L’important n ‘est pas de transmettre mais de PRODUIRE

  Et c’est d’abord vrai pour le SAVOIR; à force de vouloir absolument le transmettre à ceux que nous avons désignés comme en ayant le plus besoin, qu’avons nous fait pour LE PRODUIRE? Il faut bien le reconnaître: nos quartiers sont encore la scène d’une vision à la fois élitiste et misérabiliste de la Culture et […]

 

Et c’est d’abord vrai pour le SAVOIR; à force de vouloir absolument le transmettre à ceux que nous avons désignés comme en ayant le plus besoin, qu’avons nous fait pour LE PRODUIRE?

Il faut bien le reconnaître: nos quartiers sont encore la scène d’une vision à la fois élitiste et misérabiliste de la Culture et des savoirs qu’il faudrait transmettre à des personnes défavorisées par leurs conditions, leur histoire et leurs “cultures d’origine” .

Combien d’acteurs sont encore agis par cette vision péjorative de leur public et de leur travail?  Combien d’acteurs éducatifs et sociaux ne sont pas encore auteurs (c’est à dire producteurs) de leur activité?

En Pédagogie Freinet, en Pédagogie Sociale nous partageons cette intuition que la capacité de produire le savoir devrait l’emporter sur la capacité de l’assimiler. Mieux,, nous savons comment l’assimilation, qu’elle soit culturelle ou cognitive, abîme la capacité de produire et de créer.

“La mauvaise tentation de l’école , c’est de sortir l’enfant de son histoire, de sa communauté, de son être incarné pour le laisser suspendu dans une sorte de culture savante, commune et vulgarisée, qui lui restera de toute façon extérieeure et fera de lui un être évanescent” , écrivait Simone Weil dans l’Enracinement.

Parce que l’école est si rarement (et peut-être de moins en moins)  le lieu où l’enfant conquiert la possibilité de créer et de produire des connaissances, nous avons choisi “la friche” et les espaces publics parfois délaissés pour nous y consacrer.

Dans les ateliers , depuis les tapis d’éveil pour les jeunes enfants, en passant par les inventions de jeux, la production culinaire ou de spectacles en tous genres , “nos”  enfants produisent.

On leur tend un cahier, on leur tend une page blanche, mais aussi une écoute, une relation, une attention à ce qu’ils font. C’est en réalisant ce qu’ils font que, le plus simplement du monde, ils découvrent aussi qui ils sont, et nous aussi.

Samedi et Dimanche Chantier Pédagogie sociale

C’est bien là le projet de nos Chantiers de Pédagogie Sociale (en lien avec le Mouvement Freinet) et ce week end à Buno, nous étions justement réunis pour préparer un dossier “pédagogie sociale” mais aussi notre premier stage de formation “pédagogie sociale” qui se tiendra à Buno les 29 et 30 aout.

Un Chantier de deux jours qui inclut comme il se doit toute la dimension de la vie quotidienne, mais aussi le travail (ultime désherbage des plants de patates) et la pratique: démonstration de paella de rue.

 

 

 

Dimanche

Aux Jardins de Saulx


D’après la météo, il aurait du pleuvoir mais à part un léger vent frais, il n’en était rien. Nous commençons par nous occuper du feu et pendant ce temps un autre groupe s’occupe de planter des tomates. Une mission désherbage est également mise en place.

L’après midi est consacrée au débroussaillage et à la plantation de maïs bio. Enfin nous partons en promenade récolter des cerises ainsi que des salades, des fraises, du romarin et de l’oseille !

 

Samedi :

La Villa St Martin :

Khadija a ramené un nouveau jeu qui a enchanté les enfants : il s’agissait d’imiter le son des animaux puis de les mimer. Et finalement ce n’est pas si facile d’imiter un serpent ou un lion ! 

A l’atelier cuisine, la recette du jour était le crumble aux pommes et aux fraises du jardin, un vrai délice !

Sortie dans le 13iem Arrondissement de paris : 

Pour ceux qui ne connaissent pas, le 13iem arrondissement de Paris est l’un des quartier chinois de Paris. Ce samedi, Van chien et Anaïs ont accompagné un petit groupe d’enfants pour leur faire découvrir. Nous avons pris le tram à porte d’orléan jusqu’à porte d’Ivry puis nous avons arpenter quelques peu de quartier à pied. Les enfants ont voulu faire du shopping et rentrer dans les magasins de souvenirs vietnamiens. Nous avons ensuite été faire des courses dans les supermarchés chinois pour notre repas du midi. Nous avons ainsi déguster des nems, du riz cantonnais, des beignets de crevettes, des bouchés… le tout à l’aide de baguettes pour les plus courageux ! 

Nous avons consacré le reste de la journée à visiter le centre culturel Vietnamien dans lequel nous avons pu voir le filage d’un spectacle qui devait s’effectuer le soir. Des adultes et des enfants y présentaient toute sorte d’art vietnamien (danse, chant…)

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi

Jardin de Chilly :

La pluie ne nous a pas empêché de travailler aujourd’hui à Chilly. Accompagné de cinq adultes de la résidence Soleil, nous avons récoltés des fraises.

Nos visiteurs en ont rapporté avec eux pour leur atelier cuisine du lundi. Le reste servira à faire un crumble avec les enfants à l’atelier de rue du samedi.

Nous avons aussi plantés des carottes. Puis, Corentin en débroussaillant les framboisiers à déloger par mégarde un nid d’oiseau.

