{"id":415,"date":"2016-02-26T08:02:48","date_gmt":"2016-02-26T07:02:48","guid":{"rendered":"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/?p=415"},"modified":"2016-05-12T10:03:20","modified_gmt":"2016-05-12T08:03:20","slug":"jai-gravi-mille-fois-le-pre-du-mollard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/2016\/02\/26\/jai-gravi-mille-fois-le-pre-du-mollard\/","title":{"rendered":"J&rsquo;ai gravi mille fois le Pr\u00e9 du Mollard"},"content":{"rendered":"<p>Guy Loyrion dort, randonne \u00e0 pied et \u00e0 ski, cuisine, lit, \u00e9crit et vole en parapente dans <a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/guy_loyrion.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-484\" src=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/guy_loyrion-300x277.jpg\" alt=\"guy_loyrion\" width=\"300\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/guy_loyrion-300x277.jpg 300w, https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/guy_loyrion-325x300.jpg 325w, https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/guy_loyrion.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Belledonne, tentant de partager tout cela avec quelques amis. En gros : il y vit ; du moins en partie. Dans le temps qui reste, il s\u2019occupe de l\u2019organisme de formation dont il est responsable \u00e0 Grenoble. Et s\u2019il reste encore quelques semaines, il d\u00e9couvre d\u2019autres montagnes plus lointaines avant de revenir\u2026 dans Belledonne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mon vallon est le deuxi\u00e8me en partant celui des Adrets, c&rsquo;est le plus beau. Les Adrets c&rsquo;est un balcon sur le Gr\u00e9sivaudan, alors qu&rsquo;ici on se sent immerg\u00e9 en plein Belledonne, dans la rugosit\u00e9. On est vraiment dans l&rsquo;enfilade de cette vall\u00e9e, le versant de Saint Agn\u00e8s, plein sud, d\u00e9limit\u00e9 par le torrent du Vorz, et en face le versant bois\u00e9 et plein nord, c\u00f4t\u00e9 de Saint Mury. Fin d\u00e9cembre le soleil ne passe pas au-dessus des cr\u00eates avant 11 heures et se couche \u00e0 14 heures. Apr\u00e8s mi-janvier la trajectoire change et les montagnes ne nous g\u00eanent plus autant. Tout au fond du vallon, il y a plusieurs chemins avec des cascades, aliment\u00e9es par le lac Blanc, et le petit glacier qui le domine. C\u2019est l\u2019un des glaciers le plus \u00e0 l&rsquo;ouest des Alpes. On est \u00e0 800 m environ pour le village et les sommets sont entre 2500 et 2800. Il y a un chemin de randonn\u00e9e qui traverse la vall\u00e9e, l\u00e0-haut, aux alentours de 1800-2000.<\/p>\n<h2>IMMERG\u00c9 AU C\u0152UR DES MONTAGNES<\/h2>\n<p>Mes d\u00e9collages en parapente se font juste au-dessus du village : tu longes la cr\u00eate et l\u00e0 o\u00f9 il y a un petit replat, sans arbre. Je ne compte plus, mais pendant longtemps j&rsquo;ai compt\u00e9 : je pense que je suis mont\u00e9 pas loin de mille fois au Pr\u00e9 du Mollard. Mon truc c&rsquo;est de marcher avant de d\u00e9coller, que j&rsquo;aille dans un endroit que je connais et que j&rsquo;aime bien ou que je change. Je ne fais plus de ski parce que \u00e7a m&rsquo;ennuie d&rsquo;\u00eatre en montagne avec l&rsquo;impression de prendre le m\u00e9tro, le t\u00e9l\u00e9cabine comme un transport en commun, sauf qu&rsquo;il n\u2019y a pas le m\u00eame cadre. En parapente c&rsquo;est pareil : voler au milieu de la foule ne m&rsquo;int\u00e9resse pas. Pour moi c&rsquo;est une une activit\u00e9 de montagne o\u00f9 je suis immerg\u00e9 dans un lieu qui me pla\u00eet, que j&rsquo;ai rejoins \u00e0 pied. En l&rsquo;air on peut commencer une autre balade, aller jusqu&rsquo;\u00e0 Chamrousse et revenir. Ce n\u2019est pas tellement la dur\u00e9e c&rsquo;est plut\u00f4t le bonheur de se balader, \u00e7a m&rsquo;est arriv\u00e9 \u00e0 monter \u00e0 presque 3000 m. C&rsquo;est un grand plaisir : comprendre la montagne, les vall\u00e9es, les versants d&rsquo;en haut. Plus \u00e0 l&rsquo;est, il y a les Sept Laux, les sommets encore beaucoup plus alpins, les aiguilles de l&rsquo;Argenti\u00e8re, c&rsquo;est un petit \u00eelot de granite, cela ressemble \u00e0 la haute montagne comme s\u2019il y avait 1000 m de d\u00e9nivel\u00e9 en plus.