8res) ?<\/p>\n<h3>El\u00e9ments de prospective et propositions pour une politique culturelle partenariale renforc\u00e9e<\/h3>\n<p>La culture et les politiques culturelles sont un levier fort de l\u2019action politique locale. Outil d\u2019aide \u00e0 la coh\u00e9sion sociale, moteur d\u2019attractivit\u00e9 touristique et \u00e9conomique, instrument de promotion et de valorisation des territoires, la culture repr\u00e9sente aujourd\u2019hui, et les \u00e9lus l\u2019ont bien compris, un v\u00e9ritable enjeu de d\u00e9veloppement qui pourrait \u00eatre fortement f\u00e9d\u00e9rateur dans le contexte de m\u00e9tropolisation de l\u2019agglom\u00e9ration parisienne.<br \/>\n La question aujourd\u2019hui est de savoir comment les territoires utilisent l\u2019offre culturelle pour construire et promouvoir leur d\u00e9veloppement et leur identit\u00e9 ? En d\u2019autres termes, il s\u2019agit de rep\u00e9rer la dimension expressive, symbolique, de toute production ou diffusion culturelles, l\u00e0 o\u00f9 le projet urbain et le projet culturel p\u00e9n\u00e8trent les repr\u00e9sentations individuelles et collectives comme v\u00e9ritable rep\u00e8re de d\u00e9veloppement territorial.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Compte_rendu_de_la_Table_Ronde_du_1_Juillet_2009\"><\/span>Compte rendu de la Table Ronde du 1 Juillet 2009<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>PROJETS CULTURELS ET ANCRAGE TERRITORIAL<\/p>\n<p>S\u2019inscrivant dans le troisi\u00e8me volet prospectif de l\u2019\u00e9tude intitul\u00e9e \u00ab L\u2019Offre culturelle\u00a0 dans l\u2019agglom\u00e9ration centrale \u00bb, cette premi\u00e8re Table Ronde a r\u00e9uni architectes, repr\u00e9sentants d\u2019\u00e9lus ou membres de Cabinets, chercheurs et acteurs culturels, autour de questions relatives \u00e0 l\u2019enracinement territorial des initiatives culturelles.<br \/>\n Introduit et orchestr\u00e9 par Christiane Blancot, directrice d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019Apur, et Barbara Chabbal, charg\u00e9e d\u2019\u00e9tudes, le d\u00e9bat s\u2019est ouvert \u00e0 la suite de deux interventions : Olivier Meier, directeur du Festival de l\u2019Oh! au Conseil g\u00e9n\u00e9ral du Val de Marne, et B\u00e9n\u00e9dicte Lafargues, directrice de la compagnie de th\u00e9\u00e2tre de rue M\u00e9liad\u00e8s, implant\u00e9e dans une ancienne friche industrielle \u00e0 Aubervilliers, la \u00ab Villa Mais d\u2019Ici \u00bb.<br \/>\n Quatre grandes probl\u00e9matiques ont ensuite orient\u00e9 la discussion.<\/p>\n<h3>I\u00a0\u00a0 \u00a0DES POLITIQUES CULTURELLES QUI CORRESPONDENT ASSEZ MAL AUX PRATIQUES ACTUELLES ET APPARAISSENT SOUVENT TROP RIGIDES<\/h3>\n<h4>A\u00a0\u00a0 \u00a0La question des publics, ou comment \u00e9valuer les projets culturels ?<\/h4>\n<p>Pascale Thomas, directrice de Cabinet de Monsieur Pierre MANSAT, adjoint au Maire de Paris charg\u00e9 des relations avec les collectivit\u00e9s territoriales limitrophes et de\u00a0 Paris M\u00e9tropole, ouvre le d\u00e9bat en posant la question de l\u2019\u00e9valuation des projets culturels. Comment mesurer l\u2019impact \u00e9conomique et social d\u2019un \u00e9quipement sur son territoire ? Pour les \u00e9lus, la r\u00e9ponse se donne au moyen de chiffres : volume de fr\u00e9quentation, profil des publics permettent de comprendre les logiques d\u2019attractivit\u00e9 d\u2019un lieu. De telles