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TIERS LIEU NOMADE Clichy, 10 décembre 2016 – L’ECONOMIE DANS TOUS SES SENS

Au café KAMU, café associatif, dans le cadre du lancement de la première édition de TIERS LIEU NOMADE à Clichy, une table ronde a eu lieu ce samedi 10 décembre 2016.

Né d’une approche sociologique de nos territoires, le concept de « tiers-lieu » se développe en France et dans le monde à grande vitesse. Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser.

Autour du thème de la ville inclusive et du développement solidaire des territoires dans les villes à travers les tiers lieux, plusieurs acteurs de la société civile et associatifs sont intervenus. Christine Balai, autour du projet Tiers lieu nomade et la ville inclusive, Hugues Bazin, sur la démarche-action, Mathieu Morange du groupe La Poste et bien d’autres porteurs de projets innovants ou simples citoyens actifs étaient présents.

Formateurs Solidaires revient sur son intervention autour de la mise en perspective, par Nacera TALEB, des nouveaux paradigmes à l’œuvre autour des initiatives alternatives et dans le domaine des sciences et du développement personnel.

Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). Après la présentation de nombreuses actions précises locales et innovantes socialement ou économiquement, plusieurs paradigmes ont pu être proposés. Une perspective plus globale autour de la révolution scientifique et humaine en cours a été soumise à discussion.

Vous trouverez ci-dessous les grandes lignes abordées, lors du débat, par Nacera TALEB, économiste humaniste et fondatrice de Formateurs Solidaires.

Qu’est-ce que l’économie innovante aujourd’hui ?

Il y a d’un côté l’économie innovante techniquement, qui a atteint un seuil de développement probablement unique dans l’histoire, et l’économie innovante socialement ou humainement, dont fait partie l’ESS (l’économie sociale et solidaire).  Quels sont les paradigmes observés dans les initiatives locales et dans le cadre d’une majeure partie de ses initiatives de l’Economie Social et Solidaire ?

Le premier paradigme est que l’ensemble des initiatives traitent ou réinterprètent la notion de liens ou la réinventent là où elle n’existe plus ou encore, là où elle crée du déséquilibre. Qu’il s’agisse de liens avec soi, de liens avec l’autre, de liens avec la nature ou de liens avec le matériel (le numérique par exemple), c’est toujours dans cette perspective de réinventer et de maintenir les liens humains que ces initiatives s’expriment.

Le deuxième paradigme commun de ces actions est que ces dernières remettent en cause le plus souvent la méthodologie de segmentation dans l’analyse, la création ou le transfert des savoirs, des revenus, du lien social et du lien politique. Loin d’une vision segmentée, qui divise, qui isole, qui technicise ; les initiatives citoyennes, sur le terrain, cherchent à faire des ponts, à connecter des mondes, des espaces et/ou des populations différentes. Elles globalisent et réunifient là où on divise et on isole.

Le troisième paradigme de ses initiatives citoyennes est que, souvent, elles redonnent du sens à nos actions et à nos visions. Les propositions de solution pour faire nos choix sont fondées, en général, sur des outils de rentabilité financière ou quantitative, des perspectives de profits souvent à l’échelle d’une génération avec une vision des ressources limitées. Ces mécanismes apparaissent clairement comme autodestructeurs aujourd’hui et nous conduisent à des risques de conflits généralisés. Les initiatives locales et/ou citoyennes proposent d’autres préoccupations humaines que la rentabilité pour choisir nos actions et nos solutions. Elles réinterrogent le sens et les priorités au niveau de nos valeurs, de notre éthique, de nos modes de vie, et remet l’Homme au centre de nos préoccupations. Elle le fait avec une imagination et une énergie de l’espoir fascinante. Solidarité, humanité, respect de la nature, mixité, rencontres, partage, dons, compassion, bienveillance, responsabilité font beaucoup plus de sens et d’adhésion, aujourd’hui, dans cette révolution culturelle que la maximisation des profits et la gestion de la stabilité des bourses ou des mandats politiques, etc.

Le quatrième paradigme qui a pu être mis en avant, commun à ces initiatives, est la volonté citoyenne de se réapproprier et de rester acteurs de son histoire sociale et économique. Ces citoyens développent des initiatives autonomes, souvent locales, mais toujours avec des valeurs sociales et solidaires. Ils se réapproprient, ainsi, le droit de choisir leur modèle social et économique. En d’autres termes, ces initiatives sont une façon de développer le pouvoir d’agir et de redonner de l’autonomie citoyenne. « Un mouvement de transformation du bas vers le haut se développe dans nos villes et nos quartiers en parallèle au mouvement classique de descente des décisions du haut vers le bas. »

Enfin, ces propositions citoyennes, bien que pour beaucoup de petites envergures, sont des laboratoires d’expérimentation de nouvelles solutions innovantes pour des défis de sociétés conçues plus haut comme inextricables. C’est le cinquième paradigme.

Au niveau des fondements comme de l’expression, ces initiatives sont associées et soutenues par la révolution numérique. Elles constituent, ainsi, un terreau pour dessiner les contours de l’innovation humaine future, au niveau social comme économique. L’expérimentation, comme nous l’avons vu, est d’ailleurs au cœur de ces initiatives beaucoup plus que la pensée ou l’idéologie. Tous les paradigmes et les segmentations idéologiques classiques paraissent être des décors ne pouvant suffire à comprendre la douce révolution profonde en jeu. Le monde de l’entreprise et les acteurs politiques locaux sont, eux aussi, de plus en plus parties prenantes de ces évolutions.

Que cachent ces évolutions ?

A travers l’ensemble de ces paradigmes, probablement non exhaustives, ces modèles regroupent, en réalité, un ensemble de valeurs qui redéfinissent une approche et une éthique humaine au-delà des clivages et des individualités, et remettent l’intérêt humain et global au cœur des relations sociales et économiques et des innovations politiques. Dans ces évolutions, le bien-être humain, non restreint à sa dimension matérielle, le mien comme celui de l’autre, la solidarité, le respect de la nature, deviennent des priorités non négociables.

Derrière ces initiatives innovantes, ne se cacherait-il pas une révolution en douceur et profonde de nos mœurs ?

Cette dynamique – économique, sociale et politique – émergeante n’est en réalité que le reflet d’une révolution sociétale plus profonde qui a son origine dans une révolution scientifique. Elle s’appuie sur la révolution scientifique numérique que nous vivons mais aussi sur celle de la compréhension de la nature et du fonctionnement humain en général. Cette révolution touche tous les domaines des sciences dures comme celles des sciences humaines que nous aborderons dans un autre article.

Les photos sont la propriété réservée de Louiza Maliki. Elles ont été prises lors de l’événement. Nous la remercions de nous avoir autorisé à les utiliser.

Comment favoriser un développement solidaire de territoire dans les villes ?

Compte-rendu de la 1ère édition des rencontres du TIERS LIEU NOMADE www.tierslieunomade.fr

Le café associatif Kamu nous accueille pour notre premier événement Tiers Lieu Nomade qui entend mêler réflexion, partages d’expériences et moment musical et convivial. Nous accueillons les participants avec du vin chaud, du sirop de gingembre et de bissap préparés par Hubert et Patricia.

 

Christine Balaï introduit la rencontre et la thématique de l’après-midi autour de deux approches, la ville inclusive et les tiers lieux, tout en présentant le projet Tiers Lieu Nomade.

La ville inclusive

Face aux problèmes auxquels sont confrontées les villes en France et dans le monde : concentration de la population dans les villes, croissance des inégalités et de la pauvreté, enjeux environnementaux, tensions liées aux migrations, la ville est confrontée à de nouveaux défis. La notion de ville inclusive entre dans l’agenda des politiques publiques urbaines. Voir le colloque international récent organisé par la mairie de Paris « Cities for life » et l’appel lancé par la Ville pour une ville inclusive.

Qu’est-ce que pourrait signifier une ville inclusive ?

  • Une ville favorisant le vivre ensemble
  • Une ville juste, équitable, passerelle vers les opportunités économiques
  • Une ville qui respecte son environnement
  • Une ville encourageant l’inclusion démocratique de ses citoyens

Les Tiers Lieux

Comment les tiers lieux peuvent contribuer à un développement solidaire des villes ?

Les tiers lieux, en facilitant la rencontre, le partage, l’innovation, en mutualisant des ressources, et en prenant davantage en compte l’humain et le contexte environnemental, offrent des espaces pertinents de solidarité, de création de valeur et de développement local.

« Introduit en 1989 par le sociologue Américain Ray Oldenburg pour désigner de nouveaux lieux, intermédiaires entre le domicile et le travail et adaptés à un style de vie urbain, individualisé et mobile, la notion de tiers lieu s’est développée dans le monde entier. Tiers-lieux.be le définit simplement comme un « espace physique prévu pour accueillir une communauté afin de permettre à celle-ci de partager librement ressources, compétences et savoirs ». Espace de coworking, fablab, Hackerspace, jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprise ouverte, chaque tiers lieu a sa spécificité, son fonctionnement, mais tous entendent favoriser la créativité, l’initiative et le partage.

Christine Balaï réfléchit à la notion de Tiers Lieu depuis 10 ans, d’abord en matière familiale, avec la notion de « Maison des familles et des cultures », reprise par une chercheuse italienne dans un ouvrage publié à l’Harmattan, ensuite au CNAM, dans le cadre d’une étude sur « les pratiques culturelles à Paris 2030 ». A cette occasion, elle a écrit un article sur les Tiers Lieux, qui a circulé sur internet et reste encore d’actualité aujourd’hui. Depuis, elle a observé et expérimenté différents types de Tiers Lieux : un Tiers Lieu Pôle Relais à Creil en lien avec un IUT(qui n’a finalement pas vu le jour), un lieu alternatif et d’hébergement d’urgence localisé dans un squat à Clichy-la-Garenne (aujourd’hui fermé), un fablab de Montreuil, des espaces de coworking ou incubateur à Paris…

Aujourd’hui, l’association Le Famillien, dont elle est présidente, engage avec l’association événementielle et artistique Eventiparis, portés par Hubert Locco Rocca et Patricia Petelet, le projet Tiers Lieu Nomade. Celui-ci vise à créer des évènements mensuels dans différents lieux, sur des thématiques différentes, mais incluant des préoccupations sociales. Plus que de simples évènements – qui se présentent sous forme de réflexions, ateliers, avec une dimension artistique et conviviale – les évènements Tiers Lieu Nomades s’inspirent de la dynamique des tiers lieux. Ils entendent mobiliser des acteurs, favoriser  une démarche collaborative et de recherche-action pour susciter des dynamiques de changement dans la durée.

Hugues Bazin du LISRA, et Nacera Taleb de Formateurs Solidaires, approfondissent chacun leur tour la réflexion, enrichissant ainsi le débat mené avec les participants.

Hugues Bazin, chercheur-acteur, responsable du Laboratoire de recherche action, LISRA

La recherche Action met le savoir au service d’une démarche citoyenne.

Hugues Bazin souligne qu’en recherche action, plutôt que de tiers lieu, on parlera davantage de tiers espace, de laboratoire social, qui ne sont pas obligatoirement liés  à un lieu mais peuvent être  localisés n’importe où.  Beaucoup de lieux ne se disent pas tiers lieux, n’ont pas envie de l’être, même si le sont. Et inversement, ce n’est pas parce qu’on investit un espace qu’on change ses habitudes. La recherche-action permet de changer ses habitudes.

Hugues Bazin accompagne le collectif « Rue Marchande » qui réunit les récupérateurs-vendeurs, biffins, dans une démarche de recherche-action.

On assiste à une explosion des récupérateurs vendeurs, avec le développement de marchés localisés  dans les principales artères accolés aux marchés populaires. Sur un marché biffin, 36 langues se côtoient, mais les gens se comprennent. Un écosystème fonctionne, mais on ne sait pas comment il fonctionne. La situation se crée d’elle-même. Une logique collective et d’éco-développement est à l’oeuvre. Ces marchés biffins sont des tiers lieux. Le collectif Rues Marchandes travaille aussi avec des camps de Roms. Les Roms soufrent une double peine (liée à leur statut de pauvre et de rom), alors qu’ils ne cherchent qu’à s’intégrer.

Il n’existe pas d’étude d’impact aujourd’hui concernant le fonctionnement de ces marchés. Mais les marchés biffins sont devenus un terrain d’investigation, les économistes y amènent leurs compétences. Qu’est-ce que pourrait être une rue marchande ? Une nouvelle économie populaire ? On ne sait pas la traiter alors qu’elle a toujours existé. Comment articuler une économie populaire et une économie locale ? Les villes ne sont pas prêtes à accueillir des rues marchandes. Elles ont peur de voir arriver des pauvres chez eux. Comment la ville peut être un écosystème, comment ce côté marchand peut réintégrer les quartiers dans la ville ?

Les foyers Aurore et l’association des biffins AMELIOR (Association des Marchés Economiques Locaux Individuels et Organisés de la Récupération) ont créé un marché solidaire, une façon de réintégrer les biffins et de montrer que cela fonctionne. En parallèle, un travail est réalisé avec des artistes, qui contribuent à rendre visible et à produire de la connaissance sur ces processus. Il s’agit de montrer que c’est de l’entreprenariat.

Mathieu Morange, groupe La Poste : la loi sur l’ESS permet de réintégrer des marchés économiques émergents. Une SCOP pourrait peut-être investir dans ce domaine.

Hugues Bazin : ce n’est pas parce qu’il existe une loi qu’il y a une volonté politique. Le collectif rue Marchande a interpellé la Plaine commune. Les biffins interviennent à la jonction de l’économique, de l’urbain et du social, mais il n’existe pas d’espace reconnu pour les biffins. Comment créer un espace pour que ces marchés puissent être réintégrés ? Comment articuler économie formelle et informelle, comment faire pour que ces marchés soient reconnus ? C’est aussi une manière d’accompagner les nouveaux migrants, de travailler avec les Roms. Tout le monde n’a pas besoin d’un statut. Certains n’ont pas envie d’être salariés, ce sont plutôt des entrepreneurs individuels.

Nacera Taleb, économiste, fondatrice de l’association Formateurs Solidaires

A travers tout ce qui a été dit, on trouve de nouveaux paradigmes à l’œuvre. L’esprit collaboratif appartient à un paradigme récent correspondant à une révolution des mœurs, scientifique et culturelle. Nacera Taleb retient 5 paradigmes à l’œuvre aujourd’hui :

1) Le lien : premier paradigme commun à toutes ces évolutions. Un dénominateur commun se retrouve qui concerne la  nature du lien, que ce soit avec les objets, avec soi, avec le système.

2) La segmentation.  La segmentation traditionnelle est aujourd’hui questionnée : segmentation des relations, des savoirs, des espaces….  Les espaces familiaux, liés au travail, ne sont plus suffisants. Repensons des espaces permettant de nouvelles formes de liens. La notion de tiers lieu se situe dans cette interrogation.

3) Idée de sens. Le point commun à toutes ces innovations, c’est qu’elles interrogent le sens de nos actions. Avant la morale portait la quête de sens. Aujourd’hui on parle davantage d’éthique, de valeur.

4) Le pouvoir d’agir. L’ensemble de ces initiatives expriment la volonté de se réapproprier le pouvoir d’agir et de s’approprier son destin.

5) L’innovation. C’est aussi un point commun à l’ensemble de ces initiatives qui offrent de véritables opportunités historiques. Ce  sont ces espaces qui vont créer l’économie du futur.

Toutes ces innovations interrogent, parce qu’elles sont les solutions de demain, mais elles inquiètent en même temps. Il est important de prendre conscience que des choses finissent et que d’autres naissent. L’enjeu est de savoir comment traiter ces résistances de façon collaborative.

Quelles perspectives aujourd’hui ?

Le développement personnel est à la mode aujourd’hui. Mais il faut aller plus loin que le développement personnel et évoquer une relation aux savoirs,  Les émergences économiques sont le reflet d’une révolution économique mondiale. Leur origine : la révolution scientifique. L’économie alternative est une facette de cette évolution de paradigme global, liée à une révolution scientifique, qui se passe en douceur. Quelque chose se passe en profondeur, au-delà des bouleversements actuels.

Il s’agit d’une perspective historique commencée dans le temps de l’humanité, il y a 30 ans. Pour le comprendre il faut partir des modèles économiques. Trois principes fondamentaux qui sous-tendent les modèles économiques libéraux sont remis en cause aujourd’hui :

  • L’homo-économicus : les besoins humains limités à la satisfaction dans la consommation
  • Les intérêts individuels priment. La somme des intérêts individuels est égale à l’intérêt général
  • Le principe de la main invisible.

Ces principes sont faux d’un point de vue scientifique. La somme des particules ne permet pas de comprendre la nature du tout. De même la société n’est pas la somme des particularités. Les besoins humains sont plus larges : émotionnels, spirituels… L’homme est un tout fait de plusieurs parties. Il faut  reconnaître ces différents besoins, faire collaborer ces différentes parties. L’important ce sont les relations entres les parties, la façon dont on construit ces relations.

Autre notion fondamentale le changement : la nature est en perpétuel changement. Le changement est toujours en cours. Les choses ne sont jamais figées. On peut choisir le changement.

Mathieu Morange, groupe La Poste : retient la notion de transversalité comme facteur d’une émergence collective. La révolution douce lui paraît une réalité qui apparaît dans l’économie sociale et solidaire. L’ESS repose sur  une volonté de cocréer. On retrouve cette volonté de collaboration entre des acteurs différents dans des lieux d’occupation temporaire comme Les Gransds Voisins, ou dans des incubateurs sociaux comme BeeOtop, qui permettent de faire émerger de l’innovation.

Danielle Pailler, qui est engagée dans des projets économiques et culturels au Maroc s’appuyant sur une démarche de recherche-action rebondit sur la question de la mise en relation. Comment favorise-t-on la mise en lien entre différentes ressources ? Comment crée-t-on des synergies autour d’objectifs partagés ? C’est lorsqu’il existe un sens partagé que des collaborations peuvent naître, associant des citoyens dans la durée. On peut créer un espace de connaissances partagées autour de problématiques, de choses qui ne fonctionnent pas. Sans même des financements, on peut apporter ainsi beaucoup d’efficacité à l’action qui en découle.

Hugues Bazin: la violence intervient quand il n’y a plus de sens ; le conflit est positif car il permet de dégager du sens. Comment mettre en œuvre, articuler des contre-pouvoirs dans le processus de transformation ? A partir de contre-espaces de type Notre-dame-des-Landes, s’expérimente une autre économie, ces zones conflictuelles oeuvrent dans le sens d’un changement économique. La logique productiviste n’est pas très démocratique. Les lieux d’accueil pour les startups comme Remix ne sont pas connectés avec les problématiques territoriales, on reste dans l’entre-soi, et les startups sont souvent récupérées.

Nacéra Taleb : On est dans une révolution douce : de nouveaux paradigmes sont là. Mais on ne sait pas encore quelle forme prendra le changement. Les Tiers lieux sont un espace où l’expression peut se croiser.

Les présentations s’enchaînent jusqu’à l’heure du repas au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux intervenants.

Jérôme Lhote, Fondateur de Koom présente le défi de l’entreprise en faveur de la mobilité engagé sur Clichy-la-Garenne en présence de l’élu ESS de la ville Julien Bouchet.

Koom est une plateforme de crowdacting, à savoir d’action collective, qui a pour but de mobiliser des personnes sur une action solidaire de proximité. Cette mobilisation déclenche en retour la contribution d’une ville ou d’une entreprise au service de cette action. Koom a été créé en vue de casser la spirale du fatalisme et de renforcer la confiance des gens dans leur capacité d’agir pour faire face à un certain nombre d’enjeux de société.  L’entreprise est hébergée dans l’incubateur social de Clichy-la Garenne et fait partie du Mouv, le Mouvement des entrepreneurs sociaux.

Jérôme Lhote présente la campagne de mobilisation de Koom autour de la mobilité sur Clichy-La-Garenne. Celle-ci vise à mobiliser 200 habitants pour qu’ils se déplacent en vélo, une campagne qui, menée à terme, devait entraîner le versement par la ville de 500 euros à l’association de réparation de cycles, Solicyle.  Ce soir là, 147 personnes étaient déjà mobilisées sur les 200 attendues. Koom évoque aussi la possibilité de lancer un nouveau défi auprès d’une autre Mairie ou d’une entreprise comme Décatlon ou Go Sport. Dans le cadre d’un partenariat avec ENDF, elle fait du porte-à-porte pour que les gens s’engagent sur l’énergie nouvelle en Ile-de-France.

Tony Kopera, Président de Fare, Féder’Action des Rêves Evolutionnaires, présente l’activité et les projets de FARE en faveur des plus démunis.

Beaucoup d’entre nous connaissent déjà Tony, rêveur et activiste militant, pratiquant l’hébergement d’urgence dans des lieux de fortune pour les plus démunis, avec qui il n’hésite pas à partager le toit et la nourriture qu’il récupère et redistribue à des SDF, réfugiés et familles. Tony invente aussi des concepts de nouveaux lieux alternatifs : Maisons des alternatives et du partage (MAP), Hébergement Alternatif d’Urgence (HAU), Centre Ecologique Participatif (CEP)… et fédère autour de lui énergie et bonnes volontés. Si Tony a du confronter ses rêves de changement à la dure réalité (précarité des squats, difficulté de travailler avec des personnes en grande difficulté, manque de réalisme gestionnaire…), notre « Abbé Pierre » persévère envers et contre tout, afin de faire déboucher ses projets généreux.

Après des activités principalement consacrées à l’hébergement d’urgence en 2016, la récupération de nourriture et des activités artistiques et événementielles, l’association FARE s’efforce de passer un cap. Avec notamment de nouveaux membres qui entrent dans l’association, des activités de réquisition de locaux qui vont être séparées des autres activités de l’association, un projet communautaire plus structuré sur Saint-Denis, le soutien d’actions à l’international…

Des projets à l’international présentés par Abdulaï Danso, groupe Danso, et Nestor GOMA, ONG Horizon

Comment répondre au réchauffement climatique et à l’exode massif des populations, en mettant en œuvre des solutions locales, s’appuyant sur les nouvelles technologies, et notamment de nouvelles générations de satellites numériques, pour trouver de nouvelles voies de développement, plus respectueuses de l’humain et des valeurs de la vie sur la terre. Telle est l’ambition d’Abdulaï Danso, inventeur afro-américain, à travers ses inventions brevetées en France et aux USA, notamment le programme RETT, Réseau Espace pour le Temps de Travail, système régional de relocalisation de l’économie et de création d’emplois durables, ou encore le programme Space Territory, BFM association : Business Plan BFR, d’autofinancement durable pour les associations.

Il part notamment du constat suivant : il y a un siècle, 90 % de la population mondiale occupait un statut d’entrepreneur indépendant. Seulement 10 % de la population travaillait pour d’autres organismes (entreprises ou administrations). Cent ans plus tard, la tendance s’est inversée, 90 % de la population active travaille pour un tiers et seulement 10 % sont des opérateurs économiques autonomes travaillant sur leur terre d’origine. Abdulai Danso entend inverser cette tendance et l’exode massif de la population en appuyant stratégiquement et financièrement des programmes de développement rural et d’emploi durable à grande échelle.

Dans cette perspective il s’est associé à Planète Verte (http://www.planete-verte.fr), association oeuvrant au Mali pour la reforestation et l’aménagement agricole sur une grande échelle. L’association Planète Verte a engagé un programme de reforestation et de  mise en place de fermes familiales  dans le territoire de Mopti au Mali, occupé par 80 000 habitants. Ce programme prévu sur 5 ans, vise la plantation de  plusieurs millions d’arbres, la mise en place de 2000  fermes familiales, une agriculture rotative au pied des arbres, sur les ¾ de la région concernée. Abdulai Danso souhaite étendre ses activités à l’international et en France, en soutenant notamment l’association Fare.

Nestor Goma, de son côté, nous parle d’un projet porté par l’association Horizon 54 (http://www.ong-horizon54.org). Le Mali fait partie des cinq pays du monde à l’indice de développement le plus faible L’espérance de vie des hommes est de 45 ans et celle des femmes de 47 ans. L’objectif de l’association est de promouvoir, organiser, développer des activités éducatives, sociales, culturelles et de loisirs au Mali, afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Nestor Goma nous parle plus spécifiquement d’un programme de développement au Nord du Mali basé sur la réintroduction de la culture du manioc auprès de 400 familles maliennes.

