Je suis parce que nous sommes (A Jacquard)

Bien souvent, en éducation, dans le social, les choses ne se passent pas comme on l’attendait et la question qui nous reste est de savoir que faire de cet écart. faut il le mesurer depuis l’institution, depuis le projet… ou saisir une chance de réussir autre chose? Trop souvent, face à leurs difficultés et bien […]

Bien souvent, en éducation, dans le social, les choses ne se passent pas comme on l’attendait et la question qui nous reste est de savoir que faire de cet écart. faut il le mesurer depuis l’institution, depuis le projet… ou saisir une chance de réussir autre chose?

Trop souvent, face à leurs difficultés et bien qu’elles soient en échec,   les institutions classiques négligent ou ne prennent pas en compte, d’autres modes d’organisation, comme les astuces, les stratégies  que les gens se sont créées entre eux car elles sont plus proches, plus efficaces.

Ainsi les espaces occupés, les tontines, les “cantines”, et les mille initiatives peu connues ou volontairement dédaignées que les gens s’inventent entre eux,  décrivent d’admirables alternatives aux lenteurs, aux ratés et aux impensés de nos procédures .

La confrontation aux réalités sociales qui nous surprennent ou nous dérangent , engendre deux types d’attitude:

– la première consiste en la rigidité, la centration sur le cadre. Le décalage ressenti entre ce qui est proposé et offert par la structure et ce qui est choisi et réalisé par les “usagés”, n’est pas perçu comme un appel au changement, mais comme une nécessité d’explications, de “pédagogie”, d’informations, d’accompagnement, voire de sanctions.

La structure cherche alors  à conformer l’usager à son usage, à le former ou le réduire à se saisir de ce qui lui est proposé.

– la seconde attitude est plus volatile, plus difficile à percevoir; elle consiste en la saisie de l’instant, la capacité de bondir sur le hasard, d’agréger les contraintes, de complexifier le projet initial.

C’est se dire: “Bien , nous buttons sur un obstacle; il faut donc ouvrir, s’appuyer sur ceux qui sont tout à côté, ceux à qui on ne s’était pas adressés,  ceux à qui on n’avait pas pensés et qui sont là”.

Il s’agit d’ouvrir les yeux, de sortir , d’oser aller vers le passant et le solliciter pour résoudre le problème.

Il s’agit de trouver des alliés.

Pédagogie contre pédagogie.

Il y a ainsi deux pédagogies qui s’opposent: celle de l’explication, de la répétitition des pratiques, du rappel des missions, des limites, celle du “cadre”. Et il ya  celle, pédagogie sociale, plus labile, qui s’appuie sur le lien (pour créer et recréer constamment un cadre plus vivant).

C’est ainsi qu’en Pédagogie sociale, l’action indirecte est à la fois si fréquente et étonnamment efficace: partir des enfants, pour aller aux parents, partir des espaces vides et abandonnés pour briser l’enfermement, partir de l’affectif pour aller au social, du collectif pour aller vers l’individu.

Il s’agit de créer un espace et de voir comment il va se remplir, de construire du manque et de voir comment il pousse à créer,  et de semer partout et à tout vent du … besoin de relation.

Le résultat est frappant lors de nos ateliers et de nos rencontres collectives: au sein du collectif, des mélanges incroyables de groupes et de situations qui produisent, en se rencontrant, des éclairs d’intelligence sociale.

Samedi, les enfants du bidonville de Wissous, qui ne sont pas les mêmes pour de multiples raisons, rencontrent… les enfants du bidonville de Moulin Galant… au coeur et parmi les enfants du quartier.

Et ceux qui paraîtraient si étrangers entre eux ne le sont pas tant qu’on le croit, et ceux qui se croyaient proches entre eux, découvrent parfois, grâce à celles des autres, leurs propres différences. Mais tout cela fonctionne, en collectif, au moment d’un CONSEIL DES ENFANTS (riche et toujours riche… en propositions et imagination).

 

Civilisation ou barbarie?
Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Aimé Césaire

 Dimanche au jardin

Nous nous rendons pour une journée au terrain de l’équerre en petit nombre. Cela ne nous empêche pas d’être très actifs. Nous commençons par récolter des Poireaux puis commençons à déterrer un grillage qui entourant une parcelle et qui n’avait plus d’utilité.

     

Du désherbage et de la taille était également au programme.

 

 

Les débroussailleuses étaient de sortie et elles ont rugi  tout au long de la journée.

 

 

 

 

Nous avons poursuivi la journée en nous rendant au parc de la mairie de Saulx, voir un spectacle/concert Rock proposé par Animakt dans le cadre des “beaux dimanche”.

Samedi à la Villa Saint Martin :

La pluie nous guettait depuis 12h, et donc à 14h30, à l’heure du RDV, c’est sous une pluie fine qu’enfants et adultes se sont installés auprès des arbres pour l’atelier.

 

 

 

 

 

 

Entre fabrication de colliers de perles, foot et atelier cuisine, c’est dans la bonne humeur que l’atelier s’est passé !

 

 

Le conseil de quartier a eu lieu, et ce malgré la pluie qui commence à s’intensifier.

 

    

Nous avons donc tous vaincu cette bruine incessante,  pour prendre le goûter et déguster la compote pomme-framboise confectionnée par l’atelier cuisine !

VENDREDI

Au jardin de chilly :

Nous étions très nombreux aujourd’hui ! Ce qui ne fut pas plus mal car l’automne commence à se faire sentir au jardin ! Les feuilles tombent et retombent, les dernières cueillettes de framboise approche et les réparations pour préparer l’hiver commence !

