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Illégalité et recherche-action

Intervention du LISRA au colloque sur les recherches participatives avec des groupes déviants, stigmatisés, marginalisés. quelles approches théoriques, pratiques et déontologiques ? (1)

Jeudi 13 septembre 2018 de 11h à 13h
Centre de Formation Saint-Honoré
42-44 Rue de Romainville – 75019 Paris

Notre laboratoire social travaille avec des récupérateurs vendeurs de rue, des vendeurs ambulants, des Roms, des habitants en squat d’urgence dont les pratiques sont soumises à la répression sociale et policière. Nous rencontrons des difficultés lorsqu’il s’agit de problématiser leur pratique d’économie populaire aussi bien dans le domaine de la recherche que de l’action publique.

On parlera alors de pratiques « grises », « informelles », « sauvages » qui sous un caractère technique confortent et confirment une ethnicisation de l’illégalité. Nous entendons par là que la rhétorique des « territoires de non-droit » ne désigne pas seulement une pratique illégale selon un droit positif, mais participe d’une construction sociale de la frontière au-delà de laquelle peuvent intervenir en toute impunité les dépositaires légaux de l’ordre social et de la violence légitime. La criminalisation de la pauvreté, le délit de solidarité au migrant ou l’évacuation des bidonvilles roms participe de ce processus.

Que veut dire dans ces conditions la « participation » de populations assignées à un non-lieu d’où elles ne peuvent d’aucune manière se constituer en hors-lieux, c’est-à-dire en minorité active. Les acteurs sociaux ne peuvent avoir une place comme co-auteurs d’une recherche-action s’ils sont déjà construits socialement par la recherche en tant que corps dociles et étrangers.

Pour que les chercheurs puissent problématiser la non-parole d’une non-existence, ils doivent eux-mêmes se constituer un hors-lieux transfrontalier. Ce qui induit un renversement axiologique, une épistémologie de l’absence pour identifier ce vide ou se manque qui réduit et étouffe la réalité sociale. Sinon la participation n’est qu’une idéologie qui construit l’autre dans sa différence irréductible de non-chercheur, objet d’étude, simples pourvoyeurs de matériaux.

Nous rejoignions ici la proposition d’une « épistémologie du Sud » : il ne peut avoir de justice sociale globale sans justice cognitive globale, c’est-à-dire sans reconnaissance de la pluralité des savoirs, notamment ceux issus de la pratique et de l’expérience.

(1) Colloque international organisé par le Réseau Thématique 3 « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association française de sociologie (AFS), le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA) et l’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l’Intervention Sociales (ACOFIS)

Inscription

Programme  complet :

Pour la constitution d’un tiers espace de la recherche et de l’action

Invitation à la réunion pour la constitution d’un tiers espace de la recherche et de l’action

22 juin 17h30-19h30 – salle 412 Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord
20 av George Sand, 93210 Saint-Denis – M°12 Front populaire – RER B : La Plaine – Stade de France

L’objectif de cette réunion est de constituer un groupe pluriel identifié dans une démarche de recherche-action en rapport avec les territoires populaires qui subissent les inégalités territoriales et où s’inventent aussi de nouvelles approches du social et de l’économique. Nous appelons cet espace de travail « tiers espace », car il amène à une forme d’hybridation qui est plus que l’addition de la recherche et de l’action, mais la création d’une troisième composante originale.

Pourquoi ouvrir un espace spécifique ?

Bien que les équipes de chercheurs et d’acteurs soient de plus en plus nombreuses à se prévaloir d’une démarche de recherche-action ou d’une recherche en situation à visée transformatrice, il n’existe pas un espace référentiel permettant à ces personnes de collaborer de manière plus permanente au-delà du caractère événementiel de tel colloque ou action. Elles restent donc sectorisées dans leurs champs d’appartenance. Cet isolement nuit au changement des cadres de pensée et d’action. Il s’agit alors de favoriser une démarche transversale coopérative dans la production des savoirs en lien avec des stratégies collectives invitant les décideurs et les opérateurs à pérenniser l’expérimentation sociale. Cet espace incarne d’une certaine manière la ligne « recherche-action » présente comme axe sur la plate-forme de la MSH PN en essayant de répondre aux critères présentés ci-dessous.

Conditions pour l’ouverture d’un tiers espace de la recherche

  • Auto-saisissement : s’il existe déjà des consortiums entre chercheurs et acteurs pour répondre à des appels à projets, il est aussi important en dehors des formes institutionnelles que de « simples » citoyens comme des professionnels puissent se saisir des outils de la recherche, convoquer les compétences au service d’une proposition pour laquelle ils s’auto-missionnent alors que c’est actuellement impossible. En revanche l’espace instituant, d’un laboratoire social, par son accessibilité et son accueil inconditionnel permet à chacun de s’autoriser et de légitimer une pratique d’expertise et de production de savoirs.
  •  Croisement des savoirs : il existe peu d’espaces où le savoir pragmatique de l’acteur, technicien du professionnel, scientifique du chercheur se croisent et quand c’est le cas c’est rarement de manière égalitaire, car pris dans les logiques non autonomes. Ce qui explique que la « participation » soit comprise par les principaux intéressés comme une injonction paradoxale. La production d’un savoir conjugué permettrait l’émergence d’une intelligence sociale et d‘un chercheur collectif qui seraient pourtant les plus à même de répondre à la complexité contemporaine.
  • Droit à l’expérimentation : si l’expérimentation est mise en avant dans les programmes comme méthodologie de recherche, celle-ci est difficilement généralisée comme outil de développement approprié par les acteurs. Faire entrer l’expérimentation populaire dans une logique de droit permettrait à celle-ci d’être insérée ensuite dans les politiques publiques en reconnaissant le tiers espace comme maîtrise d’œuvre validée à partir d’une maîtrise d’usage.

Mise en œuvre d’un groupe de travail

Pour mettre en œuvre concrètement ce tiers espace de la recherche de l’action, nous proposons de nous donner quelques objectifs concrets :h

  • Animation d’un atelier trans-sectoriel et transdisciplinaire
  • Rédaction d’un écrit manifeste invitant à un débat public
  • Recherche d’un espace physique pour l’accueil de ces démarches et la mise en place d’un pôle ressource

Invitent à cette réunion…

Bien que cette proposition s’inscrive dans le cadre partenarial de la MSH PN, le tiers espace que nous voulons promouvoir est susceptible d’accueillir toutes démarches en partage sur cette base coopérative posant un référentiel au-delà de son implantation territoriale. Nous appelons dans ce sens toutes les personnes et structures intéressées à participer à cette première réunion de fondation.

  • Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action (LISRA),
  • Association pour la Recherche Coopérative,
  • Alternative Pour des Projets Urbains Ici et à l’International (APPUII),
  • Le LAVUE (UMR 7218 Cnrs)
  • Association Médiation Nomade
  • Unité Mixte de Recherche Innovation
  • …. liste non exhaustive

Inscription

 

 

 

 

Économies informelles en ville et reconfigurations de l’action publique

Journée de restitution publique et d’échanges de l’Atelier Campus Condorcet*

22 juin, de 09h15 à 17h00
Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord, salle 414
20 av. George Sand  93210 Saint-Denis, M°12 Front Populaire.

