{"id":66,"date":"2008-09-25T22:14:35","date_gmt":"2008-09-25T21:14:35","guid":{"rendered":"http:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/"},"modified":"2008-09-25T22:14:35","modified_gmt":"2008-09-25T21:14:35","slug":"la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/","title":{"rendered":"La 3\u00e8me voie: quels principes en actions ? (Niort)"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_83 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-transparent ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#Genese_dun_projet_en_partage_et_en_mouvement\" >Gen\u00e8se d\u2019un projet en partage et en mouvement<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#Latelier_residence_outil_de_developpement_artistique_et_culturel\" >L\u2019atelier r\u00e9sidence, outil de d\u00e9veloppement artistique et culturel<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#Reinscrire_le_citoyen_dans_la_construction_des_politiques_publiques_de_la_culture\" >R\u00e9inscrire le citoyen dans la construction des politiques publiques de la culture<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#Theatre_en_action\" >Th\u00e9\u00e2tre en action<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#SYNTHESE_DES_ECHANGES_DE_LAPRES-MIDI\" >SYNTH\u00c8SE DES \u00c9CHANGES DE L\u2019APR\u00c8S-MIDI<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/2008\/09\/25\/la-3eme-voie-quels-principes-en-actions-niort\/#SYNTHESE_DE_LA_JOURNEE\" >SYNTH\u00c8SE DE LA JOURN\u00c9E<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<p>LA RECHERCHE D\u2019UNE TROISI\u00c8ME VOIE POUR LE TROISI\u00c8ME CERCLE<br \/>\n FICHE M\u00c9MOIRE DU SECOND S\u00c9MINAIRE<\/p>\n<p>Jeudi 25 septembre, Moulin du Roc, Niort<\/p>\n<p>Enregistrements des interventions sur <a href=\"http:\/\/arsvdla.wordpress.com\/seminaires\/les-principes-en-action\/\" target=\"_blank\">http:\/\/arsvdla.wordpress.com\/seminaires\/les-principes-en-action\/<\/a><\/p>\n\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Genese_dun_projet_en_partage_et_en_mouvement\"><\/span>Gen\u00e8se d\u2019un projet en partage et en mouvement<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>CHRISTOPHE BLANDIN-ESTOURNET<\/p>\n<p>S\u2019appuyant sur son exp\u00e9rience de directeur artistique du Parc de la Villette, CBE \u00e9voque une anecdote d\u00e9terminante dans sa d\u00e9cision de travailler autrement et de quitter cette fonction. Malgr\u00e9 le travail de m\u00e9diation, malgr\u00e9 l\u2019appropriation populaire du parc, celle-ci \u00e9voquait de mani\u00e8re flagrante, de la limite des relations \u00e9tablies autour d\u2019une programmation avec la population de proximit\u00e9.<\/p>\n<p>Contact\u00e9 par la r\u00e9gion centre qui montait une agence culturelle r\u00e9gionale, il s\u2019est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 partir de leur envie de cr\u00e9er un festival \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion avec l\u2019id\u00e9e de travailler un territoire \u00e0 l\u2019ann\u00e9e, dans ce qu\u2019il est, avec les populations de la r\u00e9gion, et donner un temps de visibilit\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi qu\u2019est n\u00e9 le projet EX\u2019CENTRIQUE, festival de la r\u00e9gion centre.<\/p>\n<p>R\u00e9gion Centre : six d\u00e9partements, la taille de la Belgique, 2,2 millions d\u2019habitants, pas d\u2019identit\u00e9 unique, mais une myriade de territoire tr\u00e8s divers. Les premi\u00e8res rencontres avec les personnes aboutissent \u00e0 une description de la r\u00e9gion de deux mani\u00e8res, soit par les pr\u00e9fectures, en oubliant Chartres, soit de fa\u00e7on dominante par l\u2019axe de la Loire, alors que deux d\u00e9partements ne sont pas concern\u00e9s par le fleuve.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re chose : la notion d\u2019excentrique, ce n\u2019est pas la revendication du qualificatif de l\u2019originalit\u00e9, mais l\u2019image de la pi\u00e8ce m\u00e9canique. Dans un jeu d\u2019engrenages, l\u2019excentrique est une roue crant\u00e9e qui parfois entra\u00eene, parfois est entra\u00een\u00e9e, mais de toute fa\u00e7on participe d\u2019une \u00e9nergie partag\u00e9e. Une autre d\u00e9finition d\u2019ailleurs, propre au cyclisme, concerne la pi\u00e8ce qui sur un tandem permet de p\u00e9daler ensemble.<\/p>\n<p>Ce projet implique de prendre en compte le contexte professionnel et culturel existant, d\u2019agir successivement ou simultan\u00e9ment sur les six d\u00e9partements, et ce par des propositions atypiques, inhabituelles dans ce que l\u2019on donne \u00e0 voir (que ce soit du th\u00e9\u00e2tre, du cin\u00e9ma, de la litt\u00e9rature, des arts de la table\u2026), ou dans le r\u00e9sultat artistique (ex. : transport exceptionnel de D. Boivin, un pas de deux entre un danseur et une pelleteuse\u2026.), ou dans la fa\u00e7on de produire (ex. des Kino-cabarets). Dans ce dernier exemple ce n\u2019est pas tant le r\u00e9sultat, un court-m\u00e9trage, qui est atypique, mais la fa\u00e7on dont il a \u00e9t\u00e9 produit dans la collaboration entre des r\u00e9alisateurs qui viennent du monde entier et les forces propres aux endroits et lieux de tournage, \u00e9quipe de praticiens amateurs ou professionnels du cin\u00e9ma, tout comme les habitants.<\/p>\n<p>Le festival fait huit \u00e0 dix \u00e9tapes, commence vers la mi-mai, se termine vers fin juin, d\u00e9but juillet. Les contextes sont tr\u00e8s diff\u00e9rents, on programme aussi bien dans le centre de Tours agglom\u00e9ration de 400000 habitants qu\u2019\u00e0 Bouges le Ch\u00e2teau dans un village de 250 habitants. Et \u00e0 chaque fois, il faut tenir compte au maximum du contexte. Il y a un protocole. On est invit\u00e9 par des niveaux tr\u00e8s diff\u00e9rents : villes\u00a0? monuments historiques, associations, centres sociaux\u2026 peu importe le champ artistique, il n\u2019y a pas d\u2019a priori.