lisra

Mar 312017
 

Comment peut-on reinterroger l’éducation populaire et répondre aux enjeux actuels à travers
une démarche de recherche-action ?
L’expérience du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action

Vendredi 7 avril 2017 à 19h, dans les locaux de Peuple et Culture, 108/100 rue Saint-Maur, 75011 Paris

Dans le cadre du cycle culturel « Comprendre ce qui nous arrive » Rencontre débat avec Hugues Bazin
chercheur indépendant en Sciences Sociales, coordinateur du laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action, chercheur associé à la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord et à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire

Où et comment s’incarne le projet émancipateur et transformateur ? Qui sont les acteurs populaires de ces mouvements ? Quels sont les dispositifs et les outils de ce processus ? Pourquoi ces acteurs ne se revendiquent pas nécessairement de l’héritage de l’éducation populaire, voire contestent cette notion ?

Depuis les années 2000, un réseau d’acteurs s’est constitué et a pris la forme d’une association sous l’énoncé « Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action ». La manière dont s’est constitué ce réseau, le profil des acteurs et de leurs expériences caractérise un processus qui s’est développé hors des formes instituées, dans des espaces interstitiels ou des territoires délaissés, bien souvent dans l’angle mort de la connaissance académique.

Entrée libre
Réservation obligatoire par mail union@peuple-et-culture.org ou téléphone – 01 49 29 42 80

Union d’éducation populaire
108/100 rue Saint-Maur, 75011 Paris
www.peuple-et-culture.org

 Posted by at 1 h 49 min
Nov 232016
 

Cet appel émane d’un séminaire sur « l’épistémologie des recherches participatives et en croisement des savoirs avec des personnes en situation de pauvreté1 ».

L’objectif était de confronter les questions et méthodes portées par différentes équipes ayant réalisé des recherches participatives et en croisement des savoirs 2, afin d’analyser leur validité, leur rigueur et leur pertinence, et donc leur valeur, d’en montrer les enjeux pour la recherche scientifique, la formation universitaire et professionnelle, les interventions sociales et la lutte contre la pauvreté. Continue reading »

 Posted by at 11 h 23 min
Nov 112016
 

Recherches collaboratives, participatives, contributives, impliquées… : si le vocabulaire n’est pas vraiment fixé, les expériences se multiplient, donnant une nouvelle jeunesse aux recherches-actions.

Souvent mal reconnues au regard des critères académiques, ces démarches répondent à un double besoin : celui des chercheurs et celui des acteurs. D’un côté, les disciplines constituées éprouvent leurs limites face aux situations contemporaines, leurs enjeux démocratiques, et face à l’émergence de nouveaux objets. Elles cherchent à les dépasser par l’interdisciplinarité et la mobilisation de partenaires non académiques. De l’autre, les acteurs sociaux, économiques, politiques, institutionnels sont en demande d’un éclairage savant qui intègre et prenne en compte leur propres problématiques et objectifs. Les limites contemporaines de l’institution sont également en jeu : limites avouées dans la capacité à penser des situations, limites dans la capacité à décider et à faire ; limite dans la capacité de représentation politique.

161129_msh

 

Lieu et inscription

MSH Paris Nord – 20 avenue George Sand – 93210 La Plaine Saint-Denis
Métro Ligne 12 – Terminus station Front Populaire, RER B La Plaine – Stade de France

Inscription obligatoire

Programme

9h ouverture par Alain BERTHO

1. Pourquoi de nouveaux paradigmes de recherche ?

Quel contexte politique, social, technologique ? Quels impensés du monde actuel ?

  • Bernard STIEGLER > IRI, université de Compiègne > Disrupion et recherche contributive
  • Sylvain LAZARUS > université Paris 8 > Aujourd’hui, que faire dans le travail d’enquête de l’hypothèse d’une capacité politique des gens ?
  • Marion CARREL > université Lille 3 > Vers une épistémologie post-pauvreté ? Les enjeux du croisement des savoirs entre personnes en situation de pauvreté, praticien.ne.s et chercheur.e.s chez ATD Quart Monde

10h30-11h pause café

2. Les chercheurs interpellés : par qui et pour quoi ?

Qui est prescripteur ? (La puissance publique ? Une entreprise ? Un collectif militant ? Les intéressés eux-mêmes ?) Quels sont les besoins ? Quels vides remplissent-ils ?

  • Hugues BAZIN > LISRA > Quand la commande vient d’ « en-bas » : le principe de laboratoire social au prisme d’une recherche-action avec les récupérateurs vendeurs
  • Patrick BRAOUEZEC  > Président de Plaine Commune > Territoire et recherche-action : une coopération à consolider.
  • Marc LIPINSKI > CNRS >10 ans de partenariats institutions – citoyens pour la recherche et l’innovation (Picri) et après ?