Nous avons eu en soirée la présence d’Edmond Anna, économiste, fondateur du collectif Newton, que nous avions invité, mais qui n’a pas eu le temps d’intervenir. En attendant une autre occasion, nous reproduisons ici, le mail qu’ Emmanuel Medioni, le secrétaire général du Collectif Newton nous a adressé. 

« Le Collectif Newton, remercie Le Famillien, d’associer l’événement « Tiers lieu nomade » aux actions du Collectif Newton. Le fondateur Edmond Anna, s’efforcera de s’y rendre, et soutenir notre vision, sur les questions de Démocratie Numérique, et autres conditions visant à favoriser la Transition Numérique et Citoyenne. C’est-à-dire  « permettre à tous, la pleine appropriation des enjeux et possibilités qu’entrouvre le Numérique, à hauteur de la créativité dont chacun peut faire preuve dans cette transition numérique. » Le Collectif Newton, met l’accent sur les transitions en matière de Citoyenneté et d’accès à l’Information & aux processus de la Décision publique, notamment les enjeux de Démocratie Numérique, et entres autres actions d’alertes sur des sujets socio-économiques, ou environnementaux, ou des projets innovants dédiés au développement économique des territoires. Dans le prolongement de ces enjeux de démocratie, il entend aborder les questions à l’échelle du « Territoire » et contribuer à apporter des outils destinés à fédérer les acteurs et initiatives locales, et favoriser la mutualisation des ressources, pour les accueillir : tiers lieux, etc. Notre association partage votre intérêt pour ces dynamiques nouvelles que connaît notre pays.»

La soirée se poursuit autour du bon repas africain préparée par la sœur d’Hubert et servi par sa famille. Profes’Or Strange prolonge la soirée tard dans la nuit.

 

Programme du colloque

Construire les savoirs avec tou.te.s ?
Recherches participatives avec les personnes en situation de pauvreté

1er mars Colloque au CNRS, 3 rue Michel Ange, Paris 16ème

Animation de la journée par Sandra Laugier, professeure, directrice adjointe scientifique de l’InSHS-CNRS, membre du comité « Sciences en société » du CNRS et Claude Ferrand, coordinateur du Réseau Wresinski Participation, Croisement des savoirs, ATD Quart Monde

8h30 : Accueil

9h : Ouverture du colloque par Alain Fuchs, président du CNRS, Claire Hédon, présidente du mouvement ATD Quart Monde France, Olivier Faron, administrateur général du Cnam

9h30-10h : Les éléments constitutifs d’une recherche participative en croisement des savoirs et des pratiques impliquant des personnes en situation de pauvreté par ATD Quart Monde

10h-10h30 : Les résultats du séminaire sur l’épistémologie des recherches participatives et en croisement des savoirs par Marcel Jaeger, titulaire de la chaire de travail social et d’intervention sociale au Cnam et Patrick Brun chercheur, ATD Quart Monde:

  • Les savoirs : identité, spécificité, interactions, plus-value du croisement des savoirs avec des personnes en situation de précarité et de pauvreté
  • Les finalités, la reconnaissance et la validation d’une recherche participative en croisement des savoirs
  • Les conditions du processus relationnel et de connaissance du croisement des différents savoirs

10h30 : Pause

11h-12h30 : Table ronde sur les enjeux et intérêts scientifiques, épistémologiques et sociaux des recherches participatives en croisement des savoirs, animée par Xavier Godinot, co-directeur de recherche internationale sur les dimensions de la pauvreté et leurs mesures, ATD Quart Monde

  • Patrick Cingolani, Laboratoire de changement social et politique, Université Paris-Didero
  • Jean-Michel Fourniau, Directeur du GIS Démocratie et Participation, CNRS
  • Nonna Mayer, Directrice de recherche émérite CNRS, Centre d’études européennes de Sciences Po
  • Catherine Neveu, Directrice de recherche CNRS, IIAC

12h30 : Buffet

14h – 15h30 : Quatre ateliers

  • Atelier 1 : Quelles sont les conditions éthiques, méthodologiques et épistémologiques des recherches participatives en croisement entre les différents savoirs ? Animé par Marion Carrel, maitresse de conférences en sociologie, Lille 3 – CeRIES et Marianne de Laat, conseillère pédagogique en croisement des savoirs, ATD Quart Monde
  • Atelier 2 : Quelles sont les conditions éthiques, méthodologiques et épistémologiques des recherches participatives en croisement entre les différents savoirs ? Animé par Hugues Bazin, chercheur en Sciences sociales, LISRA et Françoise Ferrand, conseillère pédagogique des programmes Quart Monde – Université, Quart Monde Partenaire
  • Atelier 3 :Atelier 3: Comment les politiques publiques peuvent-elles favoriser les conditions de recherche participative en croisement des savoirs et l’application des résultats dans l’élaboration, la réalisation et l’évaluation des actions publiques ? Les conditions de faisabilité et de financement. Animé par Cyril Fiorini, doctorant, Cnam-HT2S et Laurent Sochard, psycho-sociologue, praticien chercheur
  • Atelier 4 : L’évaluation et la validation des savoirs co-construits sur le plan de la connaissance, de l’action et de la formation. Les modalités de diffusion. Animé par Philippe Warin, directeur de recherche ODENORE-CNRS et André Moisan, sociologue

15h30 : Pause

16h -16h30 : Mise en commun des ateliers, Xavier Verzat ATD Quart Monde

16h30-17h : Intervention : les enjeux des recherches participatives en croisement des savoirs dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Gaël Giraud, Economiste en chef, Agence française du développement (AFD)

17h-17h15 : Prise de parole de Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche et de Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion (à confirmer).

17h15 : Conclusions et perspectives

17h30 : Fin du colloque

Inscription

Leçons de problèmes

Pédagogie des problèmes

En Pédagogie sociale, aux appels à projets , nous préférons les « appels à problèmes ». Le problème en effet est un élément par lequel la réalité se laisse entrevoir dans toute sa complexité. le problème est une chance de connaître, d’apprendre, et de faire « vraiment », là où le projet , en général nous laisse sur notre faim, laissant dans l’ombre tant de dimensions et tant d’inconnues.

Mais qu’est ce qu’u n problème? Au premier niveau, un problème est un dérangement par lequel la réalité se signale. C’est littéralement un » caillou dans la chaussure », quelque chose qu’on n’a pas choisi, sur lequel on n’a pas de connaissance préalable, quelque chose qui survient , une rencontre un phénomène, un incident , un accident.

Le problème sur la table

Dans un premier temps, nous entrevoyons le problème comme une gêne, un extérieur à nous mêmes, un peu comme un puzzle en tas sur la table qu’on voudrait bien remettre en ordre.

Nous recherchons d’abord une solution, on pourrait même dire LA solution car ce que nnosu identifiosn comme un problème unique et singulier nous semble appeler une solution unique et singulière, elle aussi.  A cette solution, comme à ce problème jusque là, nous nous sentons extérieurs et nous aimons être extérieurs. Nous imaginons que cette position « par dessus », nous donne du pourvoir d’analyse et d’observation.

La complexité

Puis nous nous rendons compte que ce n’est pas si simple, qu’il n’y apas qu’un seul élément , qu’un  seul facteur, une seule dimension dans un problème , mais en général , plusieurs . C’est « la première leçon du problème »: le problème est multiple et complexe.

Nous imaginons alors décomposer le problèmes en petits problèmes et chercher des solutions en même temps, à « additionner ». La complexité du problème nous apparaît d’abord comme une juxtaposition, une série de problèmes sans lien à séparer entre eux et à solutionner un par un par des projets dédiés.

Le système

Bien entendu, c’est un échec , car la seconde leçon du problème arrive: le problème complexe n’est pas un ensemble de sous problèmes simples, mais un système. On ne peut y répondre même par une série de projets simples, même en les réalisant tous en parallèle et en même temps. la somme d’un  problème complexe excède ses parties car s’y ajoute « la part systémique ». Les différents éléments qui composent le problème complexe ses dimensions par exemple sociales politiques, économiques ne sont pas seulement juxtaposées: elles interagissent. Aller vers une solution du problème suppose non pas  d’agir sur les éléments qui composent le problèmes mais sur les liens de cause à effet, de dépendance, de pouvoir, de condition et d’interaction qu’ils entretiennent entre eux. A cette étape nous sommes enclins à nous référer à la notion de complexité d’E Morin, à l’approche systémique ou bien à la « clinique de la concertation » pour comprendre ce qu’est véritablement un problème. Nous sommes alors mûrs pour une première révélation: nous ne sommes pas face au problème, pas face à la table. Nous sommes partie du problème, voire -pourquoi pas dans certains cas? – nous sommes le problème. C’est en rentrant nous mêmes dans l’équation que nous entrevoyons des solutions. En Pédagogie sociale nous appelons cela « l’implication », « la proximité », « l’engagement », « la compromission » (au sens espagnol d’alliance et de fiançailles).

La production des problèmes

Mais le problème ne peut pas non plus être réduit à un système, car même si nous agissons sur la complexité du problème, son système, et même si ainsi nous arrivons à le neutraliser et le solutionner, il revient. Pourquoi? Car nous nous sommes attqués au problème en lui même mais pas à ce qui le produit, ce qui en constitue la source et ce qui le produit. Nous avons ignoré la partie immergée du problème, c’est à dire son processus de production. Car tout problème est une construction, une production, une pure création. Il ne suffira donc pas de civiliser les barbares , d’instruire les ignorants, de loger les sans abrits et de nourrir les affamés pour régler les problèmes du monde; il nous faudra bien encore nous interroger sur ce qui les produit et comment nos institutions elles mêmes produisent ce que nous combattons. Notre main gauche ne pourra pas réparer plus longtemps ce que fabrique notre main droite.  C’est la deuxième révélation du problème: nous les produisons. Dès lors prétendre résoudre quoi que ce soit passera par un traitement des causes et des racines des problèmes.

Prendre le problème comme piste de solution

Dès lors , nous avons ouvert la voie pour une  étape supplémentaire et sans doute ultime: envisager que les problèmes qui nous heurtent et nous irritent sont peut être déjà le début des solutions que nous cherchons vainement ailleurs, plus loin ou plus tard. Le bidonville est il problème ou solution du mal logement? Et ainsi des économies parallèles et de toutes les entreprises pour produire du neuf , de la marge et de l’innovation.

En Pédagogie sociale, nous envisageons le problème comme un « mystère » au sens que Gabriel Marcel donnait à ce terme. Il nous passionne; on s’y implique; on y cherche de manière continue une source de savoir, d’expérience et de connaissances. Nous devenons experts, chercheurs en problèmes plutôt qu’en projets .

Au coeur du problème (et non pas face à lui) , plutôt que le projet, nous préférons la pratique, l’action immédiate, l’inconditionnalité de l’accueil de ce qui survient. Nous ne « traitons » pas les problèmes; nous privilégions la construction d’une communauté , d’un milieu dans lequel le problème ne sera plus un frein ou un point de fixation, mais au contraire, une perspective, un levier, une source d’énergie sociale.

Le précaire ne manque pas de pouvoir mais d’organisation

« Empowerment » et « Pouvoir d’agir » constituent de nouvelles utopies et valeurs pour une action sociale et éducative en perte de sens.  La thématique est en effet attrayante; est ce qu’il ne s’agit pas de donner, redonner, rendre de l’autonomie ou du pouvoir à ceux qui semblent  en être dépourvus, car trop dépendants des structures, des circonstances, trop ballotés par une vie qu’ils ne contrôlent plus?

 

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Nous renvoyons ainsi sans arrêt ceux que nous jugeons trop peu autonomes au pouvoir ou la mobilité qui leur feraient défaut. On finirait même encore par leur reprocher le peu de confiance qu’ils gardent encore vis à vis des travailleurs sociaux, des enseignants, des structures sociales. Ne feraient-ils pas mieux de se prendre en main?

On  ne se rend pas compte , chemin faisant que ce modèle « d’Empowerment », de « Capacitation », ressemble comme une goutte d’eau à ce que l’on reproche par ailleurs à ces mêmes groupes dès qu’ils acquièrent un peu d’indépendance; d’un seul coup la solidarité rêvée sera décrite comme du communautarisme; la conscience sociale, culturelle et politique sera dénoncée comme de la radicalisation; la lutte pour plus de démocratie sera traitée comme une menace pour la République.

En fait, on se donne d’autant plus facilement d’objectifs de développer le pouvoir d’agir des usagers qu’on se félicite qu’ils n’en acquerront guère.

A la place du pouvoir, voici à quoi on assigne les individus et groupes marginalisés: à faire des choix, des séries et des listes interminables de choix. L’Empowerment qu’on propose, le pouvoir d’agir qu’on favorise, se limiteront toujours à ceci: faire des choix, et surtout les plus petits qui soient. Ceux qui n’engagent à rien sur le fond et qui occupent tout le temps qu’on a.

La véritable précarité, c’est cela finalement: être perpétuellement en obligation de choisir pour chaque moment, chaque chose … et rester en même temps dans l’impossibilité à changer quoi que ce soit.

La Pédagogie sociale de ce point de vue, va tout à l’inverse. Chez nous, il y a très peu de possibilités de choisir. Nous commençons par établir des certitudes que personne n’a demandées. Notre présence, notre persévérance , notre intérêt ne sont pas le résultat de choix. Ce sont des bases, des postulats, des « inconditionnels », sur lequel tout se bâtit.

Mais ce que nous apportons, ce don, en quelque sorte, ce n’est jamais quelque chose que l’on définirait comme quelque chose pour remplir un vide. Il n’y a  en effet jamais de vide, dans la précarité, mais toujours du trop plein: de préoccupations, d’ultimatums, d’urgences, de projets, de contraintes.

Nous ne définissons pas notre action en rapport avec une misère ou un manque; on n’apporte pas du pain là où il en manquerait, de l’éducation où elle ferait défaut et de la civilisation là où elle péricliterait. Nous n’apportons rien ou,plutôt rien d’autre que …de l’organisation.

Nos stagiaires, nos volontaires , y compris les plus jeunes, en font banalement l’expérience. Que fait on en effet dans un  atelier de rue? Rien d’extraordinaire , rien d’extravagant. Aucune animation, aucun événement. Nous nous contentons d’apporter notre propre organisation.

Il suffit de peu de choses et de peu de moyens, juste notre capacité à organiser, pour transformer le pied d’immeuble en terrain d’aventure, et le terrain vague en centre culturel. C’est cela que nous cultivons, que nous mettons en oeuvre. Et ce petit quelque chose c’est l’organisation.

Qu’est ce que l’organisation sinon ce qui nous permet d’aller un peu plus loin que là où on irait tout seul? C’est le sens même, le sens propre du collectif.

Nos pédagogues sociaux, nos volontaires, et stagiaires n’apprennent pas autre chose en participant et construisant le travail de notre association. Et cette organisation qu’ils apprennent , prend la forme de trois conquêtes fondamentales. C’est ce que l’organisation nous apporte.

  1. Aller au bout

La première de ces conquêtes consiste à apprendre à avoir de la suite dans les idées; à aller au delà de l’événement; à accepter de se confronter à la difficulté de revenir, de durer, à aller jusqu’au bout d’un engagement et de ce qu’on entreprend. Inutile de se leurrer , cette conquête est devenue un chemin rare et difficile. Nous aurons réussi un exploit si nous rendons cette conquête possible.

2. Théoriser

La seconde étape à conquérir c’est la capacité de s’interroger sur la théorie de nos actions; à apprendre à théoriser soi-même, petit à petit ce que l’on fait, pour ne pas laisser cette théorie à d’autres. C’est un peu comme une seconde naissance pour un acteur social que le jour où il entre dans cette dimension théorique; qu’il peut et qu’il doit se l’approprier.

3. Se compromettre

La dernière conquête, celle qui fait le plus peur , c’est celle de la capacité de s’engager soi même , globalement, pleinement dans sa propre activité. C’est un véritable apprentissage à acquérir car celui ci, aucune école, aucun centre de formation ne l’amène ou n’y  prépare.

C’est cela être organisé: aller jusqu’au bout, avoir conscience de ce que l’on fait et s’y engager. C’est peu de choses et si rare pourtant.

Il fut un temps où la vie en société foisonnait d’occasions de s’organiser. Aujourd’hui tout nous porte à ne jamais rentrer dans cette dimension. Une foule de préconisations et de conseils nous en préviennent.

Nous ne sommes absolument pas encouragés dans ces trois domaines. Bien au contraire, tout nous en dissuade: la peur des risques, la peur d’être débordé, la peur de manquer des opportunités.

Au fond cette organisation qu’il s’agit de conquérir, c’est une seule et même chose, pour nous autres acteurs et sociaux et pour « nos publics ». Le mouvement qui nous y mène est de même nature.

De sorte que nous progressons ensemble.

SAMEDI:

Atelier d’Epinay

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Nous avons commencé l’atelier par une ronde avec les enfants. Nous nous sommes présentés, puis nous avons fait des jeux collectifs (tomate ketchup, le facteur), et nous avons nommé les parties du corps en Français, Roumain et en Rrom. Tous les enfants ont bien participés. Ensuite, nous nous sommes répartit sur les ateliers petite enfance et écriture/dessin.

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Les enfants étaient contents et se sont bien amusés. Nous avons ensuite prit le gouter tous ensemble. A la fin du gouter, il nous restait un peu de temps et nous avons pu parler avec les enfants qui nous ont appris quelques phrases en Roumain et qui nous ont fait visiter le camp.

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Atelier de la Villa St Martin

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Nous sommes arrivés à Villa St Martin avec deux nouvelles potentielles stagiaires Adèle et Amy. Elles ont pu découvrir les différents ateliers que nous avons proposés et y participer.

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Différents ateliers ont été mis en place par toute l’équipe : la petite enfance, les jeux de société, des coloriages. Pendant qu’une partie de l’équipe allait chercher des enfants à proximité, Nicolae et Mélanie ont commencés un foot avec ceux sur place et une maman. Lorsque tout le monde a été réuni nous avons joué ensemble à des jeux de société comme pic-pirate ou croc-carottes. Les enfants ont d’ailleurs été très inventifs puisqu’ils ont voulu rajouté une difficulté. C’était de poser des questions de mathématiques, de français ou de sport pour avoir le droit de jouer. Cela a rajouté un esprit de compétition qui a beaucoup plu à tout le monde.

Ensuite, les enfants se sont rassemblés pour écouter Nicolae raconté une histoire sur un kamichibai (qui est un support en bois comme un théâtre). C’était l’histoire d’une petite fille Rrom dont la mère ne voulait pas qu’elle aille à l’école. Un travailleur social l’aidait pour qu’elle puisse y aller. Les enfants ont aimé le concept de l’histoire et les dessins mais les mots étaient parfois trop compliqués.

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Pour finir, nous avons pris le goûter tous ensemble dans la bonne humeur en parlant de cette histoire qui finissait bien.

 

Atelier des Hotels

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Aujourd’hui, avec Kheira, Aurore, Iasmina, Alison, Valérie, Lari, et Pierre-Louis, nous sommes allés comme chaque samedi sur le parking de l’hôtel F1 pour faire des ateliers avec les familles qui vivent là. Les enfants et les mamans étaient une fois de plus au rendez-vous.

Cette fois, nous avons innové : mis-à-part l’indispensable atelier petite-enfance, qui a une fois de plus trouvé son public, nous avons proposé des grands jeux collectifs.

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Tout d’abord, nous avons joué au jeu des statues dansantes. Il s’agit d’un jeu où tout le monde danse sur la musique, et dès qu’elle s’arrête, les joueurs redeviennent statue et il ne faut plus bouger. Les enfants ont beaucoup aimé, d’autant plus qu’il faisait froid et que danser leur permettait de se réchauffer, et les mamans se sont jointes à nous, tentées par le rythme entrainant.

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Nous avons ensuite joué à la balle aux prisonniers, afin de ne pas refroidir avant le goûter.

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A l’heure du goûter, nous avons commencé par partager un petit moment où chacun s’exprime sur ce qu’il a vécu : le conseil de quartier. Nous avons ensuite pu nous délecter avec du chocolat chaud et une excellente galette des rois !

Vivement samedi prochain !

 

VENDREDI

Atelier de Morangis

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Nous sommes allés sur le camp de Morangis pour chercher les enfants et les ramener au local pour faire des activités.

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Une fois arrivés, nous commençons avec des exercices de mathématique, de lecture (trouver les mots qui manque dans une phrase). De l’autre côté, Laura, avec une maman lisent un livre en français pour reconnaitre des mots que la maman comprendra et les traduire en roumain. Après avoir finit ces deux activités, on a fait un jeu société, le devine tête pour comprendre la langue française. Le temps passent vite et nous passons au goûter.

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Atelier de la Rocade

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Aujourd’hui motivé comme jamais, nous avons pris beaucoup de matériel pour faire un atelier de choc.

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Cependant à cause des conditions météorologiques, peu d’enfants sont venus sur l’atelier. A la petite enfance, Coline et Kévin ont mis en place un atelier du tonnerre, même si la pluie n’en a pas décidé ainsi.

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Juste à côté se tenait un karaoké ambulant qui a eu du succès et qui nous a permis de nous réchauffer. Un atelier de jeux de société s’est tenu, le dobble et le croque carotte ont encore été les plus plébiscités par les enfants.

 

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Pour le goûter nous nous sommes réunis dans la tente pour être à l’abri de la pluie et du vent. Il a donc fallu tout ranger puis rentrer.

 

JEUDI

Atelier de Massy

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Aujourd’hui, nous avons apporté plusieurs ateliers, malheureusement la pluie était au rendez-vous. Nous avons donc improvisé un karaoké sous le barnum avec les enfants.

Plusieurs musiques ont diffusé et apporter de la joie, de la bonne humeur ! Comme par exemple : Le roi lion, la reine des neiges, maitre gims, Keblack… Une Playlist de choix faite par les enfants !

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Les enfants ont chanté chacun leur tour dans le micro, et ensuite nous avons chanté tous ensemble et dansé également !

Le jeu « un deux trois soleil » a était proposé mais version animaux ! Le but étant de reproduire l’animal dit, ce qui à réchauffer un peu malgré le temps.

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Par la suite, un conseil de quartier s’est imposé ! Les enfants ont dit qu’ils avaient beaucoup aimé et que la prochaine fois, il faudrait commander le soleil !

L’heure du gouter est arrivé, un chocolat chaud et des biscuits aux fruits rouges ont étaient distribué, car après l’effort, le réconfort !

 

Atelier du Skate-Park

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Malgré le froid et le vent, nous sommes comme toujours sur le pied de guerre pour l’atelier de la rocade, quelques courageux nous rejoignent d’ailleurs pour partager un verre de chocolat chaud et faire quelques jeux pour se réchauffer. On finit quand même par regagner chacun nos pénates parce que… Bah parce que ! Mais c’était quand même cool!

 

Atelier du Jardin

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Sous un ciel nuageux et pluvieux, on se motive pour aller au jardin avec le groupe d’adultes. Nous partons pour une heure et demie de jardinage au potager. Avec Jessica, Laura, Lari, Franck, Eric et Nicolae on arrive enfin au jardin. Ici c’est la boue et le fumier qui pave le chemin et comme la pluie ne s’arrêtera pas tout de suite on s’installe sous la serre, là où nous allons retourner la terre et vider des encombrants la serre.

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Tout le monde met la main à la patte et le travail avance vite. A tour de rôle on se passe la fourche bêche et la binette car ici tout le monde aide et il s’implique.

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Un beau travail est fait et une belle récompense nous attend tous, un bon verre de chocolat chaud et des madeleines pour notre travail.

A bientôt.

 

MERCREDI

Atelier de St Eloi

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Aujourd’hui, lorsque nous sommes arrivés il y avait très peu d’enfants. Nous avions avec nous 5 enfants des hôtels. Pour commencer, nous avons installé nos ateliers : la petite enfance, les jeux de société et le karaoké.

L’atelier de la petite enfance n’a pas eu de succès, ceux sont les jeux de société, le karaoké et le foot qui ont le plus été apprécié !