<\/p>\n<p>Christophe sait qu\u2019il va rencontrer des gens qui vivent ce territoire depuis des ann\u00e9es et qu\u2019ils vont avoir un point de vue. Le travail de programmation ne vient qu\u2019ensuite, dans un temps o\u00f9 l\u2019on va confronter ces deux regards, c\u2019est cela qu\u2019il appelle la prise en compte du contexte. Cela peut \u00eatre le paysage, cela peut \u00eatre la prise en compte des films amateurs dans un processus confi\u00e9 ensuite \u00e0 un ethnologue et \u00e0 un r\u00e9alisateur.<\/p>\n<p>Cela peut passer par la prise en compte d\u2019un monument historique, mais cela passe surtout par la prise en compte des habitants, \u00e0 EX\u2019CENTRIQUE on ne parle jamais de publics, mais de populations.<\/p>\n<p>Dans une histoire commune il y a une dimension que l\u2019on ne peut pas ignorer, on ne peut pas poser un geste de programmation sans tenir compte du contexte humain dans lequel on le propose, il ne s\u2019agit ni de s\u2019y soumettre ni de s\u2019y r\u00e9soudre, mais de le prendre en compte.<\/p>\n<p>Les sept semaines de festival pr\u00e9sentent quarante et cinquante propositions qui constituent environ 300 rendez-vous artistiques, sachant qu\u2019un rendez-vous peut durer dix minutes, sur un entre\/sort, et qu\u2019un autre peut durer trois semaines non-stop (ex. de KMK install\u00e9 en campement en bord de Loire, avec une vingtaine d\u2019artistes).<\/p>\n<p>Sur ces cinquante propositions, il y en a un tiers qui sont des projets d\u2019implication. Soit un travail qui se fait \u00e0 partir d\u2019une mati\u00e8re propos\u00e9e par les habitants (ex. de l\u2019audioguide de Bouges le Ch\u00e2teau), soit par leur participation directe (ex. de d\u00e9lire harmonique). Et la participation peut se d\u00e9cliner sous de multiples formes (clubs sportifs pour les \u00ab cavaletti \u00bb d\u2019un funambule, fabrication des nappes par un centre d\u2019insertion pour la restauration des festivaliers\u2026). Bien entendu cela demande un fort engagement de l\u2019\u00e9quipe, et cela d\u00e9clenche aussi d\u2019autres processus, dans le domaine social par exemple.<\/p>\n<p>Et cela donne aussi petit \u00e0 petit le sentiment d\u2019une appartenance \u00e0 une communaut\u00e9 \u00e0 travers des choses qui sont \u00e0 la fois de l\u2019ordre du festif et du d\u00e9calage.<\/p>\n<p>L\u2019an dernier par exemple \u00e0 Chaumont-sur-Loire, le festival s\u2019est achev\u00e9 sur la th\u00e9matique de \u00ab jardins en partage \u00bb. Avec le concours d\u2019un plasticien il y a eu l\u2019invention d\u2019un jardin mobile qui a fait des milliers de kilom\u00e8tres et qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 dans des espaces aussi diff\u00e9rents qu\u2019un club de retrait\u00e9s de la SNCF qu\u2019une \u00e9cole primaire, qu\u2019aupr\u00e8s de jardiniers familiaux. Chaque \u00e9tape \u00e9tait l\u2019occasion d\u2019une reconstruction.<\/p>\n<p>La r\u00e9gion a depuis pens\u00e9 n\u00e9cessaire de fusionner l\u2019agence culturelle et le festival Ex\u2019centrique et Christophe a accept\u00e9 d\u2019en prendre la direction g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 deux conditions : \u00c9crire un projet et que ce soit un projet et non deux \u00e9l\u00e9ments. L\u2019intitul\u00e9 c\u2019est dor\u00e9navant : culture O centre \/ atelier de d\u00e9veloppement culturel et l\u2019id\u00e9e, c\u2019est d\u2019\u00eatre sur l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la cha\u00eene : observer, analyser, discuter, dialoguer, \u00e9changer, produire, et se maintenir sur cette globalit\u00e9.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Latelier_residence_outil_de_developpement_artistique_et_culturel\"><\/span>L\u2019atelier r\u00e9sidence, outil de d\u00e9veloppement artistique et culturel<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>HUGUES BAZIN<\/p>\n<p>Je vais proposer des outils de r\u00e9flexion, mais j\u2019ai aussi envie de rebondir sur les \u00e9l\u00e9ments propos\u00e9s par CBE qui renvoient en fin de compte \u00e0 ce que j\u2019avais envie de dire.<\/p>\n<p>L\u2019angle pr\u00e9cis que je propose c\u2019est celui des ateliers r\u00e9sidences artistiques, mais je le con\u00e7ois comme un outil pour aborder de fa\u00e7on transversale d\u2019autres questions du s\u00e9minaire et de fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale ce que l\u2019on entend par action et d\u00e9veloppement culturel.<\/p>\n<p>On peut se servir ou non d\u2019un outil, je me suis int\u00e9ress\u00e9 historiquement dans mon travail de sociologue aux ateliers r\u00e9sidences parce que l\u2019on envoyait beaucoup d\u2019artistes dans les quartiers populaires et j\u2019ai trouv\u00e9 h\u00e9las que parfois cela ne servait pas forc\u00e9ment \u00e0 grand chose. Cela permettait une rencontre, mais posait beaucoup probl\u00e8me en termes de coh\u00e9rence. Un outil n\u2019est pas en soi une fin, ni une explication, mais cela peut \u00eatre un vecteur de transformation, et aussi parfois une arme de guerre, une arme pour perforer les conformismes, mettre en mouvement.<\/p>\n<p>L\u2019atelier r\u00e9sidence donc comporte une dimension de travail avec les acteurs, la population et une dimension de rencontre d\u2019une r\u00e9gion ou d\u2019un environnement.<\/p>\n<p>Je voudrais donc dans cette intervention le prendre comme mod\u00e8le d\u2019action culturelle, comme \u00ab id\u00e9al type \u00bb, comme on dit en sociologie, le d\u00e9cortiquer en proposant des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9flexion en opposition, car il y a deux dimensions : celui d\u2019atelier autour de la logique de projet, la relation projet\/processus, deux dimensions qui s\u2019articulent mais qui sont parfois en opposition et la notion de r\u00e9sidence qui suppose bien entendu le territoire mais que je place en opposition perspective avec la notion d\u2019espace.<\/p>\n<p>Et j\u2019aimerais aussi consid\u00e9rer la notion m\u00eame d\u2019atelier-r\u00e9sidence comme outil d\u2019analyse pour comprendre ce qui se passe au niveau m\u00eame des enjeux de la culture.