Atelier « Tiers Espace de la recherche-action »

Le réseau inter-régional d’acteurs-chercheurs du LISRA (Laboratoire Innovation Sociale par la Recherche-action) et le collectif de recherche DAM (Démocratie Alimentaire dans les Marchés) de l’UMR 951 Innovation lancent le premier atelier d’un cycle de rencontres concernant les enjeux épistémologiques du croisement des savoirs, entre l’action et la recherche. L’objectif est de participer à la constitution d’un espace de travail que nous nommons « Tiers espace de la recherche-action ».

8 novembre 2019 09:00 – 17:00

MSH SUD Montpellier, site St Charles 2, arrêt de tram Albert 1er

Programme :

Accueil à partir de 9h

Atelier

Places limitées, inscription par mail : dominique.paturel@inra.fr

9h30 : Déroulé de la journée

9h45 : La ManuFabrik

Christophe Giroguy et un intervenant de l’association : Ouvrir des Tiers Espaces pour créer de la rencontre entre hommes / femmes, personnes âgées et grand public / jeunes, et toutes communautés.

11h – 11h 15 Pause

11h15 : Secours Populaire de Frontignan et Pauline Scherer, sociologue : Tiers-Lieux de la solidarité alimentaire

12h30-13h45 : Déjeuner

13h45- 15h30 : Le point de vue de porteuses de projets : La recherche-action est-elle pertinente pour vos projets ?

  • Julie Seux : Roul’Contact
  • Adelyne Mousty : Légumes Pour Tous
  • Clarissa Figueira et Patrick Spisak : Rues Marchandes

15h30-16h15 : Les GJ du rond point du Pic St Loup : La recherche action comme expertise citoyenne concernant l’alimentation sur le territoire

16h15-17h : Expérimentons l’écriture réflexive, Animé par Hugues Bazin.

Table-ronde

Table ronde ouverte à tous et toutes

18h à 20h : Pour l’honneur des travailleurs, et pour un monde meilleur »

Les Gilets Jaunes : quels enjeux économiques, sociaux et politiques ? (3 chercheuses et 5 GJ discutent.)

20h : Apéritif local

Présentation

Le tiers espace de la recherche-action », dépassant la simple addition de la recherche et de l’action participera à l’élaboration d’une troisième composante originale. Notre hypothèse est que ce type de recherche-action révèle de façon fine les inégalités dans les territoires populaires et protègent les personnes de ces inégalités par l’appropriation des connaissances scientifiques co-produites et les processus par lesquels ces connaissances sont obtenues : une façon de mettre au travail, les processus démocratiques nécessaires pour aller vers une transformation sociale et écologique.

L’ouverture d’un “Tiers espace de la recherche et de l’action” repose sur trois conditions :

  • Auto-saisissement : s’il existe déjà des consortiums entre chercheurs et acteurs pour répondre à des appels à projets, il est aussi important en dehors des formes institutionnelle que de « simples » citoyens comme des professionnels puissent se saisir des outils de la recherche, convoquer les compétences au service d’une proposition pour laquelle ils s’auto- missionnent alors que c’est actuellement impossible. En revanche l’espace instituant, d’un laboratoire social, par son accessibilité et son accueil inconditionnel permet à chacun de s’autoriser et de légitimer une pratique d’expertise et de production de savoirs.
  • Croisement des savoirs : il existe peu d’espaces où le savoir pragmatique de l’acteur, technicien du professionnel, scientifique du chercheur se croisent et quand c’est le cas, c’est rarement de manière égalitaire, car pris dans les logiques non autonomes. Ce qui explique que la « participation » soit comprise par les principaux intéressés comme une injonction paradoxale. La production d’un savoir conjugué permettrait l’émergence d’une intelligence sociale et d‘un chercheur collectif qui seraient pourtant les plus à même de répondre à la complexité contemporaine. L’enjeu ici est celui de la justice épistémique.
  • Droit à l’expérimentation : si l’expérimentation est mise en avant dans les programmes comme méthodologie de recherche, celle-ci est difficilement généralisée comme outil de développement approprié par les acteurs. Faire entrer l’expérimentation populaire dans une logique de droit permettrait à celle-ci d’être insérée ensuite dans les politiques publiques en reconnaissant le tiers espace comme maîtrise d’œuvre validée à partir d’une maîtrise d’usage. Ce sera également l’occasion de promouvoir des passerelles avec la formation.

L’Atelier est construit à partir des expériences locales s’inscrivant dans des démarches de recherche-action ; il repose sur le principe de croisement des savoirs (technicien, pragmatique, institutionnel) et la création de tiers espace en partenariat avec des MSH.
Ce dispositif veut également faciliter la mise en correspondance et la valorisation entre les expériences régionales, l’autoformation entre les porteurs de recherche-action par la possibilité de s’inviter mutuellement dans l’ouverture de ces espaces réflexifs.
Dans cette perspective, un premier Atelier de recherche-action est programmé le 8 novembre 2019 à la MSH Sud de Montpellier.

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