informations am\u00e9liorent la lisibilit\u00e9 du territoire, et permettent de guider les politiques d\u2019aides et de subventions en mati\u00e8re d\u2019\u00e9quipements. Niels Pedersen, conseiller aupr\u00e8s de l\u2019adjoint au Maire de Paris charg\u00e9 de la Culture, poursuit en affirmant que le manque d\u2019informations en mati\u00e8re de profils de publics, de cr\u00e9ation d\u2019emplois ou de taux de fr\u00e9quentation, rend d\u00e9licate la mise en \u0153uvre de politiques culturelles cibl\u00e9es.<br \/>\n Serge Haziza, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au service culturel de la ville de Montreuil, approuve cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019obtenir des chiffres en \u00e9voquant toutefois d\u2019autres arguments : tout \u00e9quipement ne satisfait pas n\u2019importe quel public. Adapter l\u2019offre \u00e0 la demande est un imp\u00e9ratif : conna\u00eetre cette demande, conna\u00eetre ceux dont elle \u00e9mane est tout autant n\u00e9cessaire. Pour illustrer son discours, il \u00e9voque sa propre commune : en changeant de majorit\u00e9, Montreuil a choisi de d\u00e9velopper une offre culturelle ax\u00e9e sur l\u2019\u00e9quilibre entre les territoires, notamment dans le Haut Montreuil o\u00f9 les \u00e9quipements sont nettement moins nombreux que dans le Sud Ouest de la commune. Ces initiatives manquent n\u00e9anmoins d\u2019information en mati\u00e8re de public et de demande. Serge Haziza souligne \u00e9galement les difficult\u00e9s de communication rencontr\u00e9es par acteurs culturels : la visibilit\u00e9 des \u00e9quipements reste \u00e0 am\u00e9liorer, de m\u00eame que leur coop\u00e9ration.<\/p>\n<h4>B\u00a0\u00a0 \u00a0Le caract\u00e8re fig\u00e9 et segment\u00e9 des politiques culturelles<\/h4>\n<p>Christophe Pasquet, fondateur de l\u2019association \u00ab Usines Eph\u00e9m\u00e8res \u00bb soutient cette id\u00e9e en d\u00e9non\u00e7ant le caract\u00e8re extr\u00eamement fig\u00e9 des lieux, des liens qu\u2019ils entretiennent avec les municipalit\u00e9s, voire m\u00eame, de leurs rapports entre eux. Selon lui, l\u2019ambiance herm\u00e9tique dans laquelle se construit la ville entrave le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s culturelles de proximit\u00e9 : coller une \u00e9tiquette sur un b\u00e2timent lui semble n\u00e9faste dans la mesure o\u00f9 l\u2019\u00e9tablissement peut toujours se reconvertir. Logements, commerces, bureaux, \u00e9quipements, ateliers et usines sont vou\u00e9s \u00e0 \u00e9voluer, \u00e0 changer de statut dans le temps, dans un souci de constante adaptation. Cette souplesse est indispensable en mati\u00e8re de lieu culturel dans la mesure o\u00f9 leur \u00e9volution les rend de plus en plus interdisciplinaires. Les travaux de Christophe Pasquet illustrent ce propos puisqu\u2019il s\u2019agit de reconvertir des friches industrielles en lieu de production et\/ou de diffusion culturelle pour des p\u00e9riodes plus ou moins longues sur un territoire donn\u00e9.