@crédits photos : A. Deboulet, 2017

9h30 Ouverture et introduction

Agnès DEBOULET (UMR Lavue, Université Paris 8) — Sébastien JACQUOT (Université Paris 1, EIREST)

SESSION 1. 10H – 11H : L’action publique au prisme des activités populaires et informelle

  • Flaminia PADDEU (Université Paris XIII, PLEIADE) : Cultiver les friches à Detroit. Le rôle des pratiques informelles d’agriculture urbaine en contexte de décroissance
  • Hélène BALAN (UMR ESO, sous réserve), Virginie MILLIOT (U. Paris X Nanterre, LESC) : La peur du capitaliste aux pieds nus

SESSION 2. 11h — 12h30 : Réguler la mécanique de rue ?

  • La mécanique populaire et de rue : enjeux transversaux en Ile de France, A. DEBOULET, S. JACQUOT, M. MORELLE (Paris 1, UMR PRODIG), A. NDIAYE (ARESS/FMSH-Paris).
  • Vers d’autres formes d’organisation et d’économie: l’association des mécanos de Plaine Commune et de mécaniciens en formation à l’Ecole des Projets

Modératrice : Pascale FROMENT (Université Paris 8, LADYSS)

12h30-14h : Buffet-repas

SESSION 3. 14h — 17h : Reconnaissance des savoirs locaux et formalisation des activités :retour d’expériences

(Présentations suivies d’une table ronde)

Recherche-action : deux expériences croisées

  • Hugues BAZIN (Laboratoire d’Innovation sociale), La recherche-action entre production de savoirs et transformation sociale avec les personnes en situation de précarité
  • Anne LESCIEUX-MACOU (Université Populaire et Citoyenne de Roubaix), Transition et quartier populaire : l’expérience de coopérative d’entraide

Initiatives de formalisation mises en regard

  • Dolores SCIORANS (UBA/EHESS, Boursier post-doctoral du CONICET- ICA-FFYL-UBA), L’organisation syndical des travailleurs de l’économie populaire en Argentine : le cas des travailleurs du textile Buenos Aires
  • Anne Claire GARCIA (ville de Saint-Denis), expériences de formalisation à Saint-Denis et Paris
  • Elise HAVARD DIT DUCLOS (collectif Rues Marchandes), une recherche-action avec les récupérateurs vendeurs de rue sur la question de l’économie populaire

Modérateur : Thomas AGUILERA (Sciences Po Rennes)

17.00 Conclusions — perspectives

Contact et inscription : deboulet@gmail.com – sebastien.jacquot@univ-paris1.fr

* Cet atelier vise à interroger les reconfigurations de l’action publique dans les quartiers populaires, induites par des formes d’informalisation et de dérégulation de l’économie, en considérant ensemble activités informelles précaires et activités issues de l’économie dite collaborative (Uber, AirBNB), dans plusieurs communes en banlieue parisienne (Saint-Denis, Aubervilliers, Stains). L’atelier constitue une étape dans la préfiguration d’un projet de recherches comparatiste et international

Cabanes périphériques

De vie, de fortune, de résistance… Les centralités périphériques
Plateau radio dans le cadre de la journée « cabanes périphériques »
le 10 juin de 16h30-18h environ retransmis sur radio station station
La Station – Gare des Mines – 29 avenue de la Porte d’Aubervilliers, 75018 Paris

Animatrice :

Jeanne Guien, doctorante en philosophie, travaillant notamment sur les modes de consommation alternatifs.

Invité.e.s :

  • Hugues Bazin, sociologue, travaillant notamment sur les tiers-espaces et lieux éphémères.
  • Tanguy Perron, réalisateur, travaillant notamment sur les bidonvilles de St Denis (à confirmer).
  • Clara Bombled, architecte travaillant notamment sur une exposition pédagogique sur les cabanes au parc de la Villette.
  • Benoît Sicat, artiste présentant l’exposition Camping Interdit à la Station.

Programme :

Alors même que de plus en plus de personnes remettent en question l’urbanisation à outrance, l’Etat français envoie des bulldozers et des tanks détruire les cabanes, fermes et champs autogérés des opposant.e.s aux grands projets inutiles et imposés, ou encore impose aux camions aménagés des conditions d’existence légale irréalistes et peu conformes avec l’idéal d’autonomie que ce mode de vie permet d’atteindre. Zadistes ou squatteurs ? Bidonville ou espace autogéré ? SDF ou nomade ? Face à ces contradictions qui révèlent, bien au-delà des querelles de mots, l’affrontement entre des modes de consommation et de gouvernance radicalement opposés, nous souhaitons nous intéresser à la forme, au pouvoir et à la beauté des cabanes et autres habitats éphémères. Quelle est leur valeur technique, politique, esthétique ? Pourquoi se battre pour un droit à habiter l’espace par soi-même, indépendamment des normes sociales d’hygiène, de sécurité et surtout de contrôle ?

Programme complet de la journée 

Modèles économiques dans la production de savoirs et transformations sociales

Atelier du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action en partenariat avec la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord

Jeudi 31 mai 2018 – MSH Paris Nord- 20 Avenue George Sand, 93210 Saint-Denis
Métro 12 : Front populaire (sortie n°3 Maison des Sciences de l’Homme)
RER B : La Plaine – Stade de France puis bus 139 ou 239 (arrêt Métallurgie) ou 15-20 minutes à pieds depuis le RER B

En recherche-action, il n’existe pas d’un côté des chercheurs-acteurs précaires et de l’autre des recherches avec les populations en situation de précarité. L’analyse critique des chercheurs et la capacité d’agir des acteurs sont liées. Il s’agit d’un même continuum renvoyant à la question de l’autonomie économique dans les formes de production de savoir et de transformation sociale. Durant la matinée, nous aborderons les modèles économiques des associations de recherche. L’après-midi, nous aborderons les pratiques d’économie populaire.

Le but de cette rencontre est de :

  • Dresser des transversalités dans la production des savoirs au-delà de l’analyse sectorielle des pratiques et de valoriser la dimension écosystémique de l’économie de recherche d’un « tiers espace scientifique » et écosystème d’une économie populaire comme autres aménagements et développements des territoires
  • Élaborer des stratégies collectives permettant d’inclure la recherche citoyenne et le droit à l’expérimentation sociale comme modalité de la production de savoirs et d’action publique
  • Mettre en place une plate-forme ressource permettant d’assurer une collecte et un partage sur les travaux de recherche et sur les initiatives, projets et mobilisations touchant les populations et les problématiques concernées.