12h30 -14h repas

3. Quels formats de recherche i pour quelles finalités ?

Quelles collaborations ? Pour quels savoirs ? Produit-on du commun ou des usages disjoints ? Quelle finalité critique ou politique de la démarche ? Quels effets sur les disciplines et sur l’action collective ?

  • Francine SAILLANT > université Laval > La recherche dans les milieux communautaires au Québec : jeux de normes et d’éthique
  • Hugues BAZIN / Mélanie DUCLOS / Véronique POUPARD > Plaine Commune > Expérimenter les rues marchandes comme démarche de recherche-action avec les biffins sur Plaine Commune ?
  • Pascal NICOLAS LE STRAT > université Paris 8 > Faire commun en recherche

15h-15h30 pause

  • Jean Michel FOURNIAU > Iffstar > Excellence scientifique et pertinence sociale : deux critères indépendants dans l’évaluation des sciences participatives
  • Mathieu VALDENAIRE > FEJ > Quelles recherches-expérimentations soutenues par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse ? Quelle capitalisation ?
  • Agnès DEBOULET > Université Paris 8 > Co-produire du savoir et de l’action : enjeux internationaux des formats coopératifs en milieu urbain (après Habitat III)

Conclusion des discutants de la première partie de la matinée

17h Cocktail

 

 Posted by at 20 h 20 min
Oct 102016
 

Le Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action, la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord et les acteurs du collectif Rues Marchandes : Amelior, Aurore, Intermèdes, Makesense, Le réseau de recherche Sociétés Urbaines et Déchets, Sauve qui Peut, WOS-agence des Hypothèses

… sont heureux de vous inviter au forum public :

« Les biffins récupérateurs-vendeurs, acteurs de la ville et du réemploi,
un autre visage de l’écodéveloppement et de l’économie solidaire »

Le 2 novembre 2016 de 9h à 17h30

à la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord
20 avenue George Sand – 93210 La Plaine Saint-Denis – M° 12 Front populaire

 

Animé par le LISRA en partenariat avec la MSH PN, le collectif de recherche-action Rues Marchandes rassemble et met en relation des personnes et des structures concernées par la question des biffins récupérateurs-vendeurs et de l’économie solidaire. Son objectif est de produire et de diffuser, avec les biffins, des connaissances à même de répondre aux manques, d’une part de considération de l’activité économique, sociale et écologique de la biffe, et d’autre part d’espaces marchands dédiés à cet effet.

 

9h-9H30 Accueil des participants (Amphithéâtre – 1er Étage)

9H30-10H « Raconte-moi Ta Rue Marchande »
Film réalisé par Claire Dehove et Julie Boillot Savarin (Wos Agence des Hypothèses)

10H-10H30 Introduction
Alain Bertho (Directeur de la MSH PN) et le collectif Rues Marchandes

10H30-12H30 Travaux de la recherche-action en cours
Présentation des travaux avec les biffins récupérateurs-vendeurs : le guide culturel et juridique, l’étude d’impact, la plateforme-ressource. Cette présentation sera étayée par divers récits d’expériences : histoires de vie, circuits de biffe, ateliers dans les camps de Rroms, la biffe à l’international, etc.

12H30-14H Pause déjeuner / Expositions (Salle panoramique – 4ème Étage)

  • Étals marchands : rencontre avec les biffins qui exposent leurs objets de récupération
  • Expo-Photo : “La mise en image du rebut. Matières, corp(u)s et pratiques autour des déchets”, le travail de la récupération et du recyclage des déchets dans diverses métropoles pour une reconnaissance du métier et une requalification de l’image des récupérateurs, en présence de trois chercheurs et photographes du réseau Sociétés urbaines et déchets. : Claudia Cirelli, Bénédicte Florin et Pascal Garret.

14H-17H Forum-Débat (Amphithéâtre – 1er Étage)
Quelles problématiques, stratégies et prospectives pour les « Rues Marchandes » ? Des récupérateurs-vendeurs, acteurs associatifs et solidaires, chercheurs, agents et élus de collectivités territoriales interviendront sur les travaux présentés le matin et réfléchiront avec les participants sur des pistes de réponse : Trois axes principaux orienteront la discussion : Espace public, droits et droit à la ville ; Statut(s) économique(s) des biffins ; Recyclage et acteurs du réemploi.