Sur l’atelier des jeux de société, le Dobble a encore fait des ravages. Nous avons enchaîné les parties, nous avons beaucoup rigolé. Le blocus et le croque-carotte ont été prisé par les enfants.

L’atelier Karaoké a eu beaucoup de succès ! Il a réuni des enfants de tous les âges. Chaque enfant a pu chanter plusieurs chansons au micro. Nous avons tous chanter et danser. Grâce à la musique, plusieurs enfants nous ont rejoints.

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Le foot est l’activité principale à St Eloi, tout s’est très bien passé. Les garçons étaient respectueux entre eux et avaient un bon sens de l’équipe.

Nous avons terminé l’atelier avec une vingtaine d’enfants. Lors de l’assemblée chaque enfant a parlé dans le micro pour dire ce qu’il avait aimé ou non et ce qu’ils souhaitaient faire la semaine prochaine. Un nombre important souhaitent faire une Battle de danse et de chant, ainsi que du basket.

Nous avons pris le gouter et nous sommes rentrés avec les enfants des hôtels. Pour l’équipe, ce fut un très bon atelier.

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Atelier du Jardin

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Après de courtes vacances de Noël, Nicolae est de retour parmi nous et c’est avec lui qu’on pourra reprendre la séance de jardinage dans les meilleurs délais.

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Lari rejoint aujourd’hui le groupe et nous donne un coup de main bienvenue pour remplir les brouettes du fumier et ensuite l’étaler sur les parcelles. Je remarque que déjà 4 des parcelles ont pu être couverte avec le fumier, un bon travail a été fait avec les enfants et adultes ces dernières deux semaines et on est encore parti pour les deux dernières et c’est ok.

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On retrouve de nouveau la bonne humeur et la convivialité qui nous entoure et qui nous donne l’envie de continuer sur cette voie, on retrouve de nouveaux nos habitudes et ça, c’est chouette, car avec l’habitude on retrouve aussi nos amis. C’est beau, de se retrouver et de revenir dans un endroit que tu pensais avoir changé pour te rendre compte comment toi, tu as changé!

A plus.

 

Atelier de Champlan

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Aujourd’hui, nous nous sommes partagés en deux groupes pour aller chercher les enfants sur le camp.

Ensuite, nous avons proposé un jeu pour se présenter afin de connaitre le prénom de chacun, nous sommes en cercle avec un ballon et nous lançons le ballon à la personne que l’on souhaite en disant son prénom et ainsi de suite.

Par la suite, un jeu collectif qui se nomme « tomate, ketchup » à était proposé car les enfants ont souhaité jouer à ce jeu.

Nous avons installé ensuite les différents ateliers, petite enfance, jeux de sociétés, coloriage et puzzle, sans oublier les jeux collectifs.

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Les différents ateliers se sont bien déroulés, les enfants sont passés sur touts les ateliers.

Le foot s’est bien déroulé et l’esprit d’équipe était au rendez-vous ! Un père d’un des enfants est venu participer au match ce qui a permis un échange entre le père et son fils.

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L’heure du gouter est arrivé, nous nous sommes mis en cercle, nous avons demandé aux enfants ce qu’ils ont aimé de cette journée tout en distribuant le chocolat chaud et les madeleines aux chocolats.

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Atelier de Français Langue Etrangère

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Pour l’atelier, aujourd’hui, nous avons proposé de poursuivre sur la séance précédente c’est-à-dire sur le corps humain, plus précisément les parties du corps.

Nous avons commencé par distribuer des feuilles à chacune et des crayons afin de reproduire le dessin sur le tableau qui représenter un corps.

Ensuite, nous avons demandé aux mamans si elles se souvenaient de certains noms des parties du corps par exemple : Genou, Pied, coude, cou, tête, main, doigt, yeux, bouche, nez, dent …

Pour approfondir l’apprentissage des différentes parties, nous nous sommes penchés sur les différents noms des doigts de la main : Index, majeur, auriculaire, pouce, Annulaire.

Nous avons demandé les partis du corps mais de dos, c’est-à-dire : le dos, les mollets, nuque, fesse…

En même temps, les mamans dessinaient et écrivaient en français à coter le nom de chaque partie correspondante.

Les mamans ont également donné les noms mais dans leur langue maternelle ce qui a permis un échange de culture à travers cet atelier.

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Demeurer jusqu’à ce que vie s’ensuive

Le politicien a confiance dans le système qui le propulse, le banquier , dans le profit; le professeur croit à la culture et l’éducateur , à la relation. Le pédagogue, lui a confiance dans le temps.

Peu importe son tempérament ou sa nature: nervosité, impatience, exaspération… Cela n’a pas d’influence: le pédagogue n’est pas patient, il est constant.

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Et il s’agit bien d’autre chose; il s’agit de l’influence dans sa vie, dans son travail, d’une expérience parfois ancienne mais qui l’a marquée pour toujours: le pouvoir du temps, le pouvoir sur le temps.

Ainsi l’acteur social qui se plonge dans la Pédagogie sociale, si on cherche bien,   a souvent fait l’expérience pour lui-même, de l’importance de ce que l’on tient, de ce que l’on fait durer, de ce que l’on assure, de ce qu’on initie. Il sait le pouvoir de ce qui rompt la monotonie, de ce qu’on fonde et de ce qui perdure.

Les ateliers de rue, comme nous l’avons dit 100 fois, n’ont rien d’extraordinaire en eux mêmes si on les considère sur un temps étal , linéaire. Bien au contraire, ils ne mettent en scène aucune intensité ou dramatisation du temps présent: rien d’exceptionnel, ou d’événementiel. Pas de rendez vous, pas de séparations, de file d’attente, de fossé usagers/acteurs, ou bénévoles/professionnels. De ce point de vue là, ils mettent au contraire en oeuvre une immédiateté profonde.

Ils se fondent dans le présent. Mais ce qui est extraordinaire, avec les ateliers de rue, c’est leur capacité à durer 20 ans, leur régularité, leur constance. Ils sont des exceptions face à la précarité, aux ruptures, à la dépression et l’ennui qui ont envahi la ville et creusé le fossé avec les institutions.

L’acteur social qui se lance dans la pédagogie sociale et les ateliers de rue,  expérimente très tôt que ce qui fait le fond de son travail et en crée la difficulté, ce n’est ni la rencontre, ni la peur de l’inconnu, ni les difficultés matérielles, mais bien ce qu’il y a  de plus difficile: durer et revenir.

C’est de cette durée que ressort toute vie, que se fonde toute confiance nécessaire pour engager du neuf.

C’est l’acquisition de ce pouvoir de durer qui met en échec tant de travailleurs sociaux, de stagiaires,  d’enseignants, de professionnels.

C’est cette constance , cette réalité là, cette difficulté de « mener les choses au bout » que nous repérons dans notre travail et dans notre association, comme la principale ressource d’enseignement et de formation pour les professionnels en formation.

Nous remarquons en effet comment la culture professionnelle du Travail social s’éloigne de cette compétence. Nous avons souvent  face à nous des stagiaires volontiers d’accord avec tout, qui ne sont jamais choqués par rien. Ils sont « sensibles », « concernés »; Il regorgent d’idées et d’initiatives. « Il faudrait… »;  « Il n’y aurait qu’à… » Ce que l’on fait ne les laisse pas sans voix, mais leur donne plein d’idées car ils n’en mesurent pas la mise en œuvre.

Quelques uns s’indignent même volontiers de l’apparente facilité avec laquelle nous acceptons la réalité ». Eux s’indigneraient plutôt jusqu’à la nier. Ils croient encore à la pensée magique.

Mais quant à la possibilité d’agir sur cette réalité-là, de se mettre en marche, d’organiser quelque chose qui tienne, … alors là, tout se dérobe.

La vie privée, la maladie, les circonstances viennent interrompre toute entreprise qui irait dans ce sens. On aimerait , mais on ne peut pas. On est convaincus, mais ce n’est pas à nous, pas pour nous. Pas maintenant , pas moi…

Les mêmes et pour ces raisons sont ainsi toujours dans la nécessité d’aborder leur travail, leur métier comme un éternel « retour à zéro ». Ils plongent dans cette tendance à oublier ce qu’on avait dit et ce qu’on s’engageait à tenir.

Pire, à défaut d’accéder à de nouveaux pouvoirs, de nouvelles compétences, c’est la norme elle même qu’on préfère changer. Au pouvoir de changer la réalité , d’agir sur elle, on préfère celui de savoir reformuler ses intentions. Et c’est ainsi qu’on a des étudiants, des travailleurs sociaux qui se contentent d’expliquer pourquoi ils n’ont pas pu mener à bout une expérience, une aventure; et qui ont même tendance à trouver des qualités professionnelles à l’explication des renoncements.

On appelle cela alors la connaissance des limites de son action, « la part de l’autre », en fait n’importe quoi pour désigner ce qui nous échappe et ce à quoi on renonce. Cela donnera l’impression d’être sage alors qu’on est résigné et soumis.

Ce qui est troublant, cependant c’est moins cette tendance, au fond compréhensible, à justifier le renoncement que sa validation par l’appareil de formation , par la culture professionnelle et par l’ensemble des collègues. Cette tendance est mortifère tant pour la construction de l’identité professionnelle des personnes concernées que pour tout un secteur de travail et de pratiques.

Ce qui crée la vie au contraire, c’est cette appropriation du pouvoir d’initier, de rompre , de durer. De ce pouvoir de tenir et de fonder, que proposent les pratiques en pédagogie en Pédagogie sociale.

C’est pourquoi , contre toute attente, nous tenons encore et encore. Alors que les institutions changent de directions et de politique, nous tenons. Tandis que les plans de rénovation urbaines se succèdent et s’oblitèrent, nous tenons. Alors que les mesures pour l’emploi et l’insertion s’accumulent en couches supplémentaires, nous restons. Tandis que les Centres sociaux, les MJC ferment, nous demeurons. Tandis que les secteurs médicaux , sociaux , psychiatriques se redéploient , modifient sans cesse leurs règles et fonctionnements, nous continuons.

La Pédagogie sociale ne s’évalue guère en tant que pratique à l’aide des outils créés et conçus pour évaluer des projets. De ce point de vue là , elle n’ a pas d’efficacité , au sens de validation d’objectifs.

Pour autant, elle a quelque chose d’inouï: un impact sur la vie et les gens.

 

SAMEDI:

Atelier de la Villa Saint Martin:

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Départ aujourd’hui à la villa st Martin avec pour objectif de commencer le jardin. Nous partons avec le camion et tous les outils. Une fois arrivés sur le terrain il commence à pleuvoir, il fait froid mais l’équipe se motive et nous commençons à retourner la terre. Nous avons réussi à faire une moitié de terrain puis nous avons planté des bâtons pour délimiter la parcelle avec du fils et de laine.

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L’objectif du jardin est de créer  du lien avec les habitants et avec les enfants, pouvoir planter des choses, des fruits des légumes et des fleurs. Rendre vivant le terrain et pouvoir mettre en place des ateliers jardinage avec les enfants qui viennent nous voir, un très bon outil pour la pédagogie social. Nous prévoyons de faire une grande fête à la Villa St Martin pour inaugurer le jardin avec les adhérents, faire des pancartes, partager et échanger avec tout le monde.

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Nous terminons la semaine sur un très bon moment ! Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite du jardin de la Villa Saint Martin !!

Atelier d’Epinay sur Orge:

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Aujourd’hui, malgré le froid les enfants et certains parents étaient présents pour partager avec nous ce temps convivial.

Dusko, Jules et Rémy se sont occupés de l’atelier lecture et d’écriture. Cet atelier a beaucoup plu, les participants ont pu apprendre des noms de fruits et d’animaux en français et nous les traduire en tzigane.

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L’atelier petite enfance a réuni les plus petits autour de l’activité coloriage et des Kaplas. Plusieurs enfants ont souhaité garder leurs œuvres.

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Le goûter fut apprécié étant donné le froid, nous attendions tous avec impatience le chocolat chaud afin de nous réchauffer !

 

Atelier des Hotels:

Nous sommes arrivés vers 15h sur le lieu. Nous avions préparé trois ateliers : un coin petite enfance, un football et de la peinture. Nous avions également amené une enceinte pour mettre de la musique.

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Nous avons décidé de jouer au football tous ensemble pendant que les plus petits étaient à la petite enfance. L’énergie était au rendez-vous et la bonne ambiance régnait. Certains ont joué au jeu de société et les enfants semblaient heureux de l’atelier. Tout le monde a participé.

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Nous avons ensuite pris le gouter tous ensemble dans la joie et la bonne humeur.

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VENDREDI:

Spectacle Aven Savore:

Ce vendredi toute notre troupe d’enfants, les « Aven Savore » ont préparé tout au long de la journée, la représentation qu’ils ont donné le soir à la MJC de Viry Châtillon, « Saint Exupéry ».

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On remercie toute l’équipe de la MJC mais aussi tous les adhérentsde l’association qui sont venus nous voir.

Il y avait du monde et même le Maire de Viry Chatillon pour assister à notre représentation.

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Maintenant on a  encore plus envie de chanter et danser

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Atelier Cuisine:

Nous avions prévu comme menu : omelette au pomme de terre et fromage avec des pâtes à la crème fraiches.

Les habitués étaient au rendez-vous et certaines nouvelles bénévoles sont arrivés et ont pris plaisir à participer à l’atelier.

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Iasmina est partie faire des courses avec une maman pendant qu’Alison s’occupait de son fils .Nous avons cassé les œufs ensembles. Les mamans sont arrivées ainsi que les enfants et nous avons commencé à faire l’omelette. La bonne ambiance régnait et chacun participait activement. Tout le monde rigolait et même les enfants faisaient la cuisine.

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Les bénévoles sont arrivés et nous ont également aidé a préparé la table pour les adultes et les enfants. Le repas a eu un succès et tout le monde a apprécié le moment.

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Une maman a amené des galettes des rois  et nous l’avons partagé au dessert. Franck et Zina ont eu les fèves.

Atelier de la Rocade:

Aujourd’hui, Nous sommes venus en proposant plusieurs ateliers : atelier musique et chant, parcours à l’aveugle, pâte à sel, pétanque, petite enfance, puissance quatre ainsi que des jeux de sociétés.

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Après avoir installé tout le matériel, deux d’entre nous sont partis à la rencontre dans le quartier pour chercher des enfants et adolescents.

Malgré le temps, les enfants sont venus avec un dynamisme et une énergie folle !

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Les différents ateliers se sont bien passé et les enfants ont tourné à tour de rôle, à travers l’atelier chant, chacun a pu chanter et danser sur leurs musiques préférées.

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Entre Maitre Gims et Celine Dion, l’heure du gouter fut arrivée ! Un bon chocolat chaud n’était pas de refus à cause du froid accompagné bien sur de petites madeleines.

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Une fois avoir tout rangé, les enfants et les adultes nous ont souhaité une bonne fin de journée et nous nous sommes dit à la semaine prochaine !

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JEUDI:

Atelier du Skate-Park:

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Aujourd’hui, au Skate-Park, nous avons proposé plusieurs ateliers dont : atelier créatif pour créer des pancartes avec des feutres, des crayons pastel sur des cartons et feuilles de couleur, atelier jeux de sociétés comme croque-carotte, et un jeu de dessin où il faut deviner le dessin de l’autre, un atelier petite enfance pour les plus petits avec une dinette, jeux de voitures et de construction et pour finir, des jeux collectifs avec les plus grand.

Les différents ateliers installés, les enfants sont arrivés à la sortie de l’école avec leurs parents pour jouer tout d’abord aux jeux de sociétés, le jeu de dessin a plu aux enfants et ils étaient enthousiastes ! Le jeu de croque-carotte également.

Puis la petite enfance a commencé à s’animer avec plusieurs enfants qui sont venu, un jeu de cuisine avec la dinette a était imaginer et un bon repas a été cuisiné avec les idées des enfants !

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Les jeux collectifs proposé par les plus grands étaient le foot, mais cette après-midi la mixité était au rendez-vous! Des équipes filles/garçons mélangés ont était créé ce qui a donné un dynamisme au match !

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L’atelier créatif avec les cartons et feuilles de couleurs on été très apprécié par les enfants, ce qui à donner place à la création de pancarte pour accrocher à leur porte de chambre.

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puis c’est l’heure du gouter, les enfants ont pu se réchauffer avec le chocolat chaud et les madeleines !

 

Atelier de Massy:

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Une équipe super motivée aujourd’hui, nous arrivons à Massy tout le monde s’installe. Il y a cinq ateliers. L’habituel atelier petit enfance avec juste à coté l’atelier jeux de société avec des tapis des couvertures, un atelier chaleureux qui donnait envie d’aller s’y installer. Pas très loin des tables et des chaises pour la cuisine de rues, cette fois ci c’était salade de fruit, les enfants ont tous participé et ont adorés.

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Il y avait également l’atelier créatif avec de la peinture sur des cartons, les enfants ont demandé à ce que nous les ramenions la prochaine fois pour faire une petite exposition pour les mamans et les familles. Et un peu plus loin sur le chemin un atelier jeux collectifs avec un parcours du combattant à faire les yeux bandés, uniquement guidé par un camarade, les enfants ne voulaient plus s’arrêter c’était super.

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Pour terminer nous avons fait le conseil de quartier avec le bâton de parole et le sablier fabriqués la fois dernière par les enfants. Tout le monde s’écoutait c’était très agréable. Pour le goûter également. Nous avons eu la visite du Maire au moment du goûter.

Très bon atelier !!

Atelier du Potager:

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On profite des quelques rayons de soleil qui réchauffent nos enthousiasmes pour se rendre au jardin cette après-midi. Au programme : On coupe des tuteurs en noisetiers pour le jardin de la Villa st-Martin,

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on étale du fumier sur les parcelles (ça pue mais au moins ça nous tiens au chaud !) et on fait des bottes de persils avec ce qui reste dans la serre !

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Pour le fumier on opte pour la technique industrielle et on fait une chaine qui nous permet de faire une grande partie de la parcelle en 2 temps 3 mouvements !

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Puis on se réchauffe autour d’un chocolat chaud et on retourne au local avec la fierté d’une affaire rondement menée!

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MERCREDI:

Atelier de Champlan:

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Aujourd’hui, nous sommes arrivés sur les camps et nous avons décidé de se diviser en deux groupes pour aller chercher les enfants.

Les activités proposées étaient les suivantes : Jeux collectifs comme « Tomate, Ketchup », « Jeu de mime »  et Atelier Musique sur le thème « Aven Savore ».

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Les enfants étaient actifs et d’une dynamique improbable malgré les conditions météorologique (Pluie et froid…).

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En ce qui concerne, l’atelier musique, les enfants ont chanté et dansé sur plusieurs chansons joués à la guitare par Jules. Ce qui nous a permis de nous réchauffer.

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L’heure du gouter fut arrivée, nous nous sommes mis en cercle afin de prendre un verre de chocolat chaud et des madeleines. Après l’effort, le réconfort.

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MARDI:

Cours de Français:

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Nous avons fait un atelier cours de Français pour apprendre à s’exprimer lors d’une visite chez le médecin et à la pharmacie.

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Nous avons fait des mises en scène pour pratiquer les mots appris (médecin, les douleurs, brulures, vomissement…). Nous avons ensuite détaillé les parties du corps. Les mamans et nous même avons passé un bon moment.

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« la Fabrique de la personne »: concevoir autrement la notion de Sujet

A quoi sert, nous dit-on, que vous vous enfermiez avec vos publics dans leurs ghettos et leurs cages? A quoi servez vous vos bénéficiaires, à les rejoindre dans leurs prisons, au lieu de les en faire sortir? Quel obscur plaisir trouvez-vous en leur compagnie plutôt que de leur faire découvrir autre chose? Ignorez vous que leur plus fort désir serait au contraire que vous les aidiez vers la mobilité et plus de normalité?

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On sert ce type de questionnement et encore à ceux qui ont pris sur eux de travailler hors les murs, hors institution et en pédagogie sociale. On leur pardonnerait (au mieux) qu’ils se contentent d’aller rechercher les familles et les enfants les plus précaires, mais uniquement au motif de les ramener dans le droit chemin, les bons parcours les bonnes institutions.

Pour ces publics, comme pour tout le monde, il n’y aurait  point de salut hors l’école, hors l’emploi et le logement classiques. Imaginer le contraire ce serait les abuser , leur faire du tort.

Quelle étrange inversion que celle qui présente la situation de relégation, de marginalisation et d’exclusion de franges de plus en plus importantes de la population comme des simples anomalies sans rationalité. Il n’y aurait aucune cause, sinon des accidents de vie à la production de la marge.

Et les gens qui seraient « dehors », en situation de privation de droits, « de non recours », comme on dit, n’y seraient pas pour des raisons rationnelles, liées au fonctionnement devenu fou de nos institutions, mais du fait de leur propre irrationalité: assistanat,archaïsme culturel,barbarie de leurs croyances, leur propre propension à l’enfermement.

Ainsi on renverse la charge de la culpabilité sur les victimes , ce qui est un phénomène dorénavant bien banal. Celui qui est exclu scolaire est « décrocheur » , celui qui est abandonné est « assisté », celui qui est exclu de tout est « profiteur ».

Et des victimes aux alliés, la même accusation se porte sur les acteurs engagés auprès de ces groupes.

Tout cela est bien connu, mais ce qui est nouveau c’est d’accuser de connivence , de complaisance, les seuls professionnels, les seuls acteurs sociaux qui agissent face aux impuissances su système actuel.

On accuse ainsi de complicité ceux qui ont justement fait l’effort d’abandonner le confort des institutions, des postures professionnelles, de l’autorité restaurée à coups de règlements, d’exclusion et de vigipirates.

On incrimine ceux qui prennent le choix et le risque d’abandonner les repères, de réinventer quelque chose de neuf, et de ne pas se contenter de réparer ce qui ne fonctionne plus.

En Pédagogie sociale, nous ne nous figurons pas que les groupes, les personnes et les familles qui tentent de construire de nouvelles économies, de nouveaux modes d’habitation, d’éducation soient sans rationalité. Et nous n’accuserons pas ces personnes d’être des sujets insuffisants, des individus sous-réalisés.

Si les écoles, les musées se vident, si l’emploi se fait rare, ce n’est pas sans raison. Quand bien même  on mettra à l’abri le sans abri, et à l’école, le décrocheur, si on restaure l’AME de celui qui semble avoir renoncé à ses droits, cela ne nous aidera nullement à comprendre ce qui produit chaque jour encore plus d’exclusion.

 Nous ne pouvons prendre comme norme ce qui a conduit à la situation actuelle.

Nous n’estimons pas que ce serait faire insulte ou dénier les compétences d’un sujet, que d’accepter de voir que la situation dans laquelle il est déjà engagé est souvent moins un problème social, que le début d’une solution.

Oui il s’agit bien de reconnaître la dimension socialement créative, des personnes ou des groupes, concernés.  Sur ce point là, nous ne rentrons pas dans la rhétorique classique « du sujet », qu’a le Travail social.

Pour nous, la notion de Sujet n’est pas caractérisée par des compétences à reconnaître ou à acquérir. Il ne s’agit pas de développer la mobilité ou l’employabilité. Les personnes ne sont simplement des sujets à « activer » , à « motiver », soigner  ou à contraindre.

Être vraiment sujet ce n’est sûrement pas s’adapter ou se mouvoir « par soi même » sur un chemin déjà tracé. Être vraiment sujet , c’est pouvoir explorer dans sa marginalité quelques pistes pour nous tous.

En Pédagogie sociale, nous affirmons la valeur des personnes dans ce qu’elles produisent ici et maintenant, dans la marge ou la friche. Nous reconnaissons les nouvelles convivialités qui s’inventent ; les nouveaux modes économiques qui se cherchent. Et nous affirmons la valeur de tout ce travail social de tous les jours,  non reconnu, nécessaire et dévalorisé: porter, soutenir, nourrir, assister , cultiver et produire ses propres savoirs, créer du commun, chercher des solutions communautaires.

Le Travail social porté sur l’individu est une impasse.

Vendredi

Morangis:

Aujourd’hui, c’était le dernier jour avant les vacances. L’atelier était différent.

