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Appel à participation de recherche

Pendant dix-huit année, de 1982 à 1998, la revue Paroles Et Pratiques Sociales (PEPS) a couvert de manière unique les questions de la société française à travers la prise de parole autonome des travailleurs sociaux.
Ce regard historique sur les débats qui agitèrent le champ social reste pertinent et intéressera les professionnels du secteur. Ce que fut ce travail réflexif à partir des pratiques, des témoignages, des expériences, des luttes, des prises de position renvoie à un double enjeu d’une brûlante actualité :

  • Les problématiques soulevées, représentent une fenêtre pour comprendre ce que furent les mutations profondes de notre société entre les années 80 et 90 et à travers elles, les impasses et les perspectives sociopolitiques de notre situation actuelle
  • La démarche d’écriture réflexive d’un groupe socioprofessionnel développa une démarche autonome d’expérimentations, d’expertises et de savoirs entre le champ universitaire et le champ technicien. Il pose la question aujourd’hui sur la place de la recherche-action dans le champ social.

Nous proposons d’effectuer une recherche-action à partir de la base des numéro que vous pouvez télécharger sur ce site. Une équipe d’acteurs-chercheurs est en train de se constituer pour travailler sur ces matériaux dans la cadre du Laboratoire d’innovation Sociale par la recherche-Action (LISRA). Si vous êtes intéressés par cette proposition, n’hésitez à nous contacter.

Une expérience originale dans le champ social

Paroles et Pratiques Sociales est née à l’initiative d’un groupe indépendant rassemblant des professionnels et des étudiants.
Les travailleurs sociaux s’interrogent souvent, mais leurs propositions sont rarement transcrites quelque part. Les réponses retenues sont généralement celles de spécialistes ne se situant pas directement dans la pratique quotidienne.
Quant au champ du travail social, malgré quelques expériences et tentatives innovantes, il se trouve découpé en secteurs isolés les uns des autres, en concurrence, s’abandonnant à l’individualisme et au corporatisme.
Ces manières d’exercer nos professions, d’y réfléchir, de suivre nos formations ne nous conviennent pas. Nous voulons essayer, avec d’autres, de modifier cette situation par :

  • l’appropriation de nos paroles et de nos réflexions, leur inscription dans une mémoire sans laquelle il n’y a ni conscience ni force collective.
  • l’existence d’un espace d’échange et de large confrontation ouvert à tous les secteurs du travail social, aux courants politiques, idéologiques et syndicaux.
  • la prise en main de la conception et de la réalisation de la revue par les travailleurs sociaux eux-mêmes et de façon décentralisée.
  • une formule vivante dans le ton, la forme et le contenu.

Rechercher le débat et l’expression des travailleurs sociaux, formuler, questionner et analyser nos vécus et nos pratiques, s’engager sur les terrains professionnels, institutionnels et lieux de formation par nos critiques, propositions et initiatives, rendre compte et participer à ce qui s’élabore dans le champ des idées et des pratiques nouvelles, telles sont les orientations actuelles de la revue.

Voici comment s’ouvrait en 1982 le premier éditorial de la revue :

Nous sommes un groupe de professionnels et étudiants en travail social, représentant différents courants de pensée, constitués en association : Paroles et. Pratiques Sociales. Ce groupe forme un collectif sur la Région Parisienne, qui a conçu ce numéro et le diffuse.
Afin que cette revue puisse vivre, la participation d’autres travailleurs est nécessaire.
D’une part, ce groupe est pour l’instant principalement constitué d’assistants sociaux. Il est important que ce journal s’enrichisse de la participation d’autres professionnels et étudiants du secteur social, pour éviter le corporatisme dénoncé dans le projet initial de la revue.
D’autre part, il nous semble tout aussi indispensable d’élargir à l’ensemble de la France, la conception de ce journal. Actuellement, d’autres, collectifs comme le nôtre, se mettent en place à Bourges et Saint-Étienne.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de prendre la parole dans cette revue, afin d’en faire l’outil des travailleurs sociaux, et d’ouvrir le débat. Nous attendons vos réactions aux articles, et votre participation sous toutes les formes : écrits, graphiques, photographiques.
Vous pouvez également aider à la diffusion du journal. Comme tout initiateur voulant demeurer indépendant, il nous faut avoir le plus de lecteur et d’abonnés possibles…

S’en est suivi une soixantaine de numéros et d’initiatives associatives ouvrant un espace de parole et de rencontre d’une rare indépendance !

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