17H : Clôture de la journée
Alain Bertho et Rues Marchandes

 

Entrée libre sur inscription ci-dessous :

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 Posted by at 21 h 24 min
Nov 102015
 

Vendredi 4 décembre 2015 de 9h30 à 20h

Centre ken saro wiwa, 68 rue Buzenval, 75020 Paris, (M°9 Buzenval)

Au programme :

  • 9h30 : Accueil des participants
  • 10h00 : Présentation de la démarche et orientations de cette 3ème édition
  • 10h15 : Chantier de réflexion :
    > Concertation autour de matières premières rassemblées suite à l’appel à textes
    > Définition collective des différentes thématiques de l’après-midi
  • 12h30 : Fresh Urban Food by Cuisine & Nutrition « Je mange donc je suis” : alimentation énergétique, produits de saison, cuisine maison… (5€ lors de l’inscription, 8€ sur place)
  • 14h : Groupes de co-construction thématique et recherches d’actions concrètes
  • 16h30 : Restitution en plénière des réflexions et plan d’actions
  • 18h30 : Clôture et apéro-concert

Inscriptions

L’entrée est gratuite et l’inscription obligatoire ici

Pour le repas vous bénéficiez d’un tarif préférentiel en payant votre repas à l’avance ici jusqu’au 2 décembre
(Indiquez 5€ dans la case). Sur place le tarif est de 8€ (nous ne pourrons pas garantir un repas à tous les non-inscrits).

A quoi ça sert les Assises du Hip Hop ?

Chacun(e) à ses raisons… Globalement elles permettent de penser sa pratique, d’échanger sur les diverses expérimentations des uns et des autres.

En partageant ses idées nous nous donnons l’opportunité de les affiner, les contredire ou les valider. C’est remettre en cause ce qu’on connaît et ne pas retomber dans « l’usé ». Penser, c’est aussi comprendre les enjeux, s’adapter aux réalités du moment, évoluer et imaginer d’autres possibles pour demain.

Comment sont nées les Assises ?

Les Assises du Hip Hop sont nées en 2011 à la suite d’un diagnostic partagé. Afin de réfléchir cette culture, des spécialistes sont venus expliquer au public leurs savoirs. Nous avons pris alors conscience que les meilleurs experts sont ceux qui pratiquent leurs arts. Nous avons donc confié la parole aux acteurs eux-mêmes lors de la 2éme édition en s’inspirant du concept de recherche-action et de la collaboration avec Hugues Bazin.

Pour la 3éme édition, nous la voulons cette fois entièrement co-construite, reposant sur l’échange et le partage.

Comment cette 3éme édition est construite ?

Dès la phase de conception et de préparation des Assises les acteurs se sont mobilisés. D’abord pensé au niveau régional, l’engouement a finalement touché le territoire national ! Nous imaginons ensemble ce laboratoire grâce à des outils collaboratifs et partageons les ressources pour vivre ce véritable Think Tank du Hip Hop !

 Posted by at 21 h 33 min
Sep 292015
 

LE LABORATOIRE D’INNOVATION SOCIALE PAR LA RECHERCHE-ACTION ET LE COLLECTIF

SONT HEUREUX DE VOUS INVITER À UN ATELIER PUBLIC

Écologie urbaine, économie informelle et espaces publics,
les récupérateurs-vendeurs entre précarité de l’innovation et innovation de la précarité

Le vendredi 16 octobre 2015 de 18h à 20h, à la Maison des Acteurs du Paris Durable
21 rue des Blancs-Manteaux 75004 Paris (M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

CaptureLa séance sera introduite par le film « Raconte-moi ta rue marchande » suivi d’un échange avec les membres du collectif « Rues Marchandes » : récupérateurs vendeurs, militant associatifs, économistes, anthropologues, chercheurs en sciences sociales, scénographes, artistes, travailleurs sociaux et autres « bricoleurs de l’impossible ».

L’atelier public sera l’occasion de restituer et débattre en toute simplicité des points d’avancée et d’achoppement de cette recherche-action. Car si l’innovation sociale est une manière de répondre à la précarité et à l’isolement par l’intelligence collective et la mise en partage de biens communs, alors comment peut-on relier cette diversité et ces « tiers espaces » pour qu’ils fassent écosystème au sein de la ville, pour qu’ils posent de nouveaux référentiels ?
Dire que les réponses se trouvent dans les situations les plus précaires et les plus instables n’est pas le moindre des paradoxes au moment des grands rassemblements de décideurs autour du climat et de l’écologie. Constatons que les principaux intéressés, ceux qui depuis longtemps sont confrontés à la réalité socio-économique et explorent les chemins de traverse, sont rarement ceux qui apparaissent comme légitimes et en position de peser sur les orientations futures. Non seulement ils sont ignorés, mais parfois comme les biffins chosifiés et réprimés (1).

Dessin_biffinsDe ce constat, le collectif Rues Marchandes (2) est né d’une approche en recherche-action de l’espace public et de l’économie informelle où les récupérateurs vendeurs et leurs marchés jouent un rôle d’initiateur et d’analyseur. Nous partons du principe que nous avons moins besoin de nouveaux dispositifs d’aide ou de contrôle que d’un nouvel imaginaire instituant. Cela commence par provoquer des liens inédits entre les expériences et les idées, des formes collaboratives transdisciplinaires, des compétences et des savoirs collectifs, une production partagée de connaissances.