<\/p>\n<h2>L\u2019ALBATROS<\/h2>\n<p>J&rsquo;appris \u00e0 voler en Haute-Savoie avec la premi\u00e8re \u00e9cole de parapente. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re ann\u00e9e o\u00f9 il faisait des stages il y a 30 ans. C&rsquo;\u00e9tait des parachutes de saut, j&rsquo;ai progress\u00e9 en m\u00eame temps qu&rsquo;a \u00e9volu\u00e9 le mat\u00e9riel et les formes de pratiques. Aujourd&rsquo;hui je suis un peu en dehors des courants \u00e0 la mode. Ma pratique s&rsquo;est affin\u00e9e, mais je suis loin des pratiques \u00ab fun \u00bb : je marche et je vole. Le mat\u00e9riel est plus l\u00e9ger, ce qui permet de plus facilement le porter plusieurs heures sur le dos. On choisit le parapente en fonction de sa surface et de son poids. Dans les \u00e9coles sont des parapentes faciles \u00e0 conduire, des 2 CV qui ne changent pas de cap quand ils ferment et se rouvrent tout seuls. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9 il y a les formules 1, moi je suis au milieu. \u00c0 la bonne saison je vole une \u00e0 deux fois par semaine avec parfois des vols de distance.<\/p>\n<h2>SANS BALISAGE<\/h2>\n<p>Je fais de l&rsquo;escalade, de la rando \u00e0 ski, du trekking, un peu d&rsquo;alpinisme. On a besoin de changer de terrain pour \u00e9viter la monotonie. C&rsquo;est diff\u00e9rent avec le parapente : on ne fait jamais le m\u00eame vol, m\u00eame en d\u00e9collant toujours du m\u00eame lieu. Cela d\u00e9pend des conditions, parfois c&rsquo;est seulement un vol balistique : on va directement sur le terrain de l&rsquo;atterrissage. Mais d\u00e8s que je peux, je vais ailleurs. Le plaisir c&rsquo;est le temps de vol lui-m\u00eame, l\u00e0 o\u00f9 tu vas, les difficult\u00e9s techniques, les conditions que tu rencontres \u00e0 se maintenir en l&rsquo;air ou \u00e0 monter, le fait d&rsquo;oser traverser une vall\u00e9e sans savoir si on peut revenir \u00e0 son point de d\u00e9part avec le risque de se poser loin et de revenir en stop ou de se retrouver dans une zone o\u00f9 l&rsquo;atterrissage n&rsquo;est pas possible. Il y a toujours des choix \u00e0 faire. Tous les param\u00e8tres changent, il n\u2019y a pas de balisage. C&rsquo;est une mani\u00e8re de conna\u00eetre intimement un lieu, dans une autre dimension. On arrive avoir une connaissance intime d&rsquo;un massif, dans la mani\u00e8re dont les vall\u00e9es sont agenc\u00e9es, dans l&rsquo;organisation des sommets. Aujourd&rsquo;hui je ne prends plus de cartes dans Belledonne, je sais o\u00f9 je suis.<\/p>\n<h2>LE MOUVEMENT PENDULAIRE<\/h2>\n<p>Il y a eu une \u00e9poque dans les villages du balcon o\u00f9 il y avait beaucoup de personnes qui avaient deux activit\u00e9s, qui \u00e9levaient des b\u00eates, ils avaient un peu d&rsquo;\u00e9levage, et d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 travaillaient dans la vall\u00e9e, \u00e0 la papeterie ou aux aci\u00e9ries, ou ici, \u00e0 la mine de charbon. C&rsquo;\u00e9tait des ouvriers paysans parce que les parents avaient une ferme, il n\u2019y a pas beaucoup de terres agricoles pour le p\u00e2turage, il n\u2019y a pas beaucoup la possibilit\u00e9 de faire du foin. Il y a la for\u00eat, mais le co\u00fbt du bois ne couvre pas l&rsquo;exploitation. Moi je suis un habitant \u00ab pendulaire \u00bb. Je fais mes allers-retours quotidiens : Belledonne Grenoble et retour. C&rsquo;est une part de l&rsquo;identit\u00e9 de Belledonne, du rapport des villages du balcon \u00e0 la vall\u00e9e, ici comme dans toutes les vall\u00e9es perpendiculaires au Gr\u00e9sivaudan.