  

Nous avons énormément taillés et récolter du petit bois. Nous avons aussi commencé la réparation de la table du goûter. Nous sommes repartis ravis.

 

 

 

 

 

 

A la rocade

 

En cette belle après-midi d’automne, nous avions sorti les perles pour les enfants mais aussi pour les mamans. Sarah et Zinab ont commencé de jolies bagues avec Aline.

 

 

 

Tandis qu’à côté, Benjamin faisait de la peinture sur le thème : « un drapeau pour les Robinsons ».

 

 

Petits et grands y ont participé entre deux constructions de légo, ou une histoire de barbie.

    

Jeudi

Bidonville de Wissous :

Ouf, nous sommes arrivés après la pluie !  Nos tapis installés sur une grande bâche, nous étions bien au sec pour faire des coloriages et écrire quelques phrases, tirées d’un livre. Le papa de Raoul est venu nous rejoindre pour jouer avec son petit garçon.

   

Pendant ce temps, Ricardo, le grand frère est à l’école depuis 10 jours maintenant avec d’autres enfants du camp ! Les grands garçons jouent au hockey et aux raquettes et nous rejoignent après pour sauter à la corde et goûter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au jardin de Saulx

Nous nous attendions tous à subir la pluie mais un beau soleil nous a accueillis au terrain de l’équerre. Eric, un nouvel adulte était présent et après un tour du jardin en compagnie de Fabiola, nous nous sommes tous mis au travail. Certains se sont occupés de réparer la serre tandis qu’une partie de désherbage s’est mise en place.

    *

 

Nous avons élagué une grande branche morte sur un cyprès et Eric de son côté débroussaillait les allées sous l’œil avisé de Jean-Jacques. Nous avons passé une belle après-midi très active sous le soleil.

Croix breton

Aujourd’hui, nous avons eu une météo douteuse. Cependant le soleil  et les enfants étaient avec nous cet après midi ! Nous avons joué au frisbee, fait des coloriages mais également du sport comme de la corde à sauter.

     

Nous avons beaucoup discuté et Marine nous a même inventé un nouveau mot : «crassouze», parce qu’Iman avait plus de chocolat autour de la bouche que dedans !

 

 

 

 

 

 

Le goûter s’est également déroulé dans le calme, en résumé, c’était un super atelier ! 

 

 

 

Skate Park

Aujourd’hui au skate park nous sommes très nombreux. Les enfants se sont dispersés sur les différents ateliers : Coloriage, dessins, dînette, légo et jeux de sociétés.  L’atelier tricot avec les adultes est toujours présent. 18h40 arrive, les enfants et adultes nous aident à ranger le matériel et préparer le goûté. Nous distribuons des pommes et des poireaux à la fin de l’atelier.

 

 

   

 

MERCREDI

Au  jardin de Saulx:

Pour une fois le microclimat n’était pas de la partie aujourd’hui. En effet la pluie fut omniprésente. Cela n’a en tout cas pas entamé la motivation du groupe composé d’enfants et d’adultes.

 

Antoine, enseignant Freinet de Toulouse nous accompagne (lui et Fabiola, sont venus passer un mois parmi les Robinsons , depuis Toulouse). Au programme, nous coupons et débitons du bois, nous récoltons des poireaux et nous nettoyons une bâche bien aidés par la pluie. Le goûter sera pris sous la serre à l’abri des averses.

Ludothèque : 

Aujourd’hui à la ludothèque, tandis que quelques filles jouent à la poupée et à la dinette, c’est tout le reste du groupe qui s’adonne à une partie de « bonne paye ».

 

Pour cause d’intempéries, c’est dans la salle des contes que nous avons savouré notre chocolat chaud!

 

 

 

Durant ce petit moment  Djanké et Rina nous ont lu un conte : « le petit chaperon rouge ».

 

 

 

 

Moulin Galant :

Nous sommes passés entre les gouttes à Moulin Galant ! Les enfants ont dessinés au feutre et à la craie sur des feuilles blanches ou faisant des coloriages. Ceux qui ont joué a la dînette  ont servi des assiettes et a manger pour tous !

   

Les plus grands garçons ont préféré jouer au ballon et aux raquettes.

 

KroniK des Robinsons de DIE

samedi 6 octobre
Aujourd’hui, j’ai oublié la clé de l’appartement où nous stockons le matériel. Il va falloir faire avec ce que nous avons sous la main, c’est-à-dire quatre balles en mousse et des cônes de fil vides avec lesquelles je pensais faire des marionnettes. D’abord, nous jouons aux quilles. Les balles sont un peu légères et nous avons du mal de faire tomber les cônes.
Nous faisons une pyramide. Quand elle est très grande, un souffle de vent suffit à la faire tomber et ça nous fait beaucoup rire. Valérie, la maman de Cassandra et Maëlys nous amène une balle de tennis et nous rejouons aux quilles, chacun son tour lance la balle une fois et nous comptons les pièces tombées. Je sens que les enfants se lassent et je propose un rallye à vélo auquel je participe moi aussi puisque je viens toujours en vélo. Nous essayerons plusieurs circuits, jusqu’à l’heure du goûter. Eh oui, il est déjà quatre heures ! Naïssa a repéré du raisin derrière les garages, mais il est trop haut pour qu’elle puisse le cueillir. En grimpant sur un muret, j’arrive à glaner quelques grappes qui viendront améliorer notre collation. Je n’arrive pas à partir car les enfants se mettent à construire une cabane avec des cartons abandonnés mais j’ai rendez-vous ce soir et je les laisse en leur recommandant de ranger tout ça pour que la concierge ne fasse pas disparaître ces précieux matériaux de construction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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