(1) Les biffins sont des personnes en grande précarité qui vendent dans la rue des objets qu’on leur a donnée ou qu’ils ont trouvés dans les poubelles. Cette activité leur permet d’avoir des revenus, dits informels en complément de ressources insuffisantes, voire inexistantes. Par leur activité, ils rendent service à d’autres personnes à faible revenu. C’est une façon de s’entraider et de faire vivre la rue d’une façon nouvelle. Ils participent de plus à la chaîne d’un circuit court écologique, donnant une seconde vie aux objets mis au rebut.
(2) Vous pouvez soutenir la démarche ou rejoindre le collectif en adhérent à la charte collaborative.

 Posted by at 13 h 43 min
Avr 152015
 

samedi 18 avril 2015 dès 14h
au Marché Solidaire de Printemps de la Noue – Bagnolet
organisé par l’association Amelior et le Centre Social et Culturel Guy Toffoletti

Cité de la Noue- Métro Gallieni ligne 3, bus 122 arrêt Charles Delescluze ou à pieds par le parc Jean Moulin

Le collectif  RUES MARCHANDES vous invite dans son studio des récits biffins

biffins / marchands-recycleurs / artisans / artistes et écrivains d’un jour / enfants inventifs / sont accueillis avec des boissons et des goûters pour se rencontrer et raconter, écrire ou dessiner leurs expériences de la récupération-vente dans la rue. devant camera ou non, selon les désirs.

Ces témoignages audiovisuels constituent les outils d’une recherche-formation-action initiée par les associations et personnes du réseau « rues marchandes »

14h -16h atelier-rencontre au Marché Solidaire, Cité de la Noues – Bagnolet
16h -18h réunion du réseau Rues Marchandes, Centre social et culturel municipal Guy Toffoletti

 

Centre Social et Culturel Guy Toffoletti 43 Rue Charles Delescluze, 93170 Bagnolet – 01 48 57 48 43
Association Amelior 17 rue Adelaide Lahaye, Bagnolet  – assoamelior@gmail.com –  06 27 89 32 22

 

 Posted by at 21 h 10 min
Jan 162015
 

Atelier-repas en compagnie d’acteurs chercheurs du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action (LISRA).

le lundi 26 janvier de 19 heures à 22 heures
au café associatif le KAMU, 12 rue Léon Blum – 92110 Clichy (M° Mairie de Clichy)

Entrée libre, prix du repas libre, parole libre
(simplement merci de confirmer pour le repas en utilisant le formulaire de contact)

Comment susciter un nouvel imaginaire créateur d’espaces du commun à travers l’engagement libre d’acteurs plaçant l’humain et l’intelligence sociale au cœur de l’expérimentation ? Comment des ilôts d’initiatives peuvent faire archipel et l’histoire discontinue des résistances une écriture collective ?

Nous proposons de manière conviviale à travers un atelier public dînatoire de partager sous différentes formes des initiatives portées par des acteurs chercheurs. À titre d’exemple : le Parkour, une exploration philosophique de notre urbanité, l’université populaire du hip-hop à travers le témoignage de l’un de ses précurseurs, des ateliers populaires d’auto-fabrication quand la culture « Do It Yourself » rime à plusieurs, les plus pauvres générateurs de richesse, quand l’espace marchand des récupérateurs-vendeurs répond à la marchandisation de l’espace, etc.

En clin d’oeil au documentaire « la sociologie est un sport de combat » (Bourdieu, 2001, Réal Pierre Carles, 2h26), il s’agit plutôt ici d’introduire l’art du déplacement sur le ring de l’acteur-chercheur impliqué en situation, non seulement pour décrire une pensée en action qui résiste à l’ordre dominant mais aussi confirmer une action en pensée inséparable des luttes sociales et des mouvements de transformation.

Au plaisir de se rencontrer et d’échanger à cette occasion.

Le collectif du LISRA
En complément, quelques documents /sites des intervenants (liste non exhaustive) :

  • Naïm Bornaz : Parkour, un autre rapport à l’espace public et à l’économie, http://www.l1consolable.com/ – http://www.parkour-literally.com/tag/linconsolable/ – Les arpenteurs ouvreurs d’espaces http://biblio.recherche-action.fr/document.php?id=632
  • Nicolas Guerrier : ateliers d’autofabrication, http://recherche-action.fr/labo-social/2014/11/30/construire-se-faufiler-entre-les-doutes-coping-medicationtime-lisra
  • EJM : hip-hop et école populaire, documentaire « EJM qui est-il? l’histoire d’un précurseur du rap français » réalisé par Mehdi Bara https://www.dailymotion.com/video/xlqcfw_ejm-qui-est-il-l-histoire-d-un-precurseur-du-rap-francais-realise-par-mehdi-bara-avec-la-fouine-rohf_music?start=21 – Epopée Hip Hop : Quand les acteurs prennent la parole http://metissage94.fr/wp-content/uploads/2014/12/Epop%C3%A9e-Hip-Hop-quand-les-acteurs-prennent-la-parole.pdf
  • Hugues Bazin : rue marchande et expérimentation écosystémique, http://recherche-action.fr/ruemarchande/ – http://recherche-action.fr/hugues-bazin/
 Posted by at 16 h 18 min
Nov 302014
 

Ce texte a été produit pour un journal local (Lot en Action et Corrèze en Action), son objet était de présenter succinctement les démarches dans lesquelles notre collectif est impliqué (dans la région de Tulle et ailleurs), leur surgissement associatif et les questionnements qui les accompagnent.