<\/p>\n<h3>Sur la relation processus\/projet :<\/h3>\n<p>Le projet comporte plusieurs dimensions comportant parfois des malentendus entre l\u2019intention artistique, l\u2019intention du lieu, et une intention dont on tient rarement compte, celle de la population, c\u2019est-\u00e0-dire des espaces o\u00f9 se place ces intentions. Cela pose la question du \u00ab deal\u00bb qui est fait de la r\u00e9sidence contre des interventions supposant des financements du style politique de la ville, quels sont les niveaux o\u00f9 se n\u00e9gocient les projets ? Telle est alors la question pos\u00e9e.<\/p>\n<p>Le processus lui n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 une intention, mais \u00e0 un jeu d\u2019interactions, en fin de compte dans l\u2019espace, des gens vont interagir chacun de son point de vue, il y a la dimension artistique, l\u2019\u00e9ducation populaire, le socioculturel, les habitants\u2026 On est \u00e0 la fois dans une relation intersubjective, mais aussi dans une relation de compr\u00e9hension globale de ce qui se passe.<\/p>\n<p>Ces deux \u00e9l\u00e9ments s\u2019opposent un peu tout en \u00e9tant compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Dans le projet, il y a aussi la notion d\u2019objectifs et de finalit\u00e9s et forc\u00e9ment une limit\u00e9 temporelle, et les choses ne sont pas toujours expos\u00e9es clairement \u00e0 l\u2019origine, ce qui rend difficile l\u2019\u00e9valuation du r\u00e9sultat. On opposition, le processus appara\u00eet comme un \u00ab work in progress \u00bb qui ne suppose pas une finalit\u00e9 dans le sens de fin, mais plut\u00f4t des \u00e9tapes, ce que l\u2019on mesure ce n\u2019est pas une fin d\u2019objectif, mais ce qui se transforme d\u2019\u00e9tape en \u00e9tape. Ce qui ne veut pas dire que l\u2019on ne peut pas \u00e9valuer un processus. Tout peut s\u2019objectiver, mais il faut des outils d\u2019\u00e9valuation diff\u00e9rents et appliquer les outils de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre cr\u00e9e des tensions, comme l\u2019instrumentalisation des artistes par exemple. Le \u00ab work in progress \u00bb suppose que chaque \u00e9tape soit une forme de reconstruction, un peu comme l\u2019on chemine avec des tournants, \u00e0 chaque virage s\u2019ouvre un nouveau paysage\u2026<\/p>\n<p>Le projet est n\u00e9cessaire comme outil et le processus emp\u00eache de s\u2019enfermer dans une forme instrumentale li\u00e9e aux logiques financi\u00e8res qui en r\u00e9duit trop souvent la port\u00e9e.<\/p>\n<h3>Sur la relation territoire\/espace :<\/h3>\n<p>Comme l\u2019\u00e9voquait CBE, comment d\u00e9finir la r\u00e9gion Centre par exemple ? Le territoire, on le d\u00e9finit souvent par ses fronti\u00e8res ou par ses lieux, et entre ces lieux qu\u2019y a-t-il ? O\u00f9 sont les habitants, les acteurs ? Le probl\u00e8me du territoire, c\u2019est qu\u2019il est souvent d\u00e9fini par ses contours et non pas par le processus et la vie qui s\u2019y d\u00e9roulent.<\/p>\n<p>Par opposition, l\u2019espace va souvent s\u2019aborder en termes de plein. Effectivement il y a des lieux, mais il y a aussi plein d\u2019interstices vides entre guillemets, mais c\u2019est l\u00e0 que les gens vivent. Souvent on veut remplir, alors qu\u2019il conviendrait de d\u00e9plier, de d\u00e9ployer l\u2019espace plut\u00f4t que de le remplir. Alors l\u2019atelier-r\u00e9sidence est \u00e0 l\u2019articulation entre les deux, il se situe \u00e0 la fois sur un territoire et cr\u00e9e de l\u2019espace,<\/p>\n<p>Tout territoire a une histoire, un rapport vertical, des racines, des formes communautaires, mais on peut aussi le d\u00e9crire comme un espace nomade, avec des rhizomes, o\u00f9 l\u2019on puise des \u00e9l\u00e9ments un peu partout, on ne va pas seulement puiser dans le patrimoine, mais on va construire aussi une culture m\u00eal\u00e9e, \u00e9mergente en sortant de la confrontation.<\/p>\n<p>Cr\u00e9er de l\u2019espace, c\u2019est aussi cr\u00e9er de la mobilit\u00e9 comme l\u2019\u00e9voquait CBE. Pas seulement g\u00e9ographique, mais aussi mentale, sociale et spatiale \u00e0 la fois. Ce qui constitue une mani\u00e8re de sortir de l\u2019enfermement que l\u2019on entend souvent \u00e0 propos des quartiers populaires et de la mani\u00e8re dont on en traite les cultures. Et r\u00e9fl\u00e9chir en termes d\u2019espaces interstitiels c\u2019est aussi d\u00e9finir que le centre est l\u00e0 o\u00f9 il se passe quelque chose en d\u00e9finitive. On change ainsi le rapport classique entre centre et p\u00e9riph\u00e9rie, et j\u2019en profite au passage pour \u00ab casser \u00bb un peu la notion de \u00ab cercles \u00bb, en disant qu\u2019il n\u2019y a pas de lieu central de la culture et de lieu p\u00e9riph\u00e9rique. Le lieu central est l\u00e0 o\u00f9 se d\u00e9roule le processus, c\u2019est lui qui cr\u00e9e de la centralit\u00e9. Il faut r\u00e9fl\u00e9chir en termes de rapport entre centres multiples. Ce qui reprend l\u2019image du r\u00e9seau et autorise \u00e0 se projeter aussi dans la relation entre le local et le global puisque nous sommes aussi d\u00e9sormais dans une culture num\u00e9rique et mondialis\u00e9e.<\/p>\n<p>Il faut aussi r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019articulation lieu\/situation : le territoire est souvent vu \u00e0 travers ses lieux, ici nous nous trouvons dans un lieu culturel, estampill\u00e9, consacr\u00e9. Et le probl\u00e8me des lieux c\u2019est qu\u2019ils impriment ce qui se passe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, et l\u2019int\u00e9r\u00eat de r\u00e9fl\u00e9chir en termes de situation, c\u2019est de d\u00e9finir le lieu \u00e0 partir de la situation qui se cr\u00e9e. Une \u00ab ch\u00eavrerie \u00bb peut ainsi devenir un lieu culturel\u2026 une place de village au Mali&#8230; et cela conduit \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir au dispositif m\u00eame de la relation (frontal, circulaire, englobant\u2026) L\u2019atelier\/r\u00e9sidence est aussi un analyseur. Il pousse \u00e0 une dimension interdisciplinaire et \u00e0 rompre avec les enfermements sectoriels. D\u2019autant plus qu\u2019aujourd\u2019hui les acteurs sont aussi multir\u00e9f\u00e9rentiels, un artiste par exemple n\u2019est pas simplement un artiste, il travaille dans plusieurs champs, l\u2019\u00e9conomie, le socioculturel, l\u2019\u00e9ducation populaire\u2026 et j\u2019ajouterai aussi le scientifique, non pas seulement parce que je suis chercheur, mais parce que la production de connaissance est aussi centrale, elle n\u2019est pas la seule propri\u00e9t\u00e9 des universitaires\u2026<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Reinscrire_le_citoyen_dans_la_construction_des_politiques_publiques_de_la_culture\"><\/span>R\u00e9inscrire le citoyen dans la construction des politiques publiques de la culture<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>FREDERIC VILCOCQ<\/p>\n<p>Mon exp\u00e9rience d\u2019\u00e9lu proc\u00e8de d\u2019une d\u00e9l\u00e9gation que je ne cernais pas a priori pour la R\u00e9gion Aquitaine : les cultures \u00e9mergentes.