Nombre de places limitées, inscription obligatoire sur :
http://recherche-action.fr/emancipation-transformation/inscription/
Expérience en recherche-action conseillée, l’atelier sera basé sur l’expérience de chacun et une implication dans le processus collectif

Atelier d’autonomisation à la mécanique @medication time

Matinée 9h30-12h30 (salle 414) :les modèles économiques des associations de recherche

Animation / intervention Élodie Ros et Paul-Emile Geoffroy :  Financer et organiser la recherche autrement : actualité de la recherche coopérative

Présentation : Nous proposerons successivement d’étudier les solutions de financement et d’organisation déployées par divers acteurs associatifs ou coopératifs en France afin d’étudier la possibilité pour les praticiens de la recherche-action de se diriger vers de tels modèles ou d’élaborer un modèle alternatif, ou hybride. Il sera notamment question des coopératives éphémères, du crédit impôt recherche et des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). La présentation se basera sur une enquête menée auprès d’une dizaine de structures de recherche relevant de l’économie sociale et solidaire.

Repas « Auberge espagnole » (salle 413)

Chacun apporte quelque chose en partage pour le repas

Après-midi 14h-17h (salle 413) : Pratiques de l’économie populaire

Animation :  Jeann Guien, Élise Havard dit Duclos

Présentation :Cet atelier propose de croiser, grâce à la rencontre de chercheur.e.s-acteur.e.s et des principaux intéressés, différentes pratiques d’économie populaire dans l’espace public. Invisibilisés et trop souvent individualisés par une gestion publique spatiale et superficielle, les vendeur.e.s ambulants, biffin.e.s ou mécanicien.ne.s de rue développent des systèmes socioéconomiques d’échanges inscrits dans la réalité des ressources et des besoins d’un territoire. Loin d’une simple économie de la survie, ces formes d’économie populaire s’inscrivent dans des réseaux structurés, dans une maîtrise d’usage individuelle et collective et dans des formes d’organisation innovantes qui dépassent les cadres institutionnels. Cette rencontre s’inscrit donc dans la volonté de partager ces différents savoirs pratiques et théoriques afin d’explorer les différentes pistes d’expérimentation en termes de reconnaissance de ces formes alternatives de travail et d’une possible formalisation.

Interventions

  • Étude avec les biffins récupérateurs-vendeurs, le marché de Montreuil (Élise Havard dit Duclos)
  • Les vendeurs ambulants du parvis de la Gare à Saint-Denis, l’informalité comme illégalisme ou comme écosystème ? (Emmanuelle Zelez accompagnée de Gabrièle, Mariam, Momo)
  • Les ateliers mécaniques de rues (Sébastien Jacquot)
  • Quand des initiatives citoyennes font économie populaire pour transformer l’Ariane, quartier Nord de Nice : récupération, friperie, échanges de savoirs, jardin partagé … » (Christophe Giroguy)

 

Sous les pavés le carburateur. La mécanique de rue en débat!

Centre SUD – Situations urbaines de développement et le Réseau Scientifique Thématique SUD – Pédagogies et Pratiques coopératives ont le plaisir de vous inviter à une soirée débat autour de :

Sous les pavés le carburateur. La mécanique de rue en débat!
Mardi 10 avril 2018,18h30-20h30, à l’ENSA Paris Val de Seine, 75013 Paris, Amphi 180

Cette soirée se déroulera autour de la présentation de plusieurs enquêtes qui s’intéresseront à cette activité encore méconnue alors qu’elle se déploie dans de nombreux quartiers populaires en France. Plusieurs intervenants présenteront cette activité et débattront principalement autour de cette question :  faut-il comme certains pouvoirs publics le suggèrent, éradiquer la mécanique de rue ou faut-il (et comment) reconnaître cette activité dans ses dimensions économiques et spatiales?

Intervenants :

  • Sébastien Jacquot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EA EIREST)
  • Khedidja Mamou (ENSA Montpellier, UMR LAVUE)
  • Marie Morelle (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR PRODIG)
  • Abou Ndiaye (Sociologue, ARESS)
  • Discutante : Marion Tillous, (Université Paris 8, LEGS)

Khedidja Mamou pour Centre SUD et le réseau SUD-Pratiques et Pédagogies coopératives
Site internet : http://www.centre-sud.fr/
Contact SUD : secretariatcentresud@gmail.com

Hip hop, paroles et corps en mouvement (Sevran-93)

Forum débat avec Hugues Bazin chercheur en sciences sociales et des artistes hip-hop sevranais

(sous réserve de confirmation) :  Manu Custom (graffeur), Ixzo (rappeur), Julien Raziah (danseur et rappeur tamil rap Paris City), Djamal (producteur karismatik), Relax (graffeur) Docks (rappeur) …

xzo – Killer Instinct-album L’ennemi

Jeudi 7 décembre de 19h à 21h – Maison de Quartier Rougemont
13 rue Pierre Brossolette 93270 SEVRAN
RER B Aulnay Sous-Bois – T4 Rougemont Chanteloup

 

Extension du domaine du travail (La Courneuve-93)

La proposition d’un revenu contributif prévoit l’extension du domaine du travail à des activités non reconnues ou invisibilisées et susceptibles d’être validées démocratiquement comme relevant de la contribution. Cette invisibilisation ne concerne pas aujourd’hui seulement le soi-disant travail informel mais également le travail salarié, ou encore le travail des indépendants (travail des services, travail artistique ou artisanal) lors de la fixation d’un prix.

L’enjeu de la journée sera de passer en revue divers types d’activités rencontrant sur le territoire Nord de la couronne parisienne des problèmes de reconnaissance et de qualification, voire étant complètement invisibilisées ou discréditées du fait de l’absence d’encadrement juridique.

La journée commence avec un panel d’acteurs du territoire présentant leurs activités et les problèmes rencontrés vis-à-vis de la reconnaissance et de la qualification de ces activités.

A partir de là nous essaierons durant le reste de la journée de réfléchir aux réformes (juridiques, politiques et sociales) et aux transformations des pratiques et des outils que cette journée idéale impliquerait ainsi que les voies possibles pour les mettre en œuvre. Nous essaierons de montrer que des solutions partielles existent déjà, mais que le revenu contributif sur lequel nous travaillons pourrait constituer un complément utile afin de développer de nouveaux types de solutions.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Plaine Commune, Territoire Apprenant Contributif » dont l’enjeu central est la définition et l’expérimentation d’une « économie de la contribution » et fera suite à la séance introductive qui avait été organisée au 6B le 13 juin 2017 (compte-rendu disponible ici : https://recherchecontributiveorg.files.wordpress.com/2017/06/cr-atelier-13-juin.pdf).

5 décembre 2017 de 09h30 à 17h00
dans les locaux de la pépinière de la MIEL
1 centre commercial la Tour, 93120 La Courneuve
RER B  La Courneuve-Aubervilliers

Merci de vous inscrire en remplissant ce formulaire avant le 01/12/17.

