Forum Social des Quartiers Populaires (St Denis – 93)

Forum Social des Quartiers Populaires (FSQP)
http://fsqp.free.fr

Saint-Denis, Du 22 Au 24 juin

Intervention

Ceux qui étaient présents au « forum culture » (forum social des quartiers populaires du ), des gens de Brest, Angers, Lyon, île de France, etc., venaient d’assez loin et se posaient de grosses questions sur la teneur des débats  et le sens de leur présence dans cette manifestation. Provoquer un « forum social des quartiers populaires » est une initiative importante sur plan symbolique. Mais les symboles ont une force que s’ils s’articulent à un processus, une réalité, sinon ils restent éphémères. « Forum social » a une forte connotation, « quartiers populaires » aussi. La responsabilité collective doit être au moins à la hauteur des mots. Or, le sentiment qui domine, c’est un décalage entre la réalité et le symbole.
Cela ne veut pas dire que rien ne s’est passé. Le fait que notre atelier, soit totalement autogéré puisque complètement inorganisé, sans intervenant ni animateur, fut paradoxalement apprécié. Déjà il n’y avait pas de tribune avec ceux qui parlent et en face ceux qui écoutent, ceux qui sont du bon côté et les autres. Nous étions en cercle, n’est-ce pas cela le forum ? Surtout nous étions là pour avancer, pas pour asséner des vérités et nous avons d’ailleurs décidé de rester en contact.
Je pense que ce thème de la culture qui n’est pas un thème, mais un véritable enjeu politique transversal, mérite de prendre une autre place que la « cerise sur le ghetto », c’est-à-dire le dernier forum pour faire joli alors que les thèmes « sérieux », les « luttes » comme on dit, sont traités ailleurs. Je remarque que c’est toujours le thème que l’on case en bout de liste au fond à droite, (symbole ici circonstanciel notre salle était près des toilettes…).
Cet espace forum aurait beaucoup plus d’impact si nous nous étions donnés les moyens de le présenter et de l’organiser autrement. Un simple exemple, les artistes « engagés » qui se produisaient sur scène le soir n’étaient même pas représentés l’après-midi. Ce qui pose ici une autre question quant à l’articulation de la partie la plus visible, les formes artistiques avec la partie cachée de l’iceberg, les cultures populaires, entre d’un côté l’affichage revendicatif sous la rampe des projeteurs de la scène de spectacle ou des médias, et de l’autre la réelle capacité à transformer les choses. Ce n’est pas une critique des artistes présents, mais une question : où se trouve aujourd’hui vraiment la subversion ? Pas du côté de l’art, si on ne permet pas à l’art d’être en société.
Plus généralement, je ne sais pas si le forum social des quartiers avait pour ambition de refondre l’engagement militant et toucher une nouvelle génération d’acteurs populaires, mais dans ce cas, il faut s’interroger sur la gestion des contenus thématiques et sur les modalités d’organisation. Il manque des modèles alternatifs propres aux formes populaires actuelles.  C’est ici que le travail de la culture joue son rôle, comme agent d’innovation sociale, car s’il y a bien une manière de refonder la politique (peut-être la seule aujourd’hui), c’est par la créativité, mais pas en reproduisant les schémas existants, en particulier le modèle associatif des années 80. Un mouvement ne peut plus être aujourd’hui une fédération regroupant des associations dont par ailleurs leur légitimité à « parler au nom de… » sera toujours contestée. À part le MIB apparaissant comme principal interlocuteur, le reste des structures semblait faire toile de fond comme agencement hétérocyclique de boutiques. Quels rapprochements par exemple entre les Indigènes de la République et le MRAP, sinon que leur tente marabout participait à la même kermesse ?
Au-delà du mérite d’avoir porté à bout de bras la manifestation, le groupe d’organisation ne peut pas reprocher aux autres de ne pas s’investir s’il n’existe pas l’espace pour le faire et les conditions pour les acteurs concernés de s’approprier une démarche collective, je puis en témoigner. Mais je pense surtout aux plus jeunes, je ne vois pas comment ils pourraient se sentir impliqués.
Seul un travail de fond, pas simplement de démocratie participative à la Ségolène, mais un travail à partir des expérimentations portées par les acteurs populaires sur leurs différents territoires, permettrait d’impliquer une nouvelle génération dans un mouvement de transformation (remarquons que les territoires ne se limitent pas aux quartiers populaires tels qu’ils sont définis extérieurement, mais d’une construction valorisante du territoire à partir des cultures populaires).
Il y a cinq ans, lorsque nous avons mis en place progressivement le réseau « espaces populaires de création culturelle », nous aurions pu parler des mêmes difficultés. Mais en plaçant la culture au centre, à travers une démarche de recherche-action, nous avons misé sur la créativité, l’intelligence collective, la capacité à imaginer des modèles alternatifs :