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019approche purement esth\u00e9tique, j\u2019ai eu la chance de travailler avec Jean-Michel LUCAS, ancien DRAC qui aime bien bousculer les conventions. Mon r\u00f4le n\u2019est pas seulement de travailler avec les acteurs, mais aussi de red\u00e9finir le rapport avec le citoyen avec lequel s\u2019est \u00e9tablie une relation par le bulletin de vote. Le citoyen, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019individu. Et pour red\u00e9finir les actions de la R\u00e9gion avec ces cultures \u00e9mergentes au profit et dans la relation avec cet individu, il nous est apparu avec J.M. Lucas qu\u2019il fallait red\u00e9finir un r\u00e9f\u00e9rentiel. Celui des politiques culturelles fran\u00e7aises ne convient pas, je l\u2019avais \u00e9prouv\u00e9 en tant qu\u2019acteur d\u2019un festival qui rencontrait des difficult\u00e9s de reconnaissance de nos musiques, de ces musiques actuelles par l\u2019institution-minist\u00e8re et aussi par les coll\u00e8gues \u00e9lus \u00e0 la culture.<\/p>\n<p>Il fallait que l\u2019on r\u00e9ussisse \u00e0 sortir de cela en s\u2019appuyant sur la convention pour la diversit\u00e9 culturelle de l\u2019Unesco qui venait d\u2019\u00eatre adopt\u00e9e en 2005 apportant un certain nombre de r\u00e9ponses. Elles ne font pas consensus, et je suis ultra-minoritaire en tant qu\u2019\u00e9lu, mais je me rassure en me disant que<\/p>\n<p>j\u2019ai encore du temps pour mon action ! L\u2019int\u00e9r\u00eat de la convention sur la diversit\u00e9 culturelle d\u00e9passe l\u2019exception culturelle fran\u00e7aise, mais je crois que bon nombre de mes coll\u00e8gues y compris au niveau de l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais qui l\u2019a ratifi\u00e9e, ne l\u2019ont pas bien lu ! C\u2019est un outil juridique sur lequel on peut et on devrait s\u2019appuyer. Ce qui est important, c\u2019est qu\u2019elle vient rajouter un acteur, jusqu\u2019alors absent, aux politiques culturelles : le citoyen, l\u2019individu en tant que tel. Le texte dit que toute personne doit pouvoir participer \u00e0 la vie culturelle de son choix et exercer ses propres pratiques culturelles. La protection de la diversit\u00e9 culturelle implique la reconnaissance de l\u2019\u00e9gale dignit\u00e9 et du respect de toutes les cultures. Aujourd\u2019hui cela a valeur de trait\u00e9 international et si l\u2019on en reprend les termes, ils rentrent en confrontation totale avec toute notre histoire.<\/p>\n<p>Le public, la population, m\u00eame l\u2019habitant, par ce texte, mutent en un citoyen culturel auquel on garantit un droit, celui de choisir sa culture, ses pratiques et de lui-m\u00eame donner sens et valeur \u00e0 sa pratique alors que toute notre doctrine de politique culturelle fait que ce sont des sp\u00e9cialistes qui donnent la valeur. Sp\u00e9cialistes du minist\u00e8re et certains artistes qui revendiquent de pouvoir imposer la norme culturelle, le beau, le bien, face \u00e0 un individu, parfois sociologiquement consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab non-public \u00bb, par ce qu\u2019il ne vient pas l\u00e0 o\u00f9 on lui dit de venir. D\u2019o\u00f9 le fameux d\u00e9bat r\u00e9curent sur l\u2019\u00e9chec de la d\u00e9mocratisation culturelle, que l\u2019on pourrait encore tenir pendant cinquante ans si l\u2019on ne change pas de mod\u00e8le ! Fini donc le non-public, le public \u00e0 sensibiliser, \u00e0 \u00e9duquer et place au citoyen, ce qui veut dire que les grandes oeuvres de l\u2019humanit\u00e9 ne peuvent plus \u00eatre valid\u00e9es par les seuls experts, et en donnant le droit au citoyen, on donne le droit \u00e0 d\u2019autres d\u2019exercer ce mandat de la validation et de l\u2019exigence.<\/p>\n<p>Cela ne peut plus se faire avec les seuls \u00ab sachants \u00bb sans que soient organis\u00e9s des lieux de d\u00e9bat en toute transparence\u2026 J\u2019ai d\u2019ailleurs, en tant qu\u2019\u00e9lu, quitt\u00e9 ses fameuses commissions d\u2019experts o\u00f9 on labellise, on conventionne et le jour o\u00f9 \u00e0 cause de la dur\u00e9e on retire un soutien, on ne comprend pas tr\u00e8s bien pourquoi, si le travail a \u00e9t\u00e9 bien accompli\u2026<\/p>\n<p>Mais si l\u2019on garantit un droit au citoyen, alors on doit en retour lui imposer un certain nombre de choses, devoir va avec droit. Le citoyen doit accepter cette responsabilit\u00e9 qu\u2019on lui donne, doit accepter aussi de participer \u00e0 la d\u00e9finition, dans des espaces de confrontation, du sens et des valeurs de ce qui fait culture au sein de l\u2019espace public. Cela veut dire qu\u2019il faut cr\u00e9er des espaces d\u2019\u00e9laboration de ce sens et de ces valeurs culturelles, cela veut dire faire entrer un acteur nouveau, le citoyen, sans en chasser les autres, l\u2019artiste, l\u2019op\u00e9rateur culturel, le d\u00e9cideur public\u2026<\/p>\n<p>On passerait alors d\u2019un public \u00e0 conqu\u00e9rir pour reprendre des termes connus, \u00e0 un individu qui au sein de l\u2019action culturelle par le biais d\u2019un outil comme l\u2019atelier-r\u00e9sidence par exemple vient n\u00e9gocier un parcours d\u2019exp\u00e9rience, un parcours d\u2019\u00e9mancipation culturelle. Pour reprendre des terminologies utilis\u00e9es hors champ culturel, dans la formation par exemple, on \u00e9voque le besoin de se former tout au long de la vie, en mati\u00e8re culturelle on a besoin de construire la m\u00eame chose, des citoyens qui ont cette obligation de venir signer physiquement, moralement un engagement sur un parcours d\u2019\u00e9mancipation qui lui permet de continuer \u00e0 construire son identit\u00e9 culturelle tout au long de la vie. Le citoyen sort alors de sa condition de public, de sa condition m\u00eame d\u2019habitant sur un territoire dans un espace clos, o\u00f9 il serait cens\u00e9 avoir les m\u00eames attentes que son voisin de palier, ou les m\u00eames mots.