Dès que nous sommes arrivés, les mamans nous ont intercepté et nous ont demandé pleins de renseignements. Nous avons longuement discuté et nous leur avons fait part des services que nous pouvons leur proposer.

Nous leur avons proposé de venir bénéficier des cours de français et de nos ateliers de cuisine. Après quelques minutes de conversation, Rolland, de l’ASFRR, est arrivé avec quelques jouets pour les enfants.

Nous avons également amené quelques sacs de vêtements et des jouets. Ils ont beaucoup apprécié.

Bien sûr,  nous avons pris le goûter ensemble, avant de partir.

Vendredi : La Rocade

Les enfants étaient nombreux à nous attendre aujourd’hui à la rocade. On commence par faire les équipes et enfiler les chasubles pour faire un foot. Un peu plus loin, on dessine un dazibao pour donner les dates de fermeture de l’asso et rappeler la soirée conviviale. Un tapis est dressé pour accueillir la petite enfance, et sur un autre tapis, on fabrique des décorations de noëls.

Apres avoir affiché le Dazibao, on se rassemble pour prendre le gouter et se souhaiter de bonnes fetes.

Vendredi: Atelier cuisine sociale 

C’est Laura et ses « aides » qui ont assuré ce dernier atelier « cuisine de masse » de l’année 2016. Une soupe consistante , nourrissante et succulente.

Il y avait même de la bûche au dessert!

Vendredi : Cours de Français

Sur le chemin de la Roumanie, Nicolae a tenu à assurer lui même, avec son groupe préféré le cours de français oral, qu’il donne chaque semaine.

On est donc repartis pour des partages et des fous rire quand chacun prend la parole. Nous accueillons à présent Costica en plus des habituées.

Jeudi

Skate Park

Un atelier de vacances , comme nous en avons l’habitude. On en profite pour passer du temps avec nos habitués.Ce n’est plus la sortie  d’école, comme en temps scolaire.

Massy

C’est la semaine des vacances de Noël, nous partons plus tôt sur les ateliers aujourd’hui.

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Arrivés à Massy nous installons les tapis, nous décidons de collé tous les ateliers ensemble pour faire un petit parcours aux ateliers. Cela permet aux enfants de pouvoir se balader entre les ateliers. Trois ateliers créatifs étaient mis en place, un avec des boules de Noël en origami, un pour créer un bâton de parole pour le conseil de quartier et également un sablier. Il y avait aussi un atelier de bande dessiné. Une enfant a aussi réfléchi titre du journal de l’association.

Plus loin il y avait un atelier Foot. Les enfants étaient motivé et sont resté jusqu’à la fin.

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L’atelier petit enfance également avec peu d’enfant mais dans une bonne ambiance, calme et apaisé.

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Pour le conseil de quartier nous avons décidé de commencer à le redynamise, avec un tableau qui contient les sujets dont les enfants veulent parler, le bâton de parole et le sablier qui est géré par un enfant. Les enfants ont tous pris la parole. Tout le monde étaient assis sur le tapis que l’on a gardé exprès pour le goûter. Le moment étaient agréable, il y avait des blagues, des sourires et des idées. Très bon atelier !

Mercredi

Atelier Champlan

Participants : Marion, Laura, Jellyssia, Helena, Louis, Léa et Melissa

Aujourd’hui, Nous avons proposé plusieurs activités comme la peinture, jeux collectifs et la petite enfance.

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Nous nous sommes divisés en deux groupes, un groupe qui installe les différents ateliers sur le terrain et un autre groupe pour aller chercher les enfants et adolescents.

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L’atelier peinture mis en place, les enfants ont commencé à peindre avec leur imagination, la petite enfance s’est également installé avec des jeux de construction et la dinette. Par la suite, nous avons  décidé avec les enfants de faire des jeux collectifs pour nous réchauffer.

Les jeux collectifs proposaient par nous mais aussi les enfants étaient le chat glacé, tomate Ketchup et du foot. Ce moment fut apprécié de tous.

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Afin de clôturer cette atelier, nous avons demandé aux enfants de s’installer sur les tapis en cercle, afin qu’on puisse servir à chacun le chocolat chaud et les madeleines pour le gouter.

Etude d’impact sur la biffe en Ile de France – les premiers résultats

Afin d’étayer les argumentaires de défense de la biffe auprès des pouvoirs publics, Future of Waste (Make Sense) a proposé la réalisation d’une étude d’impact de la biffe en Ile de France.

Cette étude part du constat qu’il n’existe à ce jour aucune étude quantitative sur la biffe, et propose de mettre en perspective, de façon concrète et chiffrée, le fonctionnement et l’impact d’un marché autorisé de biffins parisiens avec les enjeux économiques et environnementaux liés à la gestion de déchets et la lutte contre le changement climatique à Paris. Elle cite aussi des exemples d’intégration à l’international.

Cette étude s’est basée sur 53 interview réalisées entre septembre et octobre 2016 par un panel de volontaires, sur le Carré des Biffins (Aurore) et le marché de la Croix de Chavaux à Montreuil (Amélior) et une méthodologie. Ce document dresse également les contraintes rencontrées qui ont limité les possibilités d’obtenir une réelle étude statistique. Cette étude constitue donc plutôt un premier travail estimatif.

Le parti pris de Future of Waste était de restituer ces résultats sous la forme d’une infographie, privilégiant une information synthétique, graphique et facilement partageable sur internet et les réseaux sociaux. Cette version tient compte des remarques/propositions transmises au forum de Rues Marchandes du 2 novembre. Vous la trouverez ici en version téléchargeable. Elle est également consultable sur le site internet de Make Sense.

Cette étude est vouée à être poursuivie en 2017.

Elle nécessite principalement d’être encadrée par un professionnel des statistiques, pour en améliorer sa représentativité et être plus pertinente et crédible auprès des pouvoirs publics. Si vous souhaitez proposer votre expertise, n’hésitez pas à prendre contact avec Antoine Delaunay Belleville ou Radia Slimani.

Aussi, l’échantillon de données sur lequel se base cette étude nécessite d’être alimenté par davantage d’interviews en 2017. Merci de manifester votre intérêt en renseignant vos coordonnées sur ce fichier.

 

Pour le collectif Rues Marchandes, Radia Slimani et Antoine Delaunay-Belleville, Future of Waste

 

Leçons de pédagogie sociale: les trois degrés du travail de rue

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De plus en plus , nous sommes sollicités par des institutions, des collectivités, des centres sociaux pour accompagner un travail de « plus grande ouverture », d’élargissement des publics ». De plus en plus – et nous ne sommes pas étrangers à cette influence- dans les structures, les dispositifs, on entend promouvoir « l’aller vers », les « animations de rue », de « pied de bâtiment »

Une unanimité se constitue peu à peu sur ce qui hier encore était exceptionnel: il ne suffit plus d’accueillir, il faut à présent rejoindre.

De même, ce qui faisait hier la marque du travail professionnel, « le rendez vous », l’accueil », « la distance professionnelle » est largement remplacé par un discours qui se retourne en son inverse.

On vante, ici et là, la « bonne proximité » en lieu et place de la « bonne distance » sans d’ailleurs se rendre compte que cette permutation des termes ne change au final pas grand chose (la vraie question étant de déterminer qui juge « bonne », la distance ou la proximité produites).

Ce qui motive ces ouvertures , on le connaît: l’institution , la collectivité perçoivent la perte d’adhésion des publics, la mutation des demandes, la perte de légitimité , d’autorité, d’audience et de pertinence dans un contexte sociétal bouleversé. Elles espèrent, en s’ouvrant sur l’extérieur, remédier, ralentir ou renverser ces tendances.

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Tout cela marque un chemin , une tendance , un mouvement que dans un premier temps nous devons saluer . Disons le tout net, il était temps, tellement on n’en pouvait plus des institutions et des pratiques immuables, aveugles aux évolutions familiales, sociétales, économiques , politiques et sociales. Félicitons-nous en car ce premier mouvement est loin d’être achevé et ne va pas sans résistance: on entend toujours de manière forte et affirmée des « discours de clôture » et réactionnaires se présenter comme des mouvements de résistance , voire parfois même des croisades, au nom de sujets graves:   l’islamisation, la marchandisation … On voudrait nous expliquer que la clôture, l’enfermement, le fonctionnement archaïque , la recherche effrénée de sécuritaire, de contrainte , de pénalisation pour « restaurer l’autorité » perdue des institutions,ou l’ordre d’autrefois seraient notre seul avenir.

Comparé à cette chimère réactionnaire et dangereuse , il est clair que le mouvement esquissé plus haut est une avancée. Mais cela suffit – il? Comment se repérer dans les pratiques d’ouverture , de travail hors les murs? Toutes les pratiques sont elles les mêmes? se valent -elles? En Pédagogie sociale, nous distinguons trois niveaux du travail « hors les institutions », selon trois degrés progressifs et distincts dans leurs principes , comme leurs effets.

Premier degré: « aller vers… », animation « , « travail hors les murs ».

Dans ce premier degré , les structures demandent à leurs équipes de réaliser des « actions », des « animations hors les murs ». Celles ci ont en commun de reproduire et de montrer « dehors » une part du travail de ce qui se fait dedans. Ces actions ont le plus souvent les caractéristiques d’être:

  • événementielles: ce sont des actions sans lendemain , ou saisonnières, ponctuelles
  • cloisonnées: on conserve le cloisonnement, la spécificité et la marque de la structure qui « va dehors »; elle sort son matériel, reste dans son domaine, utilise son registre professionnel
  • projetées: on se contente de projeter l’institution au dehors, au besoin en la mettant en valeur, en scène avec force de moyens, mais il n’est absolument pas question de faire évoluer les pratiques ou le sens de la structure: au contraire , il s’agit de les magnifier, des les mettre en valeur, de les affirmer en un mot.
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Second degré : la stratégie de l’avant poste

A ce second niveau il ne s’agit plus de faire un travail uniquement événementiel; on cherche plutôt à ajouter quelque chose d’extérieur à l’institution,  un petit service en plus, neuf, qui sera censé justement renforcer l’institution par quelque chose qui lui restera extérieur.

Dans cette optique, on envoie « dehors » des professionnels dans l’espoir qu’ils iront vers les publics, et qu’ils les ramèneront dedans. A ce stade , on s’explique la « désaffection institutionnelle » par des causes réversibles et simples comme « le manque d’information ». On se cramponne encore à l’espoir que si les gens ne viennent pas profiter des merveilles de nos institutions scolaires, culturelles, sociales ou sportives , ça ne pourrait être que pour trois raisons: le manque d’informationde compréhension ou qu’ils sont sous des influences néfastes (les hommes, les musulmans, par exemple). Ceux qui dès lors seront chargés de « travailler dehors », auront à charge , donc, d’informer et d’expliquer l’institution, voire d’y accompagner , doucement ou fermement, les gens.

On retrouve dans cette catégorie tous les points d’information, toutes les équipes ou structures légères « de contact », « d’orientation », de « facilitation d’accès », « d’information », « de médiation« , de « raccrochage », etc.

Dans ce type de travail « hors les murs », on réalise, certes, dehors un travail qui ne se faisait pas à l’intérieur; mais ce travail est justement censé permettre à celui de l’intérieur de perdurer sans trop avoir à changer , ni se transformer.

Troisième et dernier degré : le travail de rue, en pédagogie sociale

En Pédagogie sociale, on cherche à créer un « travail de rue » qui n’aurait pas d’autre objectif que lui même. Ce n’est pas un travail prétexte, à finalité induite de « restaurer les institutions », c’est un travail nécessaire pour les refonder ailleurs et autrement. Ce n’est pas un travail « dehors », mais un « en-dehors » des institutions et structures existantes.  A ce stade, on met en jeu, cause et en changement , les dimensions suivantes:

On passe de  l’événementiel au constant, au régulier. Il ne s’agit plus d’animer , mais d’habiter l’espace extérieur.

On dépasse le cloisonnement des domaines d’intervention: culture, social, politique, relationnel. On bouleverse les cultures professionnelles, et surtout les mythes de la culture ou du savoir « descendants ».

On met en oeuvre un travail qui se suffit en lui même et qui tente en lui même de répondre à la globalité des besoins sociaux, sans avoir à les orienter ou renvoyer ailleurs. Ici il ne s’agit plus de poursuivre hors les murs avec les mêmes références que « dedans »; les professionnalités sont remises en cause , ainsi que la séparation usager/ professionnel, militant/professionnel.

 

SAMEDI:

Atelier d’Epinay:

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Départ pour Epinay avec un grand soleil ! Arrivée sur le terrain nous avons installé les ateliers puis certains sont partis chercher les enfants en faisant le tour du terrain. Les enfants sont directement venus s’assoir à l’atelier écriture. Nous avons commencé par afficher les feuilles avec le nom des animaux de la savane et de la ferme mais aussi des légumes, les enfants eux devaient faire l’exercice avec les mots croisés en complétant sur les feuilles. Nous avons pu voir les difficultés des enfants avec la prononciation de certains mots, nous pourrons travailler sur cela la prochaine fois.

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Il y avait à coté l’atelier créatif avec de la peinture, des paillettes sur des coquillages. Ils ont aussi écrit sur le sol avec des craies, des sapins, des bonhommes, des mots, c’était très joli.

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Bien sûr, pour nous mettre une bonne ambiance, un atelier danse s’est mis en place. Les plus grands et les parents sont venus danser.

Pour finir le goûter, calme et apaisé avec des sourires. C’était un bon atelier tout le monde était motivé et dynamique et les enfants sont restés tous le long.

Bon week-end !!

Atelier de la Villa Saint-Martin:

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Aujourd’hui nous sommes allés à la villa saint martin, nous avons installé l’atelier jeux de société, l’atelier petite enfance, l’atelier puissance 4, peinture et jeux collectif.

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Lors des jeux collectifs, les enfants ont joué au policier et voleur, Lucky Lucke et boule d’énergie. Les enfants étaient contents et se sont bien amusés. Les jeux de sociétés et la petite enfance ont attirés beaucoup d’enfants, ça leur a plu. L’atelier petite enfance était très complet et très spacieux, les enfants ont adoré. Eloise a très bien joué avec les plus petits. L’atelier peinture s’est très bien déroulé. A propos du puissance 4 il faudrait penser à ramener une bâche pour éviter que les pièces tombent dans la boue.

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L’ambiance était conviviale, agréable, paisible et propice au partage.

Lors du gouter les enfants étaient attentifs et particulièrement calme. La distribution s’est faite dans le calme et rapidement.

VENDREDI:

Atelier de la Rocade:

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Comme chaque vendredi, nous sommes allés à la Rocade. Une fois sur place nous avons installé les ateliers dessin, petite enfance, perle et scoubidou, foot commenté ainsi que l’enregistrement.

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Tout s’est très bien déroulé, les enfants étaient contents de nous voir. Chaque personne est bien restée sur son atelier, c’était bien organisé. L’atelier petite enfance était super, très complet et approprié. Les enfants étaient nombreux, et ont bien tourné sur les ateliers.

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Lors du conseil de quartier les enfants étaient très agités et peu attentifs, mais ils ont tout de même exprimé leur contentement à propos des ateliers, et voudraient du maquillage et de la cuisine la prochaine fois.

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Atelier du Potager:

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Aujourd’hui, nous avons ratissé une bonne partie du jardin pour enlever les feuilles mortes, et avons également enlevé de nombreux déchets plastiques qui étaient par terre. Nous avons ensuite répandu le fumier sur les parcelles en jachère afin qu’elles soient fertiles. Nous avons également  ramassé beaucoup de persil. Cet après-midi fût très agréable, le soleil était au rendez-vous…

 

Atelier de Morangis:

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Une fois arrivés sur le terrain de Morangis, nous avons installé les ateliers, des tables avec de l’écriture, des cahiers, l’atelier petit enfance avec des peluches,

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des jeux de construction et des jeux de société mais aussi des coussins.  Nous avons fait une ronde avec les mamans et les enfants pour se présenter en Français en Roumain et en Romanes mais aussi les parties du corps (Tête épaule genoux pieds) dans les trois langues. Puis nous avons joué au facteur n’est pas passé pour se réchauffer un peu. Les enfants sont parties sur les différents ateliers mais ils étaient presque tous à l’atelier écriture, ils voulaient faire des calculs et écrire leur prénom et des mots en Français. Ils nous demandaient beaucoup de choses c’était dynamique mais apaisé.

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La fin de l’atelier est vite arrivée et pour se réchauffer les mains nous nous sommes réuni pour le goûter avec du chocolat chaud, pain au chocolat et au lait. Les enfants et les mamans sont resté avec nous jusqu’à la fin.

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JEUDI:

Atelier du Skate-Park

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Comme chaque jeudi, nous sommes allés au Skate-Park, nous avons fait un atelier petite enfance, du dessin, du foot, joué au puissance 4 et écouté la musique de Dusko.

Les enfants ont beaucoup été attirés par le dessin, notamment par le dessin de la danseuse vahiné.

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Malheureusement il n’y en avait pas assez mais l’équipe compte bien en amener plus la semaine prochaine. Beaucoup d’enfants ont adoré jouer à la dinette avec Mélanie sur le tapis petite enfance. La musique était agréable mais n’a pas pu durer trop longtemps à cause du froid. Le foot a permis aux plus frileux mais aux plus sportifs de se réchauffer tout en s’amusant. L’ambiance était paisible et conviviale. Au conseil de quartier les enfants ont exprimé qu’ils étaient contents de participer à ces activités et beaucoup réclament de la peinture pour la semaine prochaine.

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Malgré l’oublie des couteaux et cuillères de la part de l’équipe, les enfants ont pu manger leurs bonnes tartines de confiture.

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Atelier de Massy:

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Nous sommes parties à Massy. Une fois arrivés nous avons installé les ateliers suivant : les jeux collectifs avec du Foot, les jeux de société (devine tête), un atelier créatif avec des bracelets et des scoubidous, l’atelier petite enfance (des jeux de construction avec des robots des bonhommes, une dinette, des poupées et des peluche) et la cuisine de rues ou les enfants ont pu faire des crêpes pour le goûter.

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La musique a mis une bonne ambiance sur les ateliers. Il y avait des mamans avec leurs enfants, elles  posaient des questions et participaient beaucoup.

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Le temps est passé très vite, l’heure du conseil de quartier est rapidement arrivée. Tous les enfants ont pu prendre la parole et donner des idées pour les ateliers suivants comme : de la pâte à sel, pâte à modeler et des jeux collectifs et jeux de société mais également la cuisine de rue qu’il adore. Pour le goûter deux enfants ont distribué dans le calme et la bonne ambiance tous les enfants sont resté assis pour boire leur chocolat chaud, bien entendu ils ont dégustés leur crêpes aux sucres et à la confiture.

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Atelier du Potager:

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Cette après-midi nous donnons rendez-vous au groupe d’adultes pour notre séance de jardinage.

Avec Louis et Laura, puis Franck, Eric et Adi nous sommes passés sur le camp d’Epinay pour récupérer quelques  gamins.

Avec un camion plein, on s’apprête à reprendre le chemin vers le jardin. Quand on arrive au jardin on se partage les tâches pour que chacun sache ce qu’il a à faire.

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Nicolae, avec les enfants, commencent à  étaler un peu partout sur les parcelles des feuilles des arbres mortes et ensuite les laissera avec Laura et Adi qui s’apprête à refaire le bac à sable et nettoyer les jouets du ceci. Les enfants ont les mains un peu froides car il fait humide et froid pour leurs petites mains.

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Franck, Eric et Louis avec l’aide de Nicolae et sa supervision ont commencé le nettoyage des framboisiers, leur taille, et l’enlèvement  des orties qui les entoure et la lierre qui ne les laisse pas poussé.

Adi après avoir fini, demande l’accord à Nicolae pour utiliser la débroussailleuse et ensuite il coupera l’herbe qui grimpe sur les bord des palettes et à leur pied.

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Un bon travail qui aboutit et c’est le moment de la récompense, donc celle du goûter.  A plus.

MERCREDI:

Atelier du Potager:

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Aujourd’hui on se prépare pour le départ habituel vers Epinay pour récupérer les enfants et ensuite les emmener avec nous au jardin des Robinsons.

A notre arrivée au jardin, on descend vite pour prendre la brouette et la charger avec les feuilles mortes tombées des arbres par terre en créant un beau tapis naturel.

Les enfants se poussent les uns et les autres pour utiliser les outils, mais finalement parce que tout le monde voulait le faire on a décidé de le faire avec les mains libres.

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On a étalé les feuilles sur les parcelles car elles enrichissent la terre, et ça tombe bien car elle a besoin.

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Madalin passe ensuite avec le motoculteur pour les introduire dans la terre plus profondément et chaque enfant à son tour le ferra.

Ceci étant dit et fait nous sommes prêts et impatients de prendre le goûter avant de partir vers le local.

A bientôt.

Atelier de Champlan:

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Nous sommes allé sur le terrain de Champlan pour faire l’atelier petite enfance, l’atelier peinture et l’atelier musique et aussi des jeux collectifs.

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Nous avons changé nos jours de présence à Champlan les enfants ne sont pas encore habitué à nous voir le mercredi donc il y avait peu d’enfants aujourd’hui. Nous avons commencé par un jeux collectif tous ensemble, le tic tac boum.

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Ensuite nous avons installé les ateliers, tous les enfants sont partis à la peinture,  Ils  ont tous fait un dessin que nous avons accroché sur un fil. Les enfants nous ont demandé à la suite de faire des jeux collectifs, le béret, le chat, 123 animal ( en roumain et en français) et la gamelle. L’ambiance était paisible, tous les enfants ont pu jouer et ont participé, ils étaient investi. Comme il y avait peu d’enfant nous avons pu être beaucoup avec eux et leur accorder plus d’attention et de temps pour chaque enfants.

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Le conseil de quartier s’est déroulé rapidement, les enfants n’avaient pas beaucoup de choses à dire, certains enfants ont fait des proposition pour la suite ( coloriages de princesse et jeux collectifs). Deux enfants ont distribué les verres et le chocolat chaud, dans le calme et le respect. Très bon goûter !

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Amour radical

Radicalité contre radicalisation

La radicalité serait en passe d’être identifiée à un fléau mondial et à rassembler tout ce qui nous menacerait. Pourtant, si nous analysons bien ce qui nous entoure et ce qui nous décourage, voire nous désespère dans l’immobilisme social, le reflux des droits et des protections des personnes, à commencer par les plus faibles, c’est tout son contraire que nous voyons à l’oeuvre.

  • Refus de s’engager des professionnels déçus et découragés, d’abord pour eux mêmes
  • Déni de leurs responsabilités par les institutions qui rendent invisibles et retranchent de leur capacité d’action, des groupes de plus en plus important de la population
  • L’empêchement d’attendre quoi que ce soit d’un avenir collectif, que ce soit sous l’aune de la politique, de l’actualité sociale, ou économique.

C’est cette tiédeur là qui est le terreau de tous les nihilismes, des sacrifices, des abandons et des actes désespérés. C’est la confrontation à ce que tout l’avenir a d’immobile qui est la véritable cause de la rage tournée vers soi ou les autres. C’est l’absence de toute perspective ou d’horizon qui ne se limite pas au « sauve qui peut » ou « à moi d’abord » qui condamne notre « vivre ensemble ».

Il faut de la radicalité aujourd’hui pour oser s’exprimer ; il faut de la radicalité pour oser entreprendre quelque chose de commun et ouvert à tous; il faut de la radicalité pour faire confiance aux autres et à l’étranger; il faut de la radicalité pour innover , se lancer , se risquer socialement. Il faut de la radicalité pour tenir le coup, durer un jour, une semaine de plus. Il faut de la radicalité pour travailler dehors pendant toutes ces années et observer enfin les résultats.

Sauver l’autre jusque de l’assignation à  lui même

Il faut de la radicalité pour aller jusqu’à l’autre: prendre sur soi la distance politique, administrative et sociale qui nous isole et nous sépare.  Il faut de la radicalité pour s’engager y compris affectivement, personnellement dans des relations qui, pour être éducatives et sociales, n’en sont pas moins authentiques.

Il faut de la radicalité pour impacter, toucher, tirer l’autre qui s’enlise dans la chronicité, la précarité et le non-espoir.

Il faut de la radicalité pour produire un peu d’énergie en partage, rallumer le feu qui s’éteint.