 

09h30 : Accueil des participants et introduction de l’atelier

10h00 : Table ronde : présentation par une série d’acteurs d’expériences concrètes de travail invisibilisé ou non-reconnu

11h20 : Discussion générale

12h00 : Pause déjeuner

13h30 : Présentation de solutions existantes aux problématiques présentées le matin

  • Emmanuel Antoire (association MINGA) autour de l’accompagnement à la reconnaissance d’activités

14h00 : Répartition des participants en groupes de travail

15h00 : Pause Café

15h15 : Compte-rendu de chaque groupe de travail en plénière

16h15 : Propositions pour envisager la suite de l’atelier et discussion générale

17h00 : Fin de l’atelier

Quelle recherche-action dans le secteur de la récupération et des déchets ?

La diffusion de nouveaux usages de la culture matérielle, qui donnent une « deuxième vie » aux objets, suppose l’acquisition ou la réappropriation de savoirs faire particuliers, des changements de pratiques quotidiennes mais aussi des glissements, si ce ne sont de véritables renversements, au sein des systèmes de valeurs portés par les sociétés industrialisées. Des thèmes de questionnement et de recherche, qui avaient été délaissés des sciences sociales.

séance de l’Atelier « Deuxième vie des objets », EHESS, Paris

jeudi 7 décembre  (9h30 – 12h30) – salle AS1_24

Interventions de :

Hugues BAZIN, chercheur indépendant en sciences sociales , animateur du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action, chercheur associé à la MSH Paris-Nord et à l’INJEP, « L’économie populaire des récupérateurs vendeurs. Support d’intégration ou alternative socioéconomique ? »

Delphine CORTEEL, Maître de conférences, Laboratoire REGARDS – Université de Reims Champagne-Ardenne, « Enquêter sur le faire, faire avec et se faire embarquer. Récit d’une enquête dans une association du secteur de la réduction des déchets »

Entrée libre

Adresse : EHESS-Paris, 54 boulevard Raspail 75006 Paris

Séminaire animé par Fanny RASSAT (doctorante LADYSS, Université Diderot Paris VII), Jeanne Guien (doctorante CETCOPRA, Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Élisabeth Anstett (Chargée de recherche CNRS, IRIS), Nathalie Ortar (Chargée de recherche MEEM, LAET).

Plus d’information sur le programme 2017-2018 et les activités de l’Atelier sur le site : http://dvo.hypotheses.org/

contact : dvo.seminaire1@gmail.com

Économie populaire, sous-capitalisme ou alternative socio-économique ? (St Denis)

Les acteurs-chercheurs du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action et le collectif Rues Marchandes sont heureux de vous inviter au séminaire recherche-action en partenariat avec la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord

Mardi 21 novembre 9h – 12h30, auditorium de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord
20 av George Sand 93210 St-Denis la Plaine, M° 12 Front populaire, RER B La Plaine – Stade de France

Entrée libre sur inscription

Cette rencontre boucle le programme de recherche-action labellisé par la MSH PN « La biffe comme éco-développement urbain : recherche-action pour la revalorisation des « rues marchandes » et le travail des biffins ». Le laboratoire social LISRA poursuit ainsi l’exploration et la valorisation des situations d’implication des acteurs producteurs de connaissances dans les processus de recomposition sociaux et économiques.

Présentation

L’économie populaire est habituellement renvoyée à une sous-économie capitaliste « aux pieds nus » (secteur informel, économie souterraine, stratégies de survie, etc.). Il n’existerait donc qu’un seul modèle économique, celui qui nous domine. Pourtant l’économie populaire structure des pans entiers de la société, pas seulement des « pays du Sud ».

atelier d’autonomisation à la mécanique @medication time

Nous pourrions concevoir autrement la notion d’économie populaire qui englobe tout en la dépassant l’économie informelle en l’intégrant dans un schéma de développement. Elle ne se réduit pas à une économie de subsistance, mais ne valide pas non plus une économie productiviste qui conforte les inégalités et grossit cette main-d’œuvre surnuméraire précarisée ou exclue dans les périodes de récession.

Elle désigne alors l’ensemble des activités économiques et des pratiques sociales développées par les groupes populaires en vue de garantir, par l’utilisation de leur propre force de travail et des ressources disponibles, la satisfaction des besoins de base, matériels autant qu’immatériels. Elle peut prendre concrètement différentes formes comme l’illustrera la présentation d’expérimentations : ateliers autogérés, groupe d’achat, échoppes fixes ou ambulantes, petites réparations, systèmes d’échange local, cuisines collectives, récolte des déchets et revente dans la rue ou au bénéfice de dispositif de récupération…

Entre une économie sociale institutionnelle en difficulté pour répondre aux enjeux contemporains et l’illusion libérale d’une autorégulation marchande, la notion d’économie populaire et solidaire rappelle l’impossibilité de complètement marchandiser le travail et la vie entière. Cette notion est issue d’un travail de légitimation de l’économie populaire opéré par des chercheurs et acteurs sud-américains et prolongé par des responsables publics ayant instauré des politiques qui visent à favoriser sa dimension solidaire.

Une économie endogène aux territoires indiquerait que l’économie est subordonnée à la politique et aux relations sociales, elle ne peut se concevoir comme entité autonome en dehors des institutions de la société. Par leur propre force de travail, ces organisations de base, soucieuses d’une certaine justice sociale, comblent par l’innovation sociale l’absence de dispositifs et d’alternatives politiques. Ainsi la pratique populaire des espaces pourrait être abordée sous sa forme structurante, écosystémique de tiers espaces, par l’étude des pratiques de maîtrise d’usage sur les territoires (cf notre rencontre du 16 octobre 2017 sur les « espaces d’émancipation collective et de transformation sociale »).

Notons que les notions de bien des communs, d’économie des communs ou encore d’économie contributive participent également à dégager de nouvelles perspectives sur la question de la propriété, de la gestion collective des ressources et la pertinence d’une approche socioéconomique non évolutionniste de la pauvreté et des inégalités.

Ces écosystèmes instituants joueraient un rôle de régulateur et confirmeraient que l’économie populaire et solidaire n’offre pas simplement un cadre d’analyse, mais aussi d’action. Elle révèle et légitime la faculté des acteurs des territoires « en déprise » d’engendrer des contre-mouvements pour se protéger eux-mêmes et leur environnement de cette menace. Est-ce que ces résistances sociales engendrent d’autres modèles entrepreneuriaux que ceux qui visent à reproduire une structure hiérarchique entre classes sociales ? La possibilité de définir la notion d’économie populaire et de provoquer un débat public est donc un enjeu tout aussi économique, scientifique que politique.

Déroulé de la matinée

Le but du séminaire recherche-action est d’outiller les acteurs-chercheurs dans la construction de cadres de pensée et d’action. Jean Louis Laville (*) se propose de jouer le rôle de « grand témoin », amenant des éléments d’analyse en dialogue avec les expérimentations des acteurs-chercheurs.