<\/p>\n<p>Cette exigence de citoyennet\u00e9 culturelle implique que le projet soit mis en d\u00e9bat au sein de l\u2019\u00e9quipe artistique \u00e9galement, l\u2019\u00e9quipe ne peut plus imposer une valeur, sans se soucier des citoyens qu\u2019elle a en face.<\/p>\n<p>Venir r\u00e9clamer des subventions parce que l\u2019\u00c9tat n\u2019en donne plus et que les collectivit\u00e9s doivent se substituer sans se soucier de ce que ladite collectivit\u00e9 a envie de faire avec le citoyen n\u2019est plus possible et cela conduit \u00e0 parler du m\u00e9diateur.<\/p>\n<p>Le m\u00e9diateur peut \u00eatre celui qui permet le dialogue avec le citoyen, pour aider \u00e0 construire ce parcours d\u2019\u00e9mancipation. D\u00e8s lors le citoyen accepte de participer par exemple \u00e0 des r\u00e9sidences ateliers, alors il a une deuxi\u00e8me t\u00e2che, celle de t\u00e9moigner, il doit participer au dialogue des passions, il doit accepter la confrontation, dire ce qu\u2019il a ressenti et je pense qu\u2019il y a besoin et int\u00e9r\u00eat pour l\u2019artiste d\u2019un retour. Le m\u00e9diateur est donc celui qui informe et qui va mobiliser de la ressource n\u00e9cessaire \u00e0 la construction de ce parcours, et ce r\u00f4le de d\u00e9codeur, car les choses ne se verbalisent pas facilement Et il va prendre un risque suppl\u00e9mentaire, parce qu\u2019il va aussi d\u00e9fendre des formes en \u00e9mergence, des lieux d\u2019exp\u00e9rimentation artistique.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode donc que l\u2019on a choisi en Aquitaine pour le secteur que l\u2019on continue \u00e0 appeler \u00ab musiques actuelles \u00bb est celle d\u2019une co-construction de politiques publiques. On s\u2019est dit que cela ne servait \u00e0 rien de continuer \u00e0 r\u00e9clamer du minist\u00e8re ou des collectivit\u00e9s que le secteur soit mieux reconnu. Au lieu de r\u00e9clamer de la l\u00e9gitimit\u00e9, on propose une autre fa\u00e7on de cr\u00e9er de la politique publique. En mettant tout le monde autour de la table, l\u2019\u00c9tat qui ne peut plus \u00eatre le seul prescripteur, les collectivit\u00e9s, les acteurs, pas seulement les labellis\u00e9s et puis ce citoyen que l\u2019on fait rentrer sur des modes complexes \u00e0 mettre en place, mais que l\u2019on doit amener autour de cette table pour \u00e9crire les dispositifs culturels qui peuvent permettre d\u2019\u00e9chapper aux impasses actuelles.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Theatre_en_action\"><\/span>Th\u00e9\u00e2tre en action<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Renata SCANT<\/p>\n<p>Elle t\u00e9moigne de son action au sein du CREARC dans l\u2019agglom\u00e9ration de Grenoble pendant plus de vingt ann\u00e9es d\u2019existence du (http:\/\/www.crearc.fr\/spip.php?article199). Elle insiste sur les sources et origines de son action et rend hommage \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration \u00ab historique \u00bb qui l\u2019a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e et form\u00e9e et qui l\u2019a d\u2019abord conduite \u00e0 s\u2019engager sous de multiples formes. Elle pr\u00e9cise notamment que le terme de non-public invent\u00e9 par Francis Jeanson avec lequel elle a collabor\u00e9 visait justement \u00e0 ne pas consid\u00e9rer les personnes comme<br \/>\n des publics potentiels ou non mais \u00e0 s\u2019adresser \u00e0 eux en tant que citoyens et habitants.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"SYNTHESE_DES_ECHANGES_DE_LAPRES-MIDI\"><\/span>SYNTH\u00c8SE DES \u00c9CHANGES DE L\u2019APR\u00c8S-MIDI<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<h3>ATELIER N\u00b01<\/h3>\n<p>Un tour de table permet rapidement de v\u00e9rifier la compr\u00e9hension et l\u2019utilit\u00e9 des notions abord\u00e9es le matin. Ici ressort la diversit\u00e9 des b\u00e9n\u00e9ficiaires et de leur situation structurelle qui induit des diff\u00e9rences d\u2019appropriation et nourrit le d\u00e9bat.<br \/>\n Par exemple, Lydia LABRUE de Cr\u00e9ton\u2019art fait imm\u00e9diatement ressortir que la notion de \u00ab r\u00e9sidence-atelier \u00bb renvoie \u00e0 une autre r\u00e9alit\u00e9 dans la mesure o\u00f9 c\u2019est \u00e0 sa compagnie de construire elle-m\u00eame des conditions de r\u00e9sidence sur son propre territoire d\u2019action. En effet, elle ne dispose pas de fabrique et la mise en oeuvre d\u2019un processus de cr\u00e9ation d\u00e9marre par le d\u00e9marchage aupr\u00e8s des habitants des lieux possibles de fabrication.<br \/>\n Le processus de \u00ab diffusion \u00bb les a conduits \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur le \u00ab citoyen \u00bb, et c\u2019est le terme qu\u2019ils ont adopt\u00e9 dans la relation \u00e0 leur population. Enfin l\u2019intervention de Fr\u00e9d\u00e9ric Vilcoq la renvoie fortement \u00e0 la dimension des devoirs associ\u00e9s aux droits.<br \/>\n Jean-Michel PEREZ de l\u2019Astrolabe accorde une importance particuli\u00e8re \u00e0 la d\u00e9marche scientifique de Hugues Bazin car il lui semble que dans l\u2019action mixte qui est la sienne qui articule l\u2019artistique et la construction citoyenne, l\u2019observation et l\u2019analyse permettraient d\u2019objectiver le processus et ses r\u00e9sultats.