 

A la Rocade

Quand nous sortons, le ciel est bleu, sans nuage.

Mais le vent qui souffle nous envoie un gros cumulonimbus noir qui nous arrose quelques instants au début de l’atelier.

Après ça, le soleil brille et nous permet de jouer tous ensemble.

On dessine aussi à la craie grasse… des poissons, des personnages et des couleurs.

A la fin du goûter, faute de casse-noix, on casse  nos noisettes avec les boules de pétanque !

 

Jeudi :

Wissous :

Comme la semaine dernière, les enfants sont peu nombreux.

Néanmoins ce petit groupe nous permet d’avoir des moments plus privilégiés avec chacun d’entre eux, en racontant une histoire, en faisant une structure de kaplas, en s’amusant sur le pédalier ou encore en dessinant.


La croix Breton :

Six enfants nous ont rejoints aujourd’hui au quartier de la Croix Breton.

L’atelier a débuté par une partie de petits chevaux qui a vite laissé place aux coloriages.

La pluie n’a pas découragé les enfants  qui sont restés prendre le gouter avec nous. Ils ont bien fait car après quelques goutes de pluie, le soleil est revenu ! L’atelier s’est terminé par des courses de vitesse, apparemment les enfants avaient besoin de se défouler.

Le Skatepark :

Les robinsons arrivent au compte goutte, mais le groupe finit par être relativement important.

Les tout petits s’essayent à la construction et regardent les illustrations des livres en écoutant la lecture de certains encadrants.

L’atelier se termine lorsque la tempête s’est levée et tout s’est envolé.

 

 

 

Au jardin de Saulx

Nous devions nous rendre au “Café Curieux”, mais finalement, changement de dernière minute, nous sommes allés au terrain de l’équerre.

Il manque de bois au terrain pour faire du feu, de ce fait nous avons débité plusieurs bûches et les avons mises à l’abri sous la serre.

Le paillage à l’aide des herbes coupées était également au programme. Nous avons également taillés les buissons au tour de la table de pique-nique pour pouvoir y circuler plus facilement. Enfin, et c’est là l’essentiel, nous avons de nouveau échappé à la pluie.

Mercredi :

Moulin Galant :

Aujourd’hui six enfants sont partis avec Aline et Jessica à la base de loisir nautique proche du terrain pour faire des jeux en plein air.

Pour les autres enfants, des ateliers dessins et lecture ont été proposé sur les tapis. Les histoires de princesses étaient réclamées par les enfants.

Certains ont joué avec des petits pédalos ou avec des cordes à sauter que nous avions ramenées.

A la Ludothèque :

Nous sommes partis en petit comité de fille pour la ludothèque. Elles y ont joué à différents jeux.

Nous avons profité à maximum de l’intérieur car nous avions peur de la pluie, nous avons donc pris en vitesse le gouter, rejoint par des ados.

Puis nous avons joué à chat perché puis nous somme rentré.

Au jardin de Saulx :

Nous sommes partis au jardin avec un petit groupe d’enfant, malgré le temps maussade, nous avons cueilli des cerises.

 

Nous avons pris du matériel cassé et en mauvais état pour le mettre aux encombrants.

Le goûter c’est bien passer dans une bonne ambiance.

 

 

Chroniques Dioises

Aujourd’hui, nous sommes nombreux : une bonne quinzaine d’enfants, Fatna et sa sœur Malika, Anne la maman de Maël, la maman de Cassandra et Maélys qui passe leur faire un petit coucou…
Nous sortons la peinture, les pompons et les broderies, les livres et les jeux.
Cassandra qui a voulu emporter sa broderie chez elle la semaine dernière, revient sans son ouvrage aujourd’hui. Je ne suis pas très étonnée, ce n’est pas la première fois que ça arrive.

Nous construisons ensemble un nouveau projet pendant que Maël et Nathalie poursuivent ce qu’ils avaient commencé.
Rania, qui vient pour la première fois, veut faire un pompon et Fatna lui montre comment faire. Un peu plus tard, elle commencera elle aussi une broderie, imitée par Souheil.
Pendant ce temps, Melody sort des grandes feuilles de papier et propose “expression libre” en peinture.
Sofian, sept ans, fait la lecture à deux petits.
Alexandre, le grand frère de Nathalie, approche avec Alexia, la petite sœur sauvage. Malgré sa peur, elle arrive à rester dans le groupe. Nathalie, qui habite dans l’immeuble qui va être démoli prochainement, parle du déménagement prévu le 25 juin. Elle donne des informations plus précises que la semaine dernière : elle va habiter près de la piscine et près de la Drôme.
Mehdi organise un jeu, un parcours qui donne droit à des points, soigneusement notés sur une feuille de papier. Le goûter sera distribué avec un peu plus tard que d’habitude pour que tous ceux qui le veulent puissent participer. (Tiens, je devais être occupée ailleurs, je n’ai pas fait le parcours, moi !)
C’est Sofian qui est responsable du goûter aujourd’hui. Je lui rappelle gentiment qu’il ne peut pas manger un carreau de chocolat à chaque fois qu’il en donne un à ses camarades… il a très faim car il est tard.
Melody parle de “bleu hamac” avec Malika, mère de trois enfants. Cette dernière semble penser qu’elle n’a pas grand-chose à y faire puisqu’elle en a déjà trois. Je lui fais remarquer que cette expérience peut servir aux autres.
Il règne dans cet atelier une ambiance chaleureuse et bienveillante. On n’a pas envie de partir…

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