L’action sans retour

Il faut de la radicalité pour accepter de ne pas avoir de retour sur investissement, sur bénéfice et sur engagement. Il faut de la radicalité pour oser la gratuité alors que partout on la condamne.

Il faut de la radicalité pour comprendre la logique et l’économie du don, qui jamais , ne se joue à deux et ne s’épuise dans le contrat, le projet ou la transaction.

Le vrai travail social est durement sans retour; sans retour sur l’action engagée, sans retour vers la vision naïve de la société qu’on pouvait avoir avant et sans retour vis à vis des mensonges qu’on nous tend.

Mais le vrai travail social est  aussi heureusement sans retour; car ce que nous avons produit, construit, fabriqué ne revient pas en arrière.  A chaque moment arraché et partagé, quelque chose a été produit et conservé qu’on ne reprendra plus.

Sur nos ateliers , dans toute notre pédagogie des moments (Korczak) , tel enfant qui a pris le pouvoir de rire , lire et écrire, exprimer, ne le perdra plus.

Tel adulte qui a compris l’importance de penser son vécu, n’arrêtera plus de penser.

Nous avons fait conduit récemment avec nos alliés, le premier Festival de Pédagogie sociale, autour de l’oeuvre de Stanislas Tomkiewicz; nous avons retenu de ce grand pédagogue , le concept d’A.A.A: « Attitude authentiquement affective ».

Nous avons retenu de lui l’importance du refus de la neutralité.

DIMANCHE:

GRRRANDE soirée de l’hiver:

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Ce dimanche, c’était le jour de notre grande soirée de l’hiver à la salle Anne Franck. Nous étions nombreux a nous réunir, membres ou sympathisants de l’association pour se rendez-vous annuel devenue incontournable au fil des années. Au menue, nous avions fait avec les mamans des camps, des hôtels et du quartier, un Tiep, des Salmalés, et un couscous, pour un repas internationaliste et interculturelle.

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On a aussi eu droit a 2 magnifiques spectacle, en premier avec le groupe de danse de Mariam, qui nous a proposé des chorégraphies africaines, puis le désormais célèbres et attendue spectacle d’Aven Savore.

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En fin de soirée nous avons même eu le droit a une apparition du Père Noël qui a offert des bonbons a tout les enfants.

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SAMEDI:

 

Atelier d’Epinay sur Orge:

 

Aujourd’hui nous sommes allés au bidonville d’Epinay. Arrivé sur les lieux nous sommes parti chercher les enfants et ensuite nous avons commencé à installer les tapis et les jeux.

Comme jeux on avait la petite enfance, atelier créatif et un puissance 4 géant.

Il n’y avait pas beaucoup d’enfant à la petite enfance, mais par contre à l’atelier créatif et au puissance 4 ils étaient nombreux et ils se sont bien amusés. Puis on a terminé cette magnifique journée par un petit gouter accompagné des mamans.

 

Atelier de la Villa St-Martin:

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Nous sommes partis faire un atelier à Villa St Martin, malgré le temps nous avons installé les différents ateliers.

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Quelques enfants ont joués au Pétéca, d’autre on fait un atelier de confection de guirlandes en papiers ainsi que des jeux de société.

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VENDREDI:

 

Atelier de Champlan:

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Aujourd’hui nous sommes allés à Champlan avec Iasmina, Simena, Mariam, Éloise, Loreleï, Jules, Andrei et Pierre-Louis. Nous sommes d’abord allés chercher les enfants sur les deux camps, et nous avons commencé deux jeux collectifs. Il s’agissait en premier de mémoriser les prénoms des autres, enfants comme animateurs, en se passant la balle. Ensuite, nous avons joué au Tic Tac Boom.

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Après, nous avons proposé les différentes activités aux enfants :

  • Dinette, poupées et jeux de construction pour la petite enfance. Une cuisine a été mise en place, où les enfants en ont profité pour apprendre les noms des légumes, des fruits et des couverts en français, tout en s’amusant.

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  • Un atelier peinture qui a énormément plu aux enfants, à tel point que nous avons dû l’étendre à l’atelier de jeux de société, car il n’y avait plus assez de place pour tous les enfants sur le tapis.

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  • L’atelier jeux de société, justement, a bien démarré, puis a laissé place à la peinture. Il était centré sur le thème de l’écriture, et nous avions proposé des jeux à base de lecture de lettres, de syllabes et même de mots.
  • Pour ceux qui voulaient se défouler, nous avons organisé un match de foot avec des petites cages transportable que nous avons apportées. Ici, il y a aussi des adultes qui ont voulu participer et l’ambiance a été très bonne.

Avant de partir, nous avons pris un moment très important avec les enfants : LE GOÛTER !!! Il s’est très bien passé, autour d’un bon chocolat chaud, et tout le monde a bien mangé.

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Atelier de la Rocade:

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Aujourd’hui, atelier à la rocade, nous sommes arrivés vers 16h. Nous avons installé différents ateliers : petite enfance, jeux de société (jeu de cartes avec des animaux), un grand jeu (puissance 4) ainsi que des ballons de foot et de basket pour les jeux collectifs. Les enfants sont arrivés quelques temps après, à la sortie de l’école.

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Le déroulement des ateliers : les enfants se sont dispersés sur les ateliers proposés avec un grand nombre d’entre eux, surtout des garçons, pour un match de foot.

 

Pour le goûter nous nous sommes assis sur les tapis, il y avait beaucoup d’enfants. Chacun d’entre eux a pu, lors du conseil de quartier, dire ce qu’il avait aimé et ce qu’il souhaiterait faire pour la prochaine fois. Différentes propositions ont été faites comme du maquillage, de la peinture et de la pâte à modeler.

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JEUDI:

Atelier du Skate Park:

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Arrivés en avance à l’atelier du skate park, nous avons eu le temps pour installer les différents ateliers : petite enfance, jeux de société et jeux collectifs.

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A l’atelier des grands jeux les enfants ont fait un épervier, un basket et un nouveau jeu : le Pétéca (c’est un volant qui se renvoie à la main). Beaucoup de joueurs s’y sont amusés et ont participé dans la bonne humeur.

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Les jeux de société ont également plu aux enfants, ils ont pu jouer au croc carottes, au devine tête et au mémo. La petite enfance s’est bien passée également. Les mamans étaient présentes avec nous et l’on a pu échanger avec elles et leur donner du thé.

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Nous avons fait un conseil de quartier tous ensemble, les enfants aimeraient faire des dessins et du foot. Le goûter a été distribué en avance puisque des enfants partaient et que la nuit commençait à tomber.

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Atelier de Massy:

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Cet après-midi, nous avons eu la chance, une fois de plus, de profiter d’un temps ensoleillé. Les enfants et les mamans étaient au rendez-vous. Ensemble nous avons animé un atelier petite enfance, un atelier football, un atelier jeux de société ainsi qu’un atelier de lettres au père noël. La musique que nous avons amené a également contribué à l’esprit convivial et détendu de ce riche moment.

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Le froid n’a pas empêché les familles de nous retrouver, du thé et du chocolat chaud étaient là pour nous réchauffer. Nous avons pu inviter les mamans et les enfants à la soirée conviviale qui aura lieu dimanche.

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Les enfants ont fait preuve d’une grande écoute lors du conseil de quartier, et nous ont fait part de leurs envies pour les prochains ateliers. Les mamans ont également participé à l’échange et nous ont remerciés de notre présence.

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Atelier du Potager:

 

Cette après-midi nous retrouvons de nouveaux avec nos chers amis, Jessica, Franck, Eric, Andrei et Nicolae au potager des Robinson, mais pas pour travailler mais plutôt pour y réfléchir ensemble à la continuation des séances de jardinage ainsi que sur le travail avec les ruches.

Nous réfléchissions ensemble et on écrit tout sur papier ou plutôt sur l’ordinateur, sur notre travail  au jardin et avec les abeilles pour donner un résumé et avoir aussi une idée des récoltes de chaque années et du travail à faire ainsi que des prochaines plantations à venir.

Mais nous n’arrêtons pas de nous réjouir en cette belle journée ensoleillé, la bonne humeur et la joie d’être là nous offre des moments uniques, conviviaux, de partage, de rire tout simplement.

« Tout le monde considère que le jardin lui appartient, et chacun se l’approprie mais non pas se le réservé pour soi et il le partage avec les autres présents ici ! »

C’est bientôt l’heure du goûter mais avant ça on passe un peu aux fraisiers pour enlever les mauvaises herbes et les orties qui les entourent car on doit en remettre une deuxième bâche pour les protéger.

On passe à table pour se réjouir d’un bon chocolat chaud avant de reprendre la route vers la maison Robinson !

 

MERCREDI:

 

Atelier de Morangis:

 

En arrivant on a commencé par tous se présenter en français, puis on a joué à jacques a dit pour détendre l’atmosphère et instauré une ambiance conviviale.

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Une fois les présentations faites, plusieurs groupes ont vu le jour, il y a avait tout d’abord l’espace cuisine avec Laura et Simena pour des beignets au citron. Grâce à l’aide des jeunes et des adultes de délicieux beignets ont vu le jour  (même si certains n’étaient pas assez cuits).

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Juste à côté se tenait un atelier d’écriture avec les seconde Laura et Jules qui aidèrent les mamans à écrire en roumain et en français une comptine de Noël. Ca a tellement bien fonctionné que les mamans veulent lors des futurs ateliers, continuer ce travail de traduction roumain-français pour apprendre les bases du français. C’est pourquoi lors des prochains ateliers, Laura leur donnera des cahiers personnalisés pour avoir un suivi.

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Puis pour les plus petits, Alison était sur l’atelier petite enfance, accompagnée de Mélanie et Kévin qui faisait à d’autres moments du foot et du frisbee.

 

Une fois les ateliers finit, un verre de chocolat dans une main et un beignet tout chaud dans l’autre, l’ambiance était à la joie puisqu’un couple du camp se sont mis à danser et chanter pour le bonheur de tous. C’est dans cette bonne humeur que nous avons dû ranger tout le matériel dans le minibus et rentrer.

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Atelier St-Eloi:

 

Nous sommes allés sur Saint Eloi pour faire les activités suivantes:

– match de foot et de basket

– atelier créatifs

– petites enfances

– atelier jeux de sociétés

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Sur l’atelier créatifs, nous avons eu beaucoup d’enfants. L’activité a beaucoup plu. Nous avons fait faire, découpé et décoré des pères noël, des rennes et des bonhommes de neige. Une fois les décorations terminées nous avons soit récupéré les décorations pour les accrocher dimanche à la fête de l’association, soit les enfants les ont ramenés chez eux pour décorer leur sapin. A un moment, les enfants ont mis des paillettes un peu partout.

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Sur l’atelier jeux de sociétés, une partie de doodle et de uno ont été faites. Les enfants étaient un peu réticents au jeu au début, mais dès qu’ils lancés les parties, les enfants ont prit place autour du jeu.

Sur l’atelier sportif, un groupe important d’enfants avaient commencés une partie de basket, même les enfants qui ne savaient pas joué ont prit part au jeu et ont essayés de mettre des paniers. C’était une belle partie, assez amusante même sans savoir jouer. Nous avons fini par un match de foot, deux equipes de 7 conte 7 les grands, les petits, les moyens. Nous avons nommés les équipes, rouge et bleu. La première partie à été très amicale. Nous avons mis fin au match car les grands commençaient à faire les chefs fasse aux petits.

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Le temps est vite passé. Nous sommes passées au conseil de quartier. Tout le monde à prit la parole. Certains enfants ont fait des propositions pour la suite ( atelier peinture, atelier basket, atelier création de père noël, atelier vélo).

Nous prenons notre délicieux goûter. C’était une bonne journée pour nous.

 

 

 

Rencontres du tiers lieu nomade (Clichy – 92)

Les tiers lieux, en facilitant la rencontre, le partage, l’innovation, en mutualisant des ressources, et en prenant davantage en compte l’humain et la nature offrent des espaces pertinents de solidarité, de création de valeur et de développement local.

Le temps d’une demi-journée et d’une soirée, le projet TIERS LIEUX NOMADE permet de faire découvrir et de s’approprier le concept des Tiers Lieux et de tiers espace en le pratiquant, dans des lieux à chaque fois différents.

 

Samedi 10 décembre de 14h30 à 00h00

Kamu, Café associatif, 12 rue Léon Blum, 92110 Clichy la Garenne, Métro Mairie de Clichy

Inscription  – Contact : tierslieunomade(at)gmail.com – http://tierslieunomade.fr/

Programme :

Une après-midi axée sur des partages de réflexion et d’initiatives autour de l’économie sociale et solidaire avec différents intervenants. Ces interventions seront ponctuées d’animations artistiques et culturelles. Cette journée se clôturera par un pot convivial suivi d’un dîner concert.

14h30 – Accueil

15h – Comment favoriser un développement solidaire des territoires urbains ?

  • Démarche de Tiers lieu, projet Tiers Lieu nomade, par Christine Balaï
  • Intervention de Hugues Bazin, démarche de recherche-action, l’exemple du projet Rues Marchandes, Récupérateurs-vendeurs
  • « La ville inclusive », Christine Balaï

Mise en perspective par Taleb Nacera, Formateurs solidaires, des nouveaux paradigmes à l’œuvre autour des initiatives solidaires et dans le domaine du développement personnel, avec la présence de porteurs d’initiatives ou d’autres intervenants, notamment :

  • Nestor GOMA, ONG Horizon
  • Tony Capora, Abulai Danso, associations FARE et Un pas de plus, avec notamment un projet communautaire à Saint-Denis
  • Mathieu Morange du groupe La poste
  • D’autres participants à confirmer …

Débat participatif animée par Tatiana ou Armelle, architectes sociales et bioclimatiques Animation jeux pour les enfants avec l’association AirDeJeu

17h : présentation du défi autour de la mobilité de Koom sur Clichy, en présence de Julien boucher, élu ESS de la Mairie de Clichy et l’association SOLICYLE.

17 h30 : présentation de la plate-forme pour les artistes Eventiparis, par Hubert Locco-Rocca

18h : pot convivial Repas à partir de 19h

20h : soirée musicale et artistique, avec comme clou de la soirée : le Profess’Or Strange, qui lancera son nouvel album.

 

La sécurité que j’aime

La sécurité que j’aime n’interdit pas; elle n’enferme pas.

Elle ne retranche pas les gens et les groupes du regard du public. Elle ne soupçonne, ni n’éloigne. Elle n’assigne pas les uns à l’inactivité et les autres au contrôle. Elle ne fait pas son beurre sur le malheur et la peur. Elle n’affaiblit pas les gens en les rendant peureux et plaintifs. Elle ne les infantilise pas en guettant toujours le sourcillement des puissants. Elle n’alimente pas les frustrations, les rancoeurs, et les illusions perdues. Elle ne ne nous amène pas à penser toujours que c’est la faute des autres et des mêmes: étrangers, pauvres, précaires, réfugiés, sans papiers, jeunes, musulmans, habitants des cités, des quartiers ou des bidonvilles.

La véritable sécurité ne surveille pas mais elle voit. Elle n’écoute pas, mais elle entend. Elle n’enregistre pas mais a des souvenirs.

La véritable sécurité ne s’institue pas; elle se donne.

La sécurité que j’aime met à l’abri, juste quand il le faut, celui qui en a vraiment besoin. Elle réchauffe précisément celui qui a froid et nourrit exactement celui qui n’avait rien à manger. Elle est inconditionnelle, elle se donne toujours à quelqu’un de précis et dans le cadre d’une relation qui dure. Elle n’est pas une simple règle, un écrit apposé sur les murs, un codicille sur les contrats d’assurance; elle est quelque chose que j’institue et que j’adresse à celui qui est en face de moi.

La véritable sécurité favorise l’initiative et amène la confiance en soi. Elle repose sur l’appropriation de ses ressources , la connaissance de son environnement , l’existence de relations sociales, vivantes et entretenues à la fois avec ses « tout-proches », ses voisins , comme les lointains.

La véritable sécurité repose sur la fréquentation, la connaissance et la pratique de soi même. Elle suppose découverte, estime et amour de soi, autant que des autres.  Elle suppose qu’on habite son corps, comme ses pensées et ses rêves.

La véritable sécurité ne passe pas par la consigne, l’aboiement, l’ultimatum ou la menace. Elle passe par la parole, celle qu’on glisse à ceux qu’on connait tout au long du jour. Elle passe par la parole qu’on adresse , qu’on entretient comme un feu fragile.

La véritable sécurité ne procède pas de la peur du danger mais du plaisir partagé du risque de vivre: de ceux qu’on prend pour soi même, pour et avec les autres.

La véritable sécurité ne procède pas de la peur de l’avenir, de celle dont on nous intoxique jour après jour , information après information; la peur de ce qu’on nous promet : crises , récessions, guerres, chacun-pour-soi… Elle ne repose pas sur la parole menaçante des politiciens qui nous annoncent des lendemains sombres et des traitements de violence, pour masquer leur propre incompétence , leurs propres peurs et leur servilité.

La véritable sécurité nous lance vers demain. Elle nous fait planter là où il fait froid, cuisinier là où il fait faim, ouvrir là où c’est fermé, commencer là où on nous dit que c’est fini.

La véritable sécurité me conduit vers les autres, m’encourage à ne rien lâcher et à ne rien renoncer des choix de ma vie et à avancer. La véritable sécurité est confiance; pas celle du naïf ou de l’ignorant comme on essaie de le faire croire, mai de celui qui sait la produire et la donner.

 

SAMEDI:

Atelier de la Villa St-Martin:

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Plusieurs ateliers ont été mis en place : Jeux collectifs avec le football où les enfants ont pu se défouler (certains étant souvent sollicités par leurs parents, les équipes ont souvent du se reformer  au profit d’une bonne dynamique de groupe), puissance 4, atelier petite enfance (dinette, dooble, Uno) et atelier crêpes qui a ravi petits et grands.

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Le gouter a été servi par les enfants dans le calme.

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Tout s’est bien déroulé dans l’ensemble, les enfants étaient impliqués.

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Atelier d’Epinay sur Orge:

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Aujourd’hui moi nous sommes partis  sur le camp de Epinay. Nous avons fait de la peinture sur les murs, des sapins de noël, des bonshommes de neige, de la petite enfance, et de la musique avec les enfants du quartier qui ont préparé une nouvelle chorégraphie avec de nouveaux pas, la peinture se passe très bien, les enfants ont fait sur tout les murs des sapins colorés,

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même les adultes ont participé, le groupe de danse a bien dansé et bien travaillé sur la nouvelle chorégraphie, après toute les activités on a pris le gouter ensemble, adultes et enfants, ça c’est très bien passé.

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VENDREDI:

Atelier de Cuisine:

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Aujourd’hui nous avons préparé avec les mamans un « riz cantonnais » avec du poulet.

Chacune d’entre nous avez sa petite tâche pour l’occasion :

  • Préparation du riz pour l’une
  • Découpe du jambon de dinde pour l’autre etcIMG_20161202_124422

Le repas était agréable et chaleureux.

Nos invités étaient satisfaits du plat qui leur a été distribué.

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Le rangement s’est fait dans la joie et la bonne humeur, toujours avec l’aide des mamans.

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Atelier du Jardin:

 

De la bonne humeur, de la rigolade dans le camion et une bonne ambiance nous entourent aujourd’hui. Quand on arrive au jardin on partage les tâches et certains comme, Eric, Louis, Franck, et Nicolae prennent les ciseaux et les sécateurs pour dégager le lierre et les mauvaises herbes mais aussi les branches qui dépassent pour redonner une belle image au jardin.

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Pendant ce temps  Andrei et Dusko commence à retourner la dernière parcelle du jardin avec le motoculteur et les bêches pour plus vite finir.

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Nicolae prends aussi les râteaux et il commence à dégager le chemin pavé par les feuille mortes  qui donne une image idyllique du jardin car bientôt on les mettra sur les parcelles accompagné par le fumier pour enrichir la terre.

A bientôt !

 

Atelier de la Rocade:

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Nous sommes arrivés vers 15h30, nous avions prévu un atelier petite enfance, des jeux de société, des jeux collectif, le puissance 4 et atelier cuisine.

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Les enfants arrivés, ils se sont intéresser à tous les ateliers, certains ont commencé un foot.

Certain sont partis cuisiner avec Abdel afin de faire des crêpes pour le goûter pendant que d’autres participaient aux jeux de société. De jeunes enfants se sont amusés avec la dinette de la petite enfance.

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A la fin de l’atelier nous avons finis par tout ranger  et nous avons partagé les crêpes faites par les enfants dans la joie et la bonne humeur.

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Atelier de Morangis:

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Aujourd’hui, nous sommes allées pour la deuxième fois au camp de Morangis. Nous avons prévu un atelier de petite enfance et un atelier de chant et danse.

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Sur l’atelier petite enfance, nous avons joué à la dinette et avec des jeux en bois. Ils ont beaucoup aimé et on a aussi regarder le spectacle de l’atelier musique.

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Pour l’atelier de musique nous avons ramené l’enceinte et le micro. Nous avons fait des mini-chorées sur plusieurs musiques avec 6 enfants. Des adultes ont voulu participer notamment chanter. Cela a mis une très bonne ambiance sur le camp. Les enfants ont même filmé notre équipe de choc !

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Pour finir dans cette bonne humeur, nous avons pris notre gouter. Au menu, chocolat chaud, pain au lait avec du chocolat et une pomme.

Les enfants nous ont dit au revoir en nous faisant à tous la bise. C’était un agréable moment et nous avons vraiment hâte d’y retourner la semaine prochaine !

JEUDI :

Atelier de Massy:

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Nous sommes arrivés vers 15h30 sur les lieux. Nous avions prévu divers ateliers, le coin petite enfance, de la pâte à sel, un atelier créatif pour noël, des jeux collectifs et des jeux de société.

De plus, nous avons installé un barnum afin d’être à l’abri du froid.

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Les enfants sont arrivés au fur et à mesure vers le 16h30, ils se sont installés aux jeux de société tout d’abord, puis les plus grands se sont dirigé vers l’atelier créatif. Le fait d’être peu nombreux  a permis de créer des  échanges et des moments de partage autour de sujet concernant les jeunes enfants présents.

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D’autres sont arrivés, nous étions environ une quinzaine d’enfants,  les ateliers étaient tous investis et les mamans sont restés présentes du début jusqu’à la fin des activités.

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Nous avons terminé par des jeux collectifs et un conseil de quartier où tous les enfants ont  dit aimé les ateliers que nous leur avions présentés. Nous avons ensuite partagé un gouter dans la joie et la bonne humeur.

Atelier du Jardin:

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Arrivés autour de 14h35, Nicolae, Andrei, Dusko, Eric, Jessica, Franck et Louis avons commencé par sortir le matériel afin de mener notre activité de jardinage.

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Nicolae, Dusko et Andrei ont débuté en retournant la terre, puis Nicolae avec le râteau à enlevé les feuilles mortes de la parcelle à cultiver. Eric, Franck et Louis ont quant à eux coupés les branches et les feuilles qui débordaient de la clôture du jardin côté entrée principale. Nous avons fini aux alentours de 16h30 avec le ramassage et le rangement des instruments de jardinage. Notre après-midi s’est achevé avec le gouter qui nous a permis de discuter de ce que nous avions réalisé ensemble au cours de la journée.

Atelier du Skate-Park:

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Aujourd’hui, au Skate Parc nous avons proposé différentes activités : atelier petite enfance, atelier jeux de société, atelier création spécial « Noël » et foot.

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Malgré le froid qui était présent, nous avons eu une vingtaine d’enfants dispersés sur tous les ateliers.

Comme à son habitude, la petite enfance et le foot ont eu du succès et les enfants étaient au rendez-vous.

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Sur l’atelier création, Héléna et Coline ont proposé aux enfants de faire des cartes pour Noël. Nous avons pris du papier cartonné, des paillettes et des feutres. Les enfants étaient contents de ce qu’ils réalisaient tout seuls. Ils sont rentrés chez eux avec leur carte à offrir aux parents.

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En ce qui concerne les jeux de société, le Dobble a encore fait des ravages ! Les enfants ainsi que Abdel et Marion étaient à fond.

Les enfants aimaient tellement l’atelier que les mères étaient obligées de les réclamer à plusieurs reprises pour rentrer.