* pour s’organiser : collectifs régionaux et coordination inter-régionale en réseau en dehors de tout système fédératif et hiérarchique (association de fait selon une charte et des principes clairement établis)
* pour produire de la connaissance : appropriation d’outils pour travailler sur son propre parcours et étudier son environnement, expertiser les situations et faire des contre-propositions en termes de développement
* pour agir : plate-forme d’échanges, de coopération, mutualisation des ressources et des compétences, expérimentations sur le terrain de projets innovateurs et élaboration d’outils d’évaluation, poser des enjeux transversaux, implication dans une économie plurielle, etc., etc.

Certes, dans cette entreprise nous nous heurtons à beaucoup de conformisme en commençant par les milieux populaires eux-mêmes et ceux qui se prétendent « progressistes » comme dans le milieu militant. La route est longue, il est toujours plus facile d’entrer dans les cases existantes que de chercher de nouveaux modèles. Et puis, il faut apprendre à se comprendre et donc s’écouter lorsque l’on est de cultures différentes, d’expériences étrangères, ce n’est pas facile. Il faut dépasser les malentendus, accepter le doute, laisser questionner son projet.
Mais il ne peut exister de transformation sociale sans transformation personnelle. Quand je vois certaines personnes inamovibles dans leur discours depuis des années, je doute qu’elles puissent être agent de transformation. On ne peut pas agir en 2007 avec une mentalité des années 80. C’est bien d’annoncer dans votre texte d’appel qu’il ne faut pas uniquement faire le reproche aux autres de la situation actuelle, qu’il ne faut pas adopter un discours victimaire, être force de proposition. Mais tout cela reste un vœu pieux si on ne se dote pas de nouveaux outils à la fois pratiques, méthodologiques, conceptuels, parce que tout est à remettre sur l’établi : les projets, les mots, les méthodes, les analyses.
Cela prend du temps, des années pour monter des collectifs régionaux. Nous ne croyons pas à la « magie » d’un événement qui ferait une génération se soulever d’elle-même, comprendre d’un seul coup la complexité des enjeux contemporains et s’approprier les outils de lutte. Le discours « le forum social est à vous, vous n’avez qu’à vous investir », tient de l’injonction paradoxalement et ne fait que renforcer les logiques de groupes fermés.
Dans le réseau « espaces populaires », nous ne prétendons pas constituer un mouvement mais être à l’origine d’une mise en mouvement. Le mouvement nourrit le mouvement, produire de nouvelles connaissances, mesurer le chemin parcouru par les uns et les autres provoque une spirale de l’engagement.
Ce que nous nous sommes dit au « forum culture », c’est qu’il fallait commencer par ce travail-là de terrain, un peu laborieux, pas très « médiatique » mais indispensable pour recenser ce qui se passe au niveau des processus portés par les cultures populaires en dehors des structures et des manifestations les plus visibles ou cités en exemple. Je ne vois pas non plus sans ce travail de la culture, comment nous pouvons opérer un travail sur la mémoire collective et un travail d’innovation sociale, articuler le passé et l’avenir, tisser un lien intergénérationnel.
Ainsi,  au côté des « vieux baroudeurs », des jeunes peuvent trouver leur place. Ce travail en collectifs régionaux pourrait apporter un souffle nouveau en dehors de la liste officielle des associations participantes au forum, qui, nous l’avons bien vu, sans être factice, ne peut mobiliser et proposer rien de nouveau dans ce cadre d’organisation. Provoquer rapidement un autre rassemblement sur le même mode de fonctionnement risque d’être contre productif.