<br \/>\n Il souligne qu\u2019il se passe quelque chose de sp\u00e9cifiquement artistique entre le lieu et la population qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre d\u00e9cortiqu\u00e9, comme l\u2019y invite Hugues dans sa description d\u2019un \u00ab processus int\u00e9gr\u00e9 \u00bb.<br \/>\n Gabriel LUCAS du Nombril a le sentiment que cette matin\u00e9e de s\u00e9minaire renvoie \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments plus internes au milieu culturel que le premier qui \u00e9largissait \u00e0 l\u2019ensemble du champ de l\u2019utilit\u00e9 sociale et de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, par l\u2019articulation de notions qu\u2019il pratique d\u00e9j\u00e0 comme public\/population, action\/processus\u2026<br \/>\n Il partage la d\u00e9finition th\u00e9orique de Fr\u00e9d\u00e9ric Vilcoq de \u00ab ce qui fait citoyen \u00bb, mais en discerne difficilement les applications. Plus globalement le triangle vertueux pratiques\/r\u00e9sidences\/m\u00e9diation d\u00e9velopp\u00e9 par chaque intervenant lui para\u00eet n\u00e9cessaire, mais il cible sa pr\u00e9occupation principale sur l\u2019objectif qu\u2019il demeure la \u00ab propri\u00e9t\u00e9 de la population \u00bb. Son souci reste de m\u00e9nager le \u00ab mouvement d\u2019aller-retour \u00bb qui permette de se nourrir et de se laisser nourrir par le territoire. Il \u00e9voque \u00e0 ce propos l\u2019initiative prise par le conseil municipal de Pougne-H\u00e9risson, en collaboration avec le CAUE dirig\u00e9 par Roland Counil d\u2019inscrire dans ses d\u00e9lib\u00e9rations, quelles qu\u2019elle soient la dimension culturelle et artistique.<br \/>\n Thierry BOUTIN de Gonzo Collectif insiste sur les multiples positions qui sont les siennes, car il occupe tour \u00e0 tour l\u2019espace de la compagnie, celui du collectif et celui du diffuseur, et les choses s\u2019entrem\u00ealent lui mettant le \u00ab nez dans le guidon \u00bb. Il souligne la qualit\u00e9 des interventions et le fait qu\u2019il se trouve dans une attitude plus r\u00e9ceptive qu\u2019imm\u00e9diatement r\u00e9flexive. Il s\u2019interroge sur la notion d\u2019atelier-r\u00e9sidence dans le champ des r\u00e9sidences de musiciens, par exemple dans le souci d\u2019y int\u00e9grer des habitants, il lui semble que de fait, on ne peut que permettre la d\u00e9couverte, le jeu et c\u2019est tout ! Gabriel LUCAS lui fait remarquer que l\u2019image que Gonzo g\u00e9n\u00e8re sur le territoire de La G\u00e2tine va \u00e0 l\u2019inverse, ce qui permet \u00e0 Thierry de pr\u00e9ciser que la question sur le territoire de proximit\u00e9 est tout autre, dans la mesure o\u00f9 elle s\u2019inscrit dans la dur\u00e9e et dans une histoire o\u00f9 la volont\u00e9 politique \u00e9tait forte. Ce qui illustre d\u2019une certaine fa\u00e7on que les points de vue de l\u2019animateur d\u2019un collectif et celui d\u2019un producteur\/diffuseur ne co\u00efncident pas forc\u00e9ment\u2026<br \/>\n Mathieu MILLET de BOC\u2019Hall s\u2019interroge lui aussi sur la notion \u00ab d\u2019atelier-r\u00e9sidence \u00bb qui lui semble renvoyer \u00e0 des pratiques th\u00e9\u00e2trales qu\u2019il conna\u00eet peu, et aussi parce qu\u2019il n \u2018accueille aucun groupe. La notion de m\u00e9diation l\u2019interroge sur ce qu\u2019il qualifie d\u2019une relation \u00ab limit\u00e9e \u00bb avec les lyc\u00e9ens auxquels il s\u2019adresse. Il indique lui aussi qu\u2019il se situe dans une forte position d\u2019\u00e9coute dans le cadre de ce s\u00e9minaire, que la notion de dur\u00e9e fait \u00ab tilt \u00bb et qu\u2019elle va de pair avec la d\u00e9finition de l\u2019orientation sur les projets et objectifs ; elle bute de son point de vue sur l\u2019absence de travail effectif avec les \u00e9lus de son territoire. La dimension de \u00ab table ouverte aux citoyens \u00bb \u00e9voqu\u00e9e par Fr\u00e9d\u00e9ric Vilcocq lui parle parce qu\u2019elle renvoie a ses propres tentatives.<br \/>\n Samuel VINCENT pr\u00e9cise que sa position de \u00ab gestionnaire \u00bb de locaux qui m\u00e9langent dans leur accueil des pratiques amateurs et professionnelles t\u00e9moigne sans doute d\u2019une diff\u00e9rence des \u00ab musiques actuelles \u00bb par rapport \u00e0 d\u2019autres disciplines. Il lui semble en effet que la notion de \u00ab responsabilit\u00e9 sociale \u00bb y est inscrite d\u2019embl\u00e9e. Il se montre plus septique sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019articuler l\u2019artistique et le social par exemple et plaide pour des relations avec des artistes auxquels on ne demande rien de plus que d\u2019exercer leur libert\u00e9 quel que soit l\u2019environnement sociologique. Toutefois, il convient que le fait d\u2019avoir recours au financement public cr\u00e9e n\u00e9cessairement des devoirs. A cet \u00e9gard, il a d\u2019ailleurs l\u2019impression que les attributions d\u2019aides fonctionnent plut\u00f4t sur des vieux sch\u00e9mas, des habitudes et que l\u2019on \u00e9vite le plus souvent les r\u00e9examens ou les remises en cause n\u00e9cessaires. Il insiste aussi sur la richesse des apports des intervenants de la matin\u00e9e et la mise en mouvement de la r\u00e9flexion qu\u2019elle provoque.<br \/>\n Le d\u00e9bat qui suit permet de clarifier quelques positions et objectifs propres \u00e0 chacun. Trois questions principales semblent se d\u00e9gager : &#8211; concernant la volont\u00e9 d\u2019\u00e9tabli une relation entre un lieu et une population par une d\u00e9marche artistique, qu\u2019est ce que cela vise \u00e0 transformer ?<br \/>\n &#8211; concernant la relation entre la puissance publique et l\u2019action culturelle et artistique via les financements publics, \u00e0 quoi cela oblige ?<br \/>\n &#8211; enfin concernant l\u2019engagement de plusieurs niveaux d\u2019acteurs dans un m\u00eame projet, citoyens ou habitants, \u00e9lus, professionnels, artistes, \u00e0 qui cela appartient ? Quoique court et frustrant le d\u00e9bat est riche et permet :<br \/>\n &#8211; \u00e0 Jean-Michel Perez d\u2019affirmer qu\u2019il souhaite valoriser la demande participation,<br \/>\n &#8211; \u00e0 Thierry Boutin de revendiquer une expression forte de ses partenaires politiques,<br \/>\n &#8211; \u00e0 Gabriel Lucas de ne pas souhaiter se perdre dans la mise en oeuvre de recettes qui esquiveraient la mise en oeuvre du partage,<br \/>\n &#8211; \u00e0 Samuel Vincent de souhaiter mettre \u00ab un coup de pied \u00bb dans la fourmili\u00e8re d\u2019un syst\u00e8me ancestral par bien des aspects\u2026.