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Le But Ultime aurait été d’envoyer balader en même temps le capitalisme d’Etat et le capitalisme libéral. De créer une voie qui ne s’appellerait surtout pas « économie sociale et solidaire », qui serait bien plus intelligente que l’écologie moralisatrice et plus émancipée que toutes les formes de solidarités bien-pensantes. D’inventer un lien social qui ne serait pas du contrôle social. De généraliser un travail libre qui ne serait pas de l’emploi. D’aimer sans enfermer.

La réalité c’est que ce monde est plus gros que nous, il nous a fabriqués. Nous le pensons avec les mots qu’il nous a lui-même appris. Il se débrouille toujours pour nous faire sentir que tout ce qu’on pourrait lui opposer, ne fera que lui réussir. Il était là avant nous, il sera certainement là après, et nous passons nos vies à nous y plier.

A y regarder de près, il y aurait de quoi dépenser son RSA dans la bière. Se réveiller à la Kro et s’endormir avec. Faire la boucle. Contempler son énergie se dégrader au fil du temps jusqu’à l’inanité totale. Surtout, ne plus contribuer. S’éteindre. Etre cynique des pieds à la tête, tout anéantir, en commençant par soi-même, faute de mieux. Voilà la Tentation qui nous guette en permanence, à laquelle nous succombons même épisodiquement, pour voir quel goût ça a.

Mais on doit être habité d’un optimisme refoulé pour persister à créer des assos qui procurent strictement autant d’exaltation que de doute. On reste vacciné contre le bonheur, heureusement. Simplement, malgré le doute et la Tentation nihiliste, des constructions germent sans fin, peut-être pas totalement en vain.

Dans le genre, depuis 2009 avec l’asso COPING on occupe un lieu municipal à Tulle dans lequel on a fabriqué des rampes pour faire du skate et du bmx, et dont les murs sont régulièrement violés par les graffeurs. Le gymnase « Lovy ». Il doit son nom au Général Lovy, un colonialiste de la 3ème république, à l’époque où l’on n’avait pas de trop de recul. Situé pile en face de la gendarmerie, rue des enfants de troupe, il a été fabriqué en 1942. Il respire l’ordre, l’autorité. Ironiquement, notre bande d’irresponsables a été assez convaincante pour récupérer l’endroit et pour y « questionner l’ordre ». Des fois on a un peu honte même, c’est le bordel, y’a des restes de Tentation partout.

Plus sérieusement, on a commencé par éviter de payer des escrocs du BTP qui auraient fait à notre place ce qu’on savait très bien faire nous-mêmes ; de belles courbes, des soudures qui tiennent et des transitions moelleuses. On pourrait appeler ça le DIY, mais ça ne veut plus dire grand chose depuis que Leclerc Bricolage en parle aussi.

On accueille un peu tout le monde. C’est pas évident, parce que le monde est rarement comme on l’aimerait. On y trouve occasionnellement des ados racistes et misogynes qui côtoient en symbiose d’autres ados issus de familles immigrées portugaises ou marocaines. Des pères qui tentent de ne pas arrêter la planche à roulettes depuis 20 ans. Des filles qui, malgré la masculinité du milieu, tracent de belles trajectoires, symboles de doigts d’honneur. Puis il y a un paquet de taiseux avec le bonnet vissé jusqu’aux yeux qui ne sont pas là pour s’exciter sur la nouvelle définition de l’émancipation du Monde Libertaire, mais pour progresser, faire ce qui fait sens pour eux. On y trouve de tout, un peu comme dans la rue.

Ce qui est chouette c’est de sentir cette fluidité naturelle avec laquelle tout ce monde se croise à pleine vitesse sans jamais (trop) se heurter. Toutefois, le skate et le bmx ne sont pas des fins en soi. Ce sont des formes de mouvements qui nous font du bien, parmi d’autres.