<\/p>\n<h4>C\u00a0\u00a0 \u00a0Les blocages li\u00e9s aux processus de concertation<\/h4>\n<p>Cl\u00e9ment Praud, coordinateur du r\u00e9seau MAP (Musiques actuelles \u00e0 Paris) conteste lui aussi le manque de souplesse qui r\u00e9git les d\u00e9cisions publiques. En ce qui concerne les musiques actuelles, une concertation permanente des riverains devient un frein au d\u00e9veloppement d\u2019esth\u00e9tiques parfois\u00a0 mal per\u00e7ues, et donc, mal re\u00e7ues, par le voisinage imm\u00e9diat des lieux de diffusion. Les probl\u00e8mes li\u00e9s aux nuisances occasionn\u00e9es par les salles de concert implant\u00e9es au c\u0153ur des quartiers paralysent souvent le dynamisme territorial que ces m\u00eames lieux pourraient faire na\u00eetre. En outre, l\u2019application r\u00e9cente de la loi Evin, qui prohibe la consommation de tabac dans les bars, discoth\u00e8ques et caf\u00e9s accentue le probl\u00e8me des nuisances puisque les fumeurs se retrouvent en dehors du lieu, dans l\u2019espace public, cr\u00e9ant attroupements et bruits. Cette r\u00e9alit\u00e9 pose v\u00e9ritablement probl\u00e8me aux espaces musicaux qui partagent souvent les fonctions de salle de concert, de bar et\/ou de restaurant. Les craintes de nuisances sonores apparaissent comme des facteurs de blocage \u00e0 l\u2019encontre du d\u00e9veloppement de lieux de diffusion de certaines esth\u00e9tiques musicales.<br \/>\n Ces interventions mettent en relief les difficult\u00e9s de mise en \u0153uvre des politiques culturelles. Les objectifs vis\u00e9s par les uns et les autres sont souvent contradictoires, de sorte qu\u2019un manque de compr\u00e9hension s\u2019instaure entre acteurs culturels et d\u00e9cideurs politiques. Le manque de connaissance des pratiques d\u2019une part, et la grande rigidit\u00e9 administrative \u00e0 laquelle se confrontent les praticiens de la culture, d\u2019autre part, font toutefois consensus parmi les participants. A cela s\u2019ajoutent des difficult\u00e9s relatives aux questions d\u2019inscriptions territoriales in\u00e9gales des lieux culturels \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la M\u00e9tropole.<\/p>\n<h3>II\u00a0\u00a0 \u00a0UNE INSCRIPTION TERRITORIALE IN\u00c9GALE DES LIEUX, L\u2019OPPOSITION PARIS-BANLIEUE<\/h3>\n<p>Tr\u00e8s rapidement, le d\u00e9bat s\u2019est orient\u00e9 vers les questions d\u2019ancrage territorial et d\u2019in\u00e9galit\u00e9s des lieux culturels selon qu\u2019ils se trouvent au centre ou en p\u00e9riph\u00e9rie (\u00ab Paris \u00bb contre \u00ab Banlieues \u00bb).<\/p>\n<h4>A\u00a0\u00a0 \u00a0Des fonctionnements communaux diff\u00e9rents<\/h4>\n<p>Christophe Pasquet \u00e9voque les probl\u00e8mes d\u2019in\u00e9galit\u00e9s perceptibles dans le fonctionnement m\u00eame des lieux selon qu\u2019ils sont implant\u00e9s \u00e0 Paris ou en Petite Couronne. Il mentionne notamment la question des horaires d\u2019ouverture des d\u00e9bits de boisson, lesquels sont g\u00e9n\u00e9ralement ferm\u00e9s apr\u00e8s minuit en banlieue. Cette entrave est cons\u00e9quente puisqu\u2019il est difficile d\u2019attirer les publics parisiens pour des \u00e9v\u00e8nements dont la prolongation conviviale et festive se trouve ainsi alt\u00e9r\u00e9e. Ce type de diff\u00e9renciation entre Paris et sa banlieue est de nature \u00e0 freiner l\u2019attractivit\u00e9 de la seconde, la pla\u00e7ant dans une position in\u00e9galitaire.