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Elaboration collective d’un guide culturel de la biffe

Vous pourrez suivre sur ce blog l’écriture, atelier après atelier, d’un guide culturel consacré à la biffe et aux biffins, élaboré par différents membres du collectif Rues Marchandes. Biffins, chercheurs, acteurs du monde associatif et tout citoyen intéressé par la question de la biffe seront invités à réfléchir à la meilleure forme à donner à ce petit livre qui se veut tout autant outil de diffusion qu’arme de reconnaissance.

Collectif Rues Marchandes

Depuis près de deux ans, le collectif de recherche-action Rues Marchandes, rattaché au LISRA (Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action) et en partenariat avec la MSH (Maison des Sciences de l’Homme) Paris Nord, met en relation différents acteurs et structures concernés par la question des biffins, récupérateurs-vendeurs d’objets trouvés dans les poubelles, et de l’économie solidaire.

Partant du constat d’un manque de considération de l’activité de la biffe d’une part, et d’autre part d’espaces marchands dédiés à cet effet, l’objectif du collectif est double :

  • Oeuvrer à la revalorisation du travail des biffins en particulier et des acteurs des rues marchandes en général – ces économies populaires de rue, bien souvent informelles, qu’on voit se développer toujours davantage dans les villes dites du Nord
  • Concevoir et réaliser des formes concrètes et reconnues d’expérimentation de ces rues marchandes.

« Les biffins récupérateurs-vendeurs – Guide indigène de la ville »

Parmi les différents outils développés dans ce but, le collectif propose de rendre compte de la situation des biffins de l’ïle-de-France tout en pointant quelques-unes des grandes questions que celle-ci soulève : questions de culture, d’espace, d’économie, de statut…

L’objectif du guide culturel est triple :

  • Visibiliser la biffe et l’économie populaire contre l’invisibilisation dont elle fait l’objet
  • Donner une autre vision des biffins (contre les visions misérabilistes, délinquantes et criminalistes dominantes) : montrer notamment comment les biffins font vivre la ville
  • Participer à l’autonomisation des biffins : auto-organisation, auto-politisation, auto-formation (via notamment des éléments de droits, de pratiques pour auto-gérer des marchés, etc.)

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