La démarche d’autonomisation vis à vis de la technologie qui nous a poussés à fabriquer nos propres rampes, s’est répandue ensuite sur tous les objets qui nous entourent. Des guitares électriques, des amplis, des voitures, des ordinateurs… Une fois pris dans cet engrenage de fabrication-réparation, il devient de plus en plus insupportable de s’en remettre aux experts spécialistes de la chose. Puis la nécessité nous pousse dans la même direction, car nous ne sommes pas bien riches et l’emploi nous révulse. Voilà pourquoi nous organisons des ateliers publics d’autonomisation à l’électronique, la mécanique, l’informatique… Nous avons peu d’espoir quant au fait qu’un jour l’humanité ne soit plus l’esclave des technologies de masse dont les puissants nous inondent. Mais de temps en temps c’est assez exaltant de dire à Macintosh et à Renault : « Bande de cols blancs, nous aussi on sait les faire marcher vos bidules ». Comme on a assez peu d’ambition quant au changement social, on se contente souvent de pieds-de-nez. On fait ce qu’on peut, de toute façon, c’est ça, ou la Tentation.

Dans un autre genre, en 2009 aussi, on a fabriqué une asso pour faire des concerts. Medication Time. Parce qu’organiser des concerts dans les endroits pourtant faits exprès devenait un sport de combat (comme la sociologie), il a bien fallu qu’on se débrouille. Petit à petit on a glissé. On passait plus de temps en tournées avec notre propre groupe qu’à organiser des concerts. C’était aussi une bonne occasion de faire le tour du monde. La conclusion, c’est qu’il n’est pas bien différent d’ici. Ainsi on a pu constater qu’il y a un MacDo derrière la place Rouge à Moscou et que les faucilles et les marteaux font honte à la jeunesse russe. A Kiev, les travailleurs cheminent à travers la place Maidan encore fumante et ensanglantée, pour se rendre au boulot, tous les jours. Les habitants d’Odessa sont si fiers de leur ville qu’ils aiment la comparer à Marseille, et les norvégiens sont plus bronzés que nous vu qu’ils passent leur hiver dans les solariums. En Pologne ou en Espagne on a fréquenté des anarchistes qui faisaient la boucle : cheap pils à la main sans discontinuer du lever au coucher. On a également trouvé de chouettes lieux confectionnés par de sacrés bourrins. Dans le doute eux aussi. Aujourd’hui on se sert de cette asso pour enregistrer des groupes qui nous plaisent, les conduire en tournée, puis les enrôler dans notre espèce de collectif en forme de pieuvre titubante. On a tellement glissé qu’un jour on s’est retrouvé avec deux salariés, un facebook et des dossiers de subventions à remplir. Une glissade choisie en réalité, plus ou moins contrôlée, mais qui n’est pas sans nous submerger d’une somme d’énigmes irrésolues.

La première de toutes ; puisque ces fabrications représentent le moins détestable des moyens que l’on ait trouvé jusqu’alors pour s’en sortir, comment composer avec ce vieux But Ultime dont l’horizon s’éloigne et s’obscurcit un peu plus chaque jour ?

Nous sommes tentés de répondre que ce n’est peut-être pas ce But Ultime qui nous active en réalité. C’est déjà pas si mal que ces associations soient les émanations structurelles et fluides de ce que l’on vit, avec le peu de convictions qu’il nous reste et la masse d’incertitudes que cela génère déjà.

Pour travailler sur ces questionnements, on a créé le Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action (LISRA), avec un tas d’autres indécis comme nous, pauvres aussi, fuyant l’emploi et désireux de ne pas laisser le monde s’endormir tranquille. L’idée étant de pousser la critique sociale le plus loin possible, en s’armant de tout ce qui nous passe sous la main en terme de sciences sociales et d’expérimentations. C’est une autre manière de remettre le sens au goût du jour (à défaut de But Ultime) et d’aller secouer tous les obstacles qui nous empêchent de penser. Une façon de ne pas simplement agir en îlots isolés mais plutôt de se constituer en archipel, respectueux de la multitude et des contradictions qui nous habitent. Faire en sorte de légitimer et de protéger par la recherche tout un monde instable en fourmillement perpétuel, qui, au delà de ses doutes intrinsèques et de ses litres de bières, essaye d’avoir prise sur le cours des choses, plutôt que de contribuer à l’endormissement béat et généralisé de notre espèce.

Profitons de ces dernières notes d’entrain, elles se font rares par chez nous.

Nicolas Guerrier

asso.medication.time[@]gmail.com

 Posted by at 18 h 48 min
Nov 112014
 

Nous replaçons les labos en recherche-action dans l’enjeu social et scientifique contemporain comme nécessité d’ouvrir des espaces critiques et instituant à partir de l’expérimentation sociale. Autrement dit, il s’agit de rappeler l’urgence de relier mouvement d’une recherche contestatrice et luttes sociales émergentes sur de nouveaux modèles de pensée, d’organisation et de gouvernance. Ce textes est le fruit d’un espace collaboratif, partie émergée d’une intelligence sociale qui peut prendre des formes multiples sans en exclure les aspects rugueux, imparfaits, tâtonnant, elliptique, voire contradictoires. Cette tension est le propre d’une communauté d’acteurs-chercheurs dont la vivacité ne se mesure pas au nombre de « projets », mais au jeu de correspondances inédites entre des espaces concrets d’implication et des espaces réflexifs. C’est ce qui détermine notre capacité innovatrice et notre pertinence en sciences sociales, mais aussi nous sépare des modèles établis de la production de la connaissance et de la pensée politique. Face à la violence sociale et symbolique qui nous impose souvent des conditions de vie précaire, nous opposons impérativement des « Zones Autonomes à Défendre » de l’expérience humaine et de la pensée.