APPEL

30 ans que les banlieues réclament justice et que des revendications précises ont été formulées au travers de marches, de révoltes, de grèves de la faim, de manifestations et de réunions publiques. 15 ans que le Ministère de la Ville a été crée pour répondre à la relégation sociale et la ségrégation urbaine des cités. Les gouvernements passent avec leurs lots de sigles et de recettes miracles ” politique de la ville, rénovation urbaine, cohésion sociale : DSQ, ZEP, ZUP, ZAC, ANRU…. “.

Nos quartiers servent de défouloir pour des politiques et des médias en mal de petites phrases assassines sur les “territoires perdus de la République”, “parents irresponsables”, “zones de non-droit” “mafiatisation” et autres “dérives islamistes”. Les habitant-e-s, et notamment les jeunes, sont stigmatisé-e-s et désigné-e-s comme les principaux responsables des dérives de notre société. Ca ne coûte pas cher de donner des leçons de civisme et de montrer du doigt les “racailles” ou les “sauvageons” en les jetant à la vindicte populaire.

Les banlieues deviennent une problématique à part, dont on confie la gestion à la police et à la justice. Pourtant des révoltes des Minguettes (1981) à celles de Vaulx-en-Velin (1990), de Mantes-la-Jolie (1991) à Sartrouville (1991), de Dammarie-les-Lys (1997) à Toulouse (1998), de Lille (2000) à Clichy sous Bois (2005), les messages sont clairs :
Assez des crimes et des violences policières impunis, des contrôles aux faciès, des écoles au rabais, assez de chômage programmé, de sous-emplois, de logements insalubres, assez de la prison, assez de hagra et d’humiliations ! On s’habitue aux souffrances silencieuses de millions d’hommes et de femmes qui subissent au quotidien des violences sociales bien plus dévastatrices qu’une voiture qui brûle.

Il est légitime de se révolter face à cet ordre social !

Parce que nous refusons de déléguer notre pouvoir à ceux qui ne nous représentent pas, le Forum social des quartiers populaires sera un espace d’affirmation d’une parole politique, sociale et culturelle à partir des expériences, des histoires, et de la mémoire de nos quartiers. Il sera le lieu de réflexions et de convergences de luttes locales, toutes et tous ensemble donnons leur une visibilité nationale !

Nos quartiers et leurs habitant-e-s sont riches d’histoires et de traditions d’engagements. Des révoltes d’esclaves à la Commune de Paris, de l’Etoile nord-africaine à la Main d’Oeuvre Immigrée (MOI), de la manifestation du 17 octobre 61 aux luttes pour la résorption des bidonvilles et des cités de transit, des grèves des foyers Sonacotra à la Marche pour l’égalité, de l’occupation de l’usine Talbot Poissy au mouvement des chômeurs, du mouvement des sans-papiers au comité contre la double peine ; tous ces combats sont constitutifs de l’histoire politique, sociale et syndicale de France. Sortons de l’amnésie collective et de l’ignorance politique pour nous réapproprier notre mémoire et notre histoire.

Les mouvements d’éducation populaire et les centres sociaux ont été mis en faillite depuis bien longtemps, par les pouvoirs publics en place. Nous affirmons que nous avons aussi notre responsabilité lorsque nous ne faisons rien. Il n’est pas question d’entretenir la démagogie selon laquelle ce serait toujours les autres qui seraient responsables de tous nos malheurs, nous ne pouvons ignorer notre responsabilité collective. A nous d’inventer des formes de solidarités réelles pour améliorer nos conditions de vie.