<\/p>\n<h2>CHANGER D&rsquo;HERBAGES R\u00c9JOUIT LE VEAU.<\/h2>\n<p>En France la montagne n&rsquo;est pas souvent une pratique familiale, \u00e0 la diff\u00e9rence des vall\u00e9es alpines de l&rsquo;Autriche et de l&rsquo;Italie, o\u00f9 il peut avoir trois g\u00e9n\u00e9rations qui fr\u00e9quentent ensemble le m\u00eame refuge, la m\u00eame course en montagne. Ici ce n&rsquo;est pas tellement les natifs de Belledonne qui pratiquent la montagne. Il y a des cercles relationnels, des groupes d&rsquo;affinit\u00e9, qui font que les pratiquants se retrouvent pour partager leur passion. Pour le ski et le parapente, je me rends compte que je pratique principalement dans Belledonne. Et ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question de proximit\u00e9, car m\u00eame quand j&rsquo;ai envie de changer d&rsquo;horizon (comme disait ma grand-m\u00e8re, \u00ab changer d&rsquo;herbages r\u00e9jouit le veau \u00bb), je vais souvent sur l&rsquo;autre versant (Belledonne c\u00f4t\u00e9 Savoie), 1h30 de voiture, alors qu&rsquo;il serait facile d&rsquo;aller dans le Vercors, la Chartreuse ou les Bauges.<\/p>\n<h2>LA VALL\u00c9E D\u2019\u00c0 C\u00d4T\u00c9<\/h2>\n<p>L&rsquo;identit\u00e9 de Belledonne c\u2019est avant tout le massif. Avec les trois stations, Chamrousse, le Collet d&rsquo;Allevard, les 7 Laux. Aux 7 laux, il n&rsquo;y a pas vraiment de vie en dehors du tourisme et du ski en particulier, c&rsquo;est plut\u00f4t les Grenoblois qui viennent skier la journ\u00e9e. C&rsquo;est une diff\u00e9rence avec le Collet d&rsquo;Allevard et Chamrousse o\u00f9 l\u2019activit\u00e9 se combine avec la vieille activit\u00e9 touristique thermale qui fait le pont.<br \/>\nMais en dehors des activit\u00e9s qui font venir les gens de l&rsquo;ext\u00e9rieur, j&rsquo;ai le sentiment que les habitants de Belledonne voyagent peu dans le massif. Les chasseurs ont une connaissance intrins\u00e8que du milieu, mais eux aussi ont des pratiques de proximit\u00e9. C&rsquo;est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;anciennet\u00e9 des racines de chacun. Les habitants du village sont moins curieux de la vall\u00e9e d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9, ont plus de liens et fr\u00e9quentent plus le \u00ab bas \u00bb que la petite vall\u00e9e voisine. Parfois les nouvelles pratiques peuvent amener les habitants historiques \u00e0 avoir un autre rapport au territoire : comme ce vieux paysan qui a voulu me voir atterrir. Il s&rsquo;est rendu sur le pr\u00e9, distant de chez lui d&rsquo;\u00e0 peine un kilom\u00e8tre. Son commentaire : \u00ab il y a au moins 20 ans que je ne suis pas venu ici ! \u00bb<\/p>\n<h2>CEUX QUI BOIVENT LE CHAMPAGNE ET CEUX QUI BOIVENT LE PASTIS<\/h2>\n<p>Cela fait 30 ans que j&rsquo;habite l\u00e0, les relations ont beaucoup boug\u00e9 au sein du village ou entre les deux villages. C&rsquo;\u00e9tait des relations assez conflictuelles avec des histoires entre les familles. Il y a de plus en plus d&rsquo;habitants venus d&rsquo;ailleurs, ce qui change la constitution des conseils municipaux. Il y a aussi des rencontres entre les parents \u00e0 travers les enfants et les \u00e9coles, des croisements culturels avec les biblioth\u00e8ques. C&rsquo;est le partage des pratiques qui fait que les choses se tissent autrement. Il existe toujours les barri\u00e8res sociales entre \u00ab ceux qui boivent le champagne et ceux qui boivent le pastis \u00bb. Mais c&rsquo;est beaucoup moins cloisonn\u00e9 qu&rsquo;il y a 25 ans.