<\/p>\n<h4>B\u00a0\u00a0 \u00a0Des rapports aux \u00e9lus diff\u00e9renci\u00e9s<\/h4>\n<p>B\u00e9n\u00e9dicte Lasfargues met en avant la grande ambig\u00fcit\u00e9, et le caract\u00e8re complexe, qui anime les relations entre acteurs culturels et Municipalit\u00e9s en Petite Couronne. La d\u00e9centralisation a en effet permis leur rapprochement, mais il n\u2019est pas gage de neutralit\u00e9. Acc\u00e9der aux \u00e9lus, leur faire part de demandes se fait de fa\u00e7on simplifi\u00e9e mais rien de garantit leur soutien objectif : paralyser les projets devient alors tr\u00e8s facile. Une municipalit\u00e9 qui n\u2019approuve pas les actions des artistes de rue par exemple, g\u00e8lera toute demande d\u2019aide, toute initiative devant se d\u00e9rouler dans l\u2019espace public par exemple, ce qui peut vite devenir probl\u00e9matique pour les compagnies relevant de ce champ implant\u00e9es dans la commune : chaque changement de majorit\u00e9 demande un important investissement de communication, une d\u00e9marche commerciale qui ob\u00e8re d\u2019autant plus le temps d\u00e9volu \u00e0 la production artistique proprement dite. En revanche, lorsque les relations sont bonnes, les liens sont efficaces et fructueux. Cette r\u00e9alit\u00e9 est particuli\u00e8rement vraie dans les communes p\u00e9riph\u00e9riques dans la mesure o\u00f9 l\u2019offre demeure moins large que dans la capitale : \u00e0 Paris, la densit\u00e9 des projets camoufle leur individualit\u00e9, de sorte que les rapports \u00e9tablis avec la municipalit\u00e9 peuvent para\u00eetre \u00ab plus anonymes \u00bb et par cons\u00e9quent, plus \u00ab neutres \u00bb.<\/p>\n<h4>C\u00a0\u00a0 \u00a0Une accessibilit\u00e9 r\u00e9elle ou suppos\u00e9e probl\u00e9matique<\/h4>\n<p>Le probl\u00e8me des transports et de l\u2019accessibilit\u00e9 demeure vif. Christophe Pasquet donne pour exemple sa propre exp\u00e9rience : travaillant \u00e0 la fois \u00e0 Paris et \u00e0 Saint-Ouen (le \u00ab Point Eph\u00e9m\u00e8re \u00bb dans le 10\u00e8me arrondissement et le collectif \u00ab Mains d\u2019\u0153uvres \u00bb \u00e0 Saint-Ouen), il observe des taux de fr\u00e9quentation pouvant varier de 1 \u00e0 10 suivant la localisation de l\u2019\u00e9v\u00e8nement. L\u2019image des territoires p\u00e9riph\u00e9riques, r\u00e9put\u00e9s moins accessibles que les quartiers parisiens, impose des politiques diff\u00e9rentes en mati\u00e8re de communication, reflet du d\u00e9ficit de visibilit\u00e9 qui marque singuli\u00e8rement les \u00e9quipements de Petite Couronne.<br \/>\n Olivier Meier revient sur cette n\u00e9cessit\u00e9 de changer l\u2019image des territoires : le Festival de l\u2019Oh! participe par exemple \u00e0 la composition d\u2019une identit\u00e9 d\u00e9partementale en faisant coop\u00e9rer les communes souhaitant prendre part \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e8nement. La culture est con\u00e7ue comme un lien capable de rapprocher les territoires, de les mettre en relation. A travers la Marne et la Seine, \u00e0 travers l\u2019eau en g\u00e9n\u00e9ral, le festival b\u00e2tit une identit\u00e9 spatiale qui cherche \u00e0 unir les participants autour d\u2019\u00e9l\u00e9ments f\u00e9d\u00e9rateurs. Une telle initiative est particuli\u00e8rement int\u00e9ressante \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 les fronti\u00e8res du Paris M\u00e9tropole cherchent \u00e0 se mettre en place en fondant leur l\u00e9gitimit\u00e9 sur une identit\u00e9 collective, dans une sorte de rapport commun au territoire.<br \/>\n Claude Cohen, chercheuse au CNAM, nuance toutefois ce propos : elle souligne le manque de fluidit\u00e9 qui marque le Festival de l\u2019Oh! : les visiteurs restent souvent dans leur propre commune et les d\u00e9placements entre embarcad\u00e8res et escales semblent se faire plus difficilement. Les territoires demeurent partag\u00e9s, \u00e9loign\u00e9s : seule leur participation administrative et financi\u00e8re au Festival semble les rapprocher pour le moment.