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Nous avons pris un goûter avec les quelques enfants qui restaient. Le chocolat chaud nous a permis de nous réchauffer et puis nous sommes rentrés.

MERCREDI

Atelier du Jardin:

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Aujourd’hui,  nous sommes accompagnés par un groupe d’éducateurs spécialisés de Nantes. Ils sont venus voir nos activités au jardin avec les enfants et nos activités de rue. Ils sont également venu se former à la Pédagogie Sociale avec Laurent Ott, le président de l’association.

Ils appréhendent la théorie avec Laurent et la pratique avec nous, les pédagogues de rue.

Arrivés au jardin avec un camion blindé, nous descendons le motoculteur, les bêches et les fourches pour commencer le travail. Les nouveaux sont émerveillés par notre jardin qu’ils trouvent très beau, malgré le manque  de légumes en ce moment.

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Certains d’entre eux sont plus habitués au travail de la terre, mais ce n’est pas le cas de la plupart. malgré cela ils n’hésitent pas à utiliser le grand motoculteur pour retourner la terre bien gelée.

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Nous arrivons enfin à retourner la parcelle entière et c’est le moment de se réunir tous ensemble autour d’un bon verre de chocolat chaud.

A plus !

Atelier de Morangis:

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Aujourd’hui, pour la première fois, nous sommes allés  sur ce lieu, avec les personnes venues de Nantes, en formation avec Laurent.  Elles sont venues  avec nous pour voir comment nous mettons en place les activités, ainsi que la préparation.

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Dès notre arrivée sur le camp, les familles sont venues vers nous pour nous parler.  Ils étaient très contents de nous voir faire des activités avec les enfants.

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Pour commencer, nous nous sommes présentés à tour de rôle, puis nous avons poursuivi avec les jeux collectif.

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Pour conclure cette journée positive au cours de laquelle nous nous sommes bien dépensés, nous avons goûté tous ensemble pour repartir avec le sourire….jusqu’à vendredi prochain!!!!

Mardi, Mercredi et Jeudi: Nantes est dans nos rues!

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Ils sont venus à 17, de Nantes, des bénévoles, des animateurs, des médiateurs; ils représentaient des associations, des structures éducatives et sociales.

Tous ont en commun de se lancer dans l’aventure des ateliers de rue, à Nantes et pour certains , depuis plus de 2 ans!

C’était une formation partagée entre nous, par immersion chez les Robinsons, par contrastes et expérimentation.

Certains ont participé à l’atelier St Eloi, d’autres au premier atelier du bidonville de Morangis, ou au jardin. Et même, à la répétition d’Aven Savore

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On a eu plaisir à accueillir cette équipe et à partager avec eux . On va continuer !

Ivan nous envoie cette image en nous demandant de l’accrocher ; elle est celle des patriotes slovaques , engagés contre le nazisme, et … tziganes. Ceux dont on ne parle jamais, dit-il.

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Précarité contre précarité

La Pédagogie sociale est une pédagogie, au temps des précarités; celles qui envahissent tout l’espace social comme les vies individuelles. Nous le savons: la précarité a commencé par envahir le travail dans les années 70 (la fin des métiers); puis elle s’est attaquée aux liens interpersonnels, aux réseaux et à la notion de famille (jusqu’à l’invention de la parentalité) dans les années 80. Aujourd’hui, elle a envahi tous les aspects de la vie et l’espace social, entièrement ( inflation du couple insécurité/sécuritaire).

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La Pédagogie sociale est une pédagogie de remèdes et de contrepoisons à produire à grande échelle, pour apprendre à lutter, à survivre , à mieux vivre au coeur de cette réalité. C’est une pédagogie qui ne se fait pas d’illusion, qui voit bien que tout cela va durer. Une pédagogie lucide mais pas triste, car elle permet de repérer les marges de nouvelles libertés et de créations nécessaires qui s’ouvrent à nous tous.

Mais s’il est important de comprendre les mouvements et de nommer et définir les concepts, il est tout aussi nécessaire d’apprendre à faire des distinctions et des différences.

Certes, la précarité est généralisée et la voilà qui touche les groupes sociaux qui en étaient auparavant préservés : les classes moyennes et même à présent » moyennes-supérieures ».

On constate des phénomènes similaires à l’oeuvre entre les étudiants de classe moyenne précaires et des enfants en situation de rue, ou des familles en bidonvilles ou en appartements dégradés.

Mais ça s’arrête là… Un fois les mécanismes nommés, il faut bien comprendre tout ce qui les oppose.

S’il y a un seul mouvement de précarisation, celui-ci ne produit pas les mêmes effets selon les classes sociales.

Si les prolétaires, les exclus, les « invisibles » qui prolifèrent s’autodétruisent, les enfants de la bourgeoisie au contraire ne s’en prennent pas à eux mêmes mais plutôt aux plus faibles qu’eux et aux, derniers systèmes de solidarité, de protection. Ils s’en prennent sans vergogne aux acteurs les plus fragiles. Il se posent en victimes, ils cultivent l’affirmation de préjudices, ils judiciarisent, ils attaquent, ils réclament et exigent la liquidation de tout ce qui reste à tous, pour le mettre à leur seul et unique profit.

Ils se posent en vengeurs d’eux mêmes , en justiciers de leur faim et de leur soif. Ils ne voient le monde que par eux. Ils en sont le centre.

La précarité des pauvres est attaque contre soi-même, abandonnisme et dépression. La précarité des riches est harcelante, agressive et s’articule autour d’une nouvelle morale de vie: faire pitié aux forts et s’en prendre aux faibles.

Il y a une rage de ne pas recevoir ce qu’on lui a promis, qui pousse le riche à voler le pauvre. Cette rage est son moteur, son carburant et sa boussole. Il a une rancune contre la société qui le pousse à s’attaquer principalement au champ social (éducation, école, travail social) supposé responsable de toutes ses « frustrations de classe ».

Certes l’étudiant bourgeois n’a souvent plus un sou en poche. Il peine souvent à payer son loyer , ses clopes et son téléphone. Est il pour autant devenu, le clone ou l’égal du « précaire pauvre »? Pas une seconde , pas un instant.

Car hier comme aujourd’hui , ce qui différencie l’un et l’autre, ce n’est pas la liquidité ou l’absence de liquidité que chacun a dans la poche; ce n’est pas ce qui est visible qui agit, mais ce qui est invisible.  Or, le plus invisible en tout c’est encore et toujours le capital.

L’enfant de bourgeois « qui galère », le « riche précaire » a tous les capitaux qui font défaut au « pauvre précaire »: capital de santé, capital social, capital de richesse. L’un a un avenir, l’autre pas.

Le capital est toujours mal compris; il n’est pas une quantité, une somme, une collection; il est au contraire une capacité à produire de la quantité à l’infini. Le capital n’est pas un stock; c’est une machine.

Aux pauvres, on laisse le comptable, le quantifiable, le visible . Les riches gardent pour eux seuls la capacité de produire et définir la valeur.

L’apparence de précarité par laquelle ils font passer leur jeunesse est plus pédagogique qu’autre chose; elle est anecdotique; elle est initiation, un point dans le parcours.  Elle entretient le flou actuel et la difficulté de comprendre les véritables rapport sociaux qui s’opposent.

« le seul moyen d’affronter un monde sans liberté est de devenir si absolument libre qu’on fasse de sa propre existence un acte de révolte. »  –Albert Camus

Dimanche : Jardin

Nous sommes allés chercher les familles au point de rendez-vous habituel au carrefour contact de Longjumeau.  Une fois, tout le monde arrivé, nous sommes allées faire les courses afin de faire un barbecue de viande de dinde avec des patates au fromage à la raclette.

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Une fois, ceci terminé, direction le jardin. Nous nous sommes installés, nous avons allumé le barbecue pour faire à manger. Ensuite, l’heure du travail est arrivé et nous avons rangé la cabane et construit une étagère en plus à l’aide de bout de bois et d’une planche que nous avions récupéré auparavant.

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Nous avons commencé à ramasser toutes les feuilles mortes du jardin. On as mis de côté ces dernières afin d’y voir plus clair.

Ce fut l’heure de manger, tout le monde à table pour déguster ces fameuses patates avec le fromage à raclette et sa dinde bien grillé au barbecue.

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Après avoir bien digérer, nous sommes repartis pour travailler mais cette fois-ci pour désherber et enlever le reste de feuilles mortes.

Pour conclure, cette journée était remplie de bonne humeur et de joie !

SAMEDI:

Visite chez nos amis de MME RUETABAGA

Hélène et Laurent sont allés en visite à Grenoble chez notre consoeur, MME RUETABAGA, association en Pédagogie sociale qui, à Grenoble, réalise, ateliers de rue , expositions, soirées conviviales dans les quartiers et bidonvilles.

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L’occasion d’assister à l’atelier de ce samedi à LA Villeneuve. Un bel atelier dans les règles de l’art: ambiance paisible, activités créatrices, énergie enfantine, goûter et convivialité.

On en profite pour faire de « l’espionnage industriel », voler des idées, des idées d’outils, d’affichage, de projets, d’activités , et de manières de travailler.

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On connaissait déjà les mystères de la « street-fighteuse » (le triporteur qui trimballe le matériel) , mais on a apprécié aussi l’idée de « l’expo photo itinérante » , accrochée à même la clôture voisine, l’activité sculpture (béton cellulaire) , les craies artisanales et les publications: le Ruetabamag, et même la superbe nouvelle revue de « la petite maison d’édition d’Alice », « Talkie-Walkie », la revue des « auteurs-enfants ».

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On est heureux de voir cette asso et ses amis, se développer aussi bien!

Félicitations les RUETABAGAS !

Atelier d’Epinay:

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Nous retournons aujourd’hui, comme chaque samedi, au camp d’Epinay sur Orge. Depuis l’expulsion du camp de Bondoufle, plusieurs familles se sont déplacé pour venir vivre ici, nous ne sommes donc pas étonné de retrouvé quelques têtes connues !

Nous installons l’atelier, avec un coin petite enfance où l’on trouve aussi un atelier manuel de fabrication d’une guirlande collective composé de sapins, boules de noël, bonhommes de neige.

Les enfants adorent, et c’est le concours de celui qui fera le plus de sapins pour la guirlande !

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Un peu plus loin on installe un atelier d’écriture FLE.

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Des mots croisés où les mots sont remplacé par des dessins, et des affiches aux murs associent les mots et les dessins, des enfants et des adultes se succèdent autour des tables, et à la fin de l’atelier, on se rassemble autour des tapis pour prendre le gouter.

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Sortie au cirque:

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Aujourd’hui  j’ai donné rendez-vous à 15 membre de l’association a la gare de Chilly pour aller à paris pour voir le cirque.

Tout monde a été à l’heure, au moment d’attendre le train …  il a été supprimé par rapport à un accident qui s’est passé le matin.

Le prochain train était à 9h30 mais nous avions rendez-vous avec Victoria à 10h00 à la gare de porte de la Chapelle. Du coup, tout le monde monte dans les camions, direction la gare de Massy. Tout le monde est content d’aller au cirque, les enfants ont eu des cadeaux de Air-France, après on est allé dans un parc pour pique-niquer, c’est l’heure de rentrer, on a tout rangé et on est allé vers le train avec le sourire, ça a été une excellente journée, à très bientôt.

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VENDREDI:

 Atelier cuisine

Aujourd’hui, nous allons manger de la purée faite maison et du poulet.

Pour ce faire, Laura et Coline sont  allées acheter  10 kilos de poulet à la Boucherie. Sadio, Stéphanie, Corinne, Mimade et  Janine sont venues pour cuisiner.  Nous avons donc commencé le repas toutes ensemble par l’épluchage des pommes de terre et la coupe du poulet. Au vue de la quantité prévue, Laura a été cherché la bombonne de gaz afin que nous fassions cuire rapidement les pommes de terre. Nous avons préparé une sauce à base d’ognons et de tomate.

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Ensuite, les mamans sont parties en cours de FLE avec Nicolae. Nous avons installé la salle à manger.

Un groupe de personne en situation de handicap, accompagnés de leurs 2 éducatrices, se sont joints à nous pour déjeuner. Tout le monde a aimé le repas. Nous avons fini le déjeuner dans une ambiance festive avec de la musique.

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Puis, toujours dans cet élan de bonne humeur, nous avons rangé et nettoyé. Le groupe de personnes en situation de handicap nous ont remerciés et souhaitent revenir très bientôt ! C’était, une fois de plus, un super repas convivial.

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Atelier champlan

Nous sommes allés sur le camp de Champlan. Une fois arrivés, nous sommes partagées en deux groupes pour aller sur les deux camps chercher les enfants. Nous mettons les activités en place: la petite enfance, jeux collectif (foot, rugby, freesbee  etc.), atelier lecture, et ateliers créatifs.

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Sur l’atelier lecture les enfants ont trouvés plein de mots en français et les animateurs des mots en Tzigane.

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Et un super moment de coloriages et d’anti-coloriages,  que les enfants ont beaucoup aimé. Le temps passe très vites nous passons au goûté. Et voilà pour aujourd’hui à très bientôt 🙂

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Atelier Rocade

Nous voici de nouveaux à la Rocade, comme chaque vendredi pour notre atelier de rue. Nous installons les tentes, car le temps est maussade et le vent menaçant et ils ne laissent que peu de place au doute quant aux perspectives de pluie. Une fois installés, nous investissons la première avec le matériel de petite enfances et une autre avec des tables et des chaises.

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Dans la tente petite enfance outre les jeux habituels les stagiaires proposent un atelier d’anti coloriage. Aujourd’hui on prend un dessin de 2 personnes qui se parlent avec un vide laissé dans leur tête pour imaginer le contenu de leur discussion. Ça marche assez bien,  les enfants écrivent,  ou dessinent ce qu’ils imaginent.

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Dans la tente d’à côté, Pierre et Eddy reprennent les derniers tubes de l’été, tandis que sur le terrain de jeu, on joue au foot.

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La nuit tombe, et nous prenons le goûter avant que tout le monde s’en aille.

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Pédagogie sociale !

Pédagogie sociale. Il ne saurait y avoir nul autre titre après trois jours improbables de Festival Tomkiewicz en Essonne.

Trois jours de leçons de pédagogie:

De leçons pour la tête

Ce festival a été l’occasion de partager des idées, de présenter des concepts. Il a été l’occasion de mettre en perspectives les liens entre le social, l’éducation populaire, l’enseignement, la culture…. Ca a été un lieu de présentation d’idées, comme de pratiques.

Au Festival Tom, nous avons fait « réseau » , avec des alliés venant de tous les secteurs.

On a échangé sur les idées, échangé nos idées, mais nous nous en sommes façonné de nouvelles ensemble.  Et au coeur de nos idées, il y avait la pratique, car nos associations soeurs et cousines n’étaient pas venues les mains vides et chacun a  exposé ses résultats, ses outils, son impact, ses perspectives.

Terrain d’entente,  MME RUETABAGA, Chantier de Pédagogie sociale, tous et tout était réuni pour faire de ce festival un rassemblement, une réunion, une fête.

Des leçons pour la main

Nous avons travaillé et produit. Un festival, « c’est du faire », et du « savoir faire » : apporter, ajuster, placer, animer, réparer , entretenir , nos ateliers, nos installations.

Et au delà , produire, nourrir, soutenir, arroser, alimenter , encourager , rattraper, motiver , …

Il y en a eu des ateliers de production, artistique, comme alimentaire, musicale, comme des corps.

Il ne peut y avoir de pédagogie sociale sans « Factory », un hybride entre « labo » et « usine », expérimentation  et production:  mise en place de sytème de production collectif, ouvert à tous et de masse.

Un petit exemple: comment produire un repas où il y en aurait à la fois pour 80 personnes et 120 personnes?

A l’opposé des pratiques de « traiteur », qui compartimentent, divisent, emballent, individualisent, adressent et livrent, nos pratiques (alimentaires) en Pédagogie sociale procèdent tout autrement: rassembler, multiplier , produire en masse et pour pas cher une cuisine de proximité , interculturelle et abondante, qui tient au corps.

Des leçons pour le coeur

Et puis il y a eu le temps de vibrer, à tout moment, là où ce n’était pas prévu. A l’occasion d’une prise de parole au cours d’un exposé; dans des moments creux et transitoires, quand certains se mettent à chanter danser; quand on rejoue des éléments au programme comme des présentations spontanées et croisées dece que l’on vient de faire. Quand ce sont les enfants qui font la leçon, les adultes qui l’écoutent. Quand les professionnels écoutent les experts de la rue et de la survie.

Dans tous les fossés, dans tous les creux , nous avons semé des fleurs.

ENSEMBLE, nous n’avons pas seulement exposé, argumenté mais aussi expérimenté très concrètement, le décloisonnement comme mode de vie.

Comment être un artiste un musicien du social? Comment rendre visible mais aussi audible toutes les réalités sociales qui sont cachées?

En pédagogie sociale, le travailleur est un artiste social , les places s’échangent entre formateurs et publics, l’action déborde l’établissement et s’installent dans la rue, et le parking; le temps s’allonge et se fait durée. La vie quotidienne devient l’objet de tous les soins. Attention, ici on crée.

 

 

UNE SEMAINE SOUS LE SIGNE DU FESTIVAL DE PEDAGOGIE SOCIALE

 

MERCREDI: 

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L’association accueil au local les Kesaj Chave arrivée en france, depuis  lundi est hébergés au château de Buno.

C’est un rencontre au sommet entre Aven Savore, qui a bien évolué depuis cette été, et Les Kesai qui ont également accueilli des nouveaux, et on élargit leur répertoire. les enfants d’Aven Savore présentent donc des extraits de leur spectacle sous les yeux sidérés des Kesaj, et comme d’habitude cela se transforme rapidement en une grande fête que Ivan transforme petit a petit en répétition sur le vif.

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Une délégation d’adulte de « Ta mère en tongue » est également venue, et nous aide a organiser des raccords théâtraux pour intégrer des scènes d’Aven Savore dans le spectacle de vendredi. L’ambiance est à la fois festive et studieuse, et on se sépare en fin d’après midi pour se retrouver le lendemain à Buno pour la grosse répétition avant le grand soir.

Au même moment, nous poursuivons nos ateliers; l’atelier de Saint- Eloi s’est ainsi bien déroulé.

Il y a  eu également l’atelier de Bondoufle.

JEUDI:

Ultime répétions de notre spectacle aujourd’hui au château de Buno avec les Kesai Chave. On est très fier de notre équipe qui a tenu 2 h de répétitions, de Hafsatou a chanté un solo. On est toujours très content de nos costumes. Et la communication entre les différents groupes fonctionne à présent comme sur des roulettes.

On règles les derniers détails du spectacles de demain et on rentre se reposer, une grande journée nous attend demain !

L’atelier de Massy a également eu lieu 

Festival Tom

Festival de Pédagogie sociale

Prendre soin et s’émanciper avec Tomkiewicz

Première journée : Vendredi 18 Novembre 2016

Pendant trois jours, se tient le festival de Pédagogie sociale, à la MJC de Savigny sur Orge en partenariat avec les MJC de Chilly Mazarin de Savigny, l’Union départementale des MJC, les associations Intermedes-Robinson, AFJK, Ôdébi, les Francas, la Cie Ama méliala Cie du théâtre et les structures sonores Bashet.

Le Festival ouvre ses portes dès 10h du matin avec, pour commencer, un hommage à Stanislaw Tomkiewicz.

Laurent Ott, président de l’association Intermedes-Robinson et directeur de la MJC de Chilly-Mazarin, formateur en Pédagogie sociale et docteur en philosophie, essai de démontrer la liaison entre le travail psychiatrique, éducatif et militant de Tomkiewicz et la Pédagogie sociale.

Nous avons poursuivi par la projection d’un petit film explicatif des actions de l’association l’Herminette, représentée par Colette Charlet qui constitue un lieu d’accueil inconditionnel pour les SDF d’Annecy. Plusieurs intervenants ont alors soulevé des thématiques centrales de la Pédagogie sociale, abordées dans ce film, tel que l’accueil inconditionnel, l’anonymat de l’accueil, rendre visible l’invisible et audible l’inaudible, la construction de l’individu par la reconnaissance individuelle et le travail collectif partagé …

C’est finalement un double hommage qui est rendu, puisque Tomkiewick s’est inspiré du travail de J.Korczak. Dans une cassette audio diffusée lors de cet hommage, Tomkiewick explique le travail de son prédécesseur réalisé dans un orphelinat, sur l’apprentissage quotidien et concret de la démocratie.

Nous avons également projeté un documentaire-hommage retraçant la vie et le travail de Tomkiewicz, réalisé par Daniel Kupferstein. Suivit d’un débat animé par l’AFJK et des amis de Tomkievick.

L’après-midi est rythmée par trois ateliers, animés par des professionnels.

Atelier des structures sonores Baschet

Le but de l’atelier est d’explorer l’univers sonore, de créer la musique, à partir des structures sonores dont nous disposons. Grâce aux exercices menés par un chef d’orchestre chacun trouve son inspiration à partir des vibrations sonores et de la résonance. Le but étant d’improviser en groupe pour prendre conscience des hauteurs du son, et d’écouter les autres.

Les éléments sonores sont mobiles et on peut utiliser différents objets pour créer le son. Ce procédé permet la rencontre et le partage.

L’ensemble de la production rythmique du groupe donne l’impression de se trouver dans un monde parallèle, un monde de science fiction.

Atelier écriture

Dans un premier temps le but était de piocher chacun trois mots dans une boite, à l’aveugle, puis de les coller sur une feuille. Nous devions ensuite écrire entre ces mots pour créer une ou plusieurs phrases.

Nous avons recommencé l’exercice en réfléchissant avant de coller les mots pour former une phrase ayant du sens.

Apres avoir pris connaissance de l’ensemble des phrases, chacun a créé un texte à partir des phrases existantes.

Pour finir nous avons fait le même exercice mais avec les passants dans la rue pour qu’ils créent leur propre phrase, que nous avons ensuite accroché sur la devanture de la MJC.

Atelier de théâtre : expression corporelle

Par le biais de plusieurs exercices et jeux théâtraux nous devons libéré l’énergie du corps et exprimé des émotions a travers la gestuelle et le son de la voix.

Dans un premier temps nous travaillons tous ensemble, l’animateur nous apprend à exprimer des émotions à partir de gestes accentués.

Nous nous constituons ensuite en petits groupes et devons « raconter » une histoire, sans parler, grâce aux expressions corporelles.

Dans le même principe nous réalisons un exercice d’expression par les gestes et la voix, en imitant à tour de rôle des objets, des animaux etc.

Finalement, nous avons inclus la dimension musicale à l’exercice théâtrale, afin de créer un mini groupe improvisé de musique « chorégraphiée ».

Après trois heures de découverte artistique, les trois ateliers se sont regroupés afin de faire une représentation publique commune, unifiant les trois domaines d’expressions : le son, le texte et le geste.

Après avoir partagé un repas commun fourni par la MJC de Viry-Chatillon, la soirée animée par les Kesaj Tchave a pu commencer.

Les Kesaj Tchave, troupe de danse et de chant slovaque, a enflammé la salle de la MJC de Savigny, avec un superbe spectacle coloré et plein d’énergie ! En partenariat avec l’association Intermèdes Robinson, les Kesaj Tchave ont réalisé le projet commun « Aven Savore », pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles.

Deuxième journée : samedi 19 novembre 2016

Pour continuer ce festival, cette deuxième journée débute par une conférence et table ronde de plusieurs acteurs sociaux, sur le thème de la Pédagogie sociale : éduquer au soin et à l’Education.

Laurent Ott introduit cette conférence par une petite histoire de la Pédagogie sociale, qui prend forme en ces termes en 1910 par Helena Radlinska et qui se décline en trois catégories : la pédagogie traditionnelle, la pédagogie nouvelle et la pédagogie sociale.

Ewelina Cazottes nous parle ensuite de la pauvreté des enfants, qui n’est pas seulement dans les pays du tiers monde mais aussi présente chez nous, en France. Il n’est pas question seulement de la pauvreté économique, mais également culturelle, des conditions de vie…

Olivier, directeur de la MJC de Savigny-sur-Orge, nous explique l’importance des MJC dans l’accompagnement des acteurs amateurs dans une pratique artistique et autonome.