9h – Accueil

9h30 – Introduction du séminaire : recherche-action et économie populaire, deux espaces d’implication en dialogue par le LISRA

9h45 – Exposé : Enjeux d’une économie populaire solidaire dans une perspective historique et internationale par Jean-Louis Laville.

L’intervention s’efforce à la fois d’identifier les raisons historiques de l’invalidation symbolique de l’économie populaire et les expériences étrangères qui permettent de penser un soutien public à l’économie populaire solidaire.

10h30 – Connaissance pragmatique et scientifique d’une économie populaire à travers des expérimentations par la recherche-action sur différents territoires :

  • L’économie populaire des récupérateurs vendeurs, marqueurs entre deux conceptions du développement (organisation économique, rapport au territoire, comparaison internationale), par le collectif Rues Marchandes.
  • « MAC & ACRA, deux figures coopératives de pérennisation des activités de mécanique de rue, des pratiques de l’économie populaire ordinaire à une variante plus circulaire et moins précaire », par Abou Ndiaye.
  • Tentatives de communismes immédiats, là où nous vivons : Récit d’une mise en commun de fonds pour financer des initiatives non-exploiteuses, et pour expérimenter une activité de production avec un salaire sans obligation de travailler. Ici, là où nous vivons, par Nicolas Guerrier par Nicolas Guerrier.
  • L’économie contributive sur la Plaine Commune : approches conceptuelles et perspectives territoriales, Le modèle de contributivité que la Chaire de Recherche tente de porter est basé sur une redéfinition du Travail dépassant la situation d’emploi, par Clara Drevet et Federico Puletti.
  • Les « initiatives citoyennes économiques » dans le Quartier de l’Arianne à Nice Des habitants font du troc, de la récupération. Ils aménagent quotidiennement, dans l’espace public, une zone de gratuité au bénéfice de touTEs, par Christophe Giroguy.

11h 30 Débat : dialogue à partir des expériences, alimenté par d’autres contributions de la salle

(*) Références biblio : L’économie sociale et solidaire. Pratiques, théories, débats, Seuil, 2016 (Coll Points Économie). – Dictionnaire de l’autre économie, Gallimard, 2006 (Coll Folio actuel).

 

Séminaire « Penser la/les transition(s) » (Dijon)

Le « social » des transitions : de l’équipement de populations d’individus pour l’insertion marchande à la constitution de publics intermédiaires – Séminaire de l’atelier « Penser la/les transition(s) »

Séance avec Hughes Bazin (Laboratoire d’Innovation sociale par la Recherche-Action), Boris Chevrot (Centre Max Weber, Université Lyon 2), Sonja Kellenberger (IRTESS Bourgogne) et Marielle Poussou-Plesse (CGC UMR CNRS uB 7366)

14 décembre 2017 – uB – MSH de Dijon – salle des séminaires de 14 h. à 17 h (accès/informations pratiques ici)

La social-démocratie européenne cherche à se tailler des habits neufs dans le maillage de droits toujours plus individualisés à transition. L’individu est enjoint de mobiliser ces droits comme des équipements à gérer, des créances qu’il peut tirer sur la collectivité en contrepartie d’une obligation à se construire comme autonome et mobile (ne pas s’enfermer dans le chômage, dans un emploi déqualifiant ou pénible, en se formant ; se socialiser aux normes d’un savoir-habiter pour intégrer au plus vite un logement de droit commun ; se soigner pour préserver son capital santé à long terme, etc.). Un État d’investissement social définit et quadrille des populations pour rendre leurs individus solvables, crédibles et flexibles face aux marchés du travail, du logement, de l’enseignement, de la santé. Les difficultés des travailleurs et intervenants sociaux (mais aussi des syndicats) à faire avec et mettre en œuvre ces nouveaux droits offrent une entrée privilégiée sur un spectre de débordements : un autre « social » déborde les logiques surplombantes pré-catégorisant les individus comme plus ou moins éloignés du marché du travail et déborde plus largement les postures d’autorité prétendant circonscrire des besoins indépendamment de leur expression par les intéressés. Des dispositifs prenant le risque de l’ouverture à ces débordements (l’accueil de familles Roms dans un village de stabilisation, la qualification de biffins comme éco-développeurs, la lutte contre l’isolement de précaires ruraux) permettent de qualifier l’enjeu d’autres transitions sociales autour de la constitution de « publics intermédiaires » (Cottereau).

Toutes les séances du séminaire 2017-2018 ici

 

Transformer les déchets en citoyenneté (Projection Débat – Paris)

Dans le cadre du village Alternatiba, Une Seule Planète vous invite à une projection/débat autour de son film : « Catadores, recycleurs de rue au Brésil, transformer les déchets en citoyenneté ».

Dimanche 1er octobre 2017

Village Alternatiba, Place de la bataille de Stalingrad, 75019 Paris, M° Stalingrad

 

Longtemps marginalisés et stigmatisés, certains recycleurs de rues brésiliens, les catadores, se sont progressivement organisés pour la reconnaissance de leurs droits et de leur profession.

C’est ainsi que ce pays a vu naître sur son territoire des centaines de coopératives et associations de catadores. Ces travailleurs contribuent à construire une économie populaire, dont la finalité n’est pas uniquement monétaire, mais aussi sociale et environnementale.

En France, la situation est très différente. Gérés par les collectivités territoriales et souvent déléguées à des entreprises privées, la plupart de nos déchets finissent enfouis ou incinérés.

Pourtant, que ce soit les biffins en Ile de France où d’autres initiatives de l’économie sociale et solidaire, de nombreux exemples montrent les bénéfices générés par une autre gestion des déchets.

La projection sera suivie d’un débat, qui sera l’occasion d’interroger la place des déchets dans nos sociétés et de faire un parallèle entre le Brésil et la France.

Ce documentaire produit par Une Seule Planète a été réalisé par Echo’Via, une association engagée autour de la production et la réalisation de projets audiovisuels et plurimédias à caractère social, écologique et solidaire.

 

Programme

– 13h00 : Accueil

– 13h30 : Projection du film « Catadores, recycleurs de rue au Brésil, transformer les déchets en citoyenneté » (32 min.)

– 14h00 : Débat

– 14h45 : Pot de l’amitié

Intervenants

  • Hugues Bazin, chercheur indépendant en sciences sociales, membre du collectif Rues Marchandes.
  • Zéro Waste Paris : Association pour la promotion d’une société zéro déchet.

Animation

Valentin Prelat, chargé de communication du programme Une Seule Planète.

 

Forum débat sur les Espaces d’émancipation collective et de transformation sociale (St Denis)

Lundi 16 octobre de 9h à 13h
à l’auditorium de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord

20 av George Sand 93210 St-Denis la Plaine
RER B La Plaine – Stade de France – M° 12 Front populaire

Les acteurs-chercheurs en réseau avec le Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action sont heureux de vous inviter à un forum public pour partager leurs expériences. Ce forum sera organisé en partenariat avec la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord et l’Institut National de la Jeunesse et l’Éducation Populaire.