<br \/>\n D\u2019autres acteurs, tels que Selma Toprak, coordinatrice du r\u00e9seau Tram, soulignent la propre capacit\u00e9 des \u0153uvres \u00e0 trouver leurs publics : comme l\u2019\u00e9voque Barbara Chabbal, il semblerait que l\u2019accessibilit\u00e9 en transports en commun ne soit pas si structurante qu\u2019il y para\u00eet. A partir du moment o\u00f9 un lieu parvient \u00e0 capter l\u2019attention de son public, ce dernier trouvera les moyens de s\u2019y rendre. A cet \u00e9gard, Selma Toprak ajoute que l\u2019objectif des Taxitram n\u2019est pas tant de transporter les publics que de leur faire conna\u00eetre un lieu, et leur donner l\u2019envie d\u2019y revenir par ses propres moyens.<\/p>\n<h4>D\u00a0\u00a0 \u00a0La capacit\u00e9 \u00e0 produire une m\u00e9moire collective<\/h4>\n<p>Alexandre Ribeyrolles, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des Arts de la Rue en Ile-de-France, souligne le fait suivant : on ne peut aller \u00e0 l\u2019encontre de la centralit\u00e9 parisienne. Pour lui, le v\u00e9ritable enjeu r\u00e9side dans le terme \u00ab collectivement \u00bb. L\u2019appropriation territoriale existe \u00e0 partir du moment o\u00f9 les publics s\u2019emparent du lieu pour le vivre ensemble, l\u2019habiter \u00ab collectivement \u00bb, en composer une m\u00e9moire \u00ab collective \u00bb. D\u00e9s lors, ce n\u2019est plus tant la question de l\u2019accessibilit\u00e9 qui transpara\u00eet que celle du partage autour de l\u2019\u0153uvre artistique. Comment cr\u00e9er ce partage ? Comment faire na\u00eetre ce \u00ab collectivement \u00bb ?<br \/>\n L\u2019intervention de B\u00e9n\u00e9dicte Lasfargues permet d\u2019entrevoir une r\u00e9ponse \u00e0 ce questionnement. La compagnie M\u00e9liad\u00e8s se produit \u00e9norm\u00e9ment dans des quartiers dits \u00ab sensibles \u00bb, et notamment dans des cit\u00e9s, tant \u00e0 Paris qu\u2019en Petite Couronne. Les com\u00e9diens commencent par investir les lieux en s\u2019installant dans un ou plusieurs appartements : le spectacle est progressivement mont\u00e9 avec l\u2019aide des habitants de la cit\u00e9 qui tout \u00e0 coup, prennent l\u2019ascenseur avec des artistes, leur apportent du caf\u00e9, leur font la conversation, et vivent avec eux. Cette proximit\u00e9 b\u00e2tit du lien social que la repr\u00e9sentation du spectacle vient mat\u00e9rialiser au bout de quelques mois. L\u2019exp\u00e9rience du \u00ab collectivement \u00bb prend alors toute son ampleur.<br \/>\n Ces questions soul\u00e8vent une troisi\u00e8me th\u00e9matique que les participants \u00e0 la Table Ronde cherchent \u00e9galement \u00e0 mettre en valeur : l\u2019espace public repr\u00e9sente un vivier d\u2019exp\u00e9riences et de d\u00e9fis pour les artistes qui s\u2019interrogent sur son r\u00f4le dans la ville et plus particuli\u00e8rement, sur les capacit\u00e9s de cette derni\u00e8re \u00e0 faire na\u00eetre des \u00ab moments culturels partag\u00e9s \u00bb.