C’est ensuite et après une pause bien mérité, le tour de Nicolae, pédagogue social à l’association Intermèdes-Robinson, de parler de son travail, et du rôle du soin dans la pratique de la pedagogie sociale à l’association. Il explique son travail basé sur la régularité et le collectif, au sein du jardin, dans les ateliers, et la manière dont cette pratique pédagogique permet, en donnant à chacun une place et en leur permettant d’être acteur dans le collectif, de revaloriser, prendre soin et permettre au gens d’avancer.

Le lycée Autogéré de Paris fait ensuite une intervention, Un ancien professeur, deux jeunes, et un prof du lycée viennent présenter la philosophie du LAP, l’importance de la place d’acteur donné au jeunes dans leur cursus, l’importance toute relative du diplôme dans leur parcours en comparaison à l’accomplissement de leurs objectifs. Les 2 jeunes témoignent de leur parcours au LAP, des projets qu’ils y ont mené à bien et des bienfaits de cette pédagogie pour eux.

L’association Madame Ruetabaga vient présenter ses actions d’ateliers de rue dans les quartiers populaires de Grenoble, où il est question de rendre l’enfant acteur, de valoriser ce qu’ils font et de ne pas figer et ficher leur identité mais de les laisser libre de s’exprimer comme bon leur semble.

Pour terminer cette table ronde c’est l’association Terrain d’entente qui présente son travail réalisé à St Etienne, avec enfants et mamans des quartiers. Les activités de l’association tournent principalement autour d’ateliers de rue avec les enfant et d’un café des femmes qui permet de créer du lien social et de libérer la parole des femmes.

L’après-midi se déroule comme la veille avec les trois ateliers : les structures sonores, l’atelier d’écriture et l’atelier d’expression corporelle, et en plus cette fois-ci un atelier cuisine animé par Laura de l’association Intermèdes Robinson

En fin d’après midi, les ateliers restituent leur travail dans la grande salle; les croisements sont quelques fois étonnants comme lorsque Laura , interviewé par Pierre, donne un cours de cuisine de rue et expose l’art de faire lever la pâte à beignets , ou celui de faire fonctionner une bouteille de gaz dans le froid.

Après un repas partagé tous ensemble, préparé par Intermedes Robinson et les participants à l’atelier, sur le thème de la Roumanie avec au menu un goulash et des beignets aux pommes ; ce soir nous verrons un nouveau spectacle.

C’est donc une très belle représentation de la pièce de théâtre « Dilemme » joué par la la Compagnie-Ecole du théâtre du Fil, à laquelle nous assistons.  Car le scénario de la pièce est des plus graves; il conte comment un groupe de jeunes peut devenir criminel sous le jeu d’influences et de renoncements en chaîne. Il s’en est suivi un suivi débat entre les comédiens et les spectateurs.

Troisième journée : Dimanche 20 novembre 2016

Cette troisième et dernière journée du festival est portée sur le thème des droits de l’enfant. Avec une conférence-débat animée par les associations AFJK, Les Francas et les MJC de Savigny et de Chilly.

Patricia était venue en force avec l’association des familles de Dammarie les Lys, qu’elle coanime (la CSL). Nous accueillions également l’association l’heure vive quia  animé trois ateliers de musique, poésie et peinture.

Au moment du briefing de démarrage des ateliers, c’est Hafsatou quia présenté le travail de l’association Intermèdes, en duo, avec Laurent.

Le repas commun du midi est une nouvelle fois préparé avec fierté par l’association Intermedes Robinson. Une soupe à la citrouille, plus que consistante et des crêpes.

Et nous terminerons ce festival par un spectacle de danse « Aven Savore » réalisé par les enfants de l’association Intermedes Robinson !

Deux jours après la performance des Kesaj, nos « Aven Savore » étaient galvanisés, et dès la première seconde , ils ont montré une énergie éclatante, qu’ils ont tenue jusqu’à la fin.

QUELQUES « MOMENTS »

Parmi tous les hommages rendus à S.Tomkiewicz, certains plus personnels ont également été entendus, puisqu’étaient présents d’anciens amis à lui et des personnes de sa famille.

‘ Tom ,

Ces quelques mots

Pour te saluer

Mon cher Docteur Tomkiewick

Avec ton accent à couper au couteu

Des plaines d’Europe orientale,

A la fois, si charmant, si rigolo..

Tom,

Tu m’as beaucoup , beaucoup aidé

Déjà à m’accepter,

Puis accepter les Autres.

De ma souffrance

De ma violence

Combien de mardis soirs

Au CFDJ de Vitry

A m’entendre, à m’aider à me comprendre

Combien de patience

Tu m’as accordé.

Des mes angoises

De la poisse

qui me collait à la peau

Tu as toujours cherché à me tenir la tête hors de l’eau

Damné de cette Terre, révolté, rebelle,

Je reste fidèle face à l’injustice et la haine.

Est-ce ainsi que les hommes vivent

Et leurs destins au loin les suivent ?

Oui, Tom

Tu m’as redonné confiance, en ma dignité d’homme

Amour et Respect au genre humain.

Sur le chemin de la vie

Il y a un gosse qui fuit, qui s’enfuit…

Et a cet instant je pense,

Au petit canari mort, que Janusz Korczack

Enfants, avait enterré,

Au fond du jardin,

Là bas, à Varsovie.

Affections et Fratérnités

Louis Bidault   »

Les passions fantômes

La passion des fantômes

C’est l’organisateur de spectacle qui programme expositions, films et débats sur les rroms et qui ne supportera pas celui qui est en face de lui. Ce sont les responsables de structures, porteurs de message humanistes qui ne se rendent même pas compte de l’exclusion qu’ils agissent; ils expliqueront que c’est malheureux mais qu’il n’y a pas de place pour ceux dont ils promeuvent les valeurs.

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La « culture dite sourde », celle de ceux qui pratiquent la langue des signes (LSF),  a depuis longtemps identifié pour elle même (car elle en fait les frais) cet étrange phénomène qu’on oublie toujours de prévenir les sourds, de les informer des choses importantes qui arrivent. On les met hors d’état de participer au monde , mais ce n’est la volonté , ni le désir de personne, bien entendu! « C’est juste comme cela ». Tout se fait et se joue sans que personne ne s’aperçoive que dès le départ, il n’y avait aucune chance qu’ils puissent participer.

Les passions fantômes constituent des tentatives non assumées et parfois même inconscientes, de mise à l’écart, de non participation, et de ségrégation.  Mais ce n’est jamais reconnu, jamais admis, ça ne peut pas l’être et on se fâchera plutôt contre ceux qui oseraient mettre en lumière ces logiques obscures.

La passion fantôme est une passion pour fabriquer des fantômes: d’un côté on idéalise, folklorise, l’image de la différence , mais pour autant , on ne l’admet jamais quand elle est incarnée, quand elle est personnifiée et qu’elle se présente.

Représentation contre présentation

La passion fantôme consiste à rechercher dans la représentation ce qu’on ne supporte pas dans la présence. En célébrant l’autre, on l’exile davantage; en idéalisant ses différences on les met à distance.

Karl Abraham dans la crypte et le fantôme a démontré comment le fantôme est une figure de l’imaginaire qui vient rappeler des crimes et des méfaits dissimulés. Ce que l’on cache nous revient toujours et le revenant est généralement moins sympathique que le visiteur.

Il en est ainsi pour les passions fantômes; nous construisons dans  notre société, dans notre culture commune, des figures de revenants qui viennent nous hanter à chaque fois que l’on refuse de vivre avec les vivants.

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Ils nous reviennent

C’est ainsi que la figure du barbare hante l’image du réfugié syrien. C’est ainsi que la religion du voisin, ce qui reste d’étranger chez nos contemporains, ce que l’on n’admet pas de voir ou de reconnaître constitue petit à petit nos nouveaux monstres modernes.

Le barbare remplace l’étranger ; de même que le sauvageon remplace petit à petit le jeune vivant dans les quartiers relégués.

Ce que nous avons abandonné revient nous hanter. Tous les progrès sociaux auxquels nous avons renoncés, nous reviennent sous des images déformantes et déformées d’abus, d’incivilité et de violence incompréhensible.

Les Droits des enfants, dont nous allons comme chaque année célébrer la déclaration le 20 Novembre (la CIDE), se retournent, dans l’imaginaire social, comme des incivilités, de la violence dite gratuite, des crimes impardonnables.

Que faut il faire des fantômes? Comment guérit-on de la passion de les produire? Les histoires communes, notre capital imaginaire nous renseigne à ce sujet. Il nous faut les écouter , décrypter ce qu’ils ont à nous dire, aller vers eux plutôt que fuir.

Dialogue avec les fantômes sociaux

A Intermèdes Robinson, nous aidons tous les individus et les groupes affublés d’images monstrueuses à s’en défaire, quelques fois à leur propres yeux. Ce faisant nous participons à les faire apparaître, à reconquérir une visibilité, une écoute indispensable. Nous les imposons, nous nous imposons au jour et à la vue.

Ce n’est évidemment pas du goût de tout le monde. Cela ne se passe pas sans fureur ni dérangement.

Mais tout cela irait encore dans le cours normal des choses, s’il n’existait pas toute classe d’apprentis sorciers politiques et médiatiques qui tirent les ficelles de la fabrique aux revenants. Ils en retirent rentes politiques et économiques.

« Le Sécuritaire », en tant que culture institutionnelle et politique,  tend à jeter et maintenir coûte que coûte de plus en plus de groupes sociaux à l’état de fantômes. Ils rapportent.

Les passions fantômes

Les passions fantômes sont en définitive les fantômes des passions que nous n’assumons pas ou plus. Elles sont nos renoncements, nos désengagements et nos découragements.

Charles Fourier avait bâti sa pédagogie sur la passion, le désir. Pour lui c’était là le moteur de la constitution de toute communauté et de tout collectif social, a fortiori éducatif. Freinet, en basant son approche sur sa méthode « naturelle » ne disait pas autre chose.

Fourier ne faisait pas de la passion une lubie individuelle, mais au contraire, une aventure sociale. Il faisait de ce concept même, le moteur même de la socialité. Par ailleurs la passion « fourriériste » est sans doute le meilleur remède contre le sentiment d’insécurité car, en effet celui qui se passionne pour ce qu’il fait, apprend à prendre des risques, en toute sécurité.

Celui qui n’assume pas ses passions, se retranche en fait du Monde et des autres . En cela il se livre à des passions fantoches ou fantômes, qui l’éloigneront encore davantage de toute entreprise sociale par la peur et l’insécurité.

Or la passion est aujourd’hui mal vue, découragée, pénalisée et incomprise. Ne serait elle pas une forme de radicalité ? Nos institutions préfèrent produire les cohortes de personnes désincarnées, incapables de s’engager ou de s’impliquer qui s’avèrent inaptes à répondre aux défis de notre monde et à vivre en société.

Les passions non assumées, non réalisées deviennent avec le temps des blessures ouvertes et des sources de fantasmes : d’invasion, de complot, de guerre de civilisation. Ces blessures ne sont pas qu’individuelles, elles touchent au fondement même du « faire société ».

VENDREDI

Atelier de la Rocade:

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Aujourd’hui nous sommes partis à deux camions à l’atelier de la Rocade parce que l’atelier de Bondoufle était annulé. Nous étions beaucoup d’animateur. Trois filles sont venues faire un atelier de sérigraphie, c’est une technique d’imprimerie. Les enfants ont beaucoup aimé c’était nouveau pour eux, ils ont tous pu faire un pochoir, puis les accrocher sous le barnum.

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Pendant ce temps les autres enfants ont fait des jeux collectifs, du foot, police-voleur, « 1 2 3 soleils animaux », chat glacé et chat bougie. Les enfants ont improvisé  d’autres jeux et nous ont proposé des choses c’était très intéressant. Dans l’atelier petit enfance Sandra a mis en place en jeux top chef ou les enfants devaient créer leur repas et les faire goûter par les autres. Même si nous étions beaucoup d’adulte aujourd’hui les ateliers étaient très vivants et les enfants participaient.

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Le goûter s’est bien déroulé, deux enfants ont préparés et distribués le goûter, il y avait une bonne organisation et c’était très agréable. Laura a fait des blagues et les enfants rigolaient.

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Pendant le conseil de quartier les enfants ont participé et ont pris de bâtons de paroles.

 

JEUDI

Atelier du Jardin:

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Aujourd’hui nous partons au jardin avec Jessica, Franck, Eric, Andrei, Laura et Nicolae.

Nous allons essayer de délimiter et de rajouter un mètre de plus à notre parcelle quand on va la retourner pour l’agrandir.

Un feu on allumera pour se chauffer car il fait froid et il pleut dans temps en temps, mais tout vas bien, on est tous contents, on rigole, et on entretien le feu.

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Franck nous a appotrté son témoignage sur son expérience et son changement dans la vie à la rencontre avec l’association Intermèdes-Robinson, du quel il est très fier.

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Nous arrivons à retourner les trois-quarts de la parcelle et on s’arrête pour prendre le goûter qui clôture notre séance de jardinage pour cette semaine.

A bientôt.

Atelier du Skate-Park:

Nous sommes arrivés au Skate-Park vers 16h30 et nous avions prévus trois ateliers : un puissance quatre géant,  un coin petite enfance et du football sur un terrain prévu à cet effet.

Arrivé sur place, les enfants sont sortis de l’école et se sont dirigés vers les tapis sur lesquelles était mis à disposition plusieurs type de jouets, tel que la dinette, des peluches et autre jeux ludique et d’éveil. De plus, des anti-coloriages (coloriages dans lesquelles certaines zones restent libres pour permettre à l’enfant de faire travailler son imagination) étaient à disposition.  Les enfants semblaient prendre plaisir à jouer.  Certains se sont pris au jeu du puissance quatre en mêlent stratégie et amusement avec l’aide d’Abdel.

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En ce qui concerne l’atelier foot, nous avons dû solliciter les enfants ce qui a permis de créer deux équipes. Au fil du temps, ces derniers apprennent à jouer en équipe et accepte les règles et le fait de pouvoir perdre.  C’est une belle évolution.

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Nous avons ensuite pris le goûter tous ensemble : chocolat chaud et quatre quart. Deux enfants ont été élu responsable du service et tout c’est très bien déroulé. Nous avons fini par tout ranger avec l’aide des participants et nous sommes rentrés au local.

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Atelier de Massy:

Aujourd’hui c’est Jeudi, et comme chaque Jeudi, c’est l’atelier Massy.

Temps pluvieux mais gérable grâce au barnum installé par l’équipe qui comportait Iasmina, Mélissa, Sandra, Jules Jérémy, Mélanie.

Nous avons installé un atelier petite enfance avec une dînette et des kapla, des jeux de société (croc-carotte, devine-tête, jeu des senteurs). Les jeux de société ont été très investis par les enfants.

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Des grands jeux avec une sardine, frisbee et foot. Tous les enfants étaient réceptifs, ils ont écouté les consignes et les plus jeunes ont pu y participer.

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Le conseil de quartier s’est très bien passé, les enfants ont su s’écouter les uns et les autres et ont proposé quelques idées pour l’atelier suivant (pâte à sel, pâte à modeler et gamelle ainsi que des glaces). Les mamans étaient également parmi nous elles ont échangé autour d’un thé et ont joué avec les enfants.

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MERCREDI:

Atelier de Saint-Eloi:

Aujourd’hui nous sommes allés à Saint-Eloi, le temps était gris et pluvieux, c’est pourquoi les enfants ont mis du temps à venir. Une fois arrivés ils nous ont aidés à mettre en place les ateliers dans la bonne humeur.

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Sous le barnum, Mélanie et Sandra ont proposé un atelier petite enfance ainsi que d’origami, entre des défis plus fous les uns que les autres comme chanter le refrain de la reine des neiges, ou sauter 25 fois sur place. Tout le monde a bien rigolé de cette activité. Elles ont par la suite proposé un atelier anticoloriages (principe de continuer un dessin par l’imagination de l’enfant et non de le colorier).

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Comme jeux collectifs, Valérie, Pierre-Louis et Kévin ont d’abord joué à l’ultimate (jeu dans lequel  les joueurs doivent se lancer un frisbee jusqu’à arriver dans la base adverse) avec les enfants qui s’est fini sur un score de 5-0 pour l’équipe de Pierre-Louis et Kévin. Nous avons ensuite poursuivi avec un béret qui cette fois ci fût très serré : la partie s’est finie sur une égalité de 7-7.

Et dans le city stade à côté, Yann et Iasmina ont fait un football pour les grands sportifs prêts à tout pour marquer le but de la victoire! Le match s’est finalement conclu sur un score de 6 à 3.

Après tant d’exercice, il était temps de s’asseoir tous ensemble pour le conseil de quartier. Les enfants ont alors proposé de faire la semaine prochaine un « poule renard vipère », des jeux de société comme le UNO et le croque carotte, ainsi que reprendre la peinture (cette fois à la manière de Picasso et de Dubuffet).

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Une fois tant d’idées proposées, les enfants ont pris le goûter et nous ont ensuite aidés à tout ranger pour pouvoir rentrer au local.

 

Atelier du Jardin:

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On se retrouve de nouveaux sous cette journée pluvieuse avec quelques gamins qui sont partants et qui souhaitent passer l’après-midi dans notre compagnie pour aller au jardin.

Avec Sebi, Andrei et Eric, Andrei et Nicolae et Madalin  nous arrivions  au potager où nous allons nous mettre à ramasser les radis, les poivrons et les piments qu’il reste sous la serre, et quelques bouquets de persil commun et frisées.

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Avant de prendre le goûter, avec les enfants nous enlevons les pieds de poivrons et nous les mettons dans le compost. L’heure du goûter est arrivée et nous allons en profiter avant de ranger et prendre le chemin de retour.

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A plus.

Atelier de Bondoufle:

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Nous sommes arrivés à Bondoufle vers 14h30 et nous avions prévu de faire deux ateliers : un grand atelier scolaire et petit enfance.

Nous avons commencé par un jeu de présentation puis nous avons poursuivis avec un jeu collectif pour apprendre le corps humain ainsi que les jours de la semaine. Tout le monde a participé et semblait prendre plaisir.

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Nous avons ensuite installé les deux grand ateliers prévu. A la petite enfance nous avions une dizaines d’enfants présents, nous leurs avions présenté des livres, des voitures et toute sorte de jouets ludiques pour les plus petits.

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MARDI:

Cours de français:

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Aujourd’hui avec les mamans nous avons fait un cours de Français.

Nous avons installé une petite brocante imaginaire avec des aliments, des objets divers (livres, doudou) et des objets de cuisines.

Nous avons distribué à chaque maman 50 euros en faux billets. Chacune à leur tour elles pouvait achetés ce qu’elle avait envie aux marchands ; en fonction du prix elles pouvaient demander de baisser le prix ce celui-ci si c’était trop chère. Elles devaient également dire le nom de l’objet en français, quand elle avait du mal les autres mamans les aidaient. Il y avait une très bonne ambiance.

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Ensuite elles devaient compter combien cela allé leur revenir, et aussi combien le marchant allé devoir rendre. Pendant cet atelier les mamans ont compté et ont aussi communiqué entre elle et avec nous.

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Séparation vs ségrégation

Réapprendre à séparer, le projet pourrait paraître scandaleux à l’heure de la fragmentation des liens sociaux, de l’isolement et de la précarité imposée à de plus en plus nombreux groupes et individus.

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Mais pour autant comment pourrai-on seulement comprendre ce qui nous arrive, ce qui s’opère et ce qui dessine sous nos yeux sans capacité à séparer les choses?

L’indifférence aux différences qui est en passe de devenir une idéologie obligée, quasiment d’Etat, n’est en rien un refus des injustices, des relégations et des discriminations.

C’est au contraire au nom de la « non séparation » que l’on refuse de voir et reconnaître la nature et la direction spécifique des violences économiques, sociales, administratives, institutionnelles et politiques.

En refusant de voir les différences, en se refusant à considérer les identités culturelles , sociales, économiques, en elles mêmes, nous nous condamnons à rester indifférents aux inégalités de plus en plus criantes; nous nous enlevons à nous mêmes toute arme intellectuelle pour nous indigner ou nous révolter.

Nous préfèrerons culpabiliser et punir les victimes des discriminations et injustices galopantes qu’ils subissent , au nom justement de cette non volonté de « séparer », de ce tous pareil.

Ceux qui travaillent au plus près de la précarité avec une véritable pédagogie rencontrent souvent de la part de collectivités ou de certains professionnels des accusations qui les sidèrent: tel nous reproche d’accueillir ensemble des pauvres et des précaires, certains nous reprochent le travail culturel et interculturel en nous accusant de constituer d’improbables ghettos.

Le plus atterrant est atteint quand ce sont des professionnels eux mêmes qui viennent nous reprocher notre capacité à travailler avec les publics les plus prioritaires et les plus difficiles d’accès, que eux mêmes ne rencontrent plus, au nom d’une idéologie du « tous pareils », aussi creuse que de bon aloi.

Ainsi ce ne seraient plus les institutions et collectivités coûteuses incapables de travailler avec les groupes et les publics qui auraient le plus besoin d’elles qui sont en tort. Et ce sont ceux qui sont le moins dotés en ressources, qui, en plus de prendre en charge les modes d’intervention les plus difficiles, devraient recevoir des leçons de morale.

Le refus de reconnaître les oppressions, les dominations, les injustices et les discriminations et en particulier le fait qu’elles n’ont rien ni d’individuel , ni d’accidentel, alimente dans la réalité la fabrication de ghettos et d’apartheid. C’est au nom de l’égalitarisme, de l’égalité des chances, et même parfois de la discrimination positive, qu’on laisse se constituer et se construire la ségrégation de masse pour la jeunesse et l’enfance.  Le refus de reconnaître les différences, le refus d’un travail social éducatif, de groupe , communautaire, aboutit dans les faits  à la stratification de la société, à la rupture du lien sociétal, et à la violence généralisée.

Célestin Freinet réclamait pour l’enfant de milieu populaire , le droit de s’éduquer au sein de son propre groupe social et d’accéder à la culture de son milieu; il entendait par là qu’il est nécessaire de se connaître soi même et collectivement pour rentrer dans la vie sociale.

A Intermèdes Robinson, nous avons une pédagogie qui s’appuie sur le nécessaire apprentissage de soi et d’un nous collectif. Chacun a à apprendre qui il est et d’où il vient, et le comprendre avec d’autres. Et pour cela il est indispensable de vivre des expériences éducatives avec ses pairs, en relation avec les autres.

Ainsi est notre pédagogie communautaire, intergénérationnelle et interculturelle.

Elle n’exclut pas mais se base au contraire sur un travail de conscience et de connaissance de sa condition et de son histoire. Puis cette pédagogie se porte alors vers des échanges, des rencontres improbables et nécessaires et elle incite à créer un nouvelle histoire, un nouveau collectif, une culture nouvelle, mais jamais en tournant le dos à ses origines.

C’est la voie exacte de l’émancipation: être soi, se libérer de ses entraves et aller vers du neuf. Nous avons appelé ce mouvement progressif qui part d’abord de soi, explore en priorité son propre milieu avant d’aller vers l’extérieur, « la spirale de l’escargot » (le « caracol » en castillan).

La Pédagogie sociale apprend ainsi à séparer les choses, à les comprendre, à les analyser, à s’engager, y compris en les opposant. Sans la capacité de distinguer les choses, les gens et les phénomènes, on reste sans défense par rapport aux idées reçues, aux idéologies dominantes.

Il faut apprendre à séparer, à regrouper, pour lutter contre la ségrégation; car celui qui est relégué, précarisé, exclu est avant tout coupé de lui même et de toute possibilité de participation sociale.

Quiconque vient à notre association ne peut qu’être saisi par l’extraordinaire richesse et diversité des cultures et différences qui s’y expriment. Mais les mêmes sont saisi également, par la force du lien qui nous réunit tous ensemble. Cela n’a pas été créé en priant les gens de se renier, de s’insérer, de s’inclure  ou de devenir neutres, mais au contraire en les encourageant dans tous les domaines de leur vie à être encore et toujours plus eux-mêmes.