Le but de cette rencontre est de permettre aux différents acteurs d’une recherche-action de documenter et de légitimer la posture d’’acteur-chercheur, de valider leur expérience, de dégager leurs propres référentiels en tant qu’outils d’expertise et d’évaluation répondants aux besoins sociétaux.

Le croisement de ces expériences et de ces réflexions alimentera un numéro de la revue « Cahiers de l’Action » de l’INJEP (à paraître au deuxième semestre 2018). Il visera également à ouvrir une réflexion future sur livre blanc des sciences participatives (Prendre au sérieux la société de la connaissance », Alliss, Sciences Sociétés) à la MSH Paris Nord.

 

9h Accueil

9h30 introduction sur la démarche en recherche-action à travers les espaces d’émancipation et de transformation

Quelles sont les conditions d’une autonomie de pensée et d’action? Quelles méthodes validation et valorisation adopter pour que les recherches-actions et les sciences dites « participatives » contribuent effectivement aux processus d’émancipation et de transformation ?
Avec Alain Bertho, MSH – Emmanuel Porte, INJEP – Hugues Bazin, LISRA

10h-13h forum

Les expériences relatées émergent en décalage par rapport aux structures instituées, dans des zones plus ou moins délaissées ou sans emprise, où les acteurs-chercheurs construisent leurs propres référentiels d’analyse et dispositifs d’action, à travers une pratique des espaces. Que nous disent ces expériences ? De quelles mutations, transitions, métamorphoses sont-elles le signe ? Légitimer ces espaces comme autant de laboratoires citoyens d’un processus d’émancipation collective et de transformation sociale est un enjeu que pose ce forum, qui se conçoit alors lui-même comme l’expérimentation d’un espace de partage en recherche-action.

Un autre rapport au travail qui nous travaille

Comment une pratique en « tiers espaces » permet d’interroger notre rapport au travail, les modèles entrepreneuriaux et économiques ?

  • Éducation populaire et action syndicale : S’apprendre, se reconnaître, se décaler (Anne MEYER)
  • Faire des trucs d’Atelier : beaucoup avec pas grand-chose (Anton)
  • Dénouer le travail. L’expérience du Cycle Travail comme autoformation collective (Nicolas Guerrier)
  • Les économies populaires au croisement des savoirs Les ateliers biffins : le programme de recherche-action « Rues Marchandes » (Jeanne Guien, Maëlle Cappello)
  • Passer de l’environnement au milieu, la question de la transformation du rapport à l’espace en Pédagogie sociale (Laurent Ott).

Un autre rapport au territoire qui transforme

Comment le territoire peut-il se transformer en termes d’aménagement et d’écodéveloppement à partir de ses propres ressources d’une pratique au rez-de-chaussée des villes et des campagnes ?

  • De l’imaginaire au réel, lien entre tiers-espace, collectifs et territoire (Christine Balaï)
  • Habiter autrement : des squats comme leçon d’architecture (Arthur Bel)
  • Lieux numériques : entre pratiques populaires et réappropriation locale des technologies, (julien Bellanger)
  • Du bidonville au lieu de vie. La requalification de l’espace à travers les arts politiques et l’éducation populaire (Victoria Zorraquin).
  • Un centre socioculturel embarqué sur une péniche, singularités de l’espace fluvial (Éric Sapin)

Un autre rapport à l’espace qui émancipe

En quoi la pratique de ces espaces sans lieu et sans projet, basés sur l’accueil inconditionnel et la prise en compte de l’environnement, fabrique une culture commune et un cadre autonome de pensée et d’action ?

  • Debout Education Populaire : la fabrique sur la place publique d’un tiers espace dédié au partage des savoirs, au développement de l’esprit critique et la culture du commun – (Camille Arnodin)
  • La chimère citoyenne, Espace ouvert à tous, qui ne propose rien et où tout est possible (Élisabeth Sénégas, Marie Françoise Gondol)
  • Des Tiers-Espaces d’émancipation par l’action (Christophe Giroguy et le collectif des UtopienNEs )
  • « La nuit nous appartient », médiation nomade dans les quartiers populaires (Lakdar Kherfi)
  • Système Bulle. Architecture gonflable et pratiques urbaines expérimentales et engagées. (Simon Cobigo)

 

14h30-18h Atelier de recherche-action

Le forum sera suivi l’après-midi d’un atelier interne au réseau recherche-action qui portera sur les perspectives de cette mise en dialogue d’expériences en termes méthodologiques et stratégiques. Si vous êtes vous-même inscrit dans une démarche recherche-action, il est possible d’y participer sur demande motivée dans la limite des places disponibles, inscription sur le site

télécharger l‘invitation au format PDF.

Table-Ronde Recherche-Action « les tiers-espaces, quels apports en termes de transformation sociale et écologique sur le territoire ? »

Le Samedi 3 juin 2017 sur le terrain de l’Espace Imaginaire de 17h30 à 19h

12, rue de la Procession 93210 Saint-Denis
M°12 Front Populaire – RER B Stade de France

Le Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action, les Compagnons de l’Utopie (organisateur des Tiers Lieux Nomades), les résidents de l’Espace Imaginaire avec Mains d’œuvres (porteur du projet), les Collectifs LaGonflée et La Bulle, proposent de réfléchir ensemble au rôle des tiers espaces dans l’ouverture vers de nouvelles prises de conscience et dynamiques locales.

Prenant pour cas concret l’expérience de l’occupation sur 2 ans d’un terrain de 5000 m² dans le quartier de la Plaine Saint-Denis, la démarche de recherche-action, engagée lors de la première partie de l’après-midi avec les résidents du lieu, permettra de réfléchir aux apports du projet en termes de vivre ensemble et transformation sociale et écologique.

Parmi les points déjà soulevés par les intéressés :

  • Comment faire de ce lieu un véritable laboratoire citoyen ou laboratoire social ?
  • Comment mettre en place des dispositifs d’insertion et accompagnement pour les participants dans des situations de grande précarité?
  • Quelle cogestion instituer pour que chacun soit partie prenante dans la vie et la dynamique du lieu ?
  • Comment pérenniser un tel projet sur le long terme ?

Le débat public qui en suivra sous la forme d’une table ronde engagera la réflexion dans un contexte plus large avec les élus et les invités sur les problématiques à l’œuvre.

L’Architecture Gonflable fera sont entrée avec les Collectifs LaGonflée et La Bulle qui prendront le relais de la soirée avec une programmation musicale et colorée

Programme :

  • Après-midi atelier de recherche-action
  • 15h-30 – 16h20: Spectacles Jeune Public
  • 17h30 – 19h : Table-Ronde issue de l’Atelier de Recherche-Action : Les tiers espaces, quels apports en terme de vivre ensemble et de transformation sociale et écologique sur le territoire ?
  • 19h45 – 20h : Performance
  • 20h – 22h : Open Mic
  • 22h – 23h30 : Mapping Jam

Pour participer au débat, n’hésitez pas à confirmer votre venue à l’adresse : lespace-imaginaire@mainsdoeuvres.org.