<\/p>\n<h3>III\u00a0\u00a0 \u00a0L\u2019ESPACE PUBLIC EN QUESTION, R\u00d4LE ET FONCTION DE LA CULTURE EN VILLE<\/h3>\n<h4>A\u00a0\u00a0 \u00a0L\u2019importance de la place publique et des espaces interstitiels en zone urbaine dense<\/h4>\n<p>La discussion aborde le r\u00f4le de la place populaire et publique, \u00e0 travers l\u2019intervention d\u2019Alexandre Ribeyrolles : place de f\u00eates, lieu de socialisation, espace ouvert et transformable, la place publique est un lieu privil\u00e9gi\u00e9 pour les artistes de rue.<br \/>\n Le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des Arts de la Rue d\u00e9nonce l\u2019absence de \u00ab place \u00bb (lieu) et de \u00ab place \u00bb (espace) r\u00e9pondant \u00e0 ces crit\u00e8res, surtout \u00e0 Paris. Mobiliers urbains fixes, plots de voirie, circulations de voitures, emp\u00eachent les artistes et les habitants de la ville de s\u2019emparer des lieux dans un esprit d\u00e9ambulatoire, convivial et festif. Selon lui, la Petite Couronne offre davantage d\u2019opportunit\u00e9s de ce point de vue.<br \/>\n Christiane Blancot, analyse ce probl\u00e8me en deux points : prenant la parole en tant qu\u2019urbaniste, elle affirme que deux id\u00e9es l\u2019obs\u00e8dent souvent lors de la r\u00e9alisation d\u2019un projet urbain. La premi\u00e8re est l\u2019obligation qui lui est faite de \u00ab combler les vides \u00bb, dict\u00e9e par une certaine forme de \u00ab peur du vide \u00bb de la part des d\u00e9cideurs. La seconde est la volont\u00e9 de cr\u00e9er de \u00ab l\u2019animation \u00bb co\u00fbte que co\u00fbte. La question est la suivante : ne faut-il pas renverser ces logiques, le vide devenant un luxe, une br\u00e8che dont les artistes s\u2019emparent, qu\u2019ils investissent et transforment en lieux de cr\u00e9ation et de diffusion ?<br \/>\n L\u2019exp\u00e9rience de Julie Pagnier, coordinatrice aux Laboratoires d\u2019Aubervilliers rejoint parfaitement cette id\u00e9e. L\u2019exemple du Mus\u00e9e Pr\u00e9caire r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019artiste suisse Thomas Hirschhorn est un mod\u00e8le en mati\u00e8re d\u2019investissement de l\u2019espace public par les artistes et les habitants (commune d\u2019Aubervilliers): sous la gouverne de l\u2019artiste, un vingtaine de jeunes volontaires, habitants du quartier, ont fabriqu\u00e9 de toute pi\u00e8ce un mus\u00e9e \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, \u00e0 l\u2019aide de mat\u00e9riaux pr\u00e9caires, tels que de la taule ondul\u00e9e, des palettes etc., implant\u00e9 dans l\u2019espace public.\u00a0 Apr\u00e8s avoir suivi une formation avec le Centre National d\u2019Art Moderne Georges Pompidou, ces m\u00eames jeunes sont all\u00e9s chercher \u00e0 Beaubourg les \u0153uvres d\u2019artistes ayant marqu\u00e9 le parcours professionnel de Thomas Hircshhorn : Malevitch, Dali, Le Corbusier, Mondrian, L\u00e9ger, Duchamp, Beuys et Warhol furent expos\u00e9s tour \u00e0 tour, sur une p\u00e9riode d\u2019une semaine, pendant trois mois. Chaque semaine, conf\u00e9rences, ateliers, visites guid\u00e9es animaient l\u2019exposition, qui se cl\u00f4turait par un grand repas collectif, pr\u00e9par\u00e9 par les habitants du quartier du Landy, o\u00f9 se situait le mus\u00e9e pr\u00e9caire. Une telle initiative est unique : elle montre comment le dialogue instaur\u00e9 entre l\u2019artiste et le public donne lieu \u00e0 une exp\u00e9rience collective capable de faire vivre l\u2019espace public, tout en lui rendant ses fonctions originelles.