Nous avons beaucoup à dire du racisme, des violences policières, des discriminations sociales, raciales et culturelles, de l’islamophobie, de l’histoire coloniale et de ses conséquences, etc. mais nous refusons d’être cantonnés à cela. Nous avons autant à dire de la santé, de l’éducation, du travail, du libéralisme, du sexisme, de l’environnement, des rapports Nord-Sud, de l’information, des formes de résistances et de libération, des combats pour la justice, pour l’égalité, pour la liberté… L’enjeu est d’initier une présence comme acteurs et actrices à part entière, produisant nos propres discours et des pratiques autonomes. L’avenir de nos quartiers dépend de nous, de vous.

Notre volonté ne se réduit pas à défendre les quartiers pour les quartiers. Nous avons besoin de références communes et d’une stratégie collective clairement assumée. Les banlieues occupent une place centrale dans nos villes, et ne peuvent être gérées de manière spécifique. Le forum, qui aura lieu les 22, 23 et 24 juin 2007 à St Denis, sera un lieu d’élaboration collective pour agir. Nous appelons toutes celles et tous ceux pour qui la question des quartiers est une priorité, à prendre leurs places au sein des collectifs d’organisation. De nombreuses rencontres et discussions ont abouti à la création d’une association nationale ayant pour objet l’organisation du Forum social des quartiers populaires. Dès à présent, nous vous invitons à nous rejoindre, au travers des collectifs régionaux d’organisation (Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse) pour préparer et construire cet événement national.

Le forum sera un rendez vous pour celles et ceux qui veulent construire une force et une parole collective issus des quartiers. Il est impératif de dépasser nos identités propres et de nous appuyer sur la diversité de nos histoires politiques, associatives, électorales, faites de revendications, de luttes et de participations.

Carte d’identité, carte de séjours, sans papiers, toutes et tous, des quartiers ou d’ailleurs, vous invitent à nous rejoindre pour faire de ce rendez-vous des quartiers, un moment de convergence politique, social, culturel, festif, pour imposer une expression commune et offensive de toutes les cités. Quelle que soit l’issue des élections, nous avons besoin d’un mouvement national des quartiers, seule garantie, pour avancer vers l’égalité.


ORGANISATION

Association ” Forum Social des Quartiers Populaires “, 45-47 rue d’Aubervilliers, 75018 Paris. Tél : 01 40 36 24 66. –  fsqp2007@gmail.com. – http://fsqp.free.fr
Coordination Régionale Lyon
29 rue Léon Blum, 69100 Villeurbane –  06 20 82 34 52 –         divercite@gmail.com

Coordination Régionale Toulouse
05 62 27 62 83 – motive-e-s@motive-e-s.org

Coordination Régionale Lille
06 74 00 65 06 [Yvon] – indigenes_npdc@yahoo.fr

Coordination Strasbourg
fsqp67@no-log.org


PARTICIPANTS :

La Contrebande [Romainville],  Frontline [St-Denis] ,  ATMF ,  FTCR ,  ASAD [La Courneuve] ,  Maison des Tilleuls [Blanc-Mesnil] ,  Vu d’Ici [Blanc-Mesnil] ,  Indigènes de la République ,  Idées-à-coudre [Lille] ,  Article 1er [Lille] ,  Collectif des sans papiers [CSP59] ,  SUD Solidaires ,  Mouvement de l’Immigration et des Banlieues ,  DiverCité [Lyon] ,  Motivés [Toulouse] ,  Ghorba [Lyon] ,  Agora [Vault-en-Velin] , Taktikollecktif [Toulouse] ,  Justice pour le Petit Bard [Montpellier] ,  Bouge Qui Bouge [Dammarie-Lés-Lys] ,  Agence Im’média ,  Résistons Ensemble ,  Collectif anti-démolition ,  MRAP ,  DAL ,  Indigènes du Nord [Lille] ,  Association Synergie [Goussainville] ,  Association des femmes des Francs-Moisins [St-Denis] ,  L’Autre-Ment [Villetaneuse] ,  UTIT ,  Act-up ,  AUBE [Venissieux] ,  ASTI [Petit-Quevilly] ,  Quai de la Mémoire [Nantes] ,  Festival permanent contre les lois racistes [Strasbourg] ,  La K-Bine ,  La rage du peuple [Marseille] ,  Rebondir [Bondy] ,  CMF ,  Générations Fontenay [Fontenay-sous-Bois] ,  et des individus…