Pour plus d’informations sur l’événement : https://www.facebook.com/events/302155823569849/

« Tiers-Espaces » comme support d’innovation sociale et citoyenne en quartiers populaires à travers l’expérience du quartier de l’Ariane à Nice

Rencontres recherche-action les 11 et 12 mai 2017 avec les acteurs du quartier de l’Ariane
sur l’invitation de la ManuFabrik,
notamment les activités de l’AmorçÂge et l’ouverture de l’espace de l’Utopie

« Tiers-Espaces »  comme support d’’innovation sociale et citoyenne en quartiers populaires
à travers l’’expérience du quartier de l’Ariane à Nice.

Les habitants acteurs du quartier (conseil citoyen, jury FPH, porteur de projets, acteurs/trice de théâtre forum ou d’improvisation…) sont invités à réfléchir et à écrire collectivement sur ce qu’ils sont en train de vivre à travers les nouveaux espaces qui s’ouvrent sur le quartier depuis plusieurs mois : contre-espace les jours de marché, tiers-paysage au jardin partagé, L’UTOPIE sorte de Tiers-lieu … mais aussi les espaces d’art social avec la colorisation de certaines entrées d’école, le mur Léon Jouhault …

Il nous paraît intéressant de nous attacher à un processus de transformation entre les personnes et les espaces selon un mode non institué, mais instituant construisant de nouveaux référentiels en matière d’éducation populaire, de développement économique et de modèle de gouvernance.

Hugues Bazin, ancien professionnel du champ social en prévention spécialisée et directeur de la revue Paroles Et Pratiques Sociales dans les années 1980, puis diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en anthropologie et sociologie, en devenant chercheur indépendant il synthétise dans son parcours ces deux dimensions, sociale et scientifique. Cette articulation s’illustre le mieux dans une démarche de recherche-action auprès de populations et d’espaces sociaux dont les problématiques restent bien souvent dans l’angle mort de la connaissance, viendra sur le quartier de l’Ariane :

Jeudi 11 mai 2017 de 10h à 17h  à L’UTOPIE pour construire un débat avec les habitants-acteurs + partenaires associatifs pour commencer l’écrit collectif : confirmer ou infirmer un processus et quel processus ?, développer une démarche…mettre en débat notre rapport au territoire, au travail…
sous forme d’un plateau radio ?

Vendredi 12 mai 2017 à partir de 10 h : visite du quartier depuis l’espace du marché vers le jardin partagé de La Panpa, les écoles et où vous aurez envie de l’accompagner.

Vendredi 12 mai 2017 de 14h00 à 16h00 à L’UTOPIE : débat avec les technicien(ne)s des institutions et les travailleurs sociaux du quartier. Quel regard ? Quel positionnement dans une démarche de transformation sociale ?

Contact

Christophe Giroguy – 06 64 30 23 74 – lamorcage@lamanufabrik.net

L’Utopie, rue des Eglantines, l’Ariane, Nice, 06300

Facebook : L’AmorçÂge Nice

 

Action-recherche : Quelle place et quels outils pour les architectes aujourd’hui face à la question des migrations ?

Dans le cadre du Bendo Festival Rencontre sur « l’habiter et l’itinérance au XXIème siècle » aux Grands Voisins (Paris 14e), « Projet d’intervention curieuse » sur la proposition de  Simon Cobigo « Sharing Bubble » (projet d’architecture gonflable pour créer du lien social et interagir avec des populations marginalisées) avec l’association La Basse-Cour (organisatrice du Bendo Festival), et l’ensemble des acteurs du site des Grands Voisins,  les habitants du site (réfugiés, anciens sans-abris, associations diverses, artistes, etc.) et les visiteurs et festivaliers.

Grands Voisins, 82 avenue Denfert Rochereau 75014 Paris

Samedi 06 mai, 17h00

Table-ronde, discussion libre sur « Action-recherche : Quelle place et quels outils pour les architectes aujourd’hui face à la question des migrations ? » avec Hugues Bazin (LISRA) et Sébastien Thiérry (PEROU)

Présentation :

Quoi ?

Déployer une structure gonflable au cœur du site, qui sera pensée comme un lieu de rencontre, de partage et de dialogue. Produire un espace/temps pédagogique. Faire place et être un lieu-carrefour, qui questionne le site d’accueil. Créer le temps de deux journées, un espace d’échange critique sur le modèle proposé aux Grands Voisins. Présentation de la démarche du projet « Sharing Bubble », dont l’intervention prévue lors du Bendo Festival est une des étapes.

Quand ?

Les Samedi et Dimanche 06 et 07 mai 2017

Où ?

Chez les Grands Voisins, dans l’ancien hôpital Saint Vincent de Paul, 82 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.

Comment ?

De manière légale, grâce à l’invitation de l’association La Basse-Cour. Cette intervention se veut être l’occasion de présenter ma démarche de projet tout en accueillant différents acteurs sociaux/politiques et autres, qui viendront présenter leurs différents travaux avec un angle d’approche commun, celui de « l’habiter et de l’itinérance », thématique d’ensemble du festival. La structure gonflable sera ici le réceptacle d’un cycle de 3 conférences, 1 table-ronde ouverte et une exposition/présentation du projet « Sharing Bubble ».

Pourquoi ?

Pour développer une démarche architecturale expérimentale et active qui se développe dans le cadre de l’action-recherche. Penser et faire, dans un même lieu, dans un même temps. J’envisage ce projet comme une démarche de rencontre, d’écoute, de transmission et de partage.

Programme complet

  • Samedi 06 mai, 14h30 : Conférence « Construire nos propres mondes, à propos de l’autonomie zapatiste » présentée par Jérôme Bachet
  • Samedi 06 mai, 17h00 : Table-ronde. Discussion libre sur « l’habiter et l’itinérance au XXIème siècle » + Table-ronde sur le thème de l’action-recherche : Quelle place et quels outils pour les architectes aujourd’hui face à la question des migrations ? // Avec Hugues Bazin et Sébastien Thiérry (PEROU)
  • Dimanche 07 mai, 14h30 : Présentation débat sur « Habiter au Kurdistan : Lutter contre la répression et construire l’autonomie » avec 4 intervenants-modérateurs.
  • Dimanche 07 mai, 17h00 : Conférence « Les Fabriques de la Commune » présentée par Josep Rafanel li Ora
  • Exposition de photographies : – Rose Lecat / Julien André-Mégoz

Médiation de la forme et de l’œuvre entre éducation populaire et action culturelle (Metz)

Conférence-débat dans le cadre des rencontres de la médiations
du Lorraine Réseau Art contemporain (LoRA)

vendredi 19 mai 2017 9h30
à la Maison de la Culture et des Loisirs, 36 rue Saint-Marcel-57000 Metz

MATINÉE

Réservation conseillée (contact@lora.fr/ 06 43 83 65 50)

9h30 – 10h : Accueil

10h – 11h : Introduction et conférence Pierre Waerckerlé – Directeur de la MCL

11h – 12h : Conférence et débat

Hugues Bazin – chercheur indépendant en sciences sociales, fondateur du Laboratoire d’In­novation Sociale par la Recherche-Action, chercheur associé à la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord

« Tiers espace dans la médiation de la forme et de l’œuvre entre éducation populaire et action culturelle. Quel est le rapport entre culture et art dans une démarche d’émancipation et de transfor­mation ? Quels sont les espaces où s’articulent action culturelle et éducation populaire ? »

Performance au Palais de Tokyo du chorégraphe Hervé Sika

L’action culturelle rejoint l’éducation populaire dans son projet d’émancipation de la personne et de transfor­mation sociale par l’expérience esthétique et sensible. Si nous définissons la culture par la capacité de consti­tuer une ressource, une transmission et une symbolisation, alors ce « travail de la culture » ne se résume pas dans la relation à l’objet d’art.