<\/p>\n<h4>B\u00a0\u00a0 \u00a0Repenser des lieux et des espaces pour la production artistique<\/h4>\n<p>Cl\u00e9ment Praud et Selma Toprak partagent cette vision du ph\u00e9nom\u00e8ne artistique : faire confiance aux artistes, les laisser s\u00e9duire les publics par leur travail et recentrer les politiques sur les propres n\u00e9cessit\u00e9s de cr\u00e9ation artistique constituent trois points majeurs permettant d\u2019encourager le d\u00e9veloppement d\u2019activit\u00e9s culturelles dans les villes.<br \/>\n Laurence F\u00e9vrier, directrice de la compagnie de th\u00e9\u00e2tre Chim\u00e8ne, insiste sur ce point, en soulignant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un v\u00e9ritable besoin pour les artistes. Les com\u00e9diens manquent de salles aux capacit\u00e9s interm\u00e9diaires (jauge de 300 personnes environ), tant pour se produire que pour r\u00e9p\u00e9ter et cr\u00e9er leurs spectacles : la com\u00e9dienne affirme qu\u2019il faut \u00ab r\u00e9inventer le territoire de la parole acoustique \u00bb, repenser les modalit\u00e9s de partage des salles ainsi que leurs programmations, souvent trop nombreuses, pour permettre un travail de qualit\u00e9. Cette p\u00e9nurie se retrouve dans chaque discipline, ce qui entrave n\u00e9cessairement les activit\u00e9s de cr\u00e9ation de chacun, tous champs culturels confondus.<\/p>\n<h3>CONCLUSION : PROPOSITIONS<\/h3>\n<p>En conclusion, nous retiendrons quatre grandes id\u00e9es propositionnelles \u00e0 l\u2019issue de cette premi\u00e8re Table Ronde :<\/p>\n<ul>\n<li>Rendre les politiques culturelles plus souples, d\u00e9passer la seule approche quantitative en termes d\u2019\u00e9valuation des projets culturels.<\/li>\n<li> Favoriser les interfaces communales en soutenant les politiques de communication afin de rendre les lieux et les territoires plus ouverts, plus visibles et moins herm\u00e9tiques entre eux et vis-\u00e0-vis du public.<\/li>\n<li> Rendre \u00e0 l\u2019espace public sa fonction originelle, celle d\u2019un lieu de rencontre et de socialisation, en favorisant des \u00ab pratiques culturelles partag\u00e9es \u00bb initi\u00e9es et orchestr\u00e9es par les artistes.<\/li>\n<li> Encourager la mise en place de lieux de cr\u00e9ation, et non plus seulement de diffusion, en envisageant de nouvelles modalit\u00e9s de fonctionnement centr\u00e9es sur l\u2019\u00e9change et le partage (dans l\u2019espace, mais aussi dans le temps, selon l\u2019\u00e9ch\u00e9ancier des programmes d\u2019am\u00e9nagement par exemple).<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Inscription territoriale des lieux culturels \u2013 Etat des lieux et propositions pour une politique culturelle partenariale renforc\u00e9e L&#8217;Atelier parisien d&#8217;urbanisme est heureux de vous inviter \u00e0 participer \u00e0 sa premi\u00e8re table-ronde d\u00e9bat portant sur le th\u00e8me \u00ab Projets culturels et ancrage territorial \u00bb Mercredi 1er juillet \u00e0 9h Salle du Jury du Pavillon de l&#8217;Arsenal [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false,"_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[3],"tags":[16,41,87,88,94,95],"class_list":["post-49","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-intervention","tag-banlieue","tag-espace-public","tag-territoire","tag-theatre","tag-urbanisme","tag-ville"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2QGRI-N","jetpack_sharing_enabled":true,"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}