<\/p>\n<h3>ATELIER N\u00b02<\/h3>\n<p>Dans ce groupe, nous n\u2019avons pas vraiment fait \u00e9cho \u00e0 ce qui s\u2019est dit le matin. Nous avons r\u00e9interrog\u00e9 les principes en actions d\u00e9finis pour ce s\u00e9minaire sous le vocable de \u00ab triangle vertueux \u00bb : les pratiques, les m\u00e9diations, les r\u00e9sidences artistiques. \u00c0 une question pos\u00e9e par une participante sur la fonction d\u2019un m\u00e9diateur, comment en trouver, ou accomplir autrement ce r\u00f4le de m\u00e9diation, plusieurs d\u00e9clinaisons du mot m\u00e9diateur ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es :<br \/>\n &#8211; La m\u00e9diation au coeur du triangle : la m\u00e9diation n\u2019est pas situ\u00e9e \u00e0 l\u2019une des extr\u00e9mit\u00e9s du triangle mais en son centre : c\u2019est elle qui tient l\u2019ensemble. <br \/>\n &#8211; Le m\u00e9tier de m\u00e9diateur est relativement nouveau (une dizaine d\u2019ann\u00e9e). Ce mot a remplac\u00e9 celui d\u2019animateur, encore pl\u00e9biscit\u00e9 par beaucoup des participants pr\u00e9sents.<br \/>\n &#8211; Le r\u00e9f\u00e9rent : outre les m\u00e9diateurs professionnels (relations publiques, m\u00e9diateurs de Pays, de lyc\u00e9es\u2026) on peut s\u2019adresser pour favoriser le lien (dans un lyc\u00e9e, un enseignant, CPI, pratiquant amateur) \u00e0 une personne passionn\u00e9e qui pourra \u00eatre une vraie initiatrice aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves, et inventer une relation riche avec les artistes et la structure culturelle porteuse.<br \/>\n &#8211; Les relations publiques : il n\u2019est pas honteux de travailler \u00e0 faire venir du public dans les salles. Tout d\u00e9pend de la qualit\u00e9 de la relation mise en oeuvre, du rapport \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 qu\u2019on partage. Il faut cultiver le d\u00e9sir, \u00eatre attentif \u00e0 ce que sont les gens \u00e0 qui l\u2019on s\u2019adresse, dans toute leur diversit\u00e9. C\u2019est autre chose que de faire de la communication.<br \/>\n &#8211; Le m\u00e9diateur comme acteur de co-construction : le m\u00e9diateur de Pays par exemple, travaille \u00e0 une mise en relation qui vise \u00e0 partager et \u00e0 d\u00e9finir un espace de co-construction appropri\u00e9 au projet des artistes, dans un environnement pr\u00e9cis : recherche d\u2019un espace am\u00e9nag\u00e9, d\u2019un r\u00e9f\u00e9rent pour animer la relation entre l\u2019\u00e9quipe, les acteurs locaux et les habitants.<br \/>\n &#8211; Il y a plusieurs natures de r\u00e9sidences : celles qui ne concernent que la mise \u00e0 disposition de moyens techniques et d\u2019autres, s\u00e9quenc\u00e9es dans le temps, qui vont permettre d\u2019organiser un partage entre le temps de cr\u00e9ation et les acteurs de terrain, en fonction du projet artistique, une sorte de donnant-donnant.<br \/>\n &#8211; Les \u00e9quipes r\u00e9sidentes sont choisies pour leurs capacit\u00e9s de contact.<br \/>\n &#8211; Transmission plut\u00f4t que m\u00e9diation demand\u00e9e aux artistes : passeurs de savoir, de m\u00e9tiers.<br \/>\n &#8211; Le charg\u00e9 de diffusion comme m\u00e9diateur pour une compagnie : c\u2019est une fonction n\u00e9cessaire pour assurer la communication et la vente de ses spectacles. Le besoin s\u2019en fait sentir tout particuli\u00e8rement pour aider les organisateurs occasionnels, les guider dans leurs d\u00e9marches. Dominique Josso : Si on r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 l\u2019utilit\u00e9 sociale et aux effets de l\u2019action culturelle et de la m\u00e9diation sur le terrain, il faut r\u00e9pondre au pourquoi on fait \u00e7a ? Je dirais, dans un souci d\u2019ouverture et de d\u00e9couverte, voir comment et \u00e0 quel niveau la population s\u2019implique : sont-ils acteurs ou spectateurs ? actifs dans l\u2019organisation ou dans le bouche \u00e0 oreille ? Comment tient-on compte de la diversit\u00e9 des cultures ?<br \/>\n Organiser le dialogue entre f\u00eates populaires et traditionnelles et cultures contemporaines. La rencontre artistique doit provoquer quelque chose : des \u00e9motions et\/ou des interrogations. Il faut surtout changer les fa\u00e7ons d\u2019agir pour rendre les citoyens acteurs (l\u2019action n\u2019existe que parce que les acteurs ont envie de les porter) et aller plus loin au niveau de la prise en compte par les collectivit\u00e9s. Depuis 10 ans, je milite pour la co-contractualisation de l\u2019action culturelle, de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019elle existe sur la politique sociale, celle de l\u2019enfance\u2026 pour p\u00e9renniser sur le long terme les projets d\u2019action culturelle. Ainsi, on ne sera plus sur du projet mais sur du processus (cf Hugues Bazin). Et on rejoint la discussion du matin, un des bin\u00f4me propos\u00e9 par Hugues Bazin.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"SYNTHESE_DE_LA_JOURNEE\"><\/span>SYNTH\u00c8SE DE LA JOURN\u00c9E<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<h3>Pratiques\u2026<\/h3>\n<p>Plus que de pratiques, tous les intervenants ont parl\u00e9 de la relation \u00e0 l\u2019environnement et aux gens qui y vivent. Relation au contexte, dans une subjectivit\u00e9 assum\u00e9e. Relation aux populations, ou plut\u00f4t, aux citoyens : car agir dans le domaine culturel, c\u2019est croire en la capacit\u00e9 de chacun \u00e0 \u00eatre acteur dans la \u00ab cit\u00e9 \u00bb. Et sans doute l\u2019action culturelle est-elle l\u2019un des leviers qui peut aider chaque citoyen \u00e0 devenir acteur. Relation aux populations qui peut se construire de plusieurs mani\u00e8res :<\/p>\n<p>&#8211; Partir de \u2026 : des gens, de leur regard, de leur parole, en faire le mat\u00e9riau du projet.