Provoquer des espaces créatifs et autonomes d’une pensée hétérodoxe comme nouveaux lieux de la critique sociale

Le processus de sectorisation, de spécialisation et de corporatisme autant du milieu de la recherche que celui de l’action sociale et culturelle conduit à la fois à une précarisation de ses auteurs et une destruction de la vie intellectuelle achevée par le conformisme qu’installent les logiques de pouvoir académiques ou néolibérales. Cela se traduit notamment par la fétichisassions des dispositifs comme les appels à projets pour les programmes ou à contributions pour les colloques et les publications qui, sous le couvert de méthodes prétendument rationnelles et scientifiques verrouillent la production de connaissance et nient l’intelligence sociale dont elle est issue. Que les sciences humaines et sociales, sensées devoir contribuer prioritairement à la connaissance des réalités actuelles soient quasiment absentes ou inaudibles dans les débats et les décisions des politiques publiques prouve le peu de considération dont bénéficie le système de production actuel de savoirs parcellarisés. L’humain subit ainsi une double réification : il peut être réduit à une donnée d’ajustement économique dont seuls les lobbies tirent profit ; il se trouve figé dans une appartenance identitaire essentialiste (Roms, immigrés, chômeurs, etc.), qui justifie toutes les discriminations.

Cette atrophie de la pensée empêche de nommer les formes émergentes de lutte et d’innovation, multiples, mais bien réelles tout en vidant les notions et concepts de leur portée critique, critique sociale pourtant indispensable et inséparable de la structuration des individus et d’une transformation de la société. L’écriture de soi et d’un récit collectif, la réflexivité, la praxis, la formation action, la recherche-action participent de ces processus qu’il est urgent pour chacun de se réapproprier.

Effectivement, si les structures traditionnelles de la recherche et les « corps intermédiaires » de l’action, ne peuvent plus jouer ce rôle, Il appartient à une génération d’« acteurs-chercheurs » d’ouvrir de nouveaux espaces d’une pensée autonome et complexe susceptible de mettre en dialectique la relation entre la multitude et la totalité, l’individu et le collectif, l’éprouvé et le rationnel, le sensible et l’intelligible. Ce faisant, nous contribuons à régénérer un débat public dont la dégradation est chaque jour un peu plus marquée.

Partant du principe que les sciences sociales ne se situent pas en dehors de la société, mais au contraire au cœur des rapports sociaux et qu’elles doivent s’ouvrir largement aux apports de tous les autres champs producteurs de savoirs et de création intellectuelle et artistique, le Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action participe de cette tentative à travers l’ouverture de « labos sociaux » portés par des acteurs adoptant une démarche réflexive. Il n’est pas en cela « précurseur » ou « éclaireur », mais simplement en phase avec des mouvements situationnels (zones autonomes temporaires de type ZAD ou « Occupy », ateliers d’auto-fabrications et d’expérimentation de type DIY, fab-lab, réseaux d’éco-développent translocal en « décélération » et « décroissance » de type circuit-court, tiers-lieux, agriculture urbaine, nouvelles maîtrises d’usage de l’espace public, etc., etc.). Ces espaces d’implication ne sont pas en marges, mais au centre par l’interstice qu’ils occupent au cœur des territoires et des structures. Ils portent des processus profondément instituants. Bien que restant souvent dans l’angle mort de la connaissance pour les raisons déjà évoquées, la friction de ces contres-espaces est toujours porteuse de sens et riche d’expérience. C’est en soutenant ces expérimentations et leur capacité à rendre compte de leur réalité qu’il est maintenant urgent de procéder.

Ainsi, la pratique de recherche/action apparaît déjà comme un outil de régénérescence des pratiques éducatives et sociales, aujourd’hui enlisées dans les institutions socio-éducatives:

  • Protection de l’enfance à l’épreuve des mineurs isolés, des enfants roms, dont les pratiques, mais aussi les références théoriques sont actuellement en panne face à de nouvelles réalités sociales ;
  • Institutions de l’éducation spécialisée de plus en plus incapables d’intégrer les jeunes en situation de handicap qui leur sont confiés (dans une société qui n’insère plus grand monde) et qui se retrouvent confrontées à la question du sens de leur action ;
  • Institution scolaire elle-même de plus en plus en danger de ne se réduire plus qu’à la pratique de sa propre évaluation, à force de rejeter tout ce qui est éducatif, culturel et artistique en dehors d’elle-même ;
  •   Structures nées de l’éducation populaire de plus en plus assignées aux loisirs d’une frange de la population de moins en moins populaire ; pratiques du secteur social, de l’insertion à l’épreuve d’une précarisation tous azimuts de leurs publics.