LES THEMATIQUES DU FORUM …

Les enjeux des débats
Le FSQP sera un lieu d’échanges et de confrontations autour des expériences militantes dans les quartiers. Pour dépasser les discours abstraits, l’ambition est de déboucher sur des perspectives de luttes communes, tant au niveau national que local, autour des questions suivantes.

Apartheid urbain
La politique de rénovation urbaine brasse des milliards d’euros sans réelle participation des habitant-e-s des quartiers. Quel pouvoir des habitant-e-s pour le futur de leur quartier ?

Éducation au rabais
L’école joue mal son rôle d’accès au savoir dans nos quartiers. Elle devient un lieu de discrimination, de gardiennage et de sélection programmée vers des voies de garage. Quelle relation entre l’école et le quartier (élèves, parents, etc.) ?

Police-Justice
Les multiples révoltes populaires contre les crimes policiers depuis une trentaine d’années révèlent la gestion policière et judiciaire des banlieues. Trop de jeunes sont destinés au parcours piégé : échec scolaire – police – justice – prison. Comment s’organiser face aux violences policières, une justice de caste et des prisons hors-la-loi ?

Engagement politique et social
Les quartiers ne sont pas des déserts politiques. Il est nécessaire de confronter les différentes formes d’engagement et d’en faire un bilan (les limites du milieu associatif, la participation aux élections, les associations musulmanes, etc.). Vers un mouvement autonome des quartiers populaires ?

Chômage et précarité
Les taux de chômage et de précarité (intérim permanent) atteignent des “records” dans les banlieues. Le fossé entre les syndicats et les cités marque l’abandon des classes populaires par la gauche. Quelles relations entre les quartiers et le mouvement ouvrier ?

Les anciens dans la cité
La question de la vieillesse dans les banlieues n’est pas prise en compte dans les grands plans de solidarité nationaux. Quelles formes de solidarité et de mobilisation pour les anciens ?

Histoire et mémoire
Malgré l’occultation par les institutions et les problèmes de transmission de la mémoire, l’histoire des luttes des quartiers et de l’immigration est riche d’expériences et d’enseignements. Comment transmettre nous-mêmes cette Histoire aux plus jeunes ?

Les musulmans entre criminalisation et engagement dans la cité
Les musulmans subissent un climat islamophobe et des lois d’exception. Comment y faire face ? Quelle implication des organisations musulmanes dans les luttes sociales et politiques des quartiers ?

Cultures des quartiers
Les banlieues sont des lieux de brassage, de solidarités et d’invention culturelle. Comment défendre et mettre en valeur cette richesse ?

Nous avons décidé que la question des femmes et de leurs luttes sera transversale à l’ensemble des thèmes.

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OÙ ?
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A Saint-Denis (93),
Autour de la Porte de Paris
(M°13 St Denis-Porte de Paris) / A1 / A86

CITÉ FRANTZ FANON
(grande esplanade sur les berges du canal)

VILLAGE DU FORUM
Grande scène (concerts du Forum)
Stands des associations participant au Forum
Grand chapiteau (lieu de débats) projections continues “cinémas de quartiers”

CITÉ DJAMEL D’ARGENTEUIL
(Bourse du Travail)
ESPACE FORUM / DéBAT

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