<\/p>\n<h2>COMMUNAUT\u00c9 VIRTUELLE ET R\u00c9SEAU R\u00c9EL<\/h2>\n<p>Je suis en lien avec Benoit qui a mis en place une communaut\u00e9 virtuelle autour des pratiques de montagne, du parapente de la randonn\u00e9e, du VTT. J&rsquo;ai connu Sophie de l&rsquo;espace Belledonne il y a 20 ans on a fait des formations d&rsquo;animateurs de colos ensemble. Je suis le parrain du fils de Jean-Marc. Je participe \u00e0 une association culturelle. Je suis inclus dans un r\u00e9seau de liens avec une multiplicit\u00e9 d&rsquo;appartenances, ponctuelles, restreintes chacune \u00e0 un domaine mais dont l&rsquo;ensemble contribue \u00e0 d\u00e9finir ce qui fait mon identit\u00e9 d&rsquo;habitant de Belledonne.<\/p>\n<h2>\u00c9CONOMIE PRODUCTIVISTE ET \u00c9CONOMIE PARTAG\u00c9E<\/h2>\n<p>\u00c0 Chamrousse, ceux qui pratiquent le ski de rando risquent de se voir amput\u00e9s d\u2019une partie de leur terrain de jeu pour des raisons \u00e9conomiques difficiles \u00e0 justifier en termes de rentabilit\u00e9 (extension de la station de ski). C&rsquo;est quelque chose qui peut faire du lien, mais aussi r\u00e9v\u00e9ler des int\u00e9r\u00eats divergents : les conflits font partie du territoire, les oppositions. Comment au nom d&rsquo;une forme d&rsquo;activit\u00e9 je m&#8217;empare du territoire, j&rsquo;impose un rapport diff\u00e9rent sans avoir le sentiment de marcher sur les terres des autres ?<br \/>\nD\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, s\u2019est constitu\u00e9 dans mon village et avec le village voisin une AMAP qui a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe municipale, dont les gens du cru. C\u2019est un lieu de brassage social : cela rassemble des gens de toutes origines, certains que je connaissais depuis longtemps, d&rsquo;autres que je ne connaissais pas. Est-ce qu&rsquo;on peut favoriser une \u00e9conomie locale qui favorise l&rsquo;activit\u00e9 sur le territoire ? Cela brasse une cinquantaine de familles sur le village. Il y a des producteurs du coin, du mara\u00eechage du Gr\u00e9sivaudan, des gens des vall\u00e9es proches : les produits laitiers, la viande, qui viennent du balcon de Belledonne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Guy Loyrion, entretien avec Hugues Bazin, Belledonne, novembre 2015<a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/maps\/esapces-du-commun\/\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-485 size-medium\" src=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/jeanmarc_carte-241x300.jpg\" alt=\"jeanmarc_carte\" width=\"241\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/jeanmarc_carte-241x300.jpg 241w, https:\/\/recherche-action.fr\/rob\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/05\/jeanmarc_carte.jpg 465w\" sizes=\"(max-width: 241px) 100vw, 241px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les <a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/projects\/chroniques-obliques\/\" target=\"_blank\">Chronique Obliques<\/a> sont bas\u00e9es sur des rencontres d\u00e9ambulatoires avec des acteurs\/habitants du territoire. Chaque visite s\u2019ouvre sur un paysage int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur. Chaque d\u00e9ambulation donne lieu \u00e0 un article publi\u00e9 sur le blog. Cette chronique constitue la trame d\u2019un r\u00e9cit collectif qui enrichit une <a href=\"http:\/\/recherche-action.fr\/rob\/maps\/esapces-du-commun\/\" target=\"_blank\">cartographie <\/a>et un outillage conceptuel et m\u00e9thodologique entre forme \u00e9crite et physique, mat\u00e9rielle et immat\u00e9rielle pour les Rencontres Obliques de Belledonne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guy Loyrion dort, randonne \u00e0 pied et \u00e0 ski, cuisine, lit, \u00e9crit et vole en parapente dans Belledonne, tentant de partager tout cela avec quelques amis. En gros : il y vit ; du moins en partie. Dans le temps qui reste, il s\u2019occupe de l\u2019organisme de formation dont il est responsable \u00e0 Grenoble. 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