Samedi et dimanche: week end familial à Buno

Cela faisait longtemps qu’on voulait , qu’on souhaitait reprendre les weekends en famille. Nous n’en avons pas toujours le temps; alors là , zou! C’était le moment de repartir à 3 familles dans un Buno aux couleurs de l’automne.

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Deux journées feu de bois, cheminée, ballade en forêt mais aussi cuisine (un magnifique couscous) et surtout dans un climat de fête familiale.

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Les enfants ne voulaient pas partir. Sabrina voulait racheter le château à Vincent contre « un  champ de navets ». Ca peut le faire…

Pendant ce temps, dans le Nord

Pendant ce temps là, nos amis nordistes de Croix continuent à confectionner les robes de nos danseuses « Aven Savore ».

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Avec les tissus choisis avec Sandra et sous la supervision de Loreleï notre couturière en service civique, ce n’est pas moins de 12 robe qui sont en chantier .

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Lilou a rejoint l’atelier de Croix pour réaliser les derniers hauts et se mettre en mesure de  faire les ajustements. Nous avons deux échéances: mercredi 9 novembre à la Maison des Métallos et le 18 Novembre, avec nos chers Kesaj, au Festival Tom.

Pour les garçons, on a cherché partout des chemises de scène et c’est chose faite.

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1000 mercis aux couturières de l’atelier de la MJC de Croix et à Yohann.

VENDREDI

 

Atelier de Champlan :

Nous sommes arrivés sur le camp. On s’est répartis en deux groupes, un groupe est parti chercher les enfants sur les trois terrains en faisant le tour des familles pendant que les autres installaient la tente avec le matériel et commençaient à accueillir les premiers enfants.

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Petit à petit les ateliers ce sont mis en place beaucoup d’enfants sont arrivés vers 16H30 à la sortie de l’école. Malgré la pluie et le froid les enfants étaient actifs et investis dans les ateliers.

Il y avait trois ateliers, atelier de construction, atelier d’anti-coloriage qui a bien fonctionné, les enfants avaient un peu de mal à comprendre au début mais après avoir fait avec un adulte il ont eu pleins d’idée super. Avant le goûter nous avons fait un chat avec les enfants, ça s’est très bien déroulé ce sont les enfants qui ont demandés.

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Le goûter s’est bien passé, le chocolat chaud à fait du bien à tous le monde. Même si les enfants étaient nombreux dans la tente l’ambiance était agréable.

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Atelier de La Rocade:

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En arrivant à la rocade, on a installé les tentes, dans l’une la petite enfance, dans l’autre l’atelier de musique et la cuisine avec Tito et Laura ça a super bien marché plusieurs enfants ont préparés le gouter: des beignets à la citrouille.

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La musique a super bien marché on a chanté dansé rigolé, bref on s’est super bien amusé.

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Atelier du Jardin: Jardin des Robinsons ! Vendredi :

Aujourd’hui nous sommes décidés de faire un grand feu avec le reste du bois trop mouillé et putréfié pour être utilisé ensuite, et c’est aussi pour se réchauffer les mains, les pieds car dehors il pleut et il fait très froid.

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Avec un peu de mal, on arrive enfin à allumer le feu avec quelques brindilles et petits bouts de bois sec et ensuite petit à petit nous rajoutons les branches d’arbres coupées dans le feu.

Autour du feu , on rigole, on fait des blagues, on se marre de tous et de chacun d’entre nous , une belle ambiance, qui nous donne plein d’idées comme » créer un calendrier du jardin avec les photos du chaque saison , voir chaque mois qui distingue le mieux la saison ».

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On essayera de le faire avant la fin de l’année pour pouvoir le présenter et le donner comme cadeaux à tous nos adhérentes et autres.

A bientôt.

JEUDI Atelier de Massy:

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Nous étions près de 50 aujourd’hui à Massy Opera ! Ados, enfants, bébés et Parents, autour de l’atelier cuisine de rue, qui nous concoctait une petite compote de pomme,

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tandis qu’un peu plus loin, on se regroupait a l’atelier perles pour composer bracelets et colliers avec patience et précision.

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L’atelier petite enfance n’était pas en reste non plus avec sa dînette qui a servi au moins 20 couverts durant l’atelier, et les tours de l’atelier Kaplas!

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On se regroupe à la tombée de la nuit pour faire le conseil de quartier et manger la compote encore chaude qui sort de l’atelier.

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Atelier du Jardin: AU potager des Robinsons : Jeudi :

Nous allons passer l’après-midi ensemble dans la compagnie de nos amis du groupe d’adultes au jardin.

On va se donner comme tâche pour aujourd’hui de nettoyer enfin la dernière des parcelles des haricots et enlever les plants et les tuteurs qu’on va les mettre dans un lieu sûr, pour s’assurer déjà pour l’année prochaine.

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Nous mettons tous la main à la pâte et Eric et Laura, réussissent à enlever à la main les plants des haricots bien enfoncé dans la terre, tandis que Nicolae, Franck et Jessica assure la logistique et transporte brouette après brouette des mauvaise herbes et autre à l’extérieur.

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Gratiela era notre photographe pour aujourd’hui et elle donnera de coup de main par ci par là dan temps en temps.

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Cependant Andrei et le motoculteur sont vis-à-vis de nous et arrive enfin à retourner avant dernière parcelle. A présent il n’en reste plus qu’une et le travail est bientôt fini.

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Le temps passe vite et l’heure du goûter est arrivée et nous sommes tous assis et partageons un bon verre de chocolat chaud et un bout de gâteaux.

A plus.

Atelier du Skate Park:

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Aujourd’hui, nous sommes allés au Skate-Park de Longjumeau. Nous avons débuté notre intervention par un peu de musique et de chant. Les enfants sont progressivement arrivés et se sont répartis sur les différents ateliers.

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Les plus petits ont pu imaginer un restaurant ensemble, ou bien colorier. D’autres ont pu jouer au football.

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Nous nous sommes ensuite réunis pour chanter ensemble puis pour déguster le chocolat chaud et les gâteaux qui nous ont bien réchauffés ! Une vingtaine de personnes ont également signé la pétition de soutien à notre association.

MERCREDI Atelier de Bondoufle:

Aujourd’hui, Nous nous sommes divisés en deux groupes dont un pour aller chercher les enfants et les adolescents sur le camp et un autre pour installer les différents ateliers qui allait être proposé.

Les ateliers proposés ont étaient jeux collectifs, petite enfance, jeux d’écriture et de nombre sur les ardoises.

Pour commencer, nous nous sommes tous mis en cercle afin de faire les présentations avec les enfants. Le but de jeux est de lancer le ballon à la personne de notre choix en disant son prénom. Cela consiste principalement à mémoriser les prénoms de chacun.

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Par la suite, les enfants et adolescents se sont divisés sur l’atelier de leur choix, beaucoup sont allés vers « petite enfance » et également les jeux d’écriture et de nombre sur les ardoises.

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Bien évidemment, un autre groupe s’est formé pour le foot en faisant deux équipes, dont une bleu et l’autre rouge composé de 6 enfants chacune.

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Pour finir, l’heure du gouter est vite arrivée, les enfants se sont tous installé pour boire du sirop avec de l’eau accompagné d’un quatre-quarts !

Après avoir bien goûté, nous nous sommes de nouveau divisés en deux, un groupe au rangement des ateliers et un autre pour raccompagner les enfants sur le camp.

 

 

 

 

Nous sommes communo-Terre

Nous sommes « communo-Terre », nous avons une terre en commun et les pieds dessus. L’expérience des Robinsons nous donne l’occasion de voir ce qu’un travail social communautaire peut être ou peut devenir.

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Ce sont ces mamans d’hôtel qui veulent s’organiser pour se garder mutuellement leurs enfants dans nos locaux ; ce sont ces parents qui entre deux ateliers de rue de sortie ‘école, font eux mêmes leur atelier.

Ce sont les expériences similaires qui essaiment dans le Nord, le Pas de Calais , Nantes, Montpellier, etc.

Pour les visiteurs, tous ceux qui rentrent dans nos locaux ou qui participent à nos ateliers, la dynamique est toujours là; l’énergie ne manque jamais. C’est le choc.

Ce choc est permis par les inversions que nous faisons:

  • nous apprenons du bidonville,
  • nous apprenons de la précarité
  • nous apprenons du mélange et des rencontres improbables: cultures, générations, situations, statuts, etc

Chez nous le Travail social ne corrige pas, l’école n’a pas le monopole des apprentissages , l’éducation populaire redevient vraiment populaire. Et ça avance, tout avance, tout le monde avance.

Presque naturellement le visiteur a sous les yeux ce que les institutions et établissements mieux dotés se fixent comme objectifs lointains et difficiles.

Notre pratique de la communauté est naturelle, non pas parce qu’elle ne reposerait sur aucun travail, non pas par ce quelle se ferait toute seule, non pas parce qu’elle serait facile, mais parce que nous n’utilisons aucun artifice.

Ce travail communautaire est pour nous une pratique, une praxis, un métier; nous savons organiser les rencontres impossibles, créer les conditions d’un accueil inconditionnel. Nous savons à la fois prendre en compte les problèmes amenés par les gens et en même temps les aborder autrement; par la source, par leurs racines.

Plutôt que de s’acharner sur l’exclusion, le non emploi, la précarité et ses effets, les problèmes administratifs insolubles, nous commençons par le commencement: nous recréons les liens, l’appartenance; nous confortons les identités, nous réarmons les individus et les groupes pour faire face.

Nous employons tout le monde; chez nous tout le monde travaille quelque soit l’âge, la validité ou la pseudo valeur sociale; tout le monde trouve à être employé et une place. Nous avons besoin de l’activité de chacun.

Bien entendu, ce travail « communautaire » que nous faisons consiste à créer un milieu à la fois relationnel, éducatif, social, et économique  qui fait défaut.

C’est une invitation à se décentrer de multiples manières:

  • se décentrer de soi car la précarité enferme en soi même et qu’on ne lutte qu’en en sortant,
  • de sa posture professionnelle pour les acteurs sociaux, car la véritable professionnalité est ce qui restera, ce qui reste toujours « quand on a tout lâché ».
  • de se décentrer des institutions et établissements bien entendu, car la vie est ailleurs.

Le silence qui entoure ces pratiques sociales est aussi effrayant que celui qui entoure la Pédagogie Freinet depuis un siècle. Mais il ne devrait pas interroger que ceux qui le subissent; il pose la question sur ce que nous sommes capables, à tous les niveaux , d’entendre du Monde qui vient.

"Pendant trop longtemps, les uns ont parlé sans œuvrer, les autres œuvré sans avoir le droit de parler, comme des travailleurs qui ne se rencontreront jamais dans le tunnel où ils se sont engagés." 
C. Freinet, in l'Educateur prolétarien.

La Fête de la Citrouille :

Dimanche 30-10-2016

 

Comme tous les ans nous célébrons avec nos partenaires ’La Fête de la Citrouille’’ et comme d’habitude nous sommes prié de cuisiner la fameuse recette de la’Soupe de Citrouille’, avec les légumes de notre potager, jardin communautaire, des légumes plantés et cultivés avec les enfants.

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Et pareille la soupe vas être cuisiné avec les enfants pour donner à ceux qui participe goûter  et de partager avec nous un petit moment convivial.

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De la bonne humeur, de la rigolade, du partage de savoir-faire et de la convivialité tout autour de nous et de notre soupe. Un partage de culture, de savoir et du bonheur, de la chaleur d’âmes, un moment, un instant précis de l’état d’esprit vécu comme tél par chacun et chacune de nous.

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On emmène aussi  du Miel de nos ruches pour donner goûter à ceux qui le souhaite, et  tout le monde veut en prendre et puis en acheter, mais c’est pour donner et non pas pour vendre.

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La journée bientôt s’achève et c’est le temps de ranger et de rentrer.

On est tous très contents, les enfants ont pu partir faire la chasse au trésor, et se faire maquillée et goûter au pain bannick avec Isabelle et Eric et finalement tout le monde ont pu manger au moins quelques verre de soupe car elle était tellement délicieuse que on ne pouvait pas lui résister.

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A l’année prochaine.

 

 

Samedi soir : Soirée Halloween au quartier pour tous

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C’est une nouvelle édition et à chaque fois une réussite. Un « must » où on vient parfois de loin retrouver les habitats.

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Notre soirée Halloween est toujours agréable et un moment de fête endiablée.

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Danse, chants, mais aussi cette année, une très belle mise en scène dans l’espace avec bougies , costumes et bien sûr bonbons…

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et … délicieuse soupe avec nos citrouilles , ^réparée sur place plus tôt par les mamans du quartier.

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Samedi Villa Saint Martin atelier

Participants : Laura, Iasmina, Andrei, Lary, Simena et Hélèna

Aujourd’hui, Nous avons préparé la soirée conviviale spéciale Halloween.

Un atelier petite enfance a était tout d’abord installé sous le barnum avec des jeux de sociétés et du coloriage, jeux de construction.

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D’un autre côté, un atelier de décoration pour la soirée à partir d’orange et des bougies, en faisant une forme de citrouille avec les enfants.

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Et bien évidemment, l’atelier cuisine pour préparer la soupe et les beignets pour le soir. Les enfants ont participé à la découpe des légumes et également à la préparation.

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Un moment de musique a été improvisé où nous avons tous danser avec les enfants. L’heure est vite arrivée, et le moment de la fête à démarrer. La mise en place des bougies créer et des des autres décorations.

Atelier du 29.10.2016 à Epinay

Aujourd’hui nous nous sommes rendus au camp d’Epinay pour fêter Halloween.

Ce fut un accueil agréable.

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Nous avons commencés par des jeux collectifs « Tic, Tac, BOUM ! » et « l’épervier ».

Les enfants ont gonflés des ballons et ont pu être maquillés pour l’occasion.

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Les autres  ateliers étaient un peu laissés à l’abandon car les petits comme les grands voulaient tout d’abord passer au maquillage.

Certains petits ont tout de même participés à l’atelier créatif où se faisait du découpage d’éléments (chats, araignées et chauves-souris) pour la création de guirlandes.

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Nous avons finis par le goûter puis par une distribution de stylos à billes pour chaque enfant.

Vendredi soir : Présentation du film sur TMT, à la SCAM

Dans ce beau quartier parisien, était projeté pour la première fois « Tamèrentong une école du vivre ensemble », par JP et Lily Franey, film dans lequel nous apparaissons .

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Laura et Grazziella ont conquis le public . JP et Lily vont continuer avec nous sur de nouveaux projets

Vendredi et Mardi: nos ateliers Français Langue étrangère 

Et oui nous avons décidé d’ouvrir des ateliers linguistiques à tous, où les profs ont dû aussi se confronter et se confrontent encore au Français langue étrangère.

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Un atelier d’échange et de vie avec les petits admis (et les plus grands enfants vont se promener avec nous pendant ce temps là).

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Un atelier corps, théâtre et langue, où on rit beaucoup.

Chacun est le prof…

 

Jardin Vendredi:

 

On part au jardin en cette belle journée en emmenant avec nous aussi quelques gamins d’Epinay.

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La tâche d’aujourd’hui c’est  de retourner une grande parcelle qui fait 28m de longueur et 6 de largeur. Les enfants sont très impatients de réutiliser le motoculteur car ça les intrigue et les intéresse plus que tout autre chose, et chacun d’entre ’eux détient du savoir, et du savoir-faire en l’utilisant sans problème et surtout sans de danger.

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Nicolae et Eric font du ménage et  du rangement dans la cabane au jardin et ensuite rejoins les autres.

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La parcelle est presque retournée en totalité, les enfants sont très fiers d’eux et c’est l’heure de la récompense,  du goûter pour tout le monde.

A bientôt !

VENDREDI: Atelier La Rocade

Participants : Dusko, abdel , Tito, Simena, Loreilei, Helena, Pierre

Aujourd’hui, nous avons proposé plusieurs ateliers à la Rocade dont Petite enfance, Foot, atelier cuisine (pop-corn), Atelier musique. POP CORN SUCCES ASSURE

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L’atelier musique s’est très bien passé plusieurs ont participé et ont également chanté sur différentes musiques. Des vidéos ont étaient prises.

Pour l’atelier cuisine, la création de pop-corn a beaucoup intéressé les enfants et ont même adoré les gouter.

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Pour l’atelier Petit enfance tout s’est bien passé et les enfants ont beaucoup aimé jouer avec la dinette et les kaplas.

Le  foot a beaucoup attiré d’enfants notamment un groupe de garçons qui se sont bien défoulés.

Pour finir, pour le goûter, les enfants ont pu avoir chacun un sachet de pop-corn fait par eux-mêmes et bien évidemment un chocolat chaud pour se réchauffer.

ATELIER BONDOUFLE

Aujourd’hui, nous avons fêté Halloween avec les enfants. Ils étaient ravis lorsque nous leur avons annoncé.

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Nous avons commencé par le rituel : se présenter en étant en ronde.

Puis, les ateliers ont démarré. Il y avait un atelier maquillage, un atelier crépon et un atelier petite enfance.

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Tous les enfants ont voulu se faire maquiller. Nous étions 4 à maquiller, c’était parfait car les enfants n’avaient pas à patienter. Les petits comme les grands étaient maquillés. Une mère nous a aussi aidé à faire les maquillages.

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Lorsque les enfants patientaient ou une fois qu’ils étaient maquillés, ils ont été sur l’atelier crépon pour découper. C’est une matière qu’ils ne connaissent pas beaucoup mais qu’ils prennent plaisir à manipuler.

L’atelier petite enfance à très bien fonctionné grâce à Lari qui a su l’animer avec brio.

Ensuite, lorsque tous les maquillages fut terminé, nous avons mis de la musique pour faire la fête tous ensemble. Nous avons dansé et chanter.

Dans cette ambiance festive nous nous sommes assis en rond sur les tapis afin de chanter quelques chansonnettes. Pour finir, nous avons pris le goûter et c’était l’heure de donner des bonbons ! Les enfants étaient très heureux de l’atelier et nous on remercier chacun à leur façon.

 

Atelier cuisine du Vendredi

Un atelier très réussi avec une recette qu fait recette chez nous : poulet , sauce et riz .

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60 assiettes et participants dans un vrai plaisir de table partagée.

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  On remercie Thomas une fois encore venu nous prendre de belles photos comme celle qui est en tête de ces KroniKs.

Atelier Skate Park JEUDI

Aujourd’hui, nous avons proposé un atelier créatif, la petite enfance, les jeux de société et le foot.

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Sur l’atelier créatif, les enfants ont créé des fantômes en papier. Ils ont beaucoup aimé. Leurs créations feront partie de la décoration de la soirée conviviale spéciale Halloween.

L’atelier petite enfance a eu du succès. Les enfants ont colorié différents modèles que nous avions imprimés.

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Sur l’atelier jeux de société, les enfants ont joué à croque-carotte. C’est le jeux que les enfants préfèrent, chaque semaine il a du succès !

Concernant le foot, au début il y avait très peu d’enfants. Nous sommes allés les chercher dans le quartier. Nous avons eu beaucoup d’enfants qui nous ont suivis et qui ont accepté de jouer. Nous avons fait plusieurs matchs. Les enfants étaient très contents et ne voulaient  plus s’arrêter !

Puis, nous avons pris le goûter tous ensemble. C’était un super atelier, l’ambiance était chaleureuse et le temps était de la partie !

Jeudi Atelier Massy

Atelier Massy

Participants : Iasmina, Melanie, Laura, Melissa, Simena, Najami et Helena

Aujourd’hui, Nous sommes arrivés à Massy pour proposer différents ateliers et activités.

Nous avons commencé par l’atelier manuel, c’est-à-dire construire des chapeaux de sorcières pour Halloween avec les enfants. Un adulte nommé Franck est venu nous rendre visite comme tous les jeudis pour nous ramener des idées d’atelier manuels à proposer aux enfants la prochaine fois.IMG_3390

Ensuite, d’un autre côté, un groupe d’enfants pour commencer la cuisine, préparation de crêpes avec également les mamans qui étaient très intéressé.

Un match de foot s’est mis en place par les enfants et nous-mêmes ce qui a était apprécié de tous.  Par ailleurs, l’équipe des garçons ont perdus contre l’équipe des filles, elles étaient très fières d’elles d’ailleurs.

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Un coin petite enfance a était installé, les mamans sont venus et ont participé  à l’atelier en buvant un thé et en mangeant des petits gâteaux qui ont étaient proposé.

Pour finir, nous nous sommes réunies pour le conseil des quartiers pour donner la parole aux enfants et aux mamans pour savoir s’ils ont aimé cette journée d’atelier et ce qu’ils aimeraient faire la semaine prochaine.

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Et le meilleur pour la fin, pour le gouter, la dégustation des délicieuses crêpes faite par les enfants avec de la confiture ou soit nature.

Atelier jardin du jeudi

Un atelier d’habitués pour une fin de saison qu’on avance . Les fleurs sont de plus en belles.

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Nous préparons la terre à recevoir le fumier. Nous avons commandé le BRF.

Ilm est agréable de récolter encore des légumes.

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Nous réfléchissons aux futures parcelles. Avec un jardin , nous avons toujours à faire.

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Atelier Bondoufle du MERCREDI

Atelier Bandoufle

Participants : Marion, Melissa, Simena, Melanie, Laura, Alisson, Iasmina et Hélèna

Aujourd’hui, Nous sommes allées sur le camp de Bondoufle pour faire diverses activités. Une fois, arrivé, nous nous sommes divisés en deux groupes, dont un qui installe les activités dans le parc et l’autre qui partait chercher les enfants sur le camp.

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En bref ce fut un atelier qui ressemblait pour une fois à nos ateliers de rue « en quartier ».

Les enfants étaient réjouies d’être à l’extérieur du terrain pour faire plusieurs jeux collectifs et ateliers.

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Nous avons proposé pour commencer, le jeu de connaissances, afin que chaque enfant et adultes connaissent les prénoms de chacun.

Par la suite, les enfants de 3 à 6 ans sont venus sur l’atelier petite enfance, les moyens et grands sont resté pour jouer au Béret, foot et balle au prisonnier. Ils ont pu à travers ses jeux, se dépenser et également de libérer l’énergie qu’ils ont.

Un autre atelier de jeux de société à était proposé : puzzle, devine tête, les jeux des sens.

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Pour clôturer ces ateliers, nous avons proposé aux enfants de se mettre en cercle sur le tapis, afin que les enfants se détendent, nous leur avons proposé de s’imaginer sur une plage, à la mer pour créer un moment calme et apaisant avant de commencer le gouter.

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A la fin de ce gouter,  nous nous sommes dit tous au revoir et deux groupes se sont diviser, un pour ramener les enfants et l’autre pour charger le matériel dans le camion.

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Mercredi  16_10_26

 

Nous commençons la semaine avec notre atelier habituel de jardinage avec les enfants et comme c’est la saison nous allons réfléchir à combien il nous faudra prendre du fumier, terreau et brf.

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Madalin descend le motoculteur avec Eric et Franck, pour chercher les outils pour désherber et Nicolae avec Costi, Andrei et Andreea vont désherber les choux sur le terrain avant de rejoindre les autres pour les aider à charger les mauvaises herbes et plants haricots dans la brouette.

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Sans délai le travail arrive à la fin et c’est l’heure du goûter qui nous annonce le départ.

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A plus !

 

Atelier Français et linguistique du MARDI

Atelier Fle (Français et langue étrangère)

Aujourd’hui, nous (Iasmina et Hélèna) avons proposé aux mamans (Oumou,Sadio, Fatimata, Angelica, Ndna et plus encore …) un jeu où nous simulons le marché de fruits et légumes mais avec de faux billets et monnaies afin d’apprendre à compter et à rendre l’argent.

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Chaque maman est passée chacun leur tour en choisissant des fruits et légumes en prononçant également le nom des fruits et légumes. Puis elles passèrent à la caisse, où nous disions un prix et elles nous donnaient les pièces et billets correspondant.

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Deuxième partie du jeu, c’était à leur tour d’être la vendeuse et l’acheteuse. L’acheteuse donnait un billet plus élevé que le prix donné et la vendeuse devait rendre la monnaie.

Les mamans ont apprécié l’aIMG_3325telier et ce jeu avec les faux billets et la monnaie les ont beaucoup fait rire, ce qui a apporter de la joie et de la bonheur.