L’art ne perd-il pas sa fonction médiatrice quand justement le processus de création est résumé à un objet évalué selon des critères d’excellence ? Qu’en est-il alors de la socialisation de l’art quand le champ artistique et le champ socioculturel se sont professionnalisés et institutionnalisés au risque de se couper des populations et des enjeux de société ? Cela renvoie au débat entre démocratisation culturelle, démocratie culturelle et droit culturel.

Quels sont les espaces où s’expérimente autrement cette relation entre art, culture et société, entre médiation de la forme (l’expérience esthétique) et médiation de l’œuvre (l’expérience artistique).

Nous sommes intéressés à des bricoleurs artistes et un art du bricolage qui privilégient ce caractère proces­suel de la création dans des espaces du commun où se croise une diversité. Il s’agit notamment des dispositifs d’ateliers, en résidence dans des quartiers populaires, dans une manière de se confronter aux matériaux ou encore dans des formes d’intervention dans l’espace public redistribuant les rôles entre artistes et publics.

APRÈS-MIDI / Réservée aux professionels de la médiation et concernés

14h – 18h : Ateliers

  • Formation : Le 33e Lieu. Outil de médiation transversal LoRA
  • Information : Réseau national des Professionels de la médiation
  • Préparation Rencontres de la médiation
  • Education Nationale : Partenariats et parcours DAAC

LoRA – Lorraine Réseau Art contemporain

14, avenue Foch, 57000 Metz
+33 (0)6 43 83 65 50
Retrouvez le réseau
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Liberté de penser, penser la liberté pour la créativité des territoires (Poitiers)

Table ronde au parc des expositions de Poitiers, 24 Mai 2017 à 14 h 30
Parc des expositions, 11 Rue Salvador Allende, 86000 Poitiers

Dans le cadre de la Foire-Exposition de Poitiers qui aura lieu du 20 au 28 mai 2017, l’Espace Mendès France organise une table-ronde Créativité et Territoires. Elle traitera le thème de la liberté de penser, quelles sont les conditions nécessaires à l’exercice indispensable de cette liberté de nos jours ?

Elle mobilisera différents intervenants philosophiques sur le thème de la liberté, et, ayant des pratiques de « vulgarisation philosophique » dans des espaces novateurs : Rando-Philo, Philo à l’école, Philo dans l’entreprise, Ciné-Philo, Philosophe en résidence, Rock and roll-Philo, origine antique de la philo…

Pour vous inscrire, remplissez le formulaire.

Cette table ronde sera animée par Pierre Pérot, sociologue urbaniste et conseiller scientifique à l’Espace Mendès France.

Avec l’intervention de :

Pour tous renseignements :
Jacky Denieul, conseiller Créativité et territoires
Espace Mendès France – Poitiers, CCSTI Nouvelle-Aquitaine
1 pl. de la Cathédrale – CS80964 – 86038 Poitiers
http://creativite-et-territoires.org
https://www.facebook.com/creativiteterritoires

Tel : 05 49 11 96 81 – fax 05 49 41 38 56 – Port : 06 81 54 62 24 – jacky.denieul@emf.ccsti.eu

Atelier recherche-action avec les récupérateurs-vendeurs

Nous avons le plaisir de vous convier au prochain atelier public avec les récupérateurs-vendeurs et les membres du collectif « Rues Marchandes »

dans le cadre du programme de recherche-action « La biffe comme écodéveloppement en milieu urbain »

Le jeudi 4 mai 2017 de 14h à 17h – salle 414

Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord – 20 avenue George Sand – 93210 La Plaine Saint-Denis – M° 12 Front populaire

À l’ordre du jour :

Introduction : retour sur la démarche et le fonctionnement collectif

Point des chantiers en cours

– Les ateliers Guide culturel
– La cartographie
– L’étude d’impact

Point sur les chantiers à venir

– Le forum/débat de novembre prochain
– L’événement MSH « Art et récup’ »
– Autres propositions et projets …

Pour le collectif Rues marchandes, Hugues Bazin et Mélanie Duclos

Rencontre-débat sur « le rapport au travail qui nous travaille » (Paris)

Rencontre-débat sur « le rapport au travail qui nous travaille »
dans le cadre des échanges du Centre de Ressources Interprofessionnel (CRI)*

Jeudi 4 mai 18h30
dans les locaux de Culture et Liberté, 5 Rue Saint-Vincent de Paul, 75010 Paris – M° Gare du Nord

Autour de l’expérience d’un atelier de recherche-action
« A quoi sert le cycle travail ? » conduit dans le Limousin.

Cet espace original par les situations abordées, la diversité des acteurs concernées, la démarche collective suscitée, la méthodologie employée. Un espace d’autoformation où l’on met en résonance, en débat, nos vécus du travail et nos recherches. C’est un temps où l’on s’alimente, où l’on s’outille pour mieux comprendre ce qu’il se joue dans nos entreprises, nos associations, nos collectivités, nos communautés… Tout l’enjeu est de créer un espace hors du temps de travail pour mieux le transformer. Provoquer une rencontre entre des milieux qui ont un rapport au travail différent (travailleurs, chômeurs, retraités…) et de les faire interagir, dans un autre lieu que celui de l’entreprise.

En présence de Nicolas Guerrier et Hugues Bazin, co-fondateurs du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action

Supports web en relation : http://autographie.org/cycletravail/http://recherche-action.fr/parcours-bruts/http://recherche-action.fr/labo-social/

* Le CRI se veut être un outil dans le champ du travail qui associe militants syndicaux, de l’éducation populaire, de la recherche et de la culture ; un outil au service de la solidarité, de la coopération, de l’entraide, de l’émancipation, de pratiques alternatives, de la mutualisation par et pour l’action collective. Le CRI est un projet utopiste et pragmatique dans la lignée des Bourses du Travail, celles d’hier, pas pour vivre dans le passé mais pour agir aujourd’hui et dans l’avenir.

Information / inscription : Gilles SERT <Gilles.Sert@cultureetliberte.org> – 01.84.83.05.76