<\/p>\n<p>&#8211; Faire avec \u2026 : les pratiques amateurs, les associations de tous ordres, les groupes, organis\u00e9s ou non\u2026 &#8211; Impliquer, permettre aux gens de s\u2019investir, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, dans les projets propos\u00e9s. Ces relations permettent de prendre en compte l\u2019identit\u00e9 culturelle de chacun, mais aussi de donner des outils pour construire une identit\u00e9 en mouvement, qui ne reste pas recroquevill\u00e9e sur elle-m\u00eame. Construire des espaces au sein des territoires : ne pas remplir les vides, mais permettre la construction du plein par le d\u00e9ploiement des ressources du dedans, en interaction avec celles du dehors\u2026<\/p>\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments concourent \u00e0 la construction du \u00ab vivre ensemble \u00bb. Et un tel projet est \u00e0 remettre en permanence sur le m\u00e9tier : c\u2019est avant tout un processus et non un r\u00e9sultat. M\u00e9diations.<\/p>\n<p>Peu ont parl\u00e9 de m\u00e9diateurs, mais la m\u00e9diation reste centrale, tant elle est en filigrane dans tous les propos. Car tous ont mis en avant le \u00ab faire ensemble \u00bb, la valeur de l\u2019\u00e9change, les trans-versalit\u00e9s, les inter-actions, les inter-g\u00e9n\u00e9rations, les processus partag\u00e9s : \u00e0 l\u2019image des excentriques dans l\u2019engrenage, chacun a partie li\u00e9e\u2026 Pas de d\u00e9veloppement sans croisement.<\/p>\n<h3>Faire que les racines deviennent rhizomes !<\/h3>\n<p>Ne pas s\u2019enfermer dans son territoire (g\u00e9ographique ou culturel) mais d\u00e9velopper la mobilit\u00e9, le d\u00e9-centrage, le d\u00e9-cloisonnement\u2026<\/p>\n<p>D\u00e9sacraliser les processus d\u2019acc\u00e8s : et ces processus ont \u00e0 voir avec la relation \u00e0 l\u2019identit\u00e9. Construire des m\u00e9diations, c\u2019est n\u00e9cessairement prendre en compte les identit\u00e9s culturelles des personnes que l\u2019on veut toucher, redonner ainsi \u00e0 chacun sa dignit\u00e9 pour le mettre en situation de dialogue avec l\u2019autre. D\u00e9velopper les parcours, rester en chemin permanent, entre amateurs et professionnels, entre social et culturel, soci\u00e9tal et artistique\u2026 Parcours d\u2019exp\u00e9riences qui deviendront parcours d\u2019\u00e9mancipation, de transformation.<\/p>\n<h3>Permanence artistique.<\/h3>\n<p>Certes les r\u00e9sidences sont les vecteurs privil\u00e9gi\u00e9s de la rencontre artistique : outils d\u2019exp\u00e9rimentation, de r\u00e9invention, de confrontation, ils permettent l\u2019inscription d\u2019une certaine permanence artistique dans les territoires. Mais l\u2019artiste doit-il obligatoirement tenir compte de la volont\u00e9 politique locale ? S\u2019il ne peut s\u2019abstraire du terrain sur lequel il se situe, il doit r\u00e9sister \u00e0 l\u2019instrumentalisation : le processus artistique et culturel s\u2019inscrit dans un projet politique, mais n\u2019est pas l\u00e0 pour servir le projet politique. Le probl\u00e8me majeur reste celui de la relation au temps, de la dur\u00e9e. Un festival n\u2019a de sens que s\u2019il s\u2019appuie sur un travail tout au long de l\u2019ann\u00e9e. Un \u00ab coup \u00bb n\u2019a de sens que s\u2019il trouve des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9sonance sur le long terme. Toute r\u00e9sidence doit un jour d\u00e9boucher sur une permanence.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019inscription dans la cit\u00e9 qui fonde la r\u00e9flexion et l\u2019action.<\/p>\n<h3>R\u00e9inventer le rapport \u00e0 la culture.<\/h3>\n<p>Au bout du compte, tous les intervenants nous ont invit\u00e9s \u00e0 repenser l\u2019action culturelle. Le ma\u00eetre mot de cette r\u00e9invention pourrait-il \u00eatre la diversit\u00e9 culturelle ? Reconna\u00eetre la diversit\u00e9, au sens o\u00f9 le d\u00e9veloppe la r\u00e9cente Convention UNESCO, c\u2019est en effet donner une \u00e9gale reconnaissance \u00e0 toutes les cultures, et permettre ainsi \u00e0 ces cultures de dialoguer, de se croiser, de m\u00e9tisser, de se \u00ab cr\u00e9oliser \u00bb.<\/p>\n<p>Mais n\u2019en restons pas au constat d\u2019une culture \u00e9clat\u00e9e, parcellis\u00e9e. La sacralisation de la diversit\u00e9 ne doit pas nous faire oublier que l\u2019objectif final, c\u2019est de cr\u00e9er des espaces partag\u00e9s, du sens collectif, du sens commun.<\/p>\n<p>Si chaque culture s\u2019exprime dans une singularit\u00e9, ce n\u2019est pas la somme des singularit\u00e9s qui cr\u00e9e l\u2019universel, mais bien leur capacit\u00e9 \u00e0 dialoguer. Car ainsi que Michel Adam nous l\u2019a illustr\u00e9 lors du premier s\u00e9minaire, chacun est une partie du tout : chaque culture porte sa part d\u2019universel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA RECHERCHE D\u2019UNE TROISI\u00c8ME VOIE POUR LE TROISI\u00c8ME CERCLE FICHE M\u00c9MOIRE DU SECOND S\u00c9MINAIRE Jeudi 25 septembre, Moulin du Roc, Niort Enregistrements des interventions sur http:\/\/arsvdla.wordpress.com\/seminaires\/les-principes-en-action\/ [toc] Gen\u00e8se d\u2019un projet en partage et en mouvement CHRISTOPHE BLANDIN-ESTOURNET S\u2019appuyant sur son exp\u00e9rience de directeur artistique du Parc de la Villette, CBE \u00e9voque une anecdote d\u00e9terminante dans [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false,"_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[3],"tags":[5,9,17,23,25,27,30,33,41,66,75,86,87,88,95],"class_list":["post-66","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-intervention","tag-action-culturelle","tag-aquitaine","tag-belgique","tag-centres-sociaux","tag-citoyennete","tag-culture-numerique","tag-danse","tag-diversite-culturelle","tag-espace-public","tag-numerique","tag-quartier","tag-sociologie","tag-territoire","tag-theatre","tag-ville"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2QGRI-14","jetpack_sharing_enabled":true,"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/recherche-action.fr\/hugues-bazin\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}