C’est en dehors de ces institutions nées et définies dans un autre contexte historique, social et économique, que nous entrevoyons quelques principes pour une intervention sociale et éducative pertinente à l’heure de la globalité, du numérique et de la précarité.

Dans le domaine du travail, les chômeurs sont traités de resquilleurs-profiteurs. Ces « invisibles n’apparaissent que comme statistique alors que ne sont jamais valorisées les stratégies de contournement créateur de richesse. Même l’économie sociale et solidaire plus classique n’apparaît toujours pas comme une alternative à l’entrepreneuriat capitaliste comme le montre le sabordage actuel du secteur associatif pourtant générateur d’emplois. Le discours très à la mode de l’ « empowerment » et de la « participation » est d’abord celui d’une invitation à la servitude volontaire et génère nombre d’injonctions paradoxales car ceux qui le promeuvent ne font que préserver leur pouvoir.

Cette violence symbolique, économique et sociale continuera tant que ne se rejoindront dans les mêmes luttes les différentes précarités des travailleurs de l’humain, de la recherche et de la création comme le fut à certaines périodes le mouvement des intermittents.

Il s’agit donc d’une part de concevoir des stratégies d’évitement du « bruit » communicationnel pour réinvestir systématiquement l’espace public en adoptant une posture « indisciplinée » au sens propre, c’est-à-dire transdisciplinaire échappant aux catégories mentales et institutionnelles de construction normative du savoir. D’autre part, il s’agit de favoriser des « lieux du commun » où une diversité et une interdépendance peuvent se déplier et s’envelopper dans une logique écosystémique. Ces lieux existent déjà. Créativité et intelligence sociale s’y rejoignent pour produire de nouvelles connaissances en initiant de nouvelles pratiques.

Cette position est d’autant plus juste qu’il n’existe pas d’académisme pur. L’opposition radicale entre l’instituant et l’institué de la recherche est discutable ; ils vont de pair et vouloir se positionner en dehors du cadre institutionnel conduit parfois à se marginaliser. C’est, sans doute, sur le terrain des institutions que la recherche-action peut se développer et, à ce titre, les « appels à projets » constituent un moyen d’aller sur ce terrain pour que cette « friction », évoquée plus haut, puisse produire ses effets.

L’institutuant et l’institué sont des processus qui sont en articulation dynamique. L’opposition est vis-à-vis d’un rapport de domination qui est par définition un rapport d’exploitation autant symbolique qu’économique. La radicalité n’est pas pour nous une posture idéologique, c’est la recherche-action qui est une « science radicale » à l’instar de ce que disait de l’ethnométhodologie Albert Ogien et Louis Quéré, par la position de recherche éthique, relationnelle, situationnelle et par la nature des rapports sociaux. Effectivement, la question n’est pas de répondre ou non à des APP (appels à projets), d’être en marge ou dans l’institution et la vocation du LISRA n’est pas d’être un organisme de professionnalisation aux appels à projets.

Le problème c’est que les logiques de production de connaissance engendrent une normativité en dehors du champ de la recherche lui-même conduisant à instrumentaliser des démarches comme la recherche-action en simple méthodologie d’intervention participative et à fétichiser les dispositifs comme les APP qui alors deviennent une fin en soi comme modalité de perception de la réalité sociale.

L’enjeu est de provoquer les conditions d’une réappropriation critique à travers des espaces autogérés par des acteurs-chercheurs impliquées en situation qui s’autonomisent dans l’affirmation d’une posture réflexive. En cela, nos propos ne s’appuient pas sur une attitude puriste, mais sur une épreuve de la réflexivité.

Auto fabrication à Tulle, école ouverte dans le 91, « rue marchande » sur la petite couronne parisienne, université populaires des cultures urbaines, etc., ces processus en cours déssinent la cartographie d’un monde pluriel qui dépasse la juxtaposition d’expériences pour reformuler les liens que nous avons évoqués entre élaborations d’une pensée et pratiques contestatrices, critique sociale et processus d’émancipation.

Nous pourrions en profiter pour dégager une troisième voie ou un tiers espace au-delà d’une vision dichotomique entre académisme et création, scientificité et indiscipline, pour mettre en résonnance autrement cette dialectique. On aura compris que cette troisième voie ne s’entend pas simplement d’un point de vue scientifique, mais aussi politique, comme la nécessaire formation d’un corpus de connaissance susceptible de mettre des mots sur les processus